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Quelles sont ces nouvelles banques en ligne qui séduisent les Français ?

Le 20 septembre 2017

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Le décollage des banques en ligne est bien présent. Elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer sur le marché tout en proposant des services toujours plus innovants et à des tarifs concurrentiels. Elles sont aujourd’hui concurrencées par les néobanques, derniers arrivés dans le secteur de la bancassurance.

Si la plupart des banques en ligne sont des filiales de grands groupes bancaires, la banque attire aussi des acteurs provenant d’autres secteurs d’activité comme l’opérateur télécom Orange ou encore Carrefour, l’un des leaders de la grande distribution, qui investissent le marché via les néobanques. On peut aussi citer : Compte Nickel, N26 ou encore Morning.

Café du Patrimoine revient sur la différence entre banque en ligne et néobanque, les atouts de ces néobanques et vous propose son tableau comparatif des nouveaux acteurs de ce secteur.

Néobanque, banque digitale ou banque mobile : atouts et faiblesses

La concurrence croissante des banques en ligne devrait encore s’intensifier avec l’émergence des néobanques, en France comme ailleurs en Europe. Ces nouveaux venus, acteurs de la Fintech, possédant des licences bancaires mais ne développant leurs produits que sur mobile, avec la promesse d’une expérience utilisateur différente.

Le comité de Bâle, le gendarme de la finance, a récemment dévoilé un rapport sur l’avenir du secteur bancaire présentant plusieurs scénarios. Deux d’entre eux fait la part belle aux néobanques. « Dans le futur, les banques traditionnelles ne parviennent pas à survivre à la vague de technologies et se voient remplacées par de nouvelles banques axées sur la technologie » indique l’un d’eux. Autre scénario qui fait la part belle aux néobanques et à la Fintech en général : « les banques survivraient et resteraient même incontournables dans les services financiers. Mais leur rôle deviendrait moins visible, réduit à celui de simple prestataire de services. Elles mettraient leurs savoir-faire au profit de fintechs ou de géants de l’Internet qui se réserveraient la relation au consommateur final » peut-on lire dans le dossier Les banques pourraient avoir du mal à résister à la vague des Fintechs dans Les Echos.

Banque en ligne versus néobanque : quelle différence ?

Banques en ligne et néobanques proposent toutes les deux une offre bancaire numérique. La similitude s’arrête ici. Découvrez les différences entre ces acteurs qui ont relégué la banque traditionnelle au rang de mammouth.

Une différence de structure

Les banques en ligne présentent des différences dans leur structure même. En effet, les banques en ligne sont avant tout des banques, mais proposant uniquement une offre numérique. Elles sont d’ailleurs le plus souvent rattachées à une banque traditionnelle. Ainsi, Boursorama est une filiale de la Société Générale, Fortuneo est une filiale de Crédit Mutuel Arkéa, Hello Bank ! est une filiale de BNP PARIBAS, etc. Les néobanques sont, elles, des établissements de paiement. Certaines ont une licence bancaire mais ce sont avant tout des établissements de paiement qui ont construit leur architecture technique en ne partant de rien. Elles font partie des Fintechs, ces start-ups qui associent finance et technologie et bouleversent le secteur de la banque.

Ordinateur contre smartphone : des usages qui diffèrent

Les banques en ligne et les néobanques n’utilisent pas non plus les mêmes supports. Si l’ordinateur est l’outil privilégié des banques en ligne, le smartphone est l’outil des néobanques. Ainsi, l’ouverture d’un compte dans une banque en ligne se fait par internet sur un ordinateur, avec dans la plupart des cas l’envoi de justificatifs papier ; quand l’ouverture d’un compte dans une néobanque se fait sur un mobile, instantanément, de façon 100% digitale.

Lire aussi notre article Quelle banque pour les geeks

Des conditions de souscription différentes

Les différences entre banque en ligne et néobanques à l’ouverture d’un compte bancaire ne s’arrêtent pas là. En effet, les banques en ligne exigent le plus souvent un minimum de dépôt à l’ouverture, ce que ne réclament pas les néobanques. Les banques en ligne ont historiquement des conditions d’éligibilité plus strictes même si aujourd’hui des banques en ligne telles que Monabanq ou Boursorama sont ouvertes à tous.  À leurs débuts en effet, les banques en ligne s’adressaient à une cible bien précise : les jeunes actifs urbains diplômés. À l’inverse des banques en ligne, les néobanques se sont adressées initialement aux personnes hors du circuit bancaire. Compte Nickel se commercialisait dans les bureaux de tabac. Pas étonnant donc qu’elles ne fixent aucune condition de revenus sur leurs moyens de paiement et sont sans engagement. On constate aujourd’hui une sorte de convergence et les deux entités tendent à s’adresser désormais à un public plus large.

Une différence dans l’offre de produits bancaires

Les banques en ligne proposent désormais toutes sortes de produits bancaires : prêts, crédits, assurance, supports d’investissements et d’épargne, etc. Les néobanques limitent elles leur offre à un compte courant, du moins pour l’instant !

Une différence dans l’offre de services

Les néobanques proposent des services numériques beaucoup plus étendus que les banques en ligne. En plus des retraits, des virements par carte et des paiements par carte aussi proposés par les banques en ligne, les néobanques vous permettent de payer par SMS ou email, de constituer des cagnottes ou Pot commun en quelques clics ou encore de profiter d’un outil de gestion de notes de frais.

Les découverts ne sont pas possibles avec une néobanque, et donc, les agios n’existent pas.

Certaines banques digitales offrent aussi la possibilité de payer en plusieurs devises, sans frais.

Le délai de service est également un facteur différenciant fort : les virements et paiements s’effectuent en 1 à 3 jours ouvrés dans une banque en ligne (comme dans une banque traditionnelle), tandis que chez les néobanques, ils sont instantanés, avec le plus souvent une notification immédiate des dépenses par mail ou SMS.

En mettant l’accent sur l’expérience client et les services non bancaires, les néobanques pourraient bien s’imposer comme la nouvelle alternative aux banques traditionnelles.

Le prix : un défi de taille pour les néobanques

La principale motivation des clients à choisir une banque en ligne est incontestablement le prix. Les épargnants apprécient particulièrement la gratuité de la carte bancaire, les offres promotionnelles et de bienvenue ainsi que les économies effectuées. La plupart des banques en ligne affichent des coûts annuels nuls, incluant les frais de tenue de compte, de carte bancaire et de retrait d’espèces. Il faut dire que les coûts supportés par ces acteurs sont bien plus faibles que ceux des agences bancaires traditionnelles, en raison notamment de l’absence de structure physique. Compte tenu de cette explication, les néobanques devraient elles aussi afficher des prix très attractifs, et pourtant elles sont bien plus chères que les banques en ligne. Un vrai défi à relever pour les nouvelles banques car un client n’hésitera pas à se tourner vers une banque concurrente si elle affiche des prix plus intéressants. C’est d’ailleurs tout l’enjeu d’Orange Bank qui semble vouloir prendre place sur ce marché, malgré un lancement toujours retardé.

Réactivité, services simplifiés et applications mobiles séduisantes

L’attractivité des néobanques s’explique aussi par leur réactivité et leur facilité d’accès. L’instantanéité, et les applications mobiles sont en adéquation avec les besoins actuels des Français.

Chaque année, les banques en ligne étoffent leurs offres pour conquérir toujours plus de clients. Leur objectif : anticiper les besoins des clients grâce aux évolutions technologiques tout en répondant aux évolutions réglementaires. En effet, le nouveau dispositif de mobilité bancaire facilite l’essor de ces pure-players puisque les consommateurs peuvent désormais changer de banque plus facilement. Le secteur de la banque en ligne gagnant en maturité, il est aujourd’hui challengé par les néobanques qui, si elles sont au plus près des besoins des clients, doivent en revanche s’attacher à élargir leurs offres de produits et de services.

Toujours selon l’étude de Simon Kucher et Research Now, le nombre de clients ne faisant pas confiance aux banques en ligne est en recul de 11 %. Les efforts de communication fournis par les banques 100 % en ligne commencent donc à payer. C’est au tour des néobanques dernièrement arrivées sur le marché de porter leurs efforts sur ce point. La nouvelle génération de banque en ligne devra ainsi se démarquer pour s’imposer sur ce marché dominé par Boursorama Banque et ING Direct notamment.

Compte Nickel, N26, Orange, Carrefour et Morning : comment la neobanque révolutionne le secteur bancaire ?

Au départ plébiscitée par des clients masculins et urbains, la banque en ligne commencerait-elle aujourd’hui à se démocratiser ? Les chiffres le laissent penser : la part des clients détenant un compte bancaire en ligne a progressé de 20 % en 2016, selon un sondage mené par Simon Kucher et Research Now. C’est dans ce contexte que voient le jour les néobanques qui viennent (déjà !) ringardiser la banque en ligne qui, désormais, n’est plus la dernière nouveauté du secteur bancaire. Café de la Bourse fait le point sur les acteurs les plus récents de la bancassurance.

Alors que la BNP Paribas a acquis 95 % de Compte-Nickel, un service de compte bancaire accessible à tous et sans conditions de revenus, de nombreuses néobanques se lancent sur le marché.

BNP Paribas s’offre la start up Compte-Nickel

Compte-Nickel a depuis quelques mois déjà complété le dispositif de BNP Paribas consacré aux nouveaux usages bancaires. Ce rachat a permis au groupe bancaire d’acquérir un savoir-faire technologique dans ce secteur très concurrentiel. Compte-Nickel a déjà séduit plus de 540 000 clients en seulement trois ans. Ce service, proposé uniquement dans les bureaux de tabac, n’autorise ni crédit ni découvert, mais connaît déjà un grand succès. Par ailleurs, le rachat de la fintech par la BNP Paribas ne modifie pas les services proposés aux clients. Le Compte Nickel reste ainsi distinct et complémentaire de BNP Paribas et Hello Bank, la banque en ligne de l’enseigne. Si le rachat de Compte Nickel a permis à la BNP d’accélérer sa croissance, il pourrait cependant bousculer l’ADN du « compte sans banque ».

Carrefour propose sa banque en ligne

La banque en ligne attire également des acteurs provenant de secteurs d’activité différents. C’est le cas de Carrefour qui a lancé le 18 avril 2017 Carrefour Banque. Pour seulement un euro par mois et sans condition de revenu, le distributeur français propose C-Zam, un coffret à 5 euros associant un compte courant en ligne à une MasterCard. L’offre est commercialisée dans plus de 3 000 magasins et vise principalement une clientèle très jeune.

L’arrivée tant attendue de Orange Bank

On l’annonce depuis un moment déjà. Le lancement d’Orange Bank est sans cesse repoussé. N’empêche, la venue de l’opérateur télécom est très attendue puisque celui-ci a promis des « prix offensifs » à ses clients. Son offre s’articulera autour d’une application mobile innovante. L’ouverture de compte pourra également se faire en ligne ou dans les 140 points de vente de l’opérateur. Orange Bank se démarque toutefois par un avantage de taille : elle peut compter sur ses 29 millions de clients mobiles pour faire la différence. Selon les dernières informations, Orange Bank devrait lancer son offre dans le courant de l’automne 2017. Affaire à suivre donc !

La Fintech N26 se développe en France

N26 (anciennement Number 26) est une Fintech basée à Berlin. Elle s’est imposée à l’échelle européenne avec son concept de banque mobile. Cette dernière propose l’ouverture d’un compte en seulement 8 minutes depuis une application mobile. L’offre séduit particulièrement les jeunes âgés de 25 à 34 ans. Arrivée depuis peu en France, N26 envisage de passer la barre des 100 000 clients sur le territoire.

Le renouveau de Morning suite à la prise de participation d’Edel

La Banque Edel est devenue actionnaire majoritaire de Morning et redéfinit la ligne stratégique de cette dernière. En effet, Edel est entré au capital de la « néobanque » Morning à hauteur de 79% en février 2017. Cette nouvelle organisation a permis d’envisager une nouvelle stratégie de services pour Morning, la banque digitale entièrement accessible depuis un téléphone mobile, à la fois dirigée vers le BtoC et le BtoB. Pour mener à bien cette stratégie, la priorité est « donnée à la qualité opérationnelle du service client et à la proposition de fonctionnalités originales et utiles afin de séduire un maximum d’usagers à la recherche d’offres innovantes et différenciantes » souligne Morning dans son communiqué de presse du 30 mars 2017.

Comparatif néobanque

NeobanquesPoints fortsPoints faibles

C-zam Carrefour Banque

C-Zam est le 1er compte courant distribué en grande distribution et activable en ligne.

Accessibilité : aucune condition de revenus ni dépôt. 

Découvrir l’offre de C-zam→

Retrait au distributeur payant.

Seuls les virements peuvent alimenter le compte C-Zam.

Compte Nickel

Le Compte Nickel a déjà séduit plus de 500 000 clients.

Une procédure simplifiée : ouverture d’un compte en 5 minutes dans un bureau de tabac. Compte particulièrement adapté aux jeunes et interdits bancaires.

Dépôt d’espèces et retraits aux distributeurs payants.

Pas de découvert autorisé.

Orange Bank

Orange peut compter sur son portefeuille de 29 millions de clients mobiles pour développer son offre et sur son réseau de 650 boutiques.

Prix : Orange Bank promet des prix cassés lors de son lancement.

Deux Français sur trois n’ont pas confiance.

Un Français sur deux doute qu’Orange Bank ait la capacité technique nécessaire à la réalisation d’opérations bancaires.

N26

N26 est présente dans plus de 17 pays d’Europe et s’impose progressivement sur le marché belge et français.

Rapidité : un compte bancaire ouvert en moins de 8 minutes.

Découvrir l’offre de N26

Impossibilité d’encaisser des chèques ou de déposer du liquide.

Pas de découvert autorisé.

Morning

Une offre innovante et différenciante : Morning propose un service de cagnotte adossé à un compte de paiement et une carte aux fonctionnalités nouvelles (choix du code PIN, pilotage temps réel, blocage à distance…).

La start-up a connu des nombreuses difficultés financières et de gouvernance par le passé. Saura-t-elle séduire les utilisateurs dans les mois à venir ?

Les informations de Cafedelabourse.com et de ses publications sont données à titre pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas des recommandations d’investissement. Le lecteur se doit d’étudier les risques avant d’effectuer toute transaction. Il est seul responsable de ses décisions d’investissement.

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