IPO : comment investir dans une introduction en bourse ?

IPO : comment investir dans une introduction en bourse ?

Découvrez notre guide sur les introductions en Bourse ou IPO, leur définition, les raisons qui poussent une entreprise à s’introduire en Bourse ou à sortir de la cotation, ainsi que les introductions en Bourse les plus attendues en 2022.

Nous vous présenterons également des exemples d’IPO internationales à succès et d’autres plus nuancées, les outils pour trouver des IPO à venir, et nos conseils avant d’investir dans une introduction en Bourse.

Introduction en Bourse : qu’est-ce qu’une IPO (Initial Public Offering) ?

Le terme d’Initial Public Offering (IPO) désigne une introduction en Bourse. Cela signifie qu’une société s’introduit en Bourse par le biais d’une ouverture de son capital, sous forme d’émission d’actions, sur les marchés financiers.

Rappelons d’abord que la Bourse est une place de marché immatérielle où s’achètent et se vendent des actions de sociétés cotées. Autrement dit, on y échange de l’argent contre des parts d’entreprise puisqu’une action correspond à une part du capital de la société qui l’émet. Une société cotée est en quelque sorte un bien en indivision entre tous ses actionnaires. En effet, un actionnaire possède une partie de la société dans laquelle il a investi, plus ou moins importante selon le nombre d’actions qu’il détient.

Tout le monde peut acheter ou vendre des actions : les particuliers, les banques, les compagnies d’assurance, les sociétés elles-mêmes qui peuvent détenir une partie de leurs propres actions mais aussi des actions d’autres sociétés. En France, les actions sont cotées en continu, au cours de cinq séances par semaine, du lundi au vendredi, de 9h à 17h30. Il s’agit là du marché secondaire qui consiste à acheter des titres à des tiers qui les ont en portefeuille et souhaitent les revendre. C’est un peu le marché de seconde main des actions.

Mais il existe aussi un marché primaire, ou marché des actions nouvelles, qui consiste à acheter des actions directement auprès de la société qui les émet, notamment lorsqu’elle introduit son capital en Bourse, mais aussi lorsqu’elle procède à des augmentations de capital. L’introduction en Bourse, en anglais « IPO » pour « Initial Public Offering » signifie littéralement « offre au public initiale » et montre bien qu’il s’agit de la première fois que l’entreprise propose au public des parts de son capital.

Toutes les entreprises peuvent-elles s’introduire en Bourse ?

Toutes les entreprises peuvent en théorie s’introduire en Bourse, mais pas sur n’importe quel marché !

Évidemment, cela ne concerne pas les micro-entreprises ou les entreprises individuelles ou les petits commerces de proximité. Mais les petites et moyennes entreprises peuvent aussi s’introduire en Bourse. Les IPO ne sont pas réservées aux licornes qui auraient gagné le droit en dépassant le milliard de capitalisation de rejoindre la Bourse, bien au contraire. Les petites et moyennes entreprises sont aussi concernées par les IPO.

Ainsi, en France, les sociétés cotées sur Euronext Paris peuvent afficher des capitalisations de l’ordre de la centaine de millions d’euros à plus d’un milliard d’euros.

En effet, Euronext est segmenté en trois compartiments :

  • A : capitalisation boursière supérieure à 1 milliard d’euros
  • B : capitalisation boursière comprise entre 150 millions et 1 milliard d’euros
  • C : capitalisation boursière inférieure à 150 millions d’euros

Pour s’introduire en Bourse, une société doit se conformer aux règlements du marché sur lequel elle s’introduit, notamment en matière de transparence et de communication financière. Le degré de contraintes réglementaires d’une introduction en Bourse varie selon la taille de l’entreprise et le marché sur lequel elle sera cotée.

Pour les sociétés qui ne remplissent pas les conditions d’accès au marché réglementé, il est possible d’envisager une introduction sur Euronext Growth (ex-Alternext), un système multilatéral de négociation créé principalement pour les entreprises de taille moyenne (PME-ETI), afin de faciliter leur cotation et limiter les contraintes d’introduction en Bourse.

Euronext ACCESS est mis en place pour permettre aux trop petites ou trop jeunes entreprises d’intégrer un marché financier adapté afin de financer leur développement et de bénéficier de la notoriété de la cotation. Les marchés Euronext ACCESS ne sont pas réglementés en vertu de la directive de l’UE, chose qui rend les critères d’admission beaucoup plus simples.

Consulter également notre article Investir en Bourse dans les small et midcaps

SPAC : une forme d’IPO en forte croissance aux États-Unis

Il existe également une forme plus rare d’IPO (mais dont la tendance est à la hausse, notamment aux États-Unis) dite SPAC (Special Purpose Acquisition Company), nommées « blanc-seing » en français.

Ce type d’opération permet à une société de s’introduire en Bourse sans passer par la procédure d’IPO. Un SPAC est une société cotée en Bourse sans activités opérationnelles ni actifs matériels (une coquille vide). Le but d’un SPAC est d’utiliser l’argent levé en Bourse pour l’acquisition ultérieure de sociétés non cotées en Bourse (il s’agit donc d’une forme alternative d’activité de type Private Equity).

En termes simples, la SPAC consiste en une levée de fonds en Bourse sur une base « blanche » en vue de l’acquisition ultérieure de sociétés ciblées non cotées en Bourse.

Les critères sont donc plutôt immatériels dans un premier temps et la réussite émane donc principalement de la réputation du/des gérants de la SPAC, souvent issus du monde du Private Equity.

Dans le cadre des SPAC, le prix des actions est fixé de gré-à-gré, il s’agit d’une forme « express » d’introduction en Bourse.

IPO : à quoi ça sert ? Pourquoi une entreprise décide de s’introduire en Bourse ?



Le but principal d’une IPO est la levée de capitaux pour répondre à des besoins de croissance, les IPO présentent donc une alternative à l’endettement bancaire ou obligataire.

Ainsi, l’introduction en Bourse sera avant tout pour l’entreprise un moyen de financer son développement à l’international, le lancement de nouveaux produits ou services, l’embauche de nouveaux salariés, le lancement de nouveaux projets en R&D, etc. En outre, le coût du capital levé est souvent moindre avec une IPO qu’avec d’autres sources de financements.

Notez aussi que l’introduction en Bourse peut être préféré à un financement en private equity car les processus, assez lourds et réglementés sont finalement très cadrés, et permettent, si l’on remplit le profil, de lever des fonds relativement facilement. Les dirigeants peuvent en effet opter pour l’IPO s’ils jugent qu’elle représente moins d’aléas qu’une énième levée de fonds.

L’introduction en Bourse peut aussi être encouragée par les investisseurs en private equity (business angels, fonds d’investissement, etc.) qui accompagnent la société depuis plusieurs années et voient d’un bon œil la liquidité induite par une IPO.

Autre avantage à s’introduire en Bourse : la notoriété et la visibilité induites par l’arrivée de la société sur les marchés financiers. L’IPO accroît la crédibilité des entreprises auprès de leurs clients, de leurs fournisseurs et des établissements bancaires. Mais l’introduction en Bourse donne aussi de la visibilité et des outils supplémentaires pour recruter et fidéliser des talents.

IPO : quels sont les freins ? Pourquoi une entreprise ne veut pas s’introduire en Bourse ?



Toutefois, il existe des contreparties à une IPO, notamment l’obligation de rendre publiques les informations financières, comptables, juridiques, et toutes celles ayant un impact significatif sur la société.

Les lourdeurs et les coûts d’une IPO ne sont pas non plus négligeables pour une petite société qui peut aussi décider de lever des capitaux de gré-à-gré, en rencontrant un par un les investisseurs, sans passer par un marché boursier.

C’est pourquoi, traditionnellement, les dirigeants de PME manifestent une certaine réticence à ouvrir leur capital à des investisseurs extérieurs, de crainte de perdre leur indépendance.

Il existe aussi un risque d’échec de l’IPO. De plus, une fois sur les marchés boursiers, l’action peut être en proie à de fortes spéculations ou à des fonds dits « vautours » ou activistes.

Des phénomènes de stratégies opérationnelles court-terme peuvent aussi apparaître à la demande des actionnaires, tandis qu’une vision plus long terme aurait pu être appliquée en dehors de toute « pressions » actionnariales.

Pourquoi une entreprise quitte la Bourse ?



Il existe aussi des inconvénients au statut de société cotée. Une société cotée en Bourse sera davantage scrutée par la concurrence et par les investisseurs et analystes financiers. De plus, le cours de Bourse sera relativement corrélé au cours des marchés boursiers dans leur ensemble et particulièrement au cours de l’indice de référence auquel la société se rattache, même si cela induit une décorrélation relative avec les fondamentaux. La valorisation de la société sera alors liée en partie au contexte macro-économique, que cela lui soit favorable ou non.

Être investi en Bourse, c’est perdre aussi dans une certaine mesure son indépendance puisque vous avez des actionnaires à qui vous devez rendre des comptes et qui pourront influer sur la trajectoire de la société via le vote en assemblée générale.

Le fait d’être coté en Bourse peut aussi être difficile pour les toutes petites sociétés dont les volumes d’échange sont très faibles. Et ce problème de liquidité a des répercussions fortes sur le cours de Bourse. En effet, si un particulier ou un fonds décide de vendre ses participations, le cours de Bourse peut brusquement baisser. La valeur chute alors sans que rien ne se soit passé et il peut être difficile ensuite de lever des fonds. C’est pourquoi les petites sociétés aux faibles capitalisations, peu liquides, peuvent parfois revenir sur leur décision et quitter la Bourse.

Les introduction en Bourse les plus attendues sur Euronext Paris en 2022



BlaBlaCar, l’application leader de covoiturage

BlaBlaCar est le leader mondial du covoiturage et met en relation des conducteurs et des personnes pour partager un trajet à coût réduit. C’est une entreprise française créée en 2006 à Paris et qui a rejoint le groupe des licornes en 2015 après une levée de fonds de 200 millions de dollars.

En avril 2021, BlaBlaCar a levé 97 millions d’euros pour s’imposer à l’international, étendre son offre sur le transport multimodal et surtout préparer son introduction en bourse en 2022, année où l’entreprise vise la rentabilité. L’entreprise a en effet annoncé alors que cette levée de fond serait la dernière avant une cotation sur les marchés publics.

BlaBlaCar compte plus de 70 millions d’utilisateurs et est actuellement valorisée à 2 milliards de dollars.

Lire aussi notre article 5 licornes françaises à découvrir

Euroapi, filiale de Sanofi, numéro 2 mondial des principes actifs

L’entrée en Bourse d’Euroapi a été validée par l’Autorité des marchés financiers, la filiale de Sanofi commencera sa cotation le 6 mai. Gros fabricant de principes actifs pour l’industrie du médicament, elle sera en mesure de travailler pour Sanofi, mais aussi pour des tiers, le géant français conservant toutefois 30 % du capital.

Euroapi en est le second fabricant mondial de principes actifs. La société vise un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros cette année et compte faire croître ses ventes au minimum de 6 à 7 % par an dans les prochaines années. L’entreprise est valorisée à 1,25 milliard d’euros.

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Deezer, l’application de streaming musical

La plateforme française de streaming de musique Deezer projette de faire ses premiers pas à la Bourse de Paris à travers un SPAC, affirmait le 13 avril 2022 le Wall Street Journal.

Deezer a été créée en 2007 et indique être disponible dans 180 pays. L’application compte 16 millions d’utilisateurs et un catalogue de près de 100 millions de chansons. Le SPAC en question serait le SPAC I2PO dans lequel se trouve la famille Pinault, propriétaire du groupe de luxe Kering.

Sa valorisation, pour son entrée en Bourse qui pourrait être annoncée dans les prochains jours, n’était pas indiquée.

Les introduction en Bourse les plus attendues sur le marché américain en 2022



Instacart, l’application de livraison à domicile de produit d’épicerie

Instacart est une société américaine qui opère un service de livraison de produits d’épicerie aux États-Unis et au Canada. Instacart est entré dans une autre dimension à la suite des restrictions de mobilité engendrées par la pandémie de COVID-19 et de la mutation de l’organisation du travail avec le développement du travail à distance. L’entreprise a su en tirer des bénéfices et a acquis de très nombreux nouveaux utilisateurs en 2020 et 2021. Le chiffre d’affaires de l’entreprise aurait d’ailleurs plus que triplé pour atteindre 1,5 milliard de dollars en 2020.

La trajectoire de croissance à long terme de l’entreprise est excellente, et malgré la forte concurrence d’Amazon et d’UBER, Instacart reste l’une des entreprises privées les plus dynamiques qui n’a pas encore fait appel aux marchés publics. Elle a déjà repoussé ses plans d’entrée en bourse l’année dernière pour se concentrer sur l’expansion de ses activités et notamment l’amélioration de ses canaux d’acquisition. Cependant, cette année, il est fort probable de voir Instacart entrer à la bourse de New York.

Instacart serait valorisé aux alentours de 40 milliards de dollars.

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Mobileye, le spécialiste des technologies de conduite autonome

Mobileye est une société qui développe des technologies de conduite autonome et des systèmes avancés d’aide à la conduite, notamment des caméras, des puces électroniques et des logiciels. Mobileye a déjà été cotée en bourse et son propriétaire actuel, le fabricant de puces Intel, compte bien faire revenir l’entreprise sur les marchés publics, cinq ans après avoir acquis la société pour 15,3 milliards de dollars.

Mobileye est l’un des leaders de la technologie des voitures à conduite autonome et fournit ses technologies à de grands constructeurs automobiles comme Ford et Volkswagen. À l’origine, Intel prévoyait d’intégrer la technologie de Mobileye dans sa propre division de conduite autonome, mais l’option de faire de Mobileye une société distincte et de conserver une participation majoritaire dans l’entreprise pourrait être la meilleure façon pour Intel, qui lutte pour rattraper ses rivaux comme Nvidia C, de tirer profit de l’une de ses possessions les plus précieuses.

Mobileye serait valorisée aux alentours de 50 milliards de dollars

Stripe, le géant du paiement en ligne

C’est sûrement l’introduction en bourse la plus attendue en 2022 sur les marchés américains. Stripe est un géant des paiements en ligne basé à San Francisco. La société offre principalement des logiciels de traitement des paiements et des APIs pour les sites E-commerce et les applications mobiles. La société a été évaluée pour la dernière fois à 95 milliards de dollars lors d’un tour de financement de 600 millions de dollars en mai 2021.

Cela a permis à Stripe, dont le logiciel de commerce électronique traite les paiements d’acteurs technologiques de premier plan tels qu’Amazon et Google, de prendre son mal en patience et d’attendre des conditions parfaites et de bons niveaux de valorisation.

Comme pour d’autres startups technologiques en vogue, la croissance de Stripe s’est massivement accélérée pendant la pandémie, les consommateurs affluant vers les boutiques E-Commerce pour faire leurs achats. Entre avril 2020 et environ un an plus tard, la valorisation de Stripe a bondi de 36 à 95 milliards de dollars.

Stripe est évaluée à plus de 100 milliards de dollars pour son Introduction en Bourse.

Uber : l’exemple d’une IPO nuancée pour le leader de l’application mobile VTC

Graphique de du cours de l’action Uber depuis son IPO

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Source : Tradingview (hors tracés)

Le groupe américain Uber, qui a créé l’application de VTC à succès, a introduit son action en Bourse le 10 mai 2019, au cours de Bourse de 42 $.

Après une légère tendance haussière, le cours de Bourse a chuté à 25,99 $ mi-novembre 2019 pour ensuite se rétablir à 41,25 $ mi-février 2020.

A eu lieu ensuite une chute conséquente du cours de Bourse de l’action Uber jusqu’à un point bas à 14,82 $ atteint mi-mars 2020 (pic du « Corona-krach »). Ce seuil est tout de même 65 % inférieur au cours d’IPO d’Uber.

Le cours de l’action a ensuite « repris des couleurs » grâce à une croissance de + 266 %, pour atteindre 54,29 $ en date du 25 janvier 2021.

L’IPO d’Uber est donc assez nuancée car bien que son cours de Bourse actuel soit en hausse de + 29 % début 2021 par rapport à son cours d’IPO du 10 mai 2019, le cours du géant du VTC a été très volatil. En outre, cette performance reste bien inférieure à celles d’autres grandes IPO américaines de ces dernières années.

Airbnb : une IPO au succès remarquable avec une valorisation qui a plus que doublée dès le 1er jour

Graphique du cours de l’action Airbnb depuis son IPO

graphique-cours-action-Airbnb-depuis-IPO-janvier-2021

Source : Tradingview (hors tracés)

Le 10 décembre 2020 a eu lieu l’introduction en Bourse du groupe Airbnb. La plateforme de réservation de logements entre particuliers vaut début 2021 105 milliards de $ en Bourse.

Son cours d’IPO était de 68 $ par action. Le titre vaut 177,53 $ au 25 janvier 2021, seulement 1 mois et demi plus tard.

L’IPO d’Airbnb signe donc en moins de 2 mois une performance de + 161 %. Il s’agit donc d’un grand succès.

Saudi Aramco : l’exemple d’une IPO neutre pour le géant du pétrole

Graphique du cours de l’action Saudi Aramco depuis son IPO

graphique-cours-action-Saudi-Aramco-depuis-IPO-janvier-2021

Source : Tradingview (hors tracés)

Le 12 décembre 2019 a eu lieu l’introduction en Bourse de la plus grande société du monde : Saudi Aramco, conglomérat pétrolier d’Arabie Saoudite, d’une capitalisation avoisinant les 1 850 milliards de $ au 26 janvier 2021.

Son cours d’IPO était de 35,20 SAR, et le cours de Bourse est donc quasi stable un peu plus d’un an plus tard (34,70 SAR au 26 janvier 2021).

À noter que le cours de l’action a chuté à 27,80 SAR mi-mars 2020, soit une chute de 21 %, suivi d’une reprise de + 33 % au 21 septembre 2020, et d’une petite rechute de 6 % pour se fixer à 34,70 SAR au 26 janvier 2021.

Comment investir dans une IPO ?



Pour investir dans une IPO, il convient de se rapprocher de son courtier en Bourse ou de la banque chez qui vous avez déjà souscrit un PEA ou un compte-titres afin de lui signifier votre désir de participer à l’introduction en Bourse de la société envisagée. Une demande d’achat de titres sera alors réalisée. Attention si vous possédez seulement un PEA à ce que la société qui s’introduit en Bourse soit bien éligible.

Notez que vous pouvez aussi choisir entre une détention des actions au nominatif pur ou au nominatif administré.

Introduction en Bourse : où trouver les IPO sur le web ?



Les 100 dernières IPO aux États-Unis avec lposcoop

L’outil Iposcoop.com est intéressant pour consulter les dernières IPO relatives aux sociétés introduites en Bourse sur les places boursières américaines, accessibles depuis ce lien https://www.iposcoop.com/last-100-ipos/

Remarque : les dates au format US inversent le jour et le mois par rapport aux formats européens.

Iposcoop.com offre également l’avantage de présenter une colonne intéressante appelée « Return » qui permet de connaître la performance de l’action depuis son IPO.

Les IPO à venir aux États-Unis avec Nasdaq.com

Pour les IPO américaines à venir, il existe également une rubrique « IPO Calendar » sur le site du Nasdaq, accessible depuis ce lien : : https://www.nasdaq.com/market-activity/ipos?tab=filings.

Les IPO en Europe avec Euronext.com

Pour les sociétés européennes, l’espace « All IPOS » présente les dernières IPO ainsi que celles à venir sur les places boursières Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne). Accessible sur ce lien : https://live.euronext.com/en/ipo-showcase.

IPO : les risques et pièges à éviter si l’on souhaite souscrire à une IPO



Souscrire à une IPO peut être le moyen de saisir de belles opportunités boursières mais comporte aussi son lot de pièges et risques.

D’une part, souscrire une IPO est ouvert à n’importe quel investisseur via un courtier en Bourse et il n’existe aucune garantie que vous recevrez finalement les actions. Si l’IPO a été sur souscrite, c’est-à-dire qu’il y a eu plus de demandes de souscription que d’actions disponibles, vous pouvez tout simplement ne pas être servi. Vous pouvez également être servi partiellement en cas d’attribution au prorata ; par exemple, une société qui a émis 10 000 actions et qui reçoit des demandes de 40 000 souscriptions d’actions distribuera 25 % des actions demandées à chaque investisseur.

Il est aussi important et pas toujours facile de faire vos recherches sur la société. Contrairement à la plupart des sociétés cotées en bourse, les sociétés privées ne sont généralement pas couvertes par de nombreux analystes. D’ailleurs, même si la plupart des sociétés s’efforcent de divulguer toutes les informations dans leur prospectus, celui-ci est toujours rédigé par elles-mêmes et non par un tiers impartial. Prenez le temps de bien vous informer et de faire des recherches.

Enfin, intéressez-vous au prix proposé, comme vous vous intéresseriez à la valorisation d’une action déjà cotée. Le prix doit refléter les fondamentaux de l’entreprise et les perspectives futures tant sur son marché que sa capacité à bien performer dans les années à venir.

Introduction en Bourse : nos conseils avant d’investir dans une IPO

Freedom Finance
Investir en Bourse via une IPO devrait nécessiter un travail d’analyse fondamentale préalable, même si celle-ci est l’objet d’un engouement généralisé. Il est donc préférable de rester prudent vis-à-vis des « effets de mode ».

À titre d’exemple, Uber pouvait paraître attractive avec son côté novateur et la forte croissance de son application mobile. Néanmoins, le groupe a pendant longtemps enregistré des pertes conséquentes. Cela s’explique notamment par le fait que ce type de sociétés ayant des profils de forte croissance privilégient souvent l’évolution de leurs parts de marché malgré un « cash burn » conséquent. Et cela semble plaire aux investisseurs qui voient le chiffre d’affaires croître significativement de manière régulière, la question de la profitabilité venant dans un second temps, tant que la bulle autour des valeurs de croissance tech perdure.

Autre exemple, l’IPO de la FDJ a été un succès. Depuis son introduction en Bourse le 21 novembre 2019 à 19,90 €, le titre est en croissance de + 85 % en un peu plus de 2 ans (36,80 € au 25 janvier 2021). Le profil de la Française des Jeux a donc plu aux investisseurs, ce qui était prévisible étant donné que ses comptes sont sains : dividende avoisinant les 3 % de rendement lors de l’IPO, hausse régulière des bénéfices annuels, faible ratio d’endettement, régularité du modèle économique, etc.

Quelques questions sur l’introduction en Bourse ou IPO ?

Une introduction en Bourse a lieu lorsqu’une société décide d’être cotée en Bourse. Pour cela, elle ouvre son capital et émet des actions. Le principal objectif d’une IPO pour une société est de lever des fonds pour financer son développement.

Les principaux critères qui doivent entrer en compte pour savoir s’il faut participer ou non à une introduction en Bourse sont : le business model et les perspectives de la société sont-ils intéressants ? Ses ratios financiers sont-ils bons ? Le prix d’introduction est-il attractif ? Etc.

Il est possible d’investir dans une entreprise réalisant son introduction en Bourse en se rapprochant de sa banque ou de son courtier Bourse chez qui vous disposez d’un compte-titres ou d’un PEA. Pour le PEA, attention à bien vérifier que le titre concerné est éligible au PEA. Vous pouvez aussi opter pour une détention des actions au nominatif pur ou au nominatif administré.

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