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Investissement programmé en bourse : comment cela fonctionne ?

Investissement programmé en bourse : comment cela fonctionne ?




Il est fréquemment proposé à l’investisseur particulier, quelle que soit son enveloppe, de procéder à des investissements programmés. De quoi s’agit-il ? Comment les mettre en place ? Selon quelles modalités ? Quels sont les avantages des versements programmés ? Quelles sont leurs limites ? Café de la Bourse revient pour vous dans cet article et en vidéo sur l’investissement programmé afin de vous permettre de souscrire à ce type de placement en toutes connaissance de cause.

Versements programmés : qu’est-ce que c’est ?


banniere Trade Republic

Les versements programmés ou investissement programmé, appelés aussi DCA (Dollar Cost Averaging) ou plans d’investissement, consistent à investir sur un support d’investissement de votre choix, à intervalles réguliers, une somme prédéterminée, de façon qui peut être automatique, grâce à un prélèvement récurrent qui aura été mis en place.

Il peut s’agir d’investissements en actions ou sur des ETF, sur un compte-titres, ou sur un support tel que l’assurance-vie et le PEA.

Bien que le DCA doit la plupart du temps être mis en place manuellement sur les comptes titres, de plus en plus de courtiers bourse proposent de faire des versements programmés automatiques. Avec un investissement programmé, les actions et les ETF entrant dans une stratégie de dollar cost averaging peuvent être achetés automatiquement à une date choisie.

Comment épargner avec un versement programmé

Une stratégie de dollar cost averaging peut être mise en place sur de nombreux supports. Ce type de versements est proposé pour différentes enveloppes comme l’assurance vie, le PEA, le compte titres. Attention tout de même : s’il est presque toujours possible de mettre en place des versements programmés sur un contrat d’assurance-vie (acteurs traditionnels comme acteurs en ligne) vers le fonds euros mais aussi vers les supports en unités de compte de votre choix, en revanche il est moins aisé de mettre en place des versements programmés sur un PEA ou un compte-titres. Peu d’intermédiaires financiers proposent cette option. Le neo courtier Trade Republic par exemple propose les versements programmés, ce qui facilite grandement le DCA.

Les versements programmés peuvent concerner de très nombreux actifs comme les actions, les ETF ou encore les fonds traditionnels.

Le montant minimum varie bien sûr en fonction de la périodicité choisie. Il peut être relativement faible, de l’ordre de 10 € par mois par exemple, comme c’est le cas chez le neo broker Trade Republic pour le compte titres. Mais il peut aussi être plus élevé : 30€ mensuel chez BNP Paribas, 50€ mensuel chez Yomoni ou encore 100€ par mois chez Crédit Agricole. Souvent, ce montant est un peu plus important si l’intervalle entre les versements l’est aussi. Il peut en effet selon l’établissement et l’enveloppe être mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel.

Les versements programmés sont très souvent gratuits.

Dans le cas des investissements programmés en action fractionnée, il est parfois nécessaire d’attendre d’avoir acquis une action pleine avant de pouvoir effectuer un retrait ou une vente.

Le plus important à retenir, c’est qu’il faut garder une certaine flexibilité dans son plan d’investissement, ne pas vouloir investir plus que ce qui serait recommandé dans un budget bien équilibré. En effet, la clef du succès du dollar cost averaging est la régularité, il vaut donc mieux choisir une somme raisonnable que l’on sera en mesure de verser pendant plusieurs années, quitte à augmenter les versements programmés si la situation financière change positivement.

Investissement programmé : quels sont les avantages du DCA pour l’investisseur ?



Épargner sans y penser avec le dollar cost averaging

Le premier avantage pour l’investisseur, c’est que celui-ci peut épargner de manière indolore et sans avoir à y penser. Ce n’est pas pour rien que ce type d’investissement est appelé Outre-Atlantique « lazy investing » (investissement paresseux en français). L’épargnant n’a à se soucier de rien. Il suffit de mettre en place son investissement programmé et libre à vous ensuite de ne pas vous en occuper pendant plusieurs mois (voire plusieurs années). Investir sur les marchés financiers devient une routine. On est sûr de ne pas oublier, sûr aussi de ne pas faire passer son investissement à la trappe en attendant de voir à la fin du mois s’il reste assez pour investir.

Profiter de la stratégie de lissage en Bourse du DCA

Les versements programmés permettent aussi et surtout de lisser le risque. En investissant très régulièrement des sous en Bourse avec le dollar cost averaging, on est certain de ne pas entrer sur un plus haut. Les variations de cours de Bourse sont lissées. Pas besoin d’essayer (en vain le plus souvent) de faire du market timing. Comme le soulignait Warren Buffett à l’assemblée générale annuelle de Berkshire Hathaway en 2004 : « Si vous n’investissez pas tout votre argent en une seule fois mais que vous achetez régulièrement pendant des années, alors vous aurez une meilleure performance que 90 % des gens qui investissent en une seule fois ».

Le DCA est aussi un moyen pour prendre moins de risque, quand on est moins expérimenté. Si l’on a peu d’expérience des marchés financiers, on augmente la probabilité de commettre des erreurs en cherchant à optimiser le prix et le moment auxquels acheter une action ou un ETF. La mise en place d’un investissement programmé régulier ou dollar cost averaging résout ce problème.

Enfin, il faut garder à l’esprit que plus la fréquence des versements programmés est courte (mensuelle plutôt que trimestrielle), plus le risque sera lissé, et plus la stratégie de versement programmé sera efficace.

Doper la performance grâce aux intérêts capitalisés

Investir régulièrement en DCA pendant de très nombreuses années, sans toucher à son capital de départ, c’est le plus sûr moyen de profiter à plein de la magie des intérêts composés. En effet, en réinvestissant vos dividendes, vos intérêts produisent à leur tour des intérêts, et grâce à cet effet boule de neige, le total des gains pourra finir par dépasser le total investi depuis l’origine.

Investissement programmé : quelles limites ?



Une automatisation des versements pas toujours en adéquation avec les aléas de la vie

Le décès du conjoint, une perte de revenus non anticipée, une dépense plus importante que prévue à laquelle il faut faire face sont autant d’événements qui peuvent rendre impossibles la poursuite des versements programmés, pendant un certain temps au moins. Mais ce n’est pas si grave que cela car il est toujours possible de suspendre, arrêter ou modifier le montant de ses versements, à tout moment et sans frais.

Avec les versements programmés ou DCA, il est donc possible, la plupart du temps, d’avoir une certaine flexibilité dans les paramètres de versements, que ce soit en termes de montants ou en termes de périodicité.

Notons tout de même que dans la mesure du possible, il faut tenter d’être le plus régulier possible pour bénéficier des atouts de la stratégie de dollar cost averaging. Un investissement programmé que l’on change sans arrêt n’obtiendra pas forcément le meilleur résultat.

Versements programmés : pas forcément l’option la plus rentable

S’il s’agit incontestablement de l’option la plus sûre pour investir dans la durée sur les marchés financiers, les versements programmés ne constituent pas la solution la plus avantageuse financièrement à tous les coups. En effet, si sur la période où vous êtes resté investi, les cours de Bourse n’ont fait que monter, sans jamais baisser, vous auriez eu intérêt à investir en une fois. Mais attention, il faut pour cela être entré sur un plus bas. Si vous étiez entré sur un plus haut, la situation pourrait tout bonnement s’avérer catastrophique (avec une moins-value impossible à combler pendant plusieurs dizaines d’années). De plus, cela nécessite que vous ayez eu la totalité des sommes investies durant toute la période dès le début. Or, il est fréquent (et totalement logique et compréhensible) que les particuliers investissent de petites sommes fréquemment car ils ne disposent pas d’entrée de jeu des liquidités qu’ils souhaitent investir en Bourse.

Les versements programmés ou DCA nous apparaissent donc comme une solution idéale pour l’investissement de long terme sur les marchés boursiers avec une stratégie buy & hold. Ils vous permettront en effet de profiter au mieux de l’attractivité de la Bourse sur le long terme. Rappelons que les actions constituent la classe d’actifs la plus rémunératrice sur le long terme selon une étude de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) intitulée 40 ans de performance comparée 1978-2018. À fin 2018, elles ont en moyenne chaque année rapporté 8,3 % sur 30 ans et 13,7 % sur 40 ans.

Se créer un capital en quelques années grâce au dollar cost averaging

Pour parvenir à constituer un capital, il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte. D’une part le temps, mais aussi le montant des versements. Plus la période de temps est longue, plus les versements programmés pour atteindre un même objectif seront réduits.

La période de temps peut être déterminée en fonction des contraintes qui sont propres aux objectifs de votre projet. Par exemple, si vous avez prévu d’acheter un bien immobilier dans 10 ans, il faudra partir de là pour déterminer le montant idéal à ajouter chaque mois dans votre plan d’investissement.

À l’inverse, vous pourriez avoir des contraintes budgétaires qui pourraient vous obliger à être plus flexible sur la durée de votre investissement programmé.

Avec les intérêts composés, il faut souligner que le facteurs temps est presque plus important que le montant de la mise de départ ou que le montant des versements.

Le dernier point qu’il faudra prendre en compte pour estimer la somme qu’il sera possible de récolter et la période nécessaire pour y parvenir, c’est le rendement des investissements que vous allez réaliser.

En Bourse, il est généralement constaté qu’un rendement moyen annuel d’un investissement à long terme se situe autour de 7 % par an. Par prudence, nous allons retenir 5 % par an dans les exemples qui vont suivre.

Ainsi, pour récolter un capital de 100 000 euros avec un rendement de 5 % par an, il faudra programmer un versement d’environ 650 euros par mois pendant 10 ans.

Si le financement de votre projet vous permet d’avoir plus de temps devant vous, disons 20 ans, alors dans les mêmes conditions vous n’aurez besoin d’un versement programmé que de 250 euros environs.

Pour conclure, et parce que devenir millionnaire semble parfois un objectif impossible à réaliser pour de nombreux investisseurs, il faudra, dans un scénario de marché favorable, un capital de départ de 5 000 euros et 500 euros par mois pour devenir millionnaire en 30 ans. Testez le simulateur de Café de la Bourse qui permet d’estimer le temps qu’il faut pour se constituer un capital de 1 million d’euros grâce à la Bourse.

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Source des images : Freepik

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