Rejoignez +28 000 abonnés : Inscrivez-vous gratuitement, recevez en cadeau notre formation de 5 ebooks pour bien investir

En cochant cette case, j'accepte la politique de confidentialité de ce site

Salaire, patrimoine, ressenti : Êtes-vous riches ?

Le 11 juin 2018

anticiper-marche-analyse-technique-300250

banniere-xtb-juillet-2018

Être riche en France aujourd’hui, qu’est-ce que cela signifie ? Café de la Bourse revient sur cette notion abstraite et très subjective. Qui est riche ? À partir de quels revenus, avec quel patrimoine ? Qu’est-ce-que cela implique ?

Que signifie être riche ?

La richesse : une notion abstraite et subjective

Selon le Larousse est riche une personne « qui a de la fortune, des biens importants ». La définition est on le voit très généraliste, pas quantifiée. Cela laisse donc penser que l’on est riche par rapport à l’Autre. Est riche quelqu’un qui a plus de fortune que la plupart des gens, des biens plus nombreux, plus coûteux que la plupart des gens.

On pourra, pour compléter la définition, s’interroger sur le sens du proverbe « Est assez riche qui ne doit rien ». Le bon sens populaire, à travers ce dicton, affirme que la richesse permet de posséder ce que l’on souhaite (sans avoir recours à des emprunts). Elle permet donc de subvenir à ses besoins. Mais quelqu’un de « riche » n’est-il pas justement quelqu’un qui peut s’offrir plus que ce qui lui est nécessaire ? Ses besoins sont rassasiés, mais ses désirs aussi, au moins en partie.

Avec la différence entre l’essentiel et le superflu, on touche à la notion d’investisseur heureux selon laquelle la richesse est toute relative car propre à chacun. Une personne se satisfera de 2 000€ par mois pour vivre quand une autre n’envisagera pas d’avoir un revenu mensuel de moins de 10 000€ pour mener le train de vie qu’elle juge adéquat. On se considérera plus ou moins riche en fonction de son train de vie habituel mais aussi du temps que l’on passe à travailler. Ainsi, 2 000€ de revenus pour une semaine de travail ou 2 000€ perçus pour un mois de travail ne donneront pas à celui qui les reçoit la même impression surtout si dans le premier cas de figure, la personne travaille une semaine dans le mois. Enfin, le coût de la vie est évidemment un facteur essentiel à prendre en compte dans la définition de la richesse. Un célibataire sans enfants qui gagne 2 500€ de revenus par mois n’aura pas du tout le même train de vie selon qu’il habite à Paris ou à Dijon.

Lire aussi notre dossier Comment devenir rentier

La richesse : une situation ambivalente

Force est de constater que la richesse possède un statut un peu particulier en France.  « Il est riche » dénote dans notre pays une certaine suspicion, si ce n’est de l’animosité. On peut éventuellement envier les riches, mais on ne les aime pas. L’ancien Président de la République François Hollande en tête qui dans l’émission « À vous de juger » en janvier 2007 lâcha face à Michèle Alliot-Marie, « Je n’aime pas les riches, j’en conviens ». Ce sentiment se traduit aussi par une exception française notable : l’impôt de solidarité sur la fortune devenu sous le quinquennat Macron l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), impôt avant tout idéologique, empreint d’égalitarisme et qui a la vie dure malgré le fait qu’il rapporte moins que ce qu’il ne coûte.

La situation est très différente dans les pays anglo-saxons et notamment les États-Unis. Pour Luc Ferry, cette différence est avant tout culturelle et s’explique par notre histoire. Il développa la comparaison lors d’une conférence de la Journée France Fintech 2016. Historiquement aux États-Unis sont riches ceux qui ont travaillé et réussi. En France, avant la Révolution française, sont riches ceux qui sont nés riches. De plus, la vision protestante et catholique de la richesse sont très différentes. En France, pays de tradition catholique, il fallait payer ses indulgences, il était bien vu de donner son argent aux pauvres, la richesse s’accompagnait dans une certaine mesure de culpabilité. En revanche, dans les pays protestants, est riche celui que Dieu laisse réussir dans ses affaires. S’il est riche, c’est que Dieu le permet et donc que Dieu doit bien l’aimer un peu.

Pour être riche, combien faut-il gagner ?

Revenons à la France, qui même si les exilés fiscaux sont nombreux, compte tout de même encore des « riches ». Nous nous attacherons donc à quantifier la richesse. Pour être/se considérer comme riche en France en 2018, combien doit-on posséder ? Combien doit-on gagner ?

Il faut en effet répondre à ces deux questions car il s’agit des deux façons de mesurer la richesse, que ce soit d’un individu ou d’un foyer. On raisonnera donc en termes de revenus (les flux) et en termes de patrimoine (le stock).

À partir de quel salaire êtes-vous riche ?

Selon l’Observatoire des inégalités qui fixe le seuil de richesse au niveau du double du revenu médian, « on devient riche à partir de 3 045 euros pour une personne seule, 5 940 euros pour un couple et 7 797 euros pour une famille avec deux enfants ». L’Observatoire attire notre attention sur le fait que, selon ces seuils, les « catégories « aisées » rassemblent des ménages aux revenus très inégaux, des cadres supérieurs aux PDG de multinationales ». Mais « À partir de 2 000 euros, on entre dans le tiers le plus favorisé et à partir de 4 000 euros, on se distingue vraiment du lot en accédant aux 8 % les plus aisés ». Une personne se situe parmi les 1 % de la population ayant les revenus les plus élevés si son revenu annuel par unité de consommation est supérieur à 106 210 euros, soit un revenu mensuel avant impôt et prestations sociales de 8 850 euros pour une personne seule et de 18 590 euros pour un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans (source : étude INSEE Les revenus et le patrimoine des ménages parue en juin 2018) . Attention, il ne s’agit pas ici du salaire mais du niveau de vie, qui – outre les salaires –, comprend les revenus du patrimoine (immobilier, placements financiers ou autres) Ce 1 % des plus riches perçoit 7 % des revenus liés au travail (salaire, honoraires, rémunérations) et 30 % des revenus du patrimoine déclarés. Ils acquittent à eux seuls 25 % de l’impôt sur le revenu.

Notez que cette étude parue en juin 2018 repose sur les données 2015 de l’INSEE mais l’Observatoire des Inégalités précisait en novembre 2017 que si « certains salaires ont augmenté depuis, […] les hausses demeurent en moyenne très faibles ».

Patrimoine : à partir de combien êtes-vous riche ?

Selon l’Observatoire des inégalités, en matière de patrimoine, pour faire partie des 10 % les plus riches, le patrimoine doit être supérieur à 400 000 euros. Somme qui s’élève à 1,9 million d’euros pour être dans les 1 % les plus riches. Rappelons que les actifs non financiers des ménages, investis principalement dans la pierre, représentent les deux tiers de leur patrimoine total, précise la Banque de France.

L’appartenance au 1 % le plus riche de la population française est relativement stable. Plus des trois quarts des personnes ayant un très haut revenu en 2014 faisaient déjà partie des 1 % les plus aisés de la population en 2013.

Portrait robot du riche en France

Les 1 % les plus riches ont des caractéristiques communes fortes.

Le riche est plutôt âgé : l’âge moyen du référent fiscal des très hauts revenus est de 59,1 ans. Une moyenne qui monte même à 60,5 ans pour les 0,1 % les plus riches !

Il tire des revenus récurrents du patrimoine (revenus fonciers et placements financiers.) ainsi que des «revenus exceptionnels» (comme les plus-values mobilières) et ne compte donc pas que sur son seul salaire ou revenu lié au travail pour accumuler de la richesse. Ainsi, 89 % des ménages les plus aisés déclarent des revenus du patrimoine, contre 50 % pour l’ensemble de la population.

Il est le plus souvent propriétaire de sa résidence principal (à 89 %), qui se situe principalement en Île-de-France  puisque 42 % des personnes les plus aisées habitent en région parisienne, une proportion qui grimpe même à 66 % pour les 0,01 % les plus riches de France.

Pour certains, être riche n’est pas toujours synonyme d’argent

Le patrimoine des Français a continué à progresser en 2016. C’est ce qui ressort d’une enquête sur le patrimoine et l’endettement des Français réalisé par la Banque de France : le patrimoine des ménages a ainsi progressé de 3,2 % en 2016 pour s’établir à 11 145 Md€, après une hausse de 2,2 % en 2015. Cette augmentation s’explique notamment par la poursuite de la hausse des prix de l’immobilier ainsi que par la bonne tenue du cours des actions.

Mais parce que la richesse est une notion très subjective et relative, il est intéressant aussi de connaître le ressenti et les estimations de la population française en la matière. Selon l’étude Ifop pour Atlantico sur Les Français et la richesse en France, réalisée en octobre 2017, Il s’avère d’abord que parmi les caractéristiques perçues comme étant les plus importantes pour devenir riche le « travail » ressort en tête (48 %), devant « avoir des relations » (32 %), « avoir des parents riches » (29 %) et « avoir du culot » (21 %).

D’après un sondage Odoxa pour BFM Business réalisé en juillet 2016, est considéré comme riche en France en 2016, celui qui gagne 5 000 euros par mois. Cette estimation de salaire oscille en fonction des années : en 2006, il fallait gagner 4 662 euros par mois, contre 6 000 euros en 2011 ou 5 000 euros en 2015. En ce qui concerne, le patrimoine, est considéré comme riche celui qui, en France en 2016, possède un patrimoine supérieur à 500 000 euros. Chiffre quasi identique en 2006 et 2015. En revanche, en 2011, était considérée comme riche une personne disposant d’un patrimoine de plus de 1 million d’euros.

Être riche : des avantages à la clé et des problématiques spécifiques

Être riche, c’est avoir des biens, de l’argent. Souvent, cela signifie aussi faire appel à de l’aide au quotidien (ménage, garde d’enfants pour les moins aisés des « riches » jusqu’à conciergerie, personnel de maison pour les plus aisés). Mais cette aide, elle se retrouve aussi dans la gestion de son argent. Les « riches » disposent en effet de services, d’aides qui leur sont dévolus. « Les moins fortunés » pourront accéder aux services premium de leur banque classique, ils pourront faire appel aux services d’un conseiller en gestion de patrimoine, voire à la banque privée des grandes banques traditionnelles. Les plus fortunés, eux, se tourneront vers les banques privées de prestige, voire les family offices spécialisés dans le sur mesure. Ces structures proposent des produits originaux conçus spécialement pour leurs clients : fonds d’investissement internationaux, produits défiscalisants haut de gamme comme les monuments historiques, investissement dans l’art, l’immobilier de prestige, etc.

Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

#

Derniers Dossiers


outils mieux gerer argent fins de mois
commandements-pour-booster-carriere
dossier-phare-Banque
dossier-phare-Bourse