Bourse : avantages et inconvénients du compte titres

Le 17 septembre 2020

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Il existe plusieurs moyens d’investir en Bourse. L’investisseur particulier peut profiter d’une variété de supports : compte-titres, PEA, PEA-PME. Le compte titres est le compte de référence pour l’investisseur particulier qui veut investir en Bourse.

Café de la Bourse vous explique ce qu’est un compte-titres, quelles sont ses caractéristiques, comment acheter des actions et des titres sur ce support, quels impôts sont dus, comment ouvrir, clôturer, transférer ou transmettre un compte titres, quels sont les avantages et inconvénients de cette enveloppe, notamment par rapport au plan épargne en actions ou au contrat d’assurance-vie.

Qu’est-ce qu’un compte titres ?

Vous souhaitez investir en Bourse mais ne savez pas comment fonctionne un compte titres et quelles sont les particularités de cette enveloppe ? Sachez qu’un compte-titres, aussi appelé compte-titres ordinaire et souvent désigné par son abréviation CTO, est un dispositif permettant d’investir un capital sur les marchés financiers et notamment le marché actions en détenant des valeurs mobilières. Il est forcément rattaché à un compte espèces afin de pouvoir acheter et vendre les valeurs mobilières sur lesquelles vous souhaitez investir.

Le compte-titres permet d’investir son épargne sur des actions , des obligations, des fonds gérés activement comme les SICAV ou les FCP ou bien des fonds gérés passivement comme les ETF ou d’autres produits de Bourse.

Le compte-titres peut être individuel et, dans ce cas, le détenteur est le seul à pouvoir réaliser des opérations sur cette enveloppe, à moins qu’il n’émette une procuration. Il est également possible de disposer d’un compte titres joint et les deux personnes qui le détiennent peuvent toutes deux réaliser des opérations. Enfin, le compte-titres peut également être détenu en indivis (c’est-à-dire par au moins 3 personnes), ce qui implique que tous les co-détenteurs peuvent effectuer des investissements mais seulement avec l’accord de tous.

Chez qui ouvrir un compte titres ordinaire (CTO) ?

De très nombreux établissements financiers proposent un compte-titres à leurs clients. Ainsi, vous pourrez ouvrir un compte titres ordinaire dans une banque traditionnelle, une banque en ligne ou bien chez un courtier en ligne qui proposent tous ce support. Attention en revanche, il n’est pas possible d’ouvrir un compte-titres ordinaire dans une neobanque.

Vous vous demandez peut-être quel compte-titres ouvrir ? Quel compte titres choisir ? Avant de décider d’ouvrir un CTO chez tel ou tel acteur, renseignez-vous bien sur les valeurs mobilières auxquelles vous aurez accès (toutes n’ont pas la même offre en matière de produits dérivés, de recours au SRD, ou encore d’exhaustivité sur les différentes places boursières proposées. Ensuite, veillez à ce que l’offre en matière de supports pédagogiques corresponde bien à vos besoins, que vous êtes à l’aise avec la plateforme de trading et disposez bien de tous les outils dont vous avez besoin pour trader efficacement. Enfin, comparez les frais de courtage pour vous assurer d’obtenir les meilleurs services au meilleur prix.

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Pourquoi ouvrir un compte titres ? Les 5 avantages du CTO

Compte titres : une accessibilité notable pour les investisseurs particuliers

Comme nous l’avons vu, vous pouvez ouvrir un compte-titres chez tous les courtiers en ligne mais aussi auprès d’une banque de réseau ou d’une banque en ligne car seules les néobanques ne proposent pas ce type d’enveloppe.

Un investisseur peut détenir autant de comptes-titres qu’il le souhaite, chez différents intermédiaires financiers.

Un compte-titres ne comporte aucun plafond de versement et vous pouvez y investir plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’euros, voire des millions.

Aucune restriction en matière de titres

Le compte-titres permet aussi de profiter d’une offre en termes de valeurs mobilières très étendue. Les valeurs éligibles sur un compte titres ne sont pas limitées et l’on pourra donc acheter des titres vifs de sociétés américaines, japonaises ou chinoises par exemple. L’exhaustivité en termes de choix d’actions disponibles à l’achat dépendra donc avant tout des marchés financiers auxquels vous donne accès votre courtier.

Un choix très large en termes d’OPCVM et d’ETF

Le choix d’OPCVM qui permettent d’investir en Bourse sans avoir à choisir telle ou telle action est extrêmement important sur un compte-titres. Même chose pour les ETF ou trackers qui permettent notamment de répliquer la performance d’un indice boursier, d’un secteur, d’un pays ou d’une stratégie.

L’accès au Système de Règlement Différé (SRD) avec le compte titres

Le grand avantage du compte-titres ordinaire réside aussi dans le fait que ce dernier permet d’utiliser des stratégies de gestion sophistiquées. Ainsi, l’investisseur peut utiliser le Système de Règlement Différé (SRD) pour vendre à découvert et utiliser un effet de levier maximum de 5 ; c’est-à-dire miser sur la baisse d’une action et pouvoir gagner ou perdre jusqu’à 5 fois sa mise.

L’utilisation de produits dérivés

Enfin, les investisseurs experts pourront, via un compte-titres, se tourner vers des produits dérivés type options ou futures comme l’utilisation d’options « put » pour se couvrir de la baisse des marchés, ou générer un rendement supplémentaire avec son portefeuille en vendant des « call ».

Les investisseurs « moins experts » pourront également réaliser ces stratégies via des produits dérivés plus faciles d’utilisation comme les Leverage, les warrants ou les turbos.

Comment ouvrir un compte-titres ordinaire ?

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Vous êtes désormais convaincu et souhaitez ouvrir un compte-titres mais vous vous demandez comment ouvrir un compte titres chez Boursorama, Degiro, Bourse Direct ou chez un autre courtier en ligne ou bien dans une banque ?

Vous devrez au préalable renseigner vos coordonnées, votre situation familiale et fiscale, vos revenus. Vous devrez ensuite procéder à un premier versement sur le compte espèces sans avoir à forcément acheter des titres. Vous pouvez tout à fait prendre position plus tard.

Chez les courtiers en ligne et banques en ligne, l’ouverture d’un compte-titres se fait en quelques minutes seulement. Dans une banque traditionnelle, l’opération peut prendre beaucoup plus de temps.

Vous souhaitez ouvrir un compte titres mais hésitez entre deux courtiers ? Vous n’aurez pas forcément à choisir. En effet, un investisseur peut posséder plusieurs CTO chez plusieurs courtiers différents. À la question combien de compte-titres un épargnant peut-il détenir ? La réponse est autant qu’il le veut.

Comment acheter des actions et autres produits financiers depuis un compte-titres ?

Une fois que vous aurez choisi votre courtier et que vous aurez ouvert votre compte-titres en ayant déposé de l’argent sur le compte espèces qui lui est lié, vous pourrez alors prendre position. Cela signifie que vous pourrez acheter des actions mais aussi des obligations, des fonds, des produits dérivés ou tout autre titre éligible au compte-titres en passant un ordre de Bourse auprès de votre broker. Attention à toujours bien choisir l’ordre de Bourse le plus adapté à votre scénario d’investissement et à toujours protéger votre position avec un ordre stop.

Compte titre : quel mode de gestion choisir ?

Vous n’êtes pas très à l’aise avec les différents ordres de Bourse et n’êtes pas enthousiaste à l’idée de procéder vous-même à votre stock-picking ? Qu’il s’agisse d’un manque de temps et/ou de compétence, vous pouvez tout à fait déléguer la gestion de votre compte-titres.

Même si la gestion libre qui consiste à réaliser soi-même son stock-picking et à procéder pour son compte aux arbitrages nécessaires est le mode de gestion le plus répandu, il existe tout de même d’autres façons de gérer ses encours détenus sur son compte-titres. Ainsi, la gestion sous mandat, soit réalisée par une société de gestion, soit par un conseiller en gestion de patrimoine, soit par une fintech, permet de déléguer la gestion de son portefeuille à un intermédiaire financier qui s’occupera pour vous de votre enveloppe en prenant en compte votre profil d’investisseur et notamment votre profil de risque et votre horizon d’investissement. Notez d’ailleurs que certains robo-advisors proposent des stratégies de gestion innovantes uniquement accessible via un compte-titres.

Enfin, la gestion conseillée, bien moins fréquente et réservée à une élite disposant d’encours conséquents, permet de bénéficier de conseils de professionnels tout en se réservant la possibilité, ou non, d’exécuter ces recommandations.

Quelle imposition pour un compte-titres ?

Quand paye-t-on un impôt sur son compte-titres ? Pour prendre vos gains, il vous faudra revendre vos titres. L’argent correspondant au prix de vente sera alors versé sur votre compte-espèces. Pour récupérer de l’argent détenu sur un compte titres, vous pouvez choisir de virer les sommes présentes sur votre compte-espèces vers votre compte en banque. Les plus-values sont imposables l’année qui suit la cession des titres. Notez également que les autres revenus du compte titres que sont les dividendes et coupons sont soumis à un prélèvement lors de leurs encaissements. Vous payez donc des impôts sur les plus-values et sur les revenus du compte-titres (coupon pour les obligations, dividendes pour les actions).

Quelle fiscalité pour le compte-titres ?

La fiscalité du compte-titres ordinaire a longtemps été le principal inconvénient de cette enveloppe. Jusqu’à la loi de finances 2018, la fiscalité était le point noir du compte-titres pour les investisseurs actifs ou traders qui ne détenaient pas longtemps leurs titres. En effet, contrairement au PEA qui vise à encourager l’actionnariat populaire en France en faisant bénéficier leurs titulaires d’avantages fiscaux, le compte-titres ne bénéficie pas d’une fiscalité adoucie. Notez cependant qu’il existe des contraintes en matière de durée de détention, d’approvisionnements et de retraits du PEA pour bénéficier des avantages fiscaux.

La mise en place en 2018 de la flat tax ou prélèvement forfaitaire unique qui s’applique au compte titres a un peu changé la donne en termes de régime fiscal des revenus du compte-titres.

  • Jusqu’au 31 décembre 2017, l’investisseur titulaire d’un compte titres devait s’acquitter de l’impôt sur les plus-values selon le barème de l’impôt sur le revenu (IR), après un éventuel abattement pour durée de détention. Notez que les dividendes et coupons sont aussi imposables à l’IR. L’addition pouvait donc être salée, parfois plus de 60 %.
  • Depuis le 1er janvier 2018, grâce au PFU, le compte-titres ordinaire bénéficie d’une imposition au taux forfaitaire unique de 30 % quelle que soit la durée de détention. Sont également supprimés les abattements pour durée de détention jusque-là en vigueur.

Les personnes imposées dans les tranches marginales supérieures et les investisseurs qui ne gardent pas longtemps leurs titres financiers sont les gagnants de la réforme. La mise en place du prélèvement forfaitaire unique pénalise en effet la détention longue d’actions !

Et qu’en est-il de la fiscalité du compte-titres en cas de moins-value ? Si l’investisseur revend ses titres moins chers qu’il ne les acquis, il perd de l’argent et réalise ce que l’on appelle une moins-value. Cette opération est déductible des plus-values réalisées sur des opérations du même type et viendra donc faire baisser d’autant vos gains à déclarer à l’administration fiscale. Notez que si vous enregistrez sur un an une moins-value globale, vous pouvez la reporter sur les gains de même nature lors des dix années suivantes.

Quels frais pour un compte titres ?

Vous vous demandez peut-être combien coûte un compte titres ordinaire. Le coût d’un compte-titres est variable et dépend des tarifs affichés par votre courtier.

Celui-ci peut pratiquer des frais d’ouverture, des droits de garde, des frais de tenue de compte, des frais annexes pour l’accès à tel ou tel service optionnel comme l’accès aux cours en temps réel ou à certains logiciels de prise de décision par exemple, des frais d’abonnement si le nombre de transactions prévues pour la formule choisie n’a pas été respecté.

Tous ces frais peuvent être évités avec un courtier à bas prix. Il existe en revanche des frais inévitables : les frais de courtage liés à l’ouverture ou la fermeture d’une position. Ces frais peuvent être fixes ou varier selon le montant de l’ordre. Ils sont plus ou moins chers selon le type de produit traité (action, obligation, produit dérivé, etc.) et la place boursière concernée (France, autres pays européens, États-Unis, Japon, Chine, Canada, Australie, etc.).

Il est possible chez certains courtiers d’obtenir un tarif dégressif si l’on multiplie les trades grâce à un système d’abonnement.

Parce que tous ces paramètres influent considérablement sur le prix de l’ordre et parce que les brokers ne facturent pas tous les mêmes services, il est très difficile de comparer les tarifs des courtiers entre eux. Retenez tout de même que, de manière générale, les courtiers en ligne sont bien plus attractifs que les banques traditionnelles, tant au niveau des prix que des services annexes (plateformes de trading, outils d’aide à la décision, supports pédagogiques, etc.).

Comment clôturer ou transférer un compte titres ?

Comment fermer un compte-titres ?

Il existe plusieurs raisons qui peuvent pousser l’investisseur à clôturer son compte-titres : pour récupérer tous ses gains ou bien pour changer de courtier sans voir à s’acquitter de frais de transfert. Dans ce cas, il conviendra d’envoyer à votre courtier une lettre recommandée avec accusé de réception rappelant vos cordonnées, votre numéro de compte, votre volonté de clôturer votre compte. Si vous n’avez pas au préalable revendu vous-même vos titres, c’est votre courtier qui s’en chargera, ce qui induira des frais mais aussi et surtout le risque de multiplier les moins-values si les titres sont vendus au mauvais moment.

Comment transférer un compte-titres ?

Attention avant de transférer un compte-titres de bien vérifier que la clôture de son ancien CTO et l’ouverture d’un nouveau n’est pas beaucoup plus avantageuse en termes de frais. Si non, ou si vous possédez des titres que vous ne souhaitez absolument pas revendre pour le moment, il est possible de procéder au transfert de votre compte-titres. Avant de réaliser le transfert, il est cependant recommandé de faire le ménage dans votre portefeuille et de ne conserver que les titres que vous souhaitez absolument garder, étant donné que les frais de transfert grossissent en fonction du nombre de lignes du portefeuille.

N’oubliez pas non plus de bien prendre en compte les opérations sur titres (versement de dividendes par exemple) qui pourraient rallonger la durée du transfert. Ensuite, adressez une demande de transfert accompagnée du dernier relevé de situation de votre compte-titres à votre nouveau courtier qui se chargera de contacter l’ancien et de mettre au point avec lui le transfert de votre enveloppe. Attention à disposer de suffisamment de cash sur le compte espèces de votre compte titres pour pouvoir être en mesure de payer les frais de transfert appliqué par votre courtier.

Comment transmettre un compte titres ?

La transmission d’un compte-titres ordinaire peut se faire soit du vivant du titulaire, soit à son décès.

Si la transmission a lieu du vivant du donateur, pas besoin de voir son notaire, il suffira au donateur de demander par écrit à sa banque de transférer ses titres sur le compte de celui à qui il souhaite léguer ses titres.

À noter : la donation d’un portefeuille d’actions à un descendant (enfants ou petits- enfants) permet, en toute légalité, de gommer l’imposition sur les plus-values. Il conviendra en revanche de s’acquitter de droits de donations si le montant donné excède les abattements applicables sur les donations. Mais ces droits de donation sont, très souvent, bien inférieurs à ce qu’aurait coûté l’impôt sur les plus-values. Lorsque le bénéficiaire revendra ses titres, c’est la valeur des titres au jour de la donation qui servira de référence pour calculer le montant du gain, et non le prix de revient initial des titres.

Un CTO peut aussi être transmis au décès du titulaire. Comment alors se déroule la succession pour un compte-titres ? Là encore, les gains sont gommés fiscalement, les prix de revient des différents titres du portefeuille sont réajustés au jour du décès. Si des droits de succession sont acquittés, ils peuvent être utilisés pour majorer les prix de revient des valeurs qui composent le portefeuille. Ainsi, en cas de hausse des cours, l’imposition des plus-values s’en trouvera diminuée.

Compte titres, PEA ou assurance-vie : que choisir pour ses investissements en Bourse ?

Le compte-titres ordinaire, longtemps boudé en raison de sa fiscalité peu attractive, a cependant de très nombreux atouts par rapport aux autres enveloppes grand public qui permettent aux particuliers français d’investir sur les marchés financiers : le PEA et l’assurance vie (au travers des unités de compte). Alors : Assurance-vie, PEA ou compte-titres, comment choisir ?

D’abord, contrairement au PEA, PEA jeunes ou au PEA PME qui permet d’investir dans les small et midcaps, tous deux limités à un par contribuable, on peut détenir autant de compte-titres ordinaire qu’on le souhaite, chez plusieurs courtiers différents. Vous pourrez ainsi par exemple ouvrir un compte chez un courtier dont l’offre est plus développée en matière de produits dérivés et un autre dont l’offre en termes de fonds est plus importante. Il en est cependant de même pour les contrats d’assurance-vie et vous pouvez tout à fait ouvrir plusieurs contrats auprès de plusieurs assureurs différents pour bénéficier des atouts de chaque contrat.

Ensuite, le compte-titres ordinaire offre une plus grande liberté que le PEA car il n’existe pas de restrictions en matière de titres. Le PEA ne permet d’investir que dans des actions cotées ou non cotées dont le siège social est situé dans l’Union Européenne. Pour accéder aux autres marchés, il faut passer par un investissement dans les OPCVM ou les ETF éligibles au PEA. Et le choix en termes de fonds (OPCVM) et d’ETF est aussi bien plus large via un compte titres que via un PEA. En termes de choix d’actifs et de places boursières, le compte-titres sera aussi plus avantageux qu’une assurance-vie, même si de nombreux contrats multi-supports proposent une offre relativement étoffée en termes de valeurs mobilières.

Le compte-titres permet aussi, contrairement au PEA ou aux UC de l’assurance-vie, d’avoir recours à des stratégies sophistiquées pour doper la performance de son capital et notamment de vendre à découvert des titres, d’opter pour le service de règlement différé (SRD) ou encore d’investir sur des produits dérivés.

Enfin, cerise sur le gâteau : toutes les banques et courtiers proposent le compte-titres ordinaire. En revanche, tous ne proposent pas de PEA. En effet, des courtiers comme eToro qui donne accès à un très grand nombre de produits financiers et à une plateforme innovante ou Degiro qui offre des prix très compétitifs ne proposent pas de PEA pour le moment.

Alors oui, bien sûr la fiscalité de l’assurance-vie (au bout de 8 ans de détention de l’enveloppe) et la fiscalité du PEA (au bout de 5 ans de détention du plan) sont bien plus avantageuses que la fiscalité du CTO. Vous pourrez bénéficier avec une assurance-vie, au bout de 8 ans de détention, d’une fiscalité adoucie avec une imposition à 24,7 pourcent (sauf si les encours, tous contrats confondus dépassent 150 000 euros pour une personne seule et 300 000 euros pour un couple, auquel cas, c’est le prélèvement forfaitaire unique à 30 pourcent ou flat tax qui s’applique). Et dans le cas du plan épargne en actions, au bout de 5 ans, vous serez exonérés de l’impôt sur les plus-values. Mais si la fiscalité est un point important, elle ne doit cependant pas occulter vos stratégies et besoins car il vaut mieux après tout un compte-titres qui gagne qu’un plan épargne action qui perd !

Alors, compte-titres ou assurance-vie ? Compte-titres ou PEA ? Le choix de l’enveloppe doit avant tout dépendre des marchés et des actifs sur lesquels vous souhaitez investir, de votre durée d’investissement et de votre profil d’investisseur. Un investisseur bon père de famille qui cible quelques valeurs du CAC 40 et des ETF lui permettant d’investir sur les plus grosses sociétés américaines se contentera très certainement d’un plan épargne en actions ou d’une assurance-vie. Un investisseur actif qui souhaite investir dans des titres vifs de sociétés japonaises, US, européennes et protéger son portefeuille avec des instruments de couverture choisira lui plutôt le compte-titres ordinaire. Rappelons que, dans tous les cas, il ne s’agit pas d’un placement à capital garanti et qu’il existe un risque de perte pour votre épargne.

Quelques questions sur le compte titres?

Comment fonctionne un compte titres ordinaire (CTO) ?
Un compte-titres est un support d’investissement lié à un compte-espèces qui permet d’investir sur des valeurs mobilières, sans restriction de titres. Il peut être ouvert chez un courtier en ligne ou dans une banque et un investisseur peut en détenir plusieurs.

Quels sont les frais d’un compte titre ?
Le coût d’un compte-titres varie considérablement selon l’intermédiaire financier chez qui il est détenu. En effet, les frais de courtage pratiqués diffèrent d’un courtier à l’autre mais aussi en fonction du type de produit traité, de la place boursière concernée, du recours ou non au SRD, etc.

Comment sont imposés les comptes titres ?
Les revenus du compte-titres (dividendes, coupons) sont imposés au prélèvement forfaitaire libératoire ou Flat tax, à 30 %, tout comme les plus-values lors de la cession des titres. Il est également possible si cela est plus avantageux de choisir une imposition au barème de l’impôt sur le revenu.

Que choisir entre PEA et compte titres ?
Le compte-titres, contrairement au compte PEA, ne dispose pas d’avantages fiscaux mais cette enveloppe, en contrepartie, n’impose pas de restrictions de titres et permet d’investir sur des produits dérivés ou d’avoir recours au SRD. Par conséquent, elle offre un bon complément au PEA pour les investisseurs actifs et/ou désireux d’investir sur les marchés financiers hors Union européenne.

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Clemence Tanguy

Clémence Tanguy

Rédacteur - Café de la Bourse - Site internet

Après des études littéraires et une double formation en communication à la Sorbonne et au CELSA, Clémence Tanguy travaille à la SNCF et au Conseil Général des Hauts-de-Seine avant d’intégrer l’équipe de Café de la Bourse en 2015.

Elle couvre les sujets relatifs à l’actualité macro-économique, aux crypto-monnaies, aux produits financiers, aux finances personnelles et à l’investissement en général, avec une approche pédagogique et pragmatique.

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