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Neobanques : qui sont ces nouveaux acteurs du secteur bancaire ?

Le 19 mars 2018

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Les néobanques, toujours plus nombreuses, renouvellent en profondeur le paysage du secteur bancaire. Alors que les lancements se suivent, Café de la Bourse vous propose un dossier complet sur ces néobanques. Découvrez leurs caractéristiques, atouts et limites ainsi que notre vidéo sur les néobanques et notre tableau comparatif de ces nouvelles banques.

Qu’est-ce qu’une néobanque ?

Les néobanques débarquent dans le secteur de la banque

Les néobanques, contrairement aux banques en ligne qui sont souvent des filiales de grands groupes bancaires traditionnels, sont soit des nouveaux venus dans le secteur de la banque créés ex-nihilo comme Morning ou Revolut, soit des mastodontes d’autres secteurs comme Carrefour, l’un des leaders de la grande distribution qui propose l’offre C-Zam ou encore Orange, l’un des leaders de la téléphonie qui a lancé à l’automne 2017 Orange Bank. Il est tout à fait possible que, dans un avenir proche, de plus en plus de poids lourds du secteur bancaire lancent leur propre néobanque, éventuellement en acquérant une fintech qui leur permettra de s’implanter facilement et rapidement sur ce secteur en plein développement. C’est en effet dans cet esprit que BNP Paribas s’est offert la néobanque Compte Nickel.

Banque en ligne, néobanque, banque mobile : vraie banque ?

Les néobanques, ne possèdent pas toutes des licences bancaires même si elles proposent toutes une offre bancaire numérique. Elles sont en effet d’abord et avant tout des établissements de paiement. Elles mettent en avant l’expérience utilisateur et leur succès tient au fait qu’elles proposent des services rapides (un virement se fait en quelques minutes, voire secondes), simples et faciles à utiliser.

Leur offre bancaire se réduit à l’essentiel (du moins pour l’instant !) : un compte bancaire, une carte et une appli. En revanche, oubliez livret A, PEA, assurance-vie, etc. Quelques-unes proposent un livret rémunéré maison comme Orange Bank et son livret Orange. Cependant, la plupart restent cantonnées au compte courant classique

La néobanque à l’assaut du marché du secteur bancaire

La concurrence croissante dans le secteur bancaire devrait encore s’intensifier avec l’émergence des néobanques, en France comme ailleurs en Europe. Ces nouveaux venus, acteurs de la Fintech, possédant des licences bancaires mais ne développant leurs produits que sur mobile, avec la promesse d’une expérience utilisateur différente.

Le comité de Bâle, le gendarme de la finance, a récemment dévoilé un rapport sur l’avenir du secteur bancaire présentant plusieurs scénarios. Deux d’entre eux fait la part belle aux néobanques. « Dans le futur, les banques traditionnelles ne parviennent pas à survivre à la vague de technologies et se voient remplacées par de nouvelles banques axées sur la technologie » indique l’un d’eux. Autre scénario qui fait la part belle aux néobanques et à la Fintech en général : « les banques survivraient et resteraient même incontournables dans les services financiers. Mais leur rôle deviendrait moins visible, réduit à celui de simple prestataire de services. Elles mettraient leurs savoir-faire au profit de fintechs ou de géants de l’Internet qui se réserveraient la relation au consommateur final » peut-on lire dans le dossier Les banques pourraient avoir du mal à résister à la vague des Fintechs dans Les Echos.

Les atouts et limites de la néobanque

Découvrez en vidéo les caractéristiques d’une néobanque et ce qui la différencie de l’offre bancaire déjà existante. Même si elle est proche d’une banque en ligne, la néobanque proposant elle aussi une offre bancaire numérique, on compte de nombreuses différences entre elles, notamment en termes d’offre de services et de produits. Explications.

Banque 100 % mobile : services numériques et instantanéité au rendez-vous

Les néobanques bâtissent leur offre autour de services numériques de pointe qui allient rapidité et facilité d’utilisation. Vous pouvez bien sûr effectuer des retraits et des paiements mais aussi des virement, effectués en seulement quelques minutes. Mais s’il ne s’agit après tout que de services que les banques traditionnelles et les banques en ligne pratiquent déjà (en prenant un peu plus de temps certes), la liste ne s’arrête pas là ! Avec une néobanque, vous pouvez aussi payer par SMS ou constituer des cagnottes en quelques clics ou encore modifier en ligne vos limites quotidiennes comme le propose N26 par exemple.

Il existe aussi des néobanques particulièrement attractives en termes de tarifs car certaines d’entre elles comme Revolut vous permettent de payer avec votre carte bancaire, partout à l’étranger, dans une devise autre que l’euro, sans aucun frais.

Une offre de services réduite et parfois payante des néobanques

Inconvénient majeur et qui pourra en rebuter plus d’un : les néobanques sont avant tout un moyen de paiement plus qu’une véritable banque. Ainsi, vous avez accès à un compte, une carte et… c’est tout ! Ou presque. Orange Bank propose bien un livret Orange en sus mais la plupart n’ont pas ce type de produit. Oubliez donc les produits d’épargne : pas Livret A, pas PEL, pas de produits de crédit non plus. Et même le chéquier n’existe pas dans la plupart des néoabanques. Tout est dématérialisé et pourquoi payer avec un bout de papier ? C’est en effet la philosophie de Revolut ou encore Morning qui ne proposent pas ce moyen de paiement.

Autre élément à prendre en compte car à double tranchant : les découverts en sont pas possibles dans l’immense majorité des banques en ligne. Alors oui, cela signifie pas d’agios, mais cela signifie aussi que si vous n’avez pas assez d’argent sur votre compte, vous ne pouvez rien faire.

On pourrait s’attendre qu’avec aussi peu de services à la clé, la facture flirte avec le zéro mais c’est en fait peu souvent le cas. Les tarifs peuvent être même moins compétitifs que ceux d’une banque en ligne. N26 passé du tout gratuit à des services payants, est l’une des néobanques les plus chères. On notera par exemple que la célèbre fintech allemande facture les retraits en euros 2€ à partir du 6ème retrait par mois et applique une cotisation mensuelle de 5,90 euros pour bénéficier des assurances classiques sur les moyens de paiement et de la gratuité des retraits en devise étrangère qui s’élève à 1,7 % du montant du retrait sinon. Chez compte nickel, les retraits aussi sont payants, même dès le premier d’ailleurs et coûtent 1€ par retrait.

La néobanque cible plutôt les jeunes, les voyageurs et les geeks

La néobanque, de par ses caractéristiques, est avant tout un parfait complément pour une personne déjà titulaire d’un compte bancaire dans une banque traditionnelle ou en ligne qui bénéficie par ce biais de produits d’épargne et de crédits, non compris dans l’offre des nouveaux acteurs du secteur bancaire. Mais la néobanque pourra par exemple servir à régler ses dépenses à l’étranger pour éviter des frais systématiquement facturés dans les autres types de banque.

Les néobanques sont aussi intéressantes pour les jeunes, surtout, s’ils voyagent beaucoup (en Erasmus par exemple) et/ou s’ils n’ont pas fini leurs études et ne disposent donc pas de revenus fixes dont ils voudraient épargner une partie.

Enfin, la néobanque, sans forcément s’adresser à des geeks férus de code et de langages informatiques, s’adressent à des personnes tout de même relativement à l’aise avec les outils numériques.

Lire aussi notre article Quelle banque pour les geeks

Comparatif néobanque

NeobanquesPoints fortsPoints faibles

C-zam Carrefour Banque

C-Zam est le 1er compte courant distribué en grande distribution et activable en ligne.

Accessibilité : aucune condition de revenus ni dépôt. 

Découvrir l’offre de C-zam→

Retrait au distributeur payant.

Seuls les virements peuvent alimenter le compte C-Zam.

Compte Nickel

Le Compte Nickel a déjà séduit plus de 700 000 clients.

Une procédure simplifiée : ouverture d’un compte en 5 minutes dans un bureau de tabac. Compte particulièrement adapté aux jeunes et interdits bancaires.

Dépôt d’espèces et retraits aux distributeurs payants.

Pas de découvert autorisé.

Morning

Une offre innovante et différenciante : Morning propose un service de cagnotte adossé à un compte de paiement et une carte aux fonctionnalités nouvelles (choix du code PIN, pilotage temps réel, blocage à distance…).

La start-up a connu des nombreuses difficultés financières et de gouvernance par le passé. Saura-t-elle séduire les utilisateurs dans les mois à venir ?

N26

N26 est présente dans plus de 17 pays d’Europe et s’impose progressivement sur le marché belge et français.

Rapidité : un compte bancaire ouvert en moins de 8 minutes.

Découvrir l’offre de N26

Impossibilité d’encaisser des chèques ou de déposer du liquide.

Pas de découvert autorisé.

Orange Bank

Orange peut compter sur son portefeuille de 29 millions de clients mobiles pour développer son offre et sur son réseau de 650 boutiques.

Prix cassés lors de son lancement.

Deux Français sur trois n’ont pas confiance.

Un Français sur deux doute qu’Orange Bank ait la capacité technique nécessaire à la réalisation d’opérations bancaires.

Revolut Pas de frais pour les paiements en devise.

Plus d’un million de clients en Europe, ce qui en fait le leader européen des néobanques.

Pas encore de licence bancaire européenne et le développement d’un processeur de paiement interne est toujours en cours.

BNP Paribas s’offre la start-up Compte-Nickel

Compte-Nickel a depuis quelques mois déjà complété le dispositif de BNP Paribas consacré aux nouveaux usages bancaires. Ce rachat a permis au groupe bancaire d’acquérir un savoir-faire technologique dans ce secteur très concurrentiel. Compte-Nickel a déjà séduit près de 700 000 clients. Ce service, proposé uniquement dans les bureaux de tabac, n’autorise ni crédit ni découvert, mais connaît déjà un grand succès. Par ailleurs, le rachat de la fintech par la BNP Paribas ne modifie pas les services proposés aux clients. Le Compte Nickel reste ainsi distinct et complémentaire de BNP Paribas et Hello Bank, la banque en ligne de l’enseigne. Si le rachat de Compte Nickel a permis à la BNP d’accélérer sa croissance, il pourrait cependant bousculer l’ADN du « compte sans banque ».

Carrefour propose sa banque en ligne

La banque en ligne attire également des acteurs provenant de secteurs d’activité différents. C’est le cas de Carrefour qui a lancé le 18 avril 2017 Carrefour Banque. Pour seulement un euro par mois et sans condition de revenu, le distributeur français propose C-Zam, un coffret à 5 euros associant un compte courant en ligne à une MasterCard. L’offre est commercialisée dans plus de 3 000 magasins et vise principalement une clientèle très jeune.

L’arrivée tant attendue de Orange Bank

On l’a annoncé, on l’a attendu, et finalement la voilà. Le lancement d’Orange Bank a finalement eu lieu en novembre 2017. La venue de l’opérateur télécom fut très attendue puisque celui-ci a promis des « prix offensifs » à ses clients et la promesse a été tenue. Son offre s’articule autour d’une application mobile innovante (l’un des cœurs de compétence de l’entreprise). L’ouverture de compte peut se faire en ligne ou dans l’un des 140 points de vente de l’opérateur. Orange Bank se démarque toutefois par un avantage de taille : elle peut compter sur ses 29 millions de clients mobiles pour faire la différence.

La Fintech N26 se développe en France

N26 (anciennement Number 26) est une Fintech basée à Berlin. Elle s’est imposée à l’échelle européenne avec son concept de banque mobile. Cette dernière propose l’ouverture d’un compte en seulement 8 minutes depuis une application mobile. L’offre séduit particulièrement les jeunes âgés de 25 à 34 ans. Arrivée depuis peu en France, N26 a passé la barre des 100 000 clients sur le territoire en septembre 2017.

La banque Edel est devenue actionnaire majoritaire de la néobanque Morning

La Banque Edel est devenue actionnaire majoritaire de Morning et redéfinit la ligne stratégique de cette dernière. En effet, Edel est entré au capital de la « néobanque » Morning à hauteur de 79 % en février 2017. Cette nouvelle organisation a permis d’envisager une nouvelle stratégie de services pour Morning, la banque digitale entièrement accessible depuis un téléphone mobile, à la fois dirigée vers le BtoC et le BtoB. Pour mener à bien cette stratégie, la priorité est « donnée à la qualité opérationnelle du service client et à la proposition de fonctionnalités originales et utiles afin de séduire un maximum d’usagers à la recherche d’offres innovantes et différenciantes » soulignait Morning dans son communiqué de presse du 30 mars 2017.

Revolut, la fintech européenne prend son envol

Revolut, la fintech lancée en juillet 2015 qui propose un compte 100 % mobile avec carte bancaire a atteint à l’automne 2017 le million de clients sur le territoire européen. Des clients à qui elle s’enorgueillit de faire économiser plus de 135 millions d’euros en frais de change à ce jour, principalement sur les paiements par carte à l’étranger, les transferts monétaires internationaux et les retraits internationaux aux guichets automatiques. Il faut dire que la néobanque permet de payer en devise étrangère sans frais. En seulement deux ans Revolut, basé à Londres, a enregistré plus d’un million d’utilisateurs, qui ont procédé à 42 millions de transactions, avec un volume total dépassant les 6,1 milliards de dollars (USD). Revolut, leader européen des néobanques part désormais à la conquête de l’Asie et de l’Amérique du Nord. L’objectif reste le même : disrupter le secteur bancaire.

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