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Quel est le meilleur ETF CAC 40 pour investir sur le CAC 40 en 2024 ?

Quel est le meilleur ETF CAC 40 pour investir sur le CAC 40 en 2024 ?




L’immense succès que connaissent les ETF, parfois appelés Trackers en France, aussi bien auprès des institutionnels que des particuliers, a généré une offre très large sur toutes les places boursières mondiales, et particulièrement en Europe.

En 2023, Les ETF représentaient jusqu’à 20 % du volume total échangé sur les Bourses européennes telles que le London Stock Exchange. Sur Euronext, ce sont même presque 25 % des volumes totaux qui sont réalisés sur ces produits financiers. Si les ETF se comptent par milliers, on est encore loin de la prolifération des OPCVM classiques qui se comptent eux, en dizaines de milliers.

Avant de vous présenter notre comparatif des meilleurs ETF CAC 40, rappelons que contrairement aux OPCVM classiques, les ETF ne présentent pas de frais de souscription, de frais de rachat, ou de contrainte d’investissement minimum en dehors du prix du cours, soit moins de 150 Euros pour 85 % des ETF Euronext, sachant que le prix d’achat d’un ETF en Bourse est généralement compris entre 20 et 50 euros.

Comparatif meilleur ETF CAC 40 PEA



Il y a aujourd’hui environ 2 670 ETF sur les places boursières européennes dont plus de 620 sur Euronext Paris, où l’on trouve 6 ETF libellés en euros éligibles au PEA, et qui portent l’estampille « CAC 40 », auquel nous pouvons rajouter 4 ETF Leveraged & Short traquant l’indice boursier CAC 40. Ils ne sont évidemment pas tous identiques et nous proposons ici une étude comparative afin d’en faire ressortir les caractéristiques essentielles, valables et applicables pour tous les ETF.

Tableau comparatif des 10 ETF CAC 40 PEA

Code Nom Marché Emetteur PEA Stratégie Emis en
CACC Amundi CAC 40 UCITS ETF Acc Paris Amundi oui Capitalisant 2018
CAC Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist Paris Amundi oui Distribuant 2000
DX2G db x-trackers CAC 40® UCITS ETF (D) Allemagne DB x-trackers oui Distribuant 2008
E40 BNP Paribas Easy CAC 40 ESG UCITS ETF Paris BNP oui ESG 2005
C40 Amundi CAC 40 ESG UCITS ETF DR – EUR (C) Paris Amundi oui ESG 2018
C4D Amundi CAC 40 ESG UCITS ETF DR – EUR (D) Paris Amundi oui ESG 2018
LVC Amundi CAC 40 Daily (2x) Leveraged UCITS ETF Paris Amundi oui Leveraged 2x 2008
BX4 Amundi CAC 40 Daily (-2x) Inverse UCITS ETF Acc Paris Amundi oui Short 2x 2007
SHC Amundi CAC 40 Daily (-1x) Inverse UCITS ETF Paris Amundi oui Short 2008
C4S Amundi ETF Short CAC 40 Daily UCITS ETF Paris Amundi oui Short 2009

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Traitement des dividendes : (A ou C ou D) = Accumulation ou Capitalisant ou Distribution

Comparatif meilleur courtier Bourse pour investir dans les ETF CAC 40

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Comment choisir l’ETF CAC 40 dans lequel investir ?

comment-choisir-ETF-dans-lequel-investir

Tous les ETF CAC 40, même si leur sous-jacent est le même, à savoir l’indice phare de la place parisienne, ne sont pas identiques. Nous revenons dans cet article sur 8 critères à l’aune desquels vous devrez évaluer l’ETF pour, en fonction de votre stratégie d’investissement, choisir le tracker le plus approprié.

Consulter également notre guide Comment investir sur le CAC 40 en 2024 ?

Comment choisir un ETF CAC 40 Leveraged et Short ?




Ce sont probablement les caractéristiques principales qu’il faut observer en premier lieu car elles déterminent le comportement de l’ETF : le Leveraged multiplie le rendement journalier, tandis que le Short délivre le rendement journalier inverse.

ETF CAC 40 Leveraged

Les Leveraged ETF démultiplient le rendement journalier via un effet de levier obtenu grâce à un emprunt intrinsèque : si l’investisseur achète une part de 100 Euros d’un ETF Levier 2 et que le CAC 40 gagne 5 %, soit 5 Euros, l’émetteur aura en fait emprunté 100 Euros de plus, pour placer en tout 200 Euros qui retournent alors 10 Euros de gains, soit +10 % de la mise initiale de 100 Euros : le rendement est doublé. Ce principe simple, fonctionne dans les 2 sens, avec différents multiples (x2, ou même x3) et l’opération est transparente. Cependant, quelques contraintes se posent et ces ETF font parfois polémique. Le risque de perte est limité au montant investi mais le talon d’Achille est l’érosion sur le long terme en cas de trading range et de forte volatilité du cours de l’indice suivi : effet connu sous le nom de Leveraged ETF decay ou Beta Slippage. À titre d’exemple, l’ETF Direxion Daily Russia Bull 3X ETF (RUSL) a perdu 90 % de sa valeur en 2014 et n’a pas symétriquement délivré la reprise russe en 2015.

Un ETF Leveraged CAC 40 va répliquer la performance de l’indice CAC 40 avec un coefficient multiplicateur sur une journée seulement (daily performance). Sur plus d’une journée, le phénomène de Beta Slippage devra être pris en compte par l’investisseur ou le trader.

ETF CAC 40 Short

Les Short ETF offrent le rendement inverse de l’indice : si le CAC perd 10 %, le Short CAC 40 gagne 10 %. Mais, là aussi et pour les mêmes raisons que pour les ETF Leveraged, des vices de forme apparaissent sur le long terme où le Short ne sera jamais exactement égal au rendement inverse de l’indice. En fait, statistiquement, sur le long terme et du fait de la volatilité combinée à l’emprunt intrinsèque sous-jacent, les ETF Leveraged et Short vont entraîner une érosion du capital initial, pendant les périodes de tendance incertaine (trading range).

Un ETF Short CAC 40 va répliquer la performance inverse de l’indice CAC 40 sur une journée seulement (daily performance). Sur plus d’une journée, le phénomène de Beta Slippage devrait être pris en compte par le trader ou l’investisseur.

La recommandation est très simple : ne pas acheter d’ETF Leveraged ou Short sur le long terme si l’on ne comprend pas les phénomènes liés au Beta Slippage, largement documentés, où se mêlent mathématiques, finance et … marketing. Les ETF Short et Leveraged correspondent aux besoins d’investisseurs avertis uniquement.

Découvrir aussi notre dossier Comment investir avec des ETP, ETF, ETN, ETC

ETF CAC 40 Euronext : comment choisir entre Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne ?




La multiplicité des ETF sur Euronext peut être due aux répliques du même ETF sur plusieurs bourses ou au fait qu’il soit libellé dans plusieurs devises, puisque Euronext représente en fait 4 places de cotations depuis 2002 (Euronext Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne).

Les ETF sont aussi souvent listés sur plusieurs places boursières. Par exemple, les ETF de Amundi CAC 40 ESG avec le code mnémo C40 et celui avec le code mnémo GC40 ont des cours strictement identiques sur XETRA et Euronext Paris respectivement, puisque ce sont les mêmes ETF. Il se peut cependant qu’un courtier en ligne limite l’accès à l’une ou l’autre des Bourses ou appliques des tarifs de courtage différents.

Quel ETF CAC 40 est éligible au PEA ?

Beaucoup d’investisseurs Français vont utiliser l’enveloppe fiscale du Plan Epargne en Actions (PEA) pour optimiser la taxation. De fait, au-delà de 5 ans de détention du plan, le titulaire bénéficie d’une exonération complète de l’impôt sur les plus-values et doit seulement s’acquitter des prélèvements sociaux. Aujourd’hui, environ 17 % des ETF Euronext sont éligibles au PEA, mais certaines classes d’actifs en sont complètement exclues, comme les obligations américaines ou les small caps asiatiques par exemple. Les 10 ETF CAC 40 de notre tableau comparatif du début de cet article sont tous éligibles au PEA. À noter que l’éligibilité PEA d’un ETF n’est pas éternelle et varie selon la législation et la conformité du fonds à cette dernière.

ETF CAC 40 : quel traitement des dividendes choisir ?




Les ETF « cherchent à répliquer » l’indice. Mais certains, inévitablement, réussiront mieux que d’autres. Théoriquement, il est possible qu’un ETF qui suit le CAC40 TR ait des rendements moindres qu’un ETF qui suit le CAC40 NR (du fait de frais de gestion élevés par exemple).

Beaucoup d’émetteurs communiquent mal sur ce point. Le DICI, la fiche ETF sur le site de l’émetteur, et les cours réels, fournissent parfois des informations contradictoires.

Indépendamment de l’objectif PR/TR/NR, certains ETF distribuent des dividendes réels, tandis que d’autres capitalisent dans le fonds de l’ETF. Les dividendes entraînent des baisses de cours automatisées et suivies par le marché. Il n’est donc pas possible de se contenter de l’analyse graphique du cours uniquement pour en déduire le rendement global. En effet, les ETF à distribution connaissent alors des chutes importantes lors des paiements de dividendes. Les cours de C4D et CAC par exemple « dévissent » en Juillet 2014 de plus de 2 % en une journée, lors de la distribution annuelle.

Les montants et fréquence des dividendes distribués ou capitalisés restent à la discrétion des émetteurs, et varient donc selon l’ETF.

Il existe en fait plusieurs indices CAC 40 et, derrière une simplification excessive, se cache la question des dividendes que les entreprises du CAC 40 versent. L’indice de référence CAC 40 se décline en fait en 3 grandes versions que l’on reconnait via un acronyme ou un mnémonique, et dont les différences de rendement sont de l’ordre de 5 % par an. Mieux vaut les connaître…

ETF CAC 40 PR ou Price Return

Avec un ETF CAC 40 PR ou Price Return (code PX1), l’indice ne prend en compte que les changements des prix des composants, à savoir les cours des 40 entreprises du CAC 40.

ETF CAC 40 TR ou Total Return

Avec un ETF CAC 40 TR ou Total Return (code PX1GR), le calcul intègre cette fois le prix mais aussi les dividendes et intérêts. En pratique, le calcul considère que les dividendes sont virtuellement réinvestis ou capitalisés dans l’indice. Cet indice fait 23 % de plus sur 5 ans que le précédent, soit 4,6 % par an en moyenne, ce qui correspond à l’impact des dividendes.

ETF CAC 40 NR ou Net Return

Avec un ETF CAC 40 NR ou Net Return (code PX1NR), est intégré une notion de taxation sur les dividendes des sociétés quand elles y sont soumises. Les dividendes sont ici réinvestis nets d’impôts. Cet indice fait 7 % de moins que sa version Total Return sur 5 ans, soit -1,4 % par an environ.

Il apparaît alors plus avantageux de choisir un ETF qui réplique l’indice CAC40 TR pour une question de niveau de rendement. La théorie est claire, mais la pratique l’est moins. En effet de nombreux paramètres entrent en compte qui peuvent avoir des conséquences non négligeables sur le rendement du tracker.

Tableau comparatif meilleur ETF CAC 40

Code Nom Emetteur RG1* RG3* Type TFE
CACC Amundi CAC 40 UCITS ETF Acc Amundi 10,67 % 49,37 % Capitalisation 0,25 %
CAC Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist Amundi 12,37 % 54,80 % Distribution 0,25 %
DX2G Db x-trackers CAC 40® UCITS ETF (DR) DB x-trackers 11,71 % 53,94 % Distribution 0,20 %
E40 BNP Paribas Easy CAC 40 UCITS ETF BNP Paribas 8,55 % 45,94 % Distribution 0,25 %

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*au 31/01/2024 – Rendement Global 1 et 3 ans.

On voit ici qu’indépendamment de 1 – le type d’indice CAC40 suivi, 2 – la méthode de distribution de dividendes, 3 – le montant de ces dividendes et 4 – le TFE, des différences de rendement apparaissent sur de longues durées. Il devient ainsi intéressant de comparer des ETF ayant de longs historiques de cours.

Consulter également notre dossier Comment investir en Bourse avec un petit budget

La qualité de la réplication de l’ETF CAC 40 : qu’est-ce que le tracking error et le tracking difference ?




Souvent utilisé comme argument commercial, la tracking error représente la volatilité annualisée du cours de l’ETF par rapport à son indice. On pense souvent que c’est une mesure de la capacité de l’ETF à « coller » à son indice en termes de rendement. On ne mesure en fait que sa stabilité par rapport à l’évolution générale de l’indice. Ainsi, si l’ETF perd chaque année 5 % de rendement par rapport à l’indice, mais en répliquant au plus près ses variations journalières (à quelques points de base près), la tracking error sera excellente. Elle est ainsi plutôt une mesure du risque de déviation journalière et concerne peu les investisseurs moyen et long terme qui préfèreront la tracking difference.

La tracking difference, aussi appelé écart de performance, indique le décalage positif ou négatif de l’indice par rapport au cours de l’ETF, si besoin ajusté pour les dividendes (pour les ETF distributifs). Dans un monde parfait, la tracking difference devrait être égale au TFE de l’ETF.

Bon à savoir : Amundi par exemple publie la tracking difference pour l’ETF CAC, dans les « fiches techniques » et non dans le DICI.

Découvrir aussi notre article Comment investir dans les ETF dividendes ?

Tableau tracking error et tracking difference d’un ETF CAC 40

Tableau tracking error et tracking difference d’un ETF CAC 40

Source : Amundi

On comprend que tracking error et tracking difference sont indépendantes et que l’argument marketing « best tracking error » n’a en fait pour certains investisseurs, que très peu d’intérêt. À noter également : la tracking difference étant un écart de rendement, elle se reflète directement dans le cours ajusté des ETF, que l’on peut ainsi comparer directement. La tracking difference ne sert alors qu’à expliquer les rendements relatifs qu’a posteriori.

Lire aussi notre article 7 conseils pour réussir avec les ETF

Pourquoi prendre en compte le coût du spread d’un ETF CAC 40 ?




En plus du coût de transaction du courtier en ligne, qui n’est généralement pas dépendant de l’ETF, s’ajoute le coût de la moitié du spread. Ce dernier n’est pas négligeable : l’investisseur va payer à l’achat/vente et en moyenne, la moitié de la différence entre la proposition d’achat la plus haute et la proposition de vente la plus basse de l’order book : c’est le bid-ask spread. Le spread peut permettre de mesurer la liquidité d’un produit de Bourse. Elle est publiée intraday ou à la clôture sur différents sites dont celui de Euronext.

La finance académique n’a pas figé la définition exacte de la liquidité. En effet, un ETF peut être émis sur plusieurs Bourses, de même que ses sous-jacents, données difficiles à consolider. Il existe de plus un marché OTC (Over The Counter) et secondaire (la place boursière), le premier étant plus difficile à prendre en compte.

Malgré tout, il est généralement entendu et plus récemment démontré que le spread est lié à :

  • la liquidité du sous-jacent ;
  • la taille de l’ETF ;
  • le type de réplication : les ETF synthétiques ont un spread plus réduit que les ETF physiques, mais l’écart se réduit avec la mise en concurrence ;
  • le nombre de teneurs de marchés autorisés sur l’ETF ;
  • la fragmentation du marché.

L’encours et la réplication sont les 2 paramètres qui sont facilement accessibles pour l’investisseur afin de définir rapidement un niveau de liquidité et donc évaluer la facilité à effectuer une transaction pour un ETF donné. Il faut être vigilant avec les Order Book peu dynamiques et/ou les ETF de faible encours et se renseigner auprès de l’émetteur pour savoir si la liquidité est assurée par une banque teneur de marché (market participant), si l’on prévoit de faire de nombreuses transactions. Inversement, le sujet du spread peut être ressenti comme secondaire pour l’investisseur long terme, Buy & Hold typiquement.

Tableau comparatif des spread ETF CAC 40

Code Nom Emetteur  

Cours vente*

 

Cours achat* Encours*
CACC Amundi CAC 40 UCITS ETF Acc Amundi 35,931 35,941 231
CAC Amundi CAC 40 UCITS ETF Dist Amundi 75,8 75,84 3204
DX2G Db x-trackers CAC 40® UCITS ETF (DR) DB x-trackers 78,31 78,36 116
E40 BNP Paribas Easy CAC 40 UCITS ETF BNP Paribas 12,084 12,096 298

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*Spread au 31/01/2024 à 13h00 – Source : Boursorama ; Encours en M€ au 31/01/2024 – Source : JustETF.com

Consulter également nos 12 conseils pour investir en Bourse

Quel est l’ETF CAC 40 le moins cher ? Tout comprendre du TFE ou Total des Frais sur Encours



Le TFE ou TER en anglais est généralement assimilé à la commission annuelle de l’ETF. C’est un autre argument marketing important. Il est, pour les ETF, connu d’avance et largement publié. Il représente différents facteurs tels que la complexité de mise en œuvre de l’ETF pour l’émetteur, son niveau de risque (donc de garantie) et la concurrence pour un indice répliqué donné comme dans tout marché. Il est ainsi un bon indicateur de comparaison d’autant qu’il impacte directement le cours de l’ETF et la tracking différence comme on l’a vu. Le coût est aussi le facteur le plus important cité dans l’enquête ETF Survey 2014 de l’EDHEC.

Sur Euronext, le TFE minimum est tombé en 2024 sous la barre symbolique des 0,05 % avec l’ETF SPDR S&P 500 UCITS à 0,03 % (SPY5). La guerre des prix est engagée, et il arrive même que certains émetteurs ETF affichent un TER de 0,00 % pendant la période de lancement d’un ETF. Au niveau européen, on compte maintenant plus de 7 ETF ayant un TER inférieur à 0,05 %.

Le TFE moyen en Europe est compris entre 0,95 % et 0,03 %, du fait d’une concurrence très rude dans un secteur maintenant mature. Notons que le TFE des ETF Leveraged and Short, des ETF thématiques ou encore des ETF gérés activement est souvent plus élevé en raison de la valeur ajoutée et/ou de la complexité de la structure du produit.

Dans ce contexte, il est donc important de faire jouer la concurrence et de scruter les TFE de différents ETF suivant des indices similaires ou identiques, donc très corrélés. Afin de faciliter cette recherche, il existe des « screener » d’ETF comme JustETF, Quantalys et ETFStream, comme vous pouvez le voir juste ci-dessous avec ce comparatif ETF CAC 40 et ETF ESG CAC 40.

Comparaison de la performance des ETF CAC 40

Comparaison de la performance des ETF sur JustETF

Source : JustETF

Découvrir aussi notre article 10 outils web pour investir dans les ETF

ETF CAC 40 : réplication synthétique ou physique ?




En 2024, il existe en Europe plus de trois fois moins d’ETF synthétiques que d’ETF physiques. De plus, ces derniers représentent 65 % des encours totaux. Le débat concernant l’opposition synthétique/physique fait encore rage aujourd’hui, essentiellement autour de la notion de risque de contrepartie, notamment en cas de faillite. La différence fondamentale se situe effectivement sur la nature du sous-jacent qui est réellement acquis pour le physique, et répliqué via des produits dérivés pour le synthétique (swap-based ETF).

Le débat est complexe et parfois biaisé pour différentes raisons :

  • La terminologie seule est engageante. Physique rappelle le tangible, le solide, tandis que synthétique est un terme plus dépréciatif. De nombreux néophytes fuient les synthétiques sur cette impression.
  • La réplication physique est très contraignante. Il faut acheter rapidement les composants sur différents marchés, dans plusieurs juridictions, fuseaux horaires, avec des contraintes de liquidités hétérogènes. Cela entraîne des TFE plus élevés pour la réplication physique, ce qui est souvent mal estimé en tant que coût d’évitement du risque.
  • Les contraintes sont parfois telles que la réplication physique est simplement impossible et seuls des synthétiques offrent une exposition à certains secteurs.
  • Les ETF synthétiques représentent environ la moitié des ETF éligibles au PEA. Éviter les ETF synthétiques, c’est potentiellement se priver d’une optimisation fiscale importante.
  • Le risque de contrepartie existe en fait dans les 2 cas. Les ETF physiques peuvent utiliser un mécanisme de prêt avec une contrepartie (souvent la banque mère) appelé security lending. Le risque associé peut être rapproché de celui du swap du synthétique. Ainsi, le risque de contrepartie n’est pas propre au synthétique car la banque prêteuse pourrait, là aussi, faire faillite. 
  • La législation (UCITS, CESR, ESMA) joue son rôle et encadre aussi bien les ETF physiques que les synthétiques.
  • Enfin, il faut comprendre la capacité à éviter le risque. Une banque peut faire faillite, c’est entendu. Mais si on considère un scenario où une grande institution (Société Générale, BNP Paribas, Blackrock, etc.), contrepartie d’un ETF, est déclarée en faillite, il reste assez délicat d’affirmer d’avance que les ETF physiques seront écartés de la tourmente

Le débat permet cependant d’obtenir plus de transparence et de législation pour protéger et informer les investisseurs. Il est donc pertinent de s’informer sur ce plan et d’encourager la discussion pour tendre vers une mesure du risque synthétique/physique la plus objective possible.

Pour conclure, il existe aussi des ETF avec une réplication à moitie physique seulement, on parle alors d’échantillonnage. L’émetteur ETF ne va alors acheter par exemple que les 15 plus grosses actions du CAC 40, estimant que ces valeurs feront 90 % de la performance. Cette dernière méthode permet à l’émetteur ETF de réduire les coûts opérationnels.

Source des images : Freepik

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