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Comment devenir rentier

Le 17 juillet 2017

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SCPI 300-250

Devenir rentier, tout le monde en rêve… et ça ne va pas plus loin ! Car l’on considère que cela est aussi probable que d’hériter d’un oncle d’Amérique. Pourtant, avec de la préparation, du travail aussi bien sûr et de la volonté, il est tout à fait possible de devenir rentier.

Par là bien sûr, on entend de se constituer des revenus fixes complémentaires au début et éventuellement qui suffiront ensuite à couvrir toutes vos dépenses. Café de la Bourse vous présente les 5 commandements à suivre pour devenir indépendant financièrement.

Comment être indépendant financièrement

Se former et apprendre

Devenir rentier demande d’abord une préparation conséquente qui débute par un apprentissage des notions relatives à l’économie et à la finance. L’objectif est de vous construire une culture financière et patrimoniale quasi-inexistante dans un cursus scolaire français si vous n’avez pas opté pour une formation économique. Informez-vous, apprenez, via la presse généraliste et spécialisée bien sûr mais aussi via des livres, sites spécialisés (comme Café de la Bourse), ou encore des moocs, des webinaires, etc. L’offre ne manque pas et, grâce à Internet, toutes les informations dont vous avez besoin sont à votre disposition.

Se fixer des objectifs clairs

Rome ne s’est pas bâti en un jour, vous ne passerez pas les 365 jours de l’année à bronzer sous un cocotier en un mois. Peut-être d’ailleurs ne le ferez vous jamais. Au début, en effet, votre rente ne servira que de complément de revenus, plus ou moins important. Dans un second temps seulement, vous pourrez arrêter de travailler et vivre des revenus issus de ses rentes. Fixez-vous des objectifs clairs en ayant bien à l’esprit que vous commencerez très probablement avec une petite rente qui grossira peu à peu dans le temps.

Le moment où vous arrêterez de travailler pour vivre de vos rentes dépendra non seulement de ces dernières mais aussi et surtout de vous et votre niveau de vie. En effet, la vie sans travail n’est pas accessible à partir d’un montant de capital donné mais est dicté par vos besoins et envies. Une personne aura parfois assez avec 3 000€ par mois, une autre ne se satisfera pas de 10 000€. Le capital qui permettra de couvrir de tels revenus par la rente n’est évidemment pas du tout le même.

Enfin, vous devrez choisir si vous souhaitez vous dégager des revenus complémentaires en consommant votre capital ou en le gardant. Il s’agit de deux moyens très différents d’envisager ses rentes. Dans le premier cas, vous puisez dans vos économies en dilapidant peu à peu le capital. Dans le second cas, vous vivez uniquement des intérêts que vous rapporte votre capital. Reste à savoir ce que vous souhaitez ou non transmettre à vos héritiers.

Être prêt à sortir de sa zone de confort

Pour devenir rentier, il faut aussi être prêt à se remettre en question et à reconsidérer toutes ces idées dans le domaine financier même si un certain nombre de choses vous paraissent à priori évidentes, immuables et justes. Sortez de votre zone de confort en remettant systématiquement en question toutes vos décisions financières. Par exemple, on pourrait penser qu’il est plus judicieux d’acheter sa résidence principale, que cela vous économisera un loyer qu’il faudra payer avec sa rente. Et pourtant, non ! Ce n’est pas forcément la meilleure option. Il pourra par exemple être plus judicieux de se constituer un patrimoine mobilier.

Pour en savoir plus sur la constitution d’un patrimoine immobilier, vous pouvez consulter l’article Acheter ou louer ?

Se constituer un pécule

Avant de devenir rentier, il faut ou hériter ou travailler pour, dans les deux cas, se constituer un pécule de base. Ce capital de base est en effet un préalable nécessaire. Pour cela, il faut épargner !

Si vous avez des difficultés à épargner, consultez notre article Comment épargner : 15 conseils pour les paresseux

Votre épargne devrait recouvrir environ 30% de vos revenus. Afin de mettre de l’argent de côté de façon indolore, commencez à épargner le plus tôt possible, même de petites sommes. Si par exemple vous mettez de côté 250 euros par mois à partir de vos 30 ans pour une retraite à 65 ans, vous aurez un capital de 183 866 euros à la retraite (hypothèse de rendement annuel de 3%). Si vous mettez de côté 500 euros par mois, vous aurez 367 733 euros à la retraite.

En revanche, en commençant à mettre de côté pour votre retraite à partir de 40 ans, vous aurez un capital de 110 873 euros en ayant mis de côté 250 par mois et 221 747 euros en ayant mis de côté 500 par mois. Soit un écart de presque 73 000 en ayant mis de côté 250€ par mois et de près de 146 000 en ayant mis de côté 500€ par mois.

Ces différents calculs ont été réalisés avec l’hypothèse d’un rendement annuel de 3%. Soit l’un des meilleurs rendements qu’on peut actuellement espérer sans prendre de risque. Mais, en fonction du risque que vous êtes prêts à prendre, le rendement pourra être plus élevé.

Oser passer à l’action

Enfin, vous devez passer à l’action ! Pour devenir rentier, il vous faudra investir votre pécule de base. La règle essentielle à respecter est la diversification. La sagesse populaire le traduit par ce dicton : on ne met pas tous ces œufs dans le même panier. En matière d’argent, il en est évidemment de même. L’objectif sera d’atteindre un équilibre avantageux entre des produits à capital garanti certes peu rémunérateur et des produits plus risqués affichant des performances significatives.

Les livrets bancaires pour les finances du quotidien sans risque

Les produits bancaires tels que les livrets vous serviront comme placement à très court terme et pour financer votre train de vie.

Les placements financiers avec un risque mesuré à long terme

L’assurance-vie est un investissement particulièrement intéressant car il répond très bien à la problématique de diversification puisqu’il est constitué à la fois de fonds euros sécurisés et d’unités de compte à risques.

Pour en savoir plus sur l’assurance-vie, vous pouvez consulter notre dossier Souscrire à une assurance-vie en ligne

Les fonds d’investissements, et notamment les OPCVM pourront également vous permettre de diversifier efficacement votre patrimoine financier dans le cadre de l’assurance-vie justement.

Pour en savoir plus sur les OPCVM, consultez notre article 10 critères pour choisir un fonds d’investissement

Les ETF s’échangent comme une action et répliquent la performance d’un indice de référence. Ces fonds cotés en Bourse qui servent à se positionner facilement et à moindres frais là où la performance est présente peuvent également être une bonne option d’investissement. De plus en plus de contrats d’assurance-vie proposent désormais les ETF.

Si vous souhaitez investir dans l’immobilier, les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) sont un placement particulièrement intéressant du fait de la diversification et de la liquidité qui les caractérisent. Les SCPI sont disponibles en direct ou via une assurance-vie.

Pour en savoir plus sur l’investissement dans l’immobilier-papier, consultez notre article Investir dans les SCPI

La Bourse : un investissement long terme avec plus de risque potentiellement très rémunérateur

Selon, l’étude d’Allianz « Les actions : un vrai potentiel à moyen terme » réalisée en janvier 2014, les actions ont créé davantage de valeur au cours des deux derniers siècles que les emprunts d’État les mieux notés et les instruments monétaires, constituant ainsi un placement « étonnamment sûr à long terme ».

Le PEA s’imposera vite comme la solution la plus simple et la plus avantageuse pour investir dans des actions puisqu’il vous permettra de gérer un portefeuille de valeurs mobilières sans payer d’impôt sur les plus-values réalisées ni d’être imposés sur les dividendes perçus au sein du PEA.

Pour investir sur les marchés boursiers, vous pouvez aussi vous tourner vers les produits structurés qui peuvent se révéler particulièrement intéressants. Avant d’insérer ce type de produits relativement complexes et intégrant des sous-jacents dans votre portefeuille, assure-vous d’avoir bien compris leur fonctionnement, d’être en mesure d’appréhender le mode de calcul, les mécanismes mis en place et leurs conséquences.

Le trading : une option risquée à haut rendement pour investisseur averti

Enfin, le trading peut également être une option d’investissement de votre capital, notamment via le trading de matières premières ou le trading de devises. Le Trading social, très en vogue, vous permettra de baser vos décisions de trading sur les informations financières générées par d’autres traders via le web sur différents réseaux de trading en ligne. Attention toutefois, le trading est une pratique particulièrement risquée et donc à tester avec une petite somme représentant une part très minime de votre capital et en étant bien accompagné.

Quel que soit votre degré d’aversion au risque, la fiscalité est un élément essentiel à prendre en compte dans vos choix d’investissements. Privilégiez les investissements à l’abri du fisc et les meilleurs investissements défiscalisant afin que votre rente ne soit pas « grignotée » par la fiscalité en vigueur. L’assurance-vie ou le PEA par exemple sont des placements intéressants au regard de leur fiscalité spécifique.

Enfin, rappelons en conclusion que vous ne pourrez prétendre à une liberté financière qu’en ayant au préalable une relation saine à l’argent. N’oubliez pas que l’argent n’est pas un but en lui-même. Il doit être (et rester) au service de votre projet de vie.

Les informations de Cafedelabourse.com et de ses publications sont données à titre pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas des recommandations d’investissement. Le lecteur se doit d’étudier les risques avant d’effectuer toute transaction. Il est seul responsable de ses décisions d’investissement.

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