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Comment investir en Bourse en 2026 ? Le guide ultime pour débuter en Bourse

Comment investir en Bourse en 2026 ? Le guide ultime pour débuter en Bourse

Vous souhaitez investir en Bourse mais vous ne savez pas par où commencer ? Nos 12 conseils pratiques et simples à mettre en œuvre, à retrouver en vidéo, vous aideront à bien investir en Bourse.

Nous décrypterons pour vous les évolutions à attendre sur les marchés boursiers pour l’année 2026 et vous présenterons également les actifs à envisager pour investir en Bourse en 2026.

Retrouvez aussi notre présentation des différents produits financiers pour investir en Bourse débutant, les différentes enveloppes qui permettent de le faire, ainsi que le vocabulaire à absolument connaître pour débuter en Bourse. Notre infographie sur les 12 commandements de l’investissement en Bourse et notre comparatif des meilleurs courtiers Bourse vous permettront également d’y voir plus clair. Découvrez également combien on peut gagner en Bourse et quels sont les risques de l’investissement en Bourse.

Plusieurs vidéos viennent compléter ce dossier. Vous vous demandez : comment investir en Bourse en 2026 ? Pourquoi investir en Bourse ? Ou quand investir en Bourse ? Découvrez nos réponses en vidéo.

Investir en Bourse : l’essentiel à retenir

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  • Investir en Bourse consiste à acheter des actifs financiers (principalement des actions) afin de faire fructifier son capital sur le long terme.
  • Les actions sont historiquement la classe d’actifs la plus performante sur longue période, mais elles présentent aussi une volatilité importante.
  • Il est possible d’investir en Bourse avec quelques dizaines d’euros grâce aux ETF ou aux plans d’investissement programmés.
  • Une stratégie d’investissement efficace repose sur la diversification, la régularité des investissements et un horizon de long terme.

Les 5 règles importantes pour investir en Bourse

  1. Investir uniquement de l’argent dont vous n’avez pas besoin à court terme
  2. Diversifier son portefeuille entre plusieurs secteurs et zones géographiques
  3. Investir régulièrement plutôt que chercher le moment parfait
  4. Privilégier une stratégie adaptée à son profil de risque
  5. Garder une vision de long terme pour lisser les fluctuations des marchés

Comment investir en Bourse en 2026 ? Avis Café de la Bourse en vidéo

Découvrez l’intégralité du replay de notre vidéoconférence exclusive « Comment investir en Bourse en 2026 ? » avec la participation exceptionnelle des experts d’Euronext.

Dans cette vidéo à la portée de tous, nous revenons sur les grandes tendances économiques et financières et analysons les facteurs susceptibles de façonner les marchés financiers en 2026.

Bilan détaillé des marchés, tensions géopolitiques, situation de la dette souveraine, perspectives sur les actions européennes, mais aussi focus sur les actifs refuges comme le Bitcoin, l’or et certaines matières premières : nous vous guidons à travers les thèmes majeurs qui pourraient porter la Bourse en 2026.

Faut-il investir en Bourse actuellement malgré les risques liés aux tensions géopolitiques et à la guerre commerciale ?

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Quand on regarde ce que nous a réservé 2025, on comprend vite pourquoi beaucoup d’épargnants hésitent encore à se lancer en Bourse en 2026. L’année 2025 a été chahutée du début à la fin, avec le feuilleton des droits de douane, entretenu par le président américain Donald Trump, un climat de guerre commerciale assumé, et une volatilité telle qu’on a frôlé un vrai krach boursier au premier semestre. Les marchés se sont un peu calmés ensuite, mais pas au point de dissiper complétement les tensions. Elles restent bien là, et il serait naïf de penser qu’elles disparaîtront du jour au lendemain.

En 2026, un autre élément est venu compliquer l’équation, c’est le retour de l’inflation aux États-Unis et en Europe, alors même que les investisseurs comptaient sur un cycle de baisse des taux. Cette hausse des prix pourrait rebattre les cartes, et le secteur de la tech pourrait en souffrir.

Il est intéressant de souligner que la hausse de l’inflation aux USA est notamment une conséquence de la guerre commerciale et des droits de douane. À l’échelle du globe, c’est davantage le conflit au Moyen-Orient qui a provoqué une hausse des prix.

En 2026, deux questions clés demeurent : est-ce que l’inflation américaine et européenne va retomber ou s’installer ? Et jusqu’où iront les tensions commerciales alimentées par les droits de douane ? Quid de la sitution en Iran ? La réponse à ces trois points va influencer, directement ou indirectement, la trajectoire des marchés mondiaux.

Faut-il pour autant rester à l’écart de la Bourse ? Selon nous, non. L’histoire montre que les périodes troublées créent aussi des points d’entrée intéressants, pour peu qu’on investisse avec la bonne méthode. Une vision long terme, une bonne diversification, et une certaine indifférence face au bruit médiatique restent des alliés précieux. Le contexte n’est pas simple en 2026, mais cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à investir. Au contraire, car c’est souvent dans ces moments-là que se construisent les meilleures performances futures, à condition d’avancer avec prudence et lucidité.

Sur quoi investir en Bourse en 2026 ?

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Les marchés financiers évoluent dans un environnement où les investisseurs doivent composer avec plusieurs incertitudes : tensions géopolitiques, évolution des politiques monétaires des banques centrales, niveau d’endettement des États et ralentissement économique dans certaines régions du monde.

Dans ce contexte, il reste essentiel de privilégier la diversification, les investissements réguliers et une vision de long terme. Ces principes constituent souvent les meilleurs alliés des investisseurs lorsque la visibilité économique est réduite.

Comme nous l’avons évoqué plus haut, l’année 2025 a été particulièrement mouvementée sur les marchés financiers. Entre les tensions géopolitiques, les incertitudes liées au commerce international et le retour des préoccupations inflationnistes dans certaines économies développées, les investisseurs ont dû composer avec un environnement particulièrement volatil.

Et la situation reste complexe en 2026. Le conflit en Ukraine demeure une source d’incertitude pour l’économie mondiale, tandis que les tensions au Moyen-Orient continuent d’alimenter les craintes sur les marchés de l’énergie. À cela s’ajoutent les rivalités économiques et technologiques entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les nombreuses interrogations entourant les politiques commerciales américaines.

Dans ce contexte, la volatilité devrait rester élevée sur les marchés financiers. Certaines thématiques apparaissent toutefois particulièrement porteuses. C’est notamment le cas du secteur de la défense, qui bénéficie de l’augmentation des budgets militaires dans de nombreux pays occidentaux et plus particulièrement en Europe.

Du côté de la technologie américaine, la prudence reste de mise. Après plusieurs années de forte hausse alimentée par l’essor de l’intelligence artificielle, les valorisations de certaines sociétés atteignent désormais des niveaux exigeants. Les investisseurs devront donc faire preuve de discernement pour distinguer les entreprises qui bénéficieront réellement de cette révolution technologique de celles dont les valorisations reposent davantage sur l’enthousiasme du marché.

Dans ces conditions, un investisseur souhaitant s’exposer aux marchés américains tout en restant prudent pourrait avoir intérêt à conserver une diversification importante entre les différents secteurs d’activité et zones géographiques.

Du côté des crypto-actifs, la prudence reste également de mise. Malgré une adoption institutionnelle qui continue de progresser et l’arrivée de nouveaux produits financiers liés aux cryptomonnaies, ce marché demeure particulièrement volatil.

Le Bitcoin conserve son statut d’actif de référence du secteur. Pour les investisseurs, l’enjeu principal n’est pas tant le franchissement d’un seuil psychologique précis que sa capacité à maintenir une dynamique haussière durable tout en attirant de nouveaux capitaux institutionnels.

Dans ce contexte, une approche progressive via des investissements réguliers (DCA) peut constituer une solution pertinente pour les investisseurs souhaitant s’exposer au marché tout en limitant l’impact de la volatilité sur leur point d’entrée.

L’or continue de bénéficier de son statut historique de valeur refuge. Les tensions géopolitiques, les inquiétudes liées à l’endettement public de nombreux États et les incertitudes économiques ont soutenu les cours du métal précieux ces dernières années.

Pour autant, les investisseurs doivent garder à l’esprit que l’or n’évolue jamais en ligne droite. Même dans une tendance haussière de long terme, des phases de correction parfois importantes peuvent survenir. Le métal jaune peut donc constituer un outil de diversification intéressant au sein d’un portefeuille, mais il doit être intégré avec mesure et dans une logique de long terme.

Comparatif meilleur courtier en Bourse pour investir en Bourse en 2026

Découvrez notre comparatif des meilleurs courtiers Bourse, cet intermédiaire financier chez qui vous ouvrirez les enveloppes permettant de loger vos actifs. Pour cela, il conviendra de bien prendre en compte votre profil investisseur. Vous devrez notamment être particulièrement attentif aux actifs proposés et places boursières accessibles mais aussi aux outils de trading mis à disposition, aux supports pédagogiques fournis, et bien sûr aux tarifs pratiqués.

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Investir en Bourse, c’est quoi ?

Investir en Bourse, c’est acheter des actions de sociétés cotées, c’est-à-dire acquérir des parts de propriété dans des entreprises. De fait, chaque action représente une part du capital de la société. La part qu’un associé détient dans la société est proportionnelle au nombre d’actions de cette société qu’il possède. Quand vous achetez une action, vous devenez ce que l’on appelle un actionnaire, ce qui signifie ni plus ni moins que vous devenez un associé de l’entreprise.

Pourquoi investir en Bourse est intéressant pour les investisseurs ? en vidéo

Est-ce une bonne idée d’investir en Bourse ? Chez Café de la Bourse, nous sommes persuadés que l’investissement en Bourse est une idée judicieuse pour tous les investisseurs sur le moyen long terme.

Il existe deux principales raisons à l’investissement en actions. D’abord, investir en Bourse, c’est investir dans l’économie réelle pour en devenir un membre actif et participer au développement de sociétés. Une société qui émet des actions vend aux investisseurs des parts de son capital pour lever des fonds afin de financer sa croissance. Cet argent pourra par exemple lui servir à se développer à l’international, à lancer des projets de recherche et développement (R&D) pour créer de nouveaux produits ou améliorer les produits déjà commercialisés, embaucher du personnel, etc.

Ensuite, investir en Bourse, c’est aussi et surtout chercher à faire fructifier son patrimoine sur le long terme. Historiquement, les actions figurent parmi les classes d’actifs les plus performantes sur plusieurs décennies.

Selon les données de Morningstar et de plusieurs grandes sociétés de gestion, les marchés actions mondiaux ont généré sur très longue période des rendements annuels moyens proches de 8 % à 10 %, malgré les nombreuses crises financières traversées.

Attention toutefois : investir en Bourse ne se résume pas à acheter quelques actions au hasard. Pour espérer obtenir un rendement attractif au regard du risque pris, il est indispensable de se former, de comprendre le fonctionnement des marchés financiers et de mettre en place une stratégie d’investissement adaptée à son profil.

Consulter également notre article Pourquoi investir en Bourse est une idée judicieuse

Pourquoi investir en Bourse a du sens ? En vidéo

Qui peut investir en Bourse ?

N’importe qui peut investir en Bourse. Du moins, en théorie. Cette activité est ouverte aux particuliers comme aux institutionnels et aux entreprises. Il faudra néanmoins être majeur. Mais dès 18 ans, il est possible d’ouvrir tous les supports d’investissement que sont assurance-vie, compte-titres et PEA (le PEA jeunes permet aux 18-25 ans rattachés au foyer fiscal de leur parent de détenir un plan d’épargne en actions en leur nom).

Attention, ce n’est pas parce que n’importe qui peut investir en actions qu’il faut investir n’importe comment. Il est primordial de bien se former et de comprendre le fonctionnement des marchés financiers.

Avec l’essor des réseaux sociaux, les contenus consacrés à l’investissement se sont multipliés. Si certains influenceurs finance et créateurs proposent des contenus pédagogiques de qualité, d’autres diffusent des messages simplistes ou promettent des performances irréalistes. Il est donc essentiel de vérifier les sources utilisées, de croiser les informations et de conserver un esprit critique avant de prendre une décision d’investissement, l’objectif étant d’éviter les arnaques.

Ce guide pour investir en Bourse vous permettra de mettre toutes les chances de votre côté pour réussir vos investissements sur le marché actions.

Glossaire de l’investissement en Bourse : le vocabulaire essentiel pour débuter en Bourse

Pour investir en Bourse, il est indispensable de maîtriser un minimum de vocabulaire financier. Actions, ETF, dividendes ou encore indices boursiers : ces termes reviennent constamment dans l’actualité économique et sur les plateformes de courtage. Voici un glossaire des principaux mots à connaître pour comprendre le fonctionnement des marchés financiers et investir en toute connaissance de cause.

Mot Définition Explication
Bourse Marché financier où s’achètent et se vendent des titres financiers La Bourse permet aux investisseurs d’acheter ou de vendre des actions, obligations et autres actifs financiers. Elle met en relation les entreprises qui recherchent des financements et les investisseurs qui souhaitent faire fructifier leur épargne.
Action Titre représentant une fraction du capital d’une entreprise En achetant une action, l’investisseur devient actionnaire et détient une petite partie de la société.
Il peut bénéficier de la hausse du cours de l’action et, dans certains cas, du versement de dividendes.
IPO (Introduction en Bourse) Première mise en vente d’actions d’une société sur les marchés financiers Une entreprise réalise une IPO pour lever des capitaux afin de financer sa croissance.
Les investisseurs peuvent alors acheter des actions directement lors de cette opération sur le marché primaire.
Dividende Part des bénéfices versée aux actionnaires Certaines entreprises redistribuent une partie de leurs profits à leurs actionnaires sous forme de dividendes
Ce versement n’est jamais garanti et dépend des résultats ainsi que de la politique de distribution de l’entreprise
ETF Fonds d’investissement coté en Bourse qui réplique la performance d’un indice ou d’un panier d’actifs Les ETF permettent d’investir dans plusieurs dizaines, centaines voire milliers de titres via un seul ordre de Bourse.
Ils sont appréciés pour leur diversification et leurs frais généralement réduits.
Obligation Titre de dette émis par une entreprise ou un État En achetant une obligation, l’investisseur prête de l’argent à l’émetteur en échange d’un taux d’intérêt appelé coupon et du remboursement du capital à l’échéance.
Indice boursier Indicateur mesurant l’évolution d’un groupe d’actions Les indices boursiers servent à suivre la performance d’un marché ou d’un secteur.
Ils sont souvent utilisés comme référence pour évaluer les performances des investisseurs et des fonds.
CAC 40 Principal indice boursier français Le CAC 40 regroupe les 40 plus grandes sociétés cotées à Paris, comme LVMH, Air Liquide ou BNP Paribas.
Il est souvent considéré comme le baromètre de la Bourse française
DAX 40 Principal indice boursier allemand Le DAX 40 rassemble les 40 plus grandes entreprises cotées en Allemagne.
Il constitue la référence pour mesurer la santé du marché actions allemand.
S&P 500 Indice regroupant les 500 plus grandes entreprises américaines Considéré comme l’indice de référence des marchés américains, le S&P500 représente environ 80 % de la capitalisation boursière des États-Unis
Nasdaq 100 Indice regroupant 100 grandes entreprises cotées sur le Nasdaq. Très exposé aux valeurs technologiques, le nasdaq 100 comprend notamment Alphabet, Amazon, Apple, Microsoft et Meta Platforms.
Découvrir aussi notre article 8 livres que tout investisseur doit avoir lus

Quels produits financiers pour investir en Bourse ?

Et concrètement comment ça se passe ? Vous vous demandez comment investir en Bourse pour les nuls ? Via quels supports ? Comment investir selon son niveau de connaissance ? Il existe plusieurs moyens d’investir en Bourse, en se positionnant sur des instruments financiers variés et sur des enveloppes différentes. L’investisseur, pour effectuer le meilleur placement possible, devra tenir compte de ses objectifs, ses compétences et de son horizon de placement.

Comment acheter des actions en Bourse ?

Pour investir en Bourse, et c’est d’ailleurs normalement la première chose qui vous vient à l’esprit, il est possible d’acheter des actions en direct. Cette stratégie qui concerne les investissements moyen long terme peut être mise en place de différentes façons.

Actions au porteur ou actions au nominatif : que choisir ?

De fait, un actionnaire peut détenir ses actions en direct au nominatif pur, ce qui lui permet d’économiser sur les éventuels frais de garde, mais aussi d’entretenir une relation privilégiée avec l’entreprise dont il détient des actions : invitations personnelles aux assemblées générales, réception dans sa boîte aux lettres des lettres aux actionnaires et des rapports annuels, éventuellement droit de vote double ou dividendes majorés, etc.

Cependant, la gestion des titres étant confiée à l’intermédiaire financier de la société cotée, l’actionnaire est obligé d’ouvrir un compte auprès de chaque société cotée dont il détient des actions, ce qui rend impossible le rassemblement de l’ensemble de ses titres dans un PEA ou un compte titres. Il peut toutefois pour éviter cet inconvénient avoir recours au nominatif administré. Mais ce statut, comme celui du nominatif pur, complexifie grandement la déclaration des revenus issus de ses titres.

Un actionnaire peut également détenir ses titres au porteur, situation la plus commune en France. L’actionnaire reste alors anonyme pour l’entreprise. Seul l’intermédiaire financier connaît l’identité du détenteur, qui peut loger ses titres dans un PEA ou un compte titres ordinaire. Le fait de pouvoir rassembler tous ses titres dans une même enveloppe et le fait de pouvoir remplir un seul imprimé fiscal pour l’ensemble de ses titres toutes sociétés confondues, contre un imprimé fiscal unique par ligne de société cotée en cas de détention au nominatif, constituent des avantages non négligeables pour l’actionnaire.

À noter : depuis quelques années, les neo courtiers comme Trade Republic, eToro ou XTB proposent aux investisseurs les actions fractionnées, ou fractions d’actions, qui permettent d’acheter une partie seulement de l’action, par exemple 1/10. Ainsi, on peut acheter 175 euros une fraction de l’action Hermès qui s’échange en juin 2026 à 1 750 euros environ. Cela est particulièrement pertinent pour les actions très chères qui sans ce mécanisme seraient hors de portée des investisseurs peu capitalisés, d’autant qu’il est absolument indispensable pour réduire le risque de bien diversifier son portefeuille boursier et donc de posséder de nombreuses actions issues de secteurs d’activité et de zones géographiques différentes ! Détenir un portefeuille de titres vifs requiert donc un montant investi en Bourse assez conséquent.

Découvrir aussi notre article PEA ou assurance vie : que choisir ?

Comment investir en Bourse avec des OPCVM ?

De fait, on peut se positionner en Bourse sur le long terme en achetant des fonds ou OPCVM (Placement Collectif en Valeurs Mobilières). Ces enveloppes, constituées d’un grand nombre de titres et qui peuvent d’ailleurs regrouper plusieurs classes d’actifs (actions mais aussi obligations par exemple) permettent de facilement diversifier ses avoirs. En outre, un gérant s’occupe de la gestion des titres et de la gestion du portefeuille (il sélectionne les titres et détermine quel est le meilleur moment pour les acheter et pour les vendre). Il vous facture en contrepartie des frais de gestion.

Comment se positionner en Bourse sur des indices avec les ETF ?

Autre possibilité : avoir recours aux fonds indiciels et thématiques, et plus particulièrement aux trackers ou ETF, qui répliquent la performance d’un indice (indice boursier comme le CAC 40 ou le Nasdaq par exemple) ou bien un indice sectoriel (secteur bancaire, secteur automobile, etc.) ou encore un indice géographique (UE, Japon, US, etc.). Notez que les frais de gestion des ETF, étant donné qu’il s’agit d’une gestion passive, sont bien plus faibles que ceux des fonds d’investissement classiques.

Comment investir sur les marchés financiers avec les produits dérivés ?

Autre option à envisager : l’investissement dans des produits dérivés, comportant le plus souvent un effet de levier, permettant de spéculer sur un titre à court terme. Il s’agira alors davantage de trading que d’investissement. Les produits dérivés sont toutefois à réserver aux investisseurs les plus avertis, à même de comprendre le fonctionnement complexe de ces produits faisant souvent entrer en compte la valeur temps, en plus de la variation du cours du sous-jacent, auquel s’applique un effet de levier. Mais ces produits dérivés ne sont pas seulement utiles pour le trading court terme. Ils peuvent aussi constituer des outils de couverture de portefeuille.

Quelles enveloppes pour investir en Bourse ?

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Le compte titres ordinaire (CTO) pour acheter tous les titres

Le compte titres est l’enveloppe idéale pour investir sur tous les marchés financiers, y compris et surtout les plus lointains, ou bien pour mettre en place des stratégies d’investissement sophistiquées en ayant recours au SRD (Système de Règlement Différé) ou bien à des produits dérivés. Il ne comporte pas de plafond ni donc de restrictions. La liberté de l’investisseur est totale. En contrepartie, cette enveloppe ne permet pas de profiter d’avantages fiscaux et vous serez taxés sur vos gains à la flat tax (31,4 %) ou au barème de l’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux si cela est plus avantageux pour vous.

Attention à choisir avec soin votre CTO pour sélectionner le meilleur compte titres, qui vous permettra d’investir sur les places boursières auxquelles vous souhaitez avoir accès, avec une large variété de titres et éventuellement de produits boursiers si vous souhaitez mettre en place des stratégies d’investissement sophistiquées, le tout au meilleur prix, et avec la mise à disposition d’outils (notamment la plateforme de trading) et de services adaptés à vos besoins selon votre profil d’investisseur.

Consulter également notre article Compte-titres ou PEA : que choisir ?

Le PEA pour bénéficier des avantages fiscaux

Investir en PEA, contrairement au compte-titres, implique d’obéir à des contraintes strictes. Ainsi, il existe par exemple un plafond de versement fixé à 150 000 euros et les titres éligibles à cette enveloppe sont plus restreints car limités aux sociétés dont le siège social est situé en Union européenne. Cependant, il est possible de contourner au moins en partie cette disposition en investissant dans des OPCVM et notamment des ETF. Notez que les actions fractionnées ne peuvent être détenues sur un PEA, elles ne sont accessibles que depuis un compte-titres.

En contrepartie, le PEA ou plan d’épargne en action est une enveloppe fiscalement très avantageuse pour l’actionnaire qui bénéficie, au-delà de 5 ans de détention, d’une exonération de l’impôt de plus-value.

Attention à choisir le meilleur PEA pour avoir accès aux titres sur lesquels vous souhaitez investir, tout en bénéficiant de frais attractifs, et en ayant à disposition des outils et services correspondant à votre profil d’investisseur.

Découvrir aussi notre article 7 avantages méconnus du PEA

Le PEA PME pour investir dans des PME

Le PEA PME est un plan épargne en actions permettant de bénéficier des mêmes avantages fiscaux que le PEA et sur lequel peuvent être logés des investissements dans des PME dont le siège social est situé en Union Européenne. À noter : son plafond, s’il est détenu seul, est fixé à 75 000 euros. En revanche, si l’investisseur détient un PEA et un PEA-PME, le plafond cumulé de ces 2 enveloppes est fixé à 225 000 € et les sommes versées sur le PEA PME pourront alors excéder les 75 000 euros.

Souscrire à un PEA jeunes en attendant d’avoir quitté le foyer fiscal des parents

Le PEA jeunes, destiné aux 18-25 rattachés au foyer fiscal de leurs parents, permet de bénéficier de tous les avantages du PEA dès la majorité et de se familiariser ainsi très tôt avec les marchés actions. Son plafond est fixé à 20 000 euros et est indépendant des éventuels comptes PEA détenus par les parents.

Investir dans les actions via les unités de compte de l’assurance vie

Sachez également qu’un investisseur peut aussi se positionner sur le marché actions en détenant des actions en direct, mais aussi des OPCVM, des ETF, des produits structurés, etc. via les unités de compte (UC) de son contrat d’assurance vie.

Notez que les unités de compte du Plan Epargne Retraite (PER) permettent aussi de se positionner sur les marchés financiers, mais alors l’horizon d’investissement est la retraite, le PER étant un placement tunnel qui ne vous permet de récupérer vos fonds qu’à la retraite, sauf rares exceptions.

Consulter également notre article Comment investir un million d’euros en 2026 ?

Investir en Bourse : comment est-ce taxé ?

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Les gains liés aux opérations boursières sont généralement taxés à la flat tax à 31,4 % qui regroupe 12,8 % d’impôt sur les plus-values et 18,6 % de prélèvement sociaux. Il reste toutefois possible d’opter, si cela est plus avantageux pour vous, au barème de l’impôt sur le revenu (IR) +18,6 % de prélèvements sociaux (PS).

Choisir entre flat tax ou IR + PS : l’avis de Clémence

Cette possibilité sera préférable si votre tranche marginale d’imposition est de 0 ou 11 %. Vous serez taxé au prélèvement forfaitaire unique à 31,4 % ou barème de l’IR + PS dans le cas de la détention en direct de titres (actions au nominatif) ou bien si vous détenez vos titres sur un compte-titres ordinaire, mais aussi sur un PEA, un PEA-PME ou une assurance vie si vous n’avez pas dépassé le seuil fatidique à partir duquel vous pouvez bénéficier des avantages fiscaux liés à ces enveloppes.

En ce qui concerne l’assurance-vie, elle permet de bénéficier au-delà de 8 ans de détention du contrat d’une taxation à 24,7 % (7,5 % de prélèvement forfaitaire libératoire + 17,2 % de PS) au lieu des 30 % avant 8 ans, à condition que les encours tous contrats confondus n’excèdent pas 150 000 euros pour une personne seule et 300 000 euros pour un couple. Au-delà ce des seuils, c’est la flat tax qui sera appliquée sur le contrat. Soulignons également qu’au-delà de 8 ans de détention du contrat d’assurance-vie, le titulaire peut profiter chaque année d’un abattement sur les gains des rachats de de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple.

Enfin, on rappellera qu’il existe depuis 2017 une taxe sur les transactions financières. Elle est passée de 0,3 % à 0,4 % en 2025. Cette taxe sur les transactions financières concerne les achats d’actions de sociétés françaises cotées en Bourse à la capitalisation boursière supérieure au milliard d’euros. Elle est le plus souvent répercutée directement sur les investisseurs par les courtiers Bourse lorsqu’ils passent leurs d’ordres d’achat.

Hausse des prélèvements sociaux en 2026 – les explications de Clémence

La loi de finance 2026 a entériné la hausse de la CSG, passant de 9,2 % à 10,6 %.

Ainsi, les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 %.

La flat tax ou prélèvement forfaitaire unique est passé de 30 % à 31,4 %.

Attention cependant : cette hausse ne s’applique pas aux placements de l’épargne réglementée (PEL, CEL) ni à l’assurance vie qui conserve une taxation à 30 % ou barème de l’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux si cela est plus avantageux pour vous.

Investir en Bourse : combien ça coûte ?

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Différents types de frais de Bourse qu’il faut bien avoir en tête vont s’appliquer à vos investissements boursiers.

Tableau récapitulatif des différents frais de Bourse

Type de frais Définition et explication En pratique
Frais de courtage Frais facturés par le courtier lors de l’achat ou de la vente d’un titre financier (action, ETF, obligation, etc.)

Ils peuvent être fixes ou proportionnels au montant de l’ordre.

Chez Trade Republic, les frais sont de 1 € par ordre quel que soit le montant ; chez Bourse Direct, ils démarrent à 0,99 € pour les petits ordres ; chez XTB, les actions et ETF sont négociables sans commission jusqu’à 100 000 € de volume mensuel ; chez eToro, les actions au comptant sont généralement proposées sans commission ; dans une banque traditionnelle, un ordre de 1 000 € peut coûter entre 5 € et 15 €.
Droits de garde Frais annuels facturés pour la conservation des titres financiers sur un compte-titres ou un PEA Ils ont quasiment disparu chez les courtiers en ligne mais restent parfois présents dans les réseaux bancaires traditionnels. Les principaux courtiers en ligne comme Trade Republic, Bourse Direct, Saxo Bank ou Interactive Brokers ne facturent généralement pas de droits de garde ; certaines banques traditionnelles appliquent encore des frais compris entre 0,20 % et 0,50 % de l’encours avec parfois un minimum annuel de 20 € à 50 €.
Frais de change Frais liés à la conversion d’une devise dans une autre lorsque vous investissez sur des marchés étrangers Lors de l’achat d’une action américaine, vos euros sont convertis en dollars ; selon le courtier, les frais de change peuvent varier de 0,15 % à plus de 1 % du montant converti ; Interactive Brokers est souvent cité parmi les courtiers les plus compétitifs sur ce point ; une commission de change de 0,50 % représente déjà 50 € de frais sur un investissement de 10 000 €.
Frais de gestion des ETF Frais annuels prélevés directement dans l’ETF par la société de gestion Ils ne sont jamais débités du compte de l’investisseur mais réduisent légèrement la performance du fonds. Les ETF MSCI World affichent généralement des frais compris entre 0,12 % et 0,38 % par an ; les ETF S&P 500 se situent souvent entre 0,03 % et 0,15 % ; les ETF thématiques peuvent dépasser 0,50 % ; à titre d’exemple, un ETF facturant 0,15 % représente un coût annuel de 15 € pour 10 000 € investis.
Spread (écart achat/vente) Différence entre le prix auquel vous pouvez acheter un titre et celui auquel vous pouvez le revendre immédiatement Le spread est généralement très faible sur les grandes actions comme Apple, Microsoft ou LVMH ; il peut être plus important sur les petites capitalisations, les ETF peu liquides ou les produits dérivés ; ce coût est souvent invisible mais réduit légèrement la performance dès l’achat.
Frais des produits de Bourse Frais intégrés dans les produits dérivés tels que les turbos, warrants ou certificats

Ils sont généralement invisibles car intégrés dans la valorisation du produit.

Les turbos comportent souvent des frais de financement quotidiens ; les warrants affichent généralement des spreads plus élevés que les actions ; les certificats et produits à effet de levier peuvent intégrer des frais annuels allant de 0,40 % à plus de 2 % selon leur structure ; ces coûts sont détaillés dans le DIC ou le DICI de chaque produit.
Frais d’inactivité Frais facturés lorsqu’aucune opération n’est réalisée pendant une période donnée Ces frais ont largement disparu chez les courtiers modernes ; la plupart des acteurs comme Trade Republic, Bourse Direct, Saxo Bank ou XTB n’en appliquent pas ; certains intermédiaires étrangers peuvent toutefois facturer quelques euros par mois après plusieurs mois d’absence d’activité.
Abonnement aux données de marché Frais permettant d’accéder aux cotations en temps réel ou à certaines places boursières étrangères Les données Euronext sont souvent gratuites pour les particuliers ; les flux en temps réel du Nasdaq ou du NYSE peuvent coûter entre 1 € et 15 € par mois selon le courtier ; les investisseurs les plus actifs peuvent souscrire à des offres professionnelles plus complètes.
Frais de plateforme de trading Abonnement donnant accès à des outils avancés d’analyse graphique, de trading ou de données de marché Certaines plateformes de trading comme ProRealTime sont facturées entre 15 € et plus de 100 € par mois selon les fonctionnalités choisies ; plusieurs courtiers proposent cependant un remboursement total ou partiel de ces frais en fonction du volume de transactions réalisé.
Frais de transfert de compte Frais facturés lors du transfert d’un PEA ou d’un compte-titres vers un autre établissement Le transfert d’un compte-titres coûte généralement entre 50 € et 150 € ; celui d’un PEA peut atteindre plusieurs centaines d’euros lorsque le portefeuille contient de nombreuses lignes ; de nombreux courtiers remboursent aujourd’hui ces frais afin d’attirer de nouveaux clients.

Comment commencer à investir en Bourse ?

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Acheter des actions au nominatif pur ou opter pour le titre au porteur selon l’enveloppe

Comme nous l’avons vu, vous pouvez acheter vos titres au nominatif pur en prenant contact directement avec la société cotée. Vous pouvez aussi loger vos titres dans une enveloppe destinée à l’investissement en Bourse comme un PEA ou un compte-titres. Pour ces enveloppes, vous devrez vous familiariser avec le passage d’ordres. Le fait même d’acheter une action devient alors certes plus complexe mais aussi plus complet, ce qui peut être un atout pour l’investisseur. Il est aussi possible d’investir dans des actions par le biais d’investissements en unités de compte depuis un contrat d’assurance-vie ou un PER.

Passer un ordre de Bourse quand on investit avec un PEA ou un Compte titre

Pour acheter ou vendre un titre sur un compte-titres ou un PEA, il faut d’abord connaître l’un des codes de la valeur que vous souhaitez acheter :

  • le code ISIN (International Securities Identification Number) -système international de numérotation pour l’identification des valeurs mobilière composé de 12 caractères alphanumérique ;
  • ou le code mnémonique – diminutif du nom de la société concernée.

Vous devrez, en plus du nom de l’entreprise dont vous souhaitez acheter les actions, préciser :

  • s’il s’agit d’un achat ou d’une vente, c’est ce que l’on appelle le sens de la transaction ;
  • la quantité d’actions souhaitée ;
  • le prix souhaité ;
  • votre mode de règlement : il peut être soit comptant, soit différé (SRD) ;
  • la date de validité de l’ordre ;
  • le type d’ordre : simple ou complexe.

Il existe en effet deux grands types d’ordres : les ordres simples – « à cours limité », « à la meilleure limite », ou « au marché » – et les ordres complexes comme les ordres à seuil de déclenchement, les ordres à plage de déclenchement et les ordres conditionnels.

Attention, le choix du type d’ordre pour entrer ou sortir de ses positions sur les marchés financiers est primordial afin d’être le plus efficace possible. Ce choix dépend à la fois :

  • de la taille de la position ;
  • de la liquidité du marché sur lequel on souhaite entrer ou sortir ;
  • du timing.

Par exemple, dans un marché peu liquide, si l’investisseur a une grosse position à dénouer, il aura tout intérêt à le faire en plusieurs fois et son passage d’ordres risque tout de même de faire évoluer sensiblement les cours.

Il faut garder en tête que les ordres de bourse constituent une étape stratégique dans son plan de trading et le choix de ces ordres est important.

Respecter les horaires de marchés boursiers pour acheter ou revendre ses titres

Vous pouvez acheter et vendre des actions en passant des ordres de Bourse aux horaires d’ouverture des marchés, variables selon les différentes places boursières. À Paris, les actions sont cotées en continu, au cours de cinq séances par semaine, du lundi au vendredi, de 9h à 17h30.

Bon à savoir :

Il est possible chez certains néocourtiers de placer des ordres d’achat et de vente sur des MTF (multilateral trading facilities), ce qui permet notamment de pouvoir négocier des actions au-delà des horaires d’ouverture des bourses traditionnelles.

Vidéo : comment débuter en Bourse en 2026 ? Tous nos conseils pour bien investir

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Maintenant que vous savez comment investir en Bourse concrètement, nous vous proposons une série de conseils pour réussir vos débuts en Bourse et adopter les bonnes pratiques qui vous permettront d’éviter bien des erreurs.

1. Investissez en Bourse de l’argent dont vous n’avez pas besoin prochainement

Avec les risques liés à l’investissement en Bourse, pas question de placer en actions sur le PEA ou le compte titres toutes vos économies faites en vue de financer les études de votre aîné l’an prochain ou votre retraite qui approche à grands pas. D’ailleurs, plus l’horizon de placement est long, plus l’investissement sur les marchés actions a du sens.

Cependant, gardez toujours à l’esprit qu’investir en Bourse comporte un risque de perte en capital inhérent aux actions. L’objectif premier est de gagner de l’argent mais vous pouvez aussi perdre de l’argent et, en cas de perte, cela ne doit pas impacter votre niveau de vie. Un investisseur en Bourse débutant ne devrait donc pas investir tout son argent sur le marché actions et respecter les règles élémentaires de diversification en ayant notamment une épargne de sécurité sur des placements sans risque à capital garanti.  N’investissez jamais tout votre patrimoine sur des valeurs mobilières présentant un risque de perte en capital comme les actions.

Toutefois, rappelons que plus l’horizon d’investissement est long, plus le risque de perte en capital diminue. Ainsi, si l’on prend en compte la performance du S&P 500 sur un siècle (de 1920 à 2021), la probabilité d’essuyer une perte en capital est de 30 % avec un horizon d’investissement de 1 an, de 23 % avec un investissement de 2 ans, de 14 % avec un investissement de 10 ans, de 5 % avec un investissement de 20 ans, et de 0 % avec un investissement de 50 ans (source : Ostrum & Robert J. Shiller). Et en investissant non pas en une seule fois mais en procédant à des investissements réguliers sur les marchés, le risque est encore moindre.

2. Informez-vous et formez-vous avant d’investir en Bourse

Investir en Bourse ne s’improvise pas. La connaissance du marché boursier et des valeurs cotées en Bourse sont des éléments à maîtriser absolument. Et le suivi de l’actualité économique et financière est un élément particulièrement important. Il vous faudra aussi, pour débuter en Bourse, avoir de solides notions en analyse fondamentale et en analyse technique pour espérer effectuer un stock-picking efficace et déterminer le meilleur moment pour acheter et vendre les titres que vous aurez sélectionnés en portefeuille. Vous devrez également être au fait des ordres de Bourse qu’il est possible de passer, c’est-à-dire connaître les différents ordres de Bourse et leurs caractéristiques afin d’identifier l’ordre le plus adapté à la situation.

Vous êtes loin de maîtriser tout cela ? Pas de panique, de nombreux ouvrages existent ainsi que de nombreux livres sur l’investissement, mais surtout, vous trouverez sur Internet une manne d’informations et de formations pour comprendre la Bourse : webinaires, livres blancs ou ebooks, articles pédagogiques, etc. pourront vous aider à parfaire vos connaissances en matière de finance. Vous aurez aussi accès très facilement aux articles d’actualité économique et financière, le plus souvent gratuitement, ainsi qu’aux rapports annuels des entreprises. Il ne vous reste plus qu’à vous former !

3. Ayez bien en tête votre profil d’investisseur avant de placer votre argent en Bourse

« Connais-toi toi-même » enseigne Socrate. Cette maxime, bien loin d’être réservée à la philosophie, a toute sa place en finance. Avant d’investir en Bourse, mieux vaut savoir si l’on présente un profil prudent, équilibré ou dynamique. En investissant dans des produits dérivés sur des valeurs asiatiques avec un fort effet de levier alors que vous possédez un profil prudent, la catastrophe n’est pas loin.

D’abord, vous serez paniqué. Ensuite, l’affolement qui résulterait d’une telle situation vous pousserait sans doute à agir dans la précipitation et, en matière d’investissement, sang-froid et réflexion sont bien meilleurs conseillers que les sentiments en général et la peur en particulier.

4. Définissez une stratégie d’investissement en Bourse

Avant d’investir en Bourse, définissez une stratégie d’investissement. Vous vous appuierez pour cela sur votre profil d’investisseur, votre horizon d’investissement (la durée du placement) ainsi que sur vos objectifs de gains, mais aussi sur le montant maximal de pertes que vous pouvez supporter.

Tous ces éléments vous aideront à déterminer un couple rendement-risque optimal et devraient vous aiguiller dans la composition de votre portefeuille boursier pour bien débuter en Bourse et investir dans des titres en toute connaissance de cause.

5. En Bourse : gardez votre calme et restez simple en toute situation

Qui souhaite investir en Bourse devrait toujours rester calme et faire simple. Les hyperactifs de la souris qui passent 20 ordres de Bourse par jour sur la base d’indicateurs mathématiques compliqués, n’enrichissent généralement que leur broker.

6. En Bourse, il n’y a pas de miracle : gagner de l’argent n’est pas systématique

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Si vous avez dans l’idée d’investir en actions pour vous enrichir rapidement, passez votre chemin. À moins d’être extrêmement chanceux, vous ne doublerez pas votre investissement en Bourse la première année, ni même la deuxième. Vous devrez même vous habituer à essuyer des pertes.

De nombreuses études académiques et professionnelles menées ces dernières décennies aboutissent à une conclusion similaire : malgré leur volatilité à court terme, les actions demeurent historiquement la classe d’actifs la plus performante sur le long terme.

Plus l’horizon d’investissement s’allonge, plus la probabilité d’obtenir une performance positive augmente. Cette réalité explique pourquoi les actions occupent une place centrale dans les stratégies patrimoniales de long terme, notamment pour préparer la retraite ou faire fructifier un capital sur plusieurs décennies.

Mais attention, bien que les actions soient la classe d’actifs qui affiche les meilleures performances sur le long terme, ne vous attendez pas non plus à des rendements délirants. La Bourse ne relève pas du miracle, même si investir en Bourse devrait vous permettre de doper significativement le rendement de votre épargne.

7. Soyez prêt à investir en Bourse sur le long terme

La performance des actions s’accompagne souvent d’une certaine volatilité. Investir en Bourse doit donc s’envisager sur un temps long. Si vous avez un horizon d’investissement trop court, vous serez tenté de prendre des risques démesurés pour gagner de l’argent rapidement. À court terme, les actions sont volatiles. Elles réagissent à toutes les sautes d’humeur du marché. Investir dans la Bourse requiert donc un horizon d’investissement long. Voir son portefeuille boursier se valoriser peut en effet prendre un peu de temps.

Prévoir les mouvements du marché à court terme est impossible. Point barre.

Ben Graham disait à ce sujet : « sur le court terme, le marché se comporte comme une machine à voter, mais sur le long terme, le marché se comporte comme une balance ».

Malheureusement, encore bien trop d’investisseurs voient la Bourse comme un concours de beauté. Pour investir en Bourse avec succès, soyez patient et restez attentif aux fondamentaux de l’entreprise. Le prix finit toujours par refléter la valeur intrinsèque.

8. Vous achetez une action en Bourse ? Pensez comme un associé

Les actions ne sont pas juste du papier ; elles sont un titre de propriété sur l’actif de l’entreprise.

Si vous achetez des parts dans une entreprise, conduisez-vous comme un associé responsable. Suivez l’évolution de l’offre de produits et services ainsi que les résultats de l’entreprise de près, étudiez ses rapports annuels. Investir en Bourse nécessite une véritable implication de votre part dans la gestion de votre portefeuille boursier.

9. Recherchez des actions de qualité en Bourse

Concentrez vos efforts à identifier les entreprises qui présentent des avantages concurrentiels durables. Un avantage compétitif durable est une bonne garantie que l’entreprise conservera sa rentabilité pendant encore de longues années, une gageure pour qui veut investir en Bourse avec succès. Cet avantage concurrentiel peut par exemple prendre la forme d’une marque forte. Les exemples classiques de telles entreprises sont l’action Coca-Cola, l’action McDonald’s, l’action Hermès et l’action Google.

10. Prenez toujours en compte la valeur intrinsèque de la société cotée en Bourse

La différence entre une excellente entreprise et un excellent investissement est le prix que vous payez. Pendant la bulle Internet, on trouvait en Bourse de nombreuses entreprises de qualité, mais il était presque impossible de trouver des actions bon marché.

Trouver des titres de qualité n’est que la moitié de votre mission d’investisseur débutant en Bourse. La deuxième moitié : attendre que les prix baissent suffisamment pour rendre l’investissement intéressant.

Pour investir en Bourse efficacement, il vous faudra donc procéder à de nombreuses analyses, mais aussi vous armer de patience.

11. Quand vous sélectionnez une valeur, réservez-vous toujours une marge de sécurité

À moins d’avoir des dons de voyance, vous ne pouvez pas prédire ce qui adviendra dans le futur. Pour vous prémunir de l’incertitude inhérente à l’avenir, veillez à acheter vos actions à des prix très inférieurs à la valeur intrinsèque. Cela vous assurera une marge de sécurité en cas de baisse du titre et vous garantira d’investir en Bourse en réduisant les risques au minimum.

Consulter également notre article Investir en Bourse avec la gestion Value

12. En Bourse : pensez de manière indépendante pour bien investir

Restez à l’écart de la foule. Vous réussirez dans vos investissements par un raisonnement juste, pas parce que les autres pensent la même chose. Si vous parvenez à garder la tête suffisamment froide pour acheter pendant les baisses de cours, vous serez bien positionné pour profiter de la hausse quand elle viendra.

Comme le dit Warren Buffett, « soyez inquiets lorsque les autres sont avides, et avides lorsque les autres sont inquiets ».

Investir en Bourse, c’est aussi une question de timing !

Comment investir en Bourse ? Nos 12 commandements en infographie

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Consulter également notre article Comment mettre en place un plan d’investissement

Investir en Bourse : combien peut-on gagner ?

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Il existe deux moyens de gagner de l’argent avec les actions en Bourse. Le premier moyen de gagner de l’argent en Bourse consiste à revendre une action plus chère qu’on ne l’a acheté, en empochant une plus-value. Le second moyen de gagner de l’argent avec ses investissements en Bourse consiste à acheter des actions à dividendes, qui versent une partie de leurs bénéfices à leurs actionnaires. Ainsi, vous toucherez régulièrement un « revenu », contrepartie du risque que vous prenez en achetant un titre. Si une action n’affiche jamais des rendements mirobolants (on ne touche pas en dividende l’équivalent de son investissement initial au bout d’une ou deux années, loin de là), en revanche, les gains potentiels réalisés par un investisseur en Bourse en se basant sur les fluctuations du titre (plus-value) peuvent être considérables.

Ainsi, l’action Eli Lilly, sur 5 ans affiche une performance de 416 %. L’action Nvidia enregistre une performance de 1 020 % en 5 ans. Côté français, la performance de l’action Schneider Electric avoisine les 108 % sur 5 ans et l’action Thales, +165 % sur la même période.

Attention tout de même, il s’agit là d’actions avec des croissances remarquables. Toutes les actions en Bourse ne permettent pas de gagner des centaines ou de milliers d’euros en quelques années en rapportant 2, 3, 5, voire 10 fois la somme investie. De nombreuses actions voient leurs cours de Bourse enregistrer des performances bien moins remarquables, voire des performances négatives. Mais retenez tout de même que sur le long terme les actions constituent la classe d’actifs la plus performante. Ainsi, le MSCI World depuis sa création en 1987 affiche une performance moyenne annuelle d’environ 10 %.

Quels sont les risques d’investir en Bourse ?

Il existe de nombreux risques liés à l’investissement en Bourse, et même au-delà à l’investissement sur les marchés financiers.

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Quels sont les différents risques liés à l’investissement sur les marchés boursiers ?

L’investissement sur les marchés boursiers comporte un risque de perte en capital et un risque de marché. Les actions fluctuant à la hausse comme à la baisse en fonction de l’offre et de la demande, vous pourriez revendre vos titres moins chers que vous ne les avez acquis et ainsi enregistrer une moins-value.

Notez aussi que le risque de liquidité peut jouer sur le prix d’un actif. En effet, si celui-ci ne trouve pas preneur, vous devrez soit patienter avant la revente, soit baisser son prix.

Le risque de concentration, sur un secteur d’activité par exemple ou sur une zone géographique peut aussi vous pénaliser si ce secteur ou cette zone était durement touché par une crise.

Enfin, le risque d’exécution, c’est-à-dire le risque que votre ordre soit exécuté partiellement ou ne soit pas exécuté du tout est aussi à prendre en, compte et nécessite de privilégier les courtiers opérant sur des places boursières sécurisées comme Euronext par exemple.

Pour finir, le risque de change intervient dès lors que vous possédez des actions qui sont libellées dans une devise autre que l’euro et dont le cours de change pourrait vous être défavorable (par exemple des actions américaines libellées en US Dollar). L’évolution de la paire Euro/devise dans laquelle vous investissez peut vous être favorable comme défavorable. Ainsi, le risque de change peut impacter la plus-value positivement en la maximisant, mais aussi négativement en la réduisant, voire en l’annulant. Ce risque de change est aussi un élément à prendre en compte dans la couverture de son portefeuille. Il existe ainsi des produits qui permettent de se couvrir du risque de change, partiellement ou totalement, comme les turbos par exemple. Certains ETF permettent aussi de répliquer un indice boursier étranger en se couvrant du risque de change.

Un soin particulier apporté à la diversification de ses positions, la mise en place d’ordres stop pour couvrir son portefeuille et des solutions de hedging avec des produits dérivés pourront être mis en place pour protéger son portefeuille boursier.

Investir en Bourse : combien peut-on perdre ?

Les investisseurs doivent accepter une certaine volatilité des marchés, inhérente à l’investissement en actions.

Certaines actions enregistrent des performances négatives. Rappelons que la Bourse est un placement avec un risque de perte en capital. Cela signifie que l’argent investi fluctue à la hausse, mais aussi à la baisse, en fonction des variations des cours des actions. En théorie, il est possible de perdre en Bourse tout son argent. Dans les faits, cela est extrêmement rare. En effet, pour perdre l’intégralité de sa mise de départ, il faudrait avoir acheté uniquement des actions de sociétés ayant fait faillite.

Néanmoins, certaines sociétés ont fait perdre des sommes colossales à leurs actionnaires ces dernières années comme par exemple le titre Emeis (ex-Orpea) qui a perdu 99,98 % de sa valeur en 5 ans ou le titre Atos qui a perdu 99,09 % de sa valeur en 5 ans.

Deux paramètres permettent de réduire le risque de perte en capital : la diversification et l’investissement régulier sur le long terme. En effet, il est moins risqué d’investir 200 euros dans 25 entreprises différentes que d’investir 5 000 euros dans une seule entreprise. Il est également moins risqué de conserver ses titres plusieurs dizaines d’années que quelques mois. La probabilité d’avoir un investissement négatif décroît avec l’augmentation de la durée du placement, comme le démontre l’étude de Ostrum & Robert J. Shiller sur l’évolution du S&P 500 sur 50 ans présentée plus haut. Ainsi, la probabilité d’essuyer une perte en capital est de 30 % avec un horizon d’investissement de 1 an, de 23 % avec un investissement de 2 ans, de 14 % avec un investissement de 10 ans, de 5 % avec un investissement de 20 ans, et de 0 % avec un investissement de 50 ans. Si l’on opte pour un DCA et non un investissement en une seule fois, les risques de perte en capital sur le long terme sont encore plus faibles. Retenez aussi que la taille de la société jour un rôle considérable sur le risque, les sociétés plus matures ayant moins de risque de faire défaut.

En connaissant le risque de perte en capital inhérent au placement en Bourse et les différents moyens qui permettent de le réduire, l’investisseur en Bourse devrait être en mesure de limiter les moins-values et de valoriser son capital dans la durée.

Combien faut-il pour investir en Bourse en 2026 ?

Vous vous demandez quelle somme pour investir en Bourse il faut ? Plus que le montant exact investi en Bourse, c’est la part de votre revenu que vous investissez qui compte. En effet, vous devrez en plus de votre épargne de précaution vous bâtir un patrimoine financier destiné à financer tous vos projets de moyen-long terme. Si investir quelques euros peut sembler judicieux au début de la vie active, investir 10 € tous les mois pour financer sa retraite quand on a 50 le semble moins.

Comment investir en Bourse avec un petit budget ?

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Pas besoin d’être richissime pour investir sur les marchés actions. Il est possible d’investir en Bourse avec un petit budget. Vous pouvez vous positionner sur les marchés boursiers avec quelques centaines d’euros. Il sera sans doute plus compliqué d’acheter des actions car de nombreuses sociétés du CAC 40 comme l’action Hermès ou l’action LVMH dépassent, et parfois de beaucoup, les 500 euros. Et c’est également vrai pour bon nombre de grandes sociétés américaines comme les géants de la Tech Apple, ou encore l’action Meta (ex-facebook), mais aussi de très nombreuses capitalisations à travers le monde. Ajoutez à cela qu’il est absolument indispensable pour réduire le risque de bien diversifier son portefeuille et donc de posséder de nombreuses actions issues de secteurs d’activité et de zones géographiques différentes ! Détenir un portefeuille de titres vifs requiert donc un montant investi en Bourse assez conséquent.

Mais il existe de très nombreux moyens d’être investi en actions sans y consacrer des dizaines ou des centaines de milliers d’euros. Il est en effet possible d’investir très peu d’argent en Bourse, de l’ordre de quelques euros. Vous pouvez par exemple choisir d’investir en Bourse en achetant des actions fractionnées. Vous ne détiendrez alors qu’une part de l’action et pas l’action dans sa globalité. Par exemple, si le titre Hermès s’échange à la Bourse de Paris 1 750 euros et que vous en achetez 1/100, vous n’aurez à débourser que 17,50 euros. Gardez à l’esprit que le plus important, c’est la durée et la régularité qui compte. Avec les actions fractionnées et les plans d’investissements de plus en plus proposés par les courtiers en ligne, il est possible d’investir à partir de 1€ sur un titre, toutes les semaines, tous les mois, ou tous les trimestres. Ce type d’investissement n’est toutefois pas proposé par tous les intermédiaires financiers. Seuls les neo courtiers Bourse comme par exemple Trade Republic, IG, XTB ou eToro donnent accès aux actions fractionnées.

Mais vous pouvez aussi choisir d’investir en Bourse dans des fonds traditionnels ou bien dans des fonds indiciels de type trackers, aussi appelés ETF. Ainsi, l’ETF Amundi PEA Monde coûte moins de 5,50 euros. Vous pourrez ainsi, avec quelques euros ou dizaines d’euros (voire centaines d’euros), acheter via des courtiers comme Bourse Direct, Freedom24, Saxo Banque ou Interactive Brokers des parts d’un fonds investi dans de très nombreuses actions.

Enfin, si vous disposez de peu de moyens, le plus important à retenir est peut-être d’investir en Bourse peu et régulièrement. Des fintech comme Scalable Capital, Yomoni ou Trade Republic vous permettent de mettre en place des plans d’investissement progressifs via des versements programmés pour investir quelques dizaines ou centaines d’euros tous les mois. Vous pouvez aussi mettre en place un virement automatique vers les unités de comptes de votre PER ou de votre assurance-vie.

Lire aussi notre article Comment investir 100 euros en 2026 ?

Quelles actions acheter pour investir en Bourse quand on débute ?

Saxo Banque

On se demande souvent quand on débute en Bourse quelles actions acheter. On peut aussi s’interroger : quelle est l’action la plus rentable ? Si ces questions sont tout à fait légitimes, rappelons que le cours des actions fluctue en permanence et que de ce fait les ratios tels que le BPA et le PER par exemple évoluent eux aussi constamment. Et il n’existe pas une action ou un panier d’actions qui conviendrait à tous, étant donné que les connaissances sur un secteur, le profil de risque, les objectifs d’investissements, la composition du patrimoine, la stratégie patrimoniale, etc. varient selon les investisseurs.

En effet, on choisira d’investir dans telle ou telle action selon son profil d’investisseur et ses convictions, ce qui pourra aboutir à la mise en place de différentes stratégies d’investissement qui auront une conséquence sur votre choix de titres.

Par exemple, si vous êtes un investisseur growth et que vous cherchez avant tout des sociétés en croissance qui vous permettront de dégager une plus-value rapidement, vous vous orienterez vraisemblablement vers des valeurs Tech comme Nvidia ou Amazon par exemple, mais aussi des secteurs disrupteurs comme l’hydrogène ou l’intelligence artificielle par exemple.

On pourra aussi désirer privilégier une thématique porteuse actuellement comme la défense européenne avec l’achat de l’action Dassault aviation par exemple. Il est aussi possible d’investir sur cette thématique de la défense européenne en ETF.

Si vous êtes un investisseur value et que vous cherchez avant tout à acheter des titres dont le prix est inférieur à sa valeur intrinsèque, vous vous orienterez davantage vers le secteur de la grande consommation ou le secteur bancaire par exemple où des opportunités peuvent exister.

Un investisseur dividendes investira lui dans des entreprises versant des dividendes, idéalement croissants, afin de dégager un rendement grâce à ses investissements en Bourse. Il pourra se pencher sur les artistocrates des dividendes, des sociétés bien installées, souvent leader de leurs secteurs, qui versent des dividendes sans interruption et en croissance depuis au moins 25 ans. On pense par exemple à Coca-Cola, TotalEnergies, ou encore à l’action Sanofi.

Il sera aussi possible d’investir en Bourse en voulant mobiliser son argent au service de ses convictions personnelles et en donnant du sens à ses investissements. Le stock-picking dans ce cas pourra être plus délicat mais on pourra choisir par exemple de se positionner sur des entreprises à mission ou bien choisir d’investir dans des fonds thématiques, ou encore via des labels comme le label ISR (Investissement Socialement Responsable) qui signale les fonds d’investissement dont la sélection repose, en plus des critères financiers classiques, sur des critères extra-financiers que sont les critères ESG (pour Environnement, Social, Gouvernance). Notez qu’en plus du label ISR, d’autres labels de la finance durable existent comme le label Greenfin ou FinalSol par exemple. Ces labels pourront vous aider à investir de manière responsable et ainsi mettre en place des investissements qui ont du sens pour vous.

Enfin, il est aussi possible, et même recommandé, de combiner ces stratégies d’investissement afin de créer un portefeuille diversifié qui saura résister à toutes les situations. Il peut également être intéressant, mais cela est plus chronophage et nécessite une bonne connaissance des marchés, d’opérer une rotation entre ces différentes stratégies d’investissement selon le contexte macro-économique.

Tableau récapitulatif des principales stratégies pour investir en Bourse

Stratégie Principe Profil d’investisseur
Growth Investir dans des entreprises à forte croissance Investisseur dynamique
Value Acheter des actions sous-évaluées Investisseur patient
Dividendes Investir dans des sociétés versant des revenus réguliers Investisseur long terme
ETF indiciels Répliquer la performance d’un indice Débutant ou investisseur passif

Gardez cependant à l’esprit que le stock-picking n’est pas une science exacte et que certains investisseurs préféreront ne pas s’y frotter en investissant dans des fonds. Dans ce cas, soit le stock-picking est confié à un expert qui idéalement surperformera l’indice de référence, soit il n’y a tout simplement pas de stock-picking et l’on choisira d’investir dans des indices boursiers via des ETF par exemple. Rappelons que non seulement cette option est la moins coûteuse en termes de frais, mais aussi que c’est le plus sûr moyen de profiter du rendement attractif du marché actions sur le long terme puisque très peu de gérants parviennent en réalité à battre leur indice de référence dans la durée.

L’avis de Clémence :

Attention à ne pas acheter de titres de Bourse dans la précipitation avec pour seule raison la peur de passer à côté d’une opportunité. Ce phénomène dénommé FOMO, pour « Fear Of Missing Out », pourrait vous conduire à vous positionner sur des actions dans l’urgence, sans analyse préalable, à n’importe quel prix, et malgré un risque de bulle. Les titres en vogue et qui attirent l’attention des investisseurs méritent tout de même que vous vous y attardiez mais n’investissez dans l’action que si votre analyse fondamentale est concluante.

Quand investir en Bourse ? En vidéo


Nous l’avons vu, l’investissement en Bourse se pense sur le long terme. De ce fait, la question du point d’entrée n’est pas si cruciale qu’elle en a l’air. Pour autant, les investisseurs, et particulièrement les débutants, ont la tentation de prédire la direction du marché pour entrer au bon moment. C’est ce que l’on appelle le market timing. Et ce n’est absolument pas recommandé. À absolument vouloir attendre le « bon moment » pour investir, on finit surtout par retarder son investissement en se trouvant une excuse pour ne pas investir ; ou bien -pire encore- on finit par investir en une seule fois, au moment que l’on juge le plus opportun mais qui ne le sera peut-être pas vraiment.

Ce qui est important n’est pas tant de pouvoir investir massivement en une seule fois que d’investir régulièrement tout le temps. C’est ce que l’on appelle le DCA ou Dollar Cost Averaging qui consiste à investir la même somme à intervalles réguliers, peu importe les circonstances de marchés. Vous pouvez soit investir une somme fixe (par exemple 200€ par mois), soit un pourcentage de vos revenus si ceux-ci ne sont pas fixes (par exemple 10 % tous les mois).

Les investisseurs qui le souhaitent pourront s’écarter un peu de la méthode du DCA classique pour tenter d’accroître leur gain en modifiant la somme selon les circonstances de marché. Par exemple, vous pourrez doubler votre investissement les mois où les cours de Bourse sont très inférieurs à la moyenne sur un an du titre et réduire de moitié votre investissement les mois où les cours de Bourse sont très supérieurs à la moyenne sur un an du titre. Si le cours est proche de sa moyenne un an, vous investirez la somme prévue initialement.

Et si l’on ajoute à cela le rendement attractif des actions sur le très long terme, l’investisseur comprendra qu’il a tout intérêt, pour effectuer le meilleur placement, à investir en Bourse le plus tôt possible, même des sommes minimes. Elles gonfleront de toute façon assez rapidement si les dividendes sont systématiquement réinvestis grâce à la magie des intérêts composés.

Et évidemment, on ne peut parler du timing en Bourse sans revenir sur le bon moment ou plutôt le moment opportun pour acheter un titre, ce qui est assez différent de la notion de market timing puisqu’il s’agit de trouver un point d’entrée attractif pour un titre bien précis. Il faut notamment veiller à acheter l’action d’une entreprise lorsque la société n’est pas survalorisée en Bourse, c’est-à-dire lorsque son cours de Bourse n’est pas complétement décorrélé de sa valeur intrinsèque (sa valeur réelle patrimoniale). Mais attention la valorisation d’une entreprise est loin d’être une chose aisée. Les adeptes de l’analyse technique pourront eux étudier les graphiques des titres convoités, à la recherche d’une figure de retournement par exemple, pour se positionner. Mais là encore attention, l’analyse graphique et technique n’est pas une science exacte et une erreur d’anticipation reste possible. Elle est de toutes façons à réserver aux traders actifs ou aux investisseurs les plus expérimentés.

Faut-il investir en Bourse à la suite d’un krach ou d’une correction boursière ?

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Faut-il investir en période de récession ? Est-ce le moment d’investir si les marchés chutent ? Il peut paraître judicieux de se positionner sur les marchés financiers lorsque ceux-ci connaissent une baisse significative. C’est par exemple sur des plus bas avec ce raisonnement que sont entrés en Bourse de nombreux investisseurs pendant la crise Covid. Le raisonnement, plutôt logique, consiste à entrer sur un point bas pour réaliser de belles plus-values ensuite. Mais attention, le market timing est dangereux car, ni vous ni personne n’est en mesure de dire quand le point bas sera atteint, ni quand la reprise aura lieu, ni si le scénario sera une reprise en U ou en W avec une très forte volatilité et des reprises immédiatement suivies de chute des cours, et surtout, quand les niveaux d’avant krach seront à nouveau atteints.

Un célèbre adage dit aussi qu’il ne faut pas tenter d’attraper un couteau qui tombe. La prudence est donc de mise et, en période de krach, l’horizon d’investissement doit être suffisamment éloigné pour parer à toute éventualité. Il est inconscient de placer en Bourse en période de crise et de récession économique des sous dont vous aurez besoin à court et même à moyen terme.

Enfin, même si la reprise aura lieu un jour ou l’autre, les cycles boursiers se succédant inexorablement, cela ne veut pas dire que les actions sur lesquelles vous aurez investies en feront forcément de même. Le stock picking est primordial, plus encore lors d’une crise boursière suivie d’une récession.

Vous devrez vous attacher à identifier les actions en Bourse injustement massacrées ou bien les sociétés qui peuvent tirer parti de la crise, mais la solution la plus sûre est sans nul doute de profiter de la chute des cours des actions pour acquérir les valeurs que vous rêvez de détenir en portefeuille en raison de leurs bons fondamentaux mais que vous n’aviez pas acheté jusqu’à présent en raison d’un cours de Bourse trop élevé. Attention, vérifiez bien toutefois que la crise n’a pas influé sur leurs fondamentaux et que les avantages concurrentiels notamment sont toujours bien présents.

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Quelques questions sur l’investissement en Bourse ?

Investir en Bourse, c’est acheter ou vendre des titres sur les marchés financiers. Le plus souvent, il s’agira d’actions de société, c’est-à-dire des parts d’entreprises cotées. Mais l’investissement en Bourse concerne également d’autres types de produits financiers comme les ETF ou autres produits dérivés.

Investir en Bourse permet de valoriser son patrimoine et ainsi de financer ses projets. Les actions représentent en effet la classe d’actif la plus rémunératrice sur une période de plus de 30 ans. En outre, investir en Bourse, c’est soutenir l’économie réelle et devenir acteur de l’économie.

Pour investir en Bourse, ouvrez un compte auprès d’un courtier en Bourse (ex : Degiro, Bourse Direct, etc.) puis définissez votre profil d’investisseur et vos objectifs d’investissement. Ensuite, déterminez le type de stratégie que vous souhaitez mettre en place, procédez au stock-picking et achetez vos titres après avoir au préalable défini vos supports d’investissement (compte-titres, PEA ou PEA PME).

Pour un investisseur débutant, les ETF répliquant de grands indices comme le MSCI World sont souvent considérés comme l’une des solutions les plus simples et les plus diversifiées pour investir en Bourse.

Une période de crise peut permettre à l’investisseur d’acheter des actions en Bourse injustement massacrées. Il devra néanmoins s’assurer que ces valeurs présentent de bons fondamentaux à savoir un endettement peu élevé, des bénéfices en croissance sur le long terme et privilégier les actions de sociétés solides, existant depuis de nombreuses années. Attention, ne cherchez pas à tirer parti des fluctuations des cours de Bourse. Seuls les investisseurs les plus avertis pourront se risquer à jouer la volatilité des actions.

Avant d’acheter une action, il faudra réaliser une analyse technique et/ou fondamentale et déterminer sa stratégie d’investissement : growth (sociétés qui voient leurs bénéfices augmenter rapidement), value (titres dont le prix est inférieur à la valeur intrinsèque) ou rendement (société versant des dividendes réguliers).

Il existe deux principaux moyens de gagner de l’argent en Bourse : d’une part, en encaissant les dividendes versés par les sociétés dont vous détenez des titres (si elles en versent) ; d’autre part, en revendant vos titres plus chers que vous ne les avez acquis et donc en réalisant une plus-value.

Le rendement moyen historique des marchés actions mondiaux se situe autour de 7 à 10 % par an sur le long terme. Toutefois, les performances peuvent varier fortement selon les périodes et les stratégies d’investissement.

Investir en Bourse implique un risque de perte en capital. La valeur de vos titres varie au rythme des fluctuations des marchés. En théorie, vous pouvez donc tout perdre. Dans les faits, plus votre horizon d’investissement est long, plus ce risque est réduit.

Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.