Pendant des années, l’investissement avec les ETF se limitait à une promesse simple : suivre fidèlement un indice boursier, à moindres frais, sans se poser trop de questions. Une approche efficace tant que les marchés financiers montent, mais lorsque le contexte économique se complique, et que les indices boursiers n’ont plus une direction claire, la gestion indicielle montre parfois ses limites.
Faut-il pour autant renoncer aux ETF ? Pas nécessairement, car il existe aussi les ETF actifs dont l’offre s’est récemment étoffée. Moins connus, parfois mal compris, ces fonds cotés ne se contentent plus de répliquer passivement un indice boursier.
Découvrez dans cet article tout ce qu’il faut savoir sur les ETF actifs, comment ils fonctionnent, quels sont leurs avantages et inconvénients, comment les utiliser et qu’est-ce qu’ils peuvent vous apporter dans votre portefeuille d’investissement.
À la fin de cet article, vous découvrirez notre sélection 2026 de 4 ETF actifs avec toutes leurs caractéristiques et leurs performances sur 12 mois.
Vous pourrez investir dans les ETF présentés dans cet article depuis l’un des meilleurs compte-titres, ou l’un des meilleurs PEA si le tracker est éligible à cette enveloppe fiscalement avantageuse. Dans tous les cas, il conviendra d’ouvrir un compte chez l’un des meilleurs courtiers Bourse pour profiter d’un large choix de fonds indiciels cotés, mais aussi de frais attractifs, et d’outils et services qui soient adaptés à votre profil d’investisseur.
Qu’est-ce qu’un ETF actif ?
Pour bien comprendre ce qu’est un ETF actif, il faut d’abord revenir sur le fonctionnement d’un ETF dit « passif ». Contrairement à une idée reçue, le gérant d’un ETF passif ne décide pas de la composition de l’indice qu’il réplique. Cette responsabilité revient à des sociétés spécialisées dans la création et la gestion d’indices, totalement distinctes des émetteurs d’ETF.
Parmi les plus connues, on peut citer Euronext pour le CAC 40, S&P Dow Jones Indices pour le S&P 500, MSCI pour le MSCI World, mais aussi FTSE Russell ou encore Bloomberg. Ce sont ces acteurs qui définissent les règles de sélection, de pondération et d’évolution des indices boursiers. Même lorsqu’un indice évolue, comme le CAC 40, dont la composition peut être modifiée ponctuellement, ces décisions relèvent du comité de l’indice, pas de l’émetteur de l’ETF.
L’émetteur d’ETF, lui, se contente de répliquer fidèlement un indice boursier, moyennant une licence, sans aucun pouvoir discrétionnaire sur les titres sélectionnés. C’est précisément là que se situe la rupture avec l’ETF actif.
En bref, un ETF actif est donc un ETF dont le gérant de l’ETF peut choisir les actions ou obligations dans lesquelles il va investir, vous comprendrez mieux la nuance dans la comparaison que nous faisons juste après entre ETF actif et ETF passif.
Le cas particulier des ETF semi-actifs (rules-based ETF)
Entre l’ETF purement passif et l’ETF véritablement actif existe une catégorie intermédiaire : les ETF semi-actifs, qui peut-être un ETF « rules-based » ou un ETF structuré.
Leur logique est spécifique. Ils ne reposent pas sur une gestion discrétionnaire, car aucun gérant ne décide au jour le jour quelles valeurs acheter ou vendre, mais ils ne se contentent pas non plus de répliquer mécaniquement un indice classique. Leur fonctionnement est entièrement prédéterminé par une formule mathématique, définie dès la création de l’ETF.
Dans la plupart des cas, ces ETF s’appuient sur un indice de référence (CAC 40, S&P 500, etc.), qu’ils vont adapter, transformer ou améliorer à l’aide de règles systématiques. La valeur ajoutée provient donc de la méthode elle-même, et non de l’intervention humaine. Une fois les règles établies, elles s’appliquent automatiquement, sans liberté laissée au gérant pour les modifier en cours de route.
Les ETF covered call en sont un excellent exemple. Ils combinent une exposition à un marché actions avec une stratégie systématique de vente d’options d’achat (call). Cette mécanique permet de générer un revenu complémentaire, particulièrement intéressant dans des marchés sans tendance marquée, évoluant en trading range. En contrepartie, le potentiel de hausse est partiellement plafonné.
Exemples d’ETF Covered Call
| Nom de l’ETF | Code ISIN | Mécanisme de covered call | Mécanisme d’optimisation des gains | Plafonnement des gains |
| YieldMax Future of Defence Option Income UCITS ETF | IE000TAA0GK0 | Le fonds est géré activement et cherche à générer des revenus en vendant des contrats d’options sur les actions détenues en portefeuille. Les primes issues de la vente d’options constituent la principale source de revenu, avec des distributions mensuelles. | En complément de la génération de revenus, le fonds vise une appréciation du capital à long terme grâce à une exposition directe aux actions du secteur de la défense. | Aucun plafonnement explicite des gains. La vente d’options peut toutefois limiter le potentiel de hausse en contrepartie des revenus générés. |
| JPM Nasdaq Equity Premium Income Active UCITS ETF | IE000U9J8HX9 | Le fonds met en œuvre une stratégie de vente systématique d’options d’achat (covered calls) sur des actions et/ou des indices d’actions, en complément d’un portefeuille majoritairement investi en actions américaines de grandes capitalisations. | L’optimisation des gains repose sur un overlay d’options géré de manière dynamique, visant à générer un revenu régulier tout en réduisant la volatilité et en compensant partiellement les baisses potentielles du portefeuille actions. | Pas de plafond de gains prédéfini. Le fonds peut néanmoins renoncer à une partie du potentiel de hausse du marché du fait de la vente d’options d’achat. |
Autre exemple avec des ETF d’un nouveau genre : les ETF buffer, parfois qualifiés d’ETF structurés. Leur objectif est de protéger partiellement l’investisseur contre les baisses du marché.
Par exemple, un ETF buffer avec une protection de 10 % permettra à l’investisseur de ne subir aucune perte tant que l’indice de référence ne baisse pas de plus de 10 %. Si le marché recule de 15 %, la perte supportée sera limitée aux 5 % excédentaires. Là encore, la contrepartie réside dans un plafonnement de la performance à la hausse. Ces mécanismes reposent eux aussi sur des stratégies d’options, appliquées de manière strictement systématique.
Exemples d’ETF Buffer
| Nom de l’ETF | Code ISIN | Mécanisme de protection (buffer) | Plafonnement des gains |
| First Trust Vest U.S. Equity Buffer UCITS ETF – January 2026 | IE000MDKBOB3 | Protection contre la première tranche de 10 % de baisse de l’indice S&P 500 sur une période cible annuelle via un portefeuille d’options FLEX. Le tampon est effectif uniquement si l’ETF est détenu du début à la fin de la période cible. | Participation à la hausse du S&P 500 plafonnée à 14,10 % net (13,26 % après frais) sur la période cible. |
| iShares US Large Cap Deep Buffer UCITS ETF | IE000EOFR2K5 | Vise une protection contre environ -5 % à -20 % de baisse de l’indice S&P 500 sur une période de résultats trimestrielle, lorsque l’ETF est détenu du début à la fin de la période. La protection est qualifiée de « marge de sécurité approximative ». | Participation à la hausse du S&P 500 limitée par un plafond approximatif, dont le niveau exact dépend de chaque période de résultats trimestrielle. |
Comme on peut le constater dans le tableau ci-dessus, le fonctionnement des ETF buffer peut varier sensiblement d’un émetteur à l’autre. Certains produits sont strictement limités dans le temps, comme chez First Trust, où chaque ETF correspond à une période de résultats bien définie. Ce cadre temporel précis offre en contrepartie une grande transparence sur le mécanisme de protection et le plafonnement des gains.
À l’inverse, l’ETF buffer d’iShares est réajusté chaque trimestre, ce qui rend son fonctionnement plus évolutif mais aussi moins lisible pour l’investisseur, qui ne connaît pas à l’avance les paramètres exacts des périodes futures. À noter enfin que chez First Trust, un nouvel ETF équivalent est émis à chaque période (par exemple en février) avec un code ISIN distinct, confirmant le caractère temporaire et séquencé de ces produits.
Ces ETF semi-actifs offrent ainsi une alternative sophistiquée à la gestion indicielle classique, en apportant des objectifs spécifiques : rendement, protection, contrôle du risque, sans pour autant basculer dans une gestion active discrétionnaire.
ETF actif et ETF passif : quelles différences ?
Un ETF actif fonctionne sur une logique radicalement différente. Il ne cherche pas à suivre un indice prédéfini, ni une logique mathématique, mais repose sur des choix d’investissement réalisés directement par un gérant, au sein même de la société de gestion qui émet l’ETF.
Autrement dit, le gérant ne réplique pas un univers prédéfini : il le construit.
Cela ne signifie pas pour autant une gestion frénétique ou du trading quotidien. Dans la grande majorité des cas, la gestion active via ETF reste structurée, encadrée et relativement stable dans le temps.
Le gérant peut ajuster les pondérations, entrer ou sortir certaines valeurs, modifier l’exposition sectorielle ou géographique, selon ses convictions et son analyse des marchés, sans être contraint par les règles d’un indice.
Tableau comparatif ETF passif vs ETF actif
| Caractéristique | ETF passif | ETF actif |
| Référence/composition | Indice externe | Aucune obligation de suivre un indice, gestion discrétionnaire |
| Qui décide de la composition ? | Créateur d’indice | Gérant de l’ETF |
| Rôle de l’émetteur | Réplication | Gestion et allocation |
| Objectif | Suivre la performance de l’indice | Surperformer, protéger ou ajuster l’exposition |
| Évolution du portefeuille | Dictée par l’indice | Décidée de façon discrétionnaire |
| Degré de flexibilité | Aucun | Large |
Commentaire de Marc :
Attention, les ETF indiciel sont connus pour leur transparence mais ce n’est pas toujours le cas des ETF actifs. L’AMF publiait justement en 2024 une recommandation invitant les émetteurs à plus de transparence avec les ETF actifs.
ETF actif et OPCVM classique : quelles différences ?
Beaucoup d’investisseurs sont déjà familiers avec les OPCVM classiques, des produits largement utilisés, notamment au sein de l’assurance-vie et du PER.
Un OPCVM repose sur une gestion active classique avec :
- un gérant qui sélectionne les titres ;
- un gérant qui arbitre le portefeuille ;
- un gérant qui cherche à battre un indice de référence.
De ce point de vue, l’ETF actif est ce qui se rapproche le plus d’un OPCVM classique dans son fonctionnement.
La grande différence réside dans le format : l’ETF actif est coté en continu en Bourse, ce qui implique une mécanique plus technique, alors qu’un OPCVM est généralement valorisé une seule fois par jour.
Autre point important, les ETF actifs offrent souvent des frais sensiblement inférieurs, tout en conservant une logique de gestion très proche de celle d’un OPCVM classique.
ETF actifs : quels sont les avantages et inconvénients pour l’investisseur ?
Attention, les ETF actifs ont des avantages mais aussi des inconvénients, et il ne faut pas se laisser convaincre par le mot « actif » qui peut sembler plus attrayant que « passif ». Les deux types d’ETF sont intéressants.
Découvrez les avantages et inconvénients pour mieux identifier si un ETF actif correspond à vos besoins.
Les avantages des ETF actifs
- Potentiel de surperformance : ils visent à faire mieux que les indices de référence.
- Meilleure adaptation aux marchés difficiles : la gestion peut s’ajuster en période de volatilité ou d’incertitude.
- Accès à une expertise ciblée : l’investisseur bénéficie du savoir-faire du gérant.
- Plus grande flexibilité : le portefeuille n’est pas contraint par les règles d’un indice.
- Format ETF conservé : liquidité, transparence et accessibilité restent au rendez-vous.
Les inconvénients des ETF actifs
- Risque d’erreur de gestion : le gérant peut se tromper, là où les indices ont démontré leur robustesse sur le long terme.
- Surperformance non garantie : un ETF actif peut sous-performer son indice de référence.
- Frais plus élevés : la gestion active entraîne souvent des coûts supérieurs à ceux des ETF passifs.
- Stratégie parfois complexe : le fonctionnement peut être moins lisible pour l’investisseur.
- Dépendance au style du gérant : une approche efficace aujourd’hui peut devenir pénalisante demain.
Commentaire de Marc :
Les ETF actifs n’ont pas vocation à remplacer la gestion passive, mais plutôt à la compléter. Leur intégration dans un portefeuille repose avant tout sur la confiance accordée au gestionnaire et sur la compréhension de sa stratégie. Cela implique davantage de travail d’analyse : consulter les factsheets, les DICI et les brochures commerciales directement sur le site de l’émetteur, comprendre qui gère le fonds et selon quelle méthodologie. Les ETF actifs s’adressent ainsi davantage à des investisseurs un peu plus expérimentés, prêts à consacrer du temps à la recherche avant d’investir.
Notre sélection des 4 meilleurs ETF actifs de 2026
Pour 2026, nous avons établi une sélection de 4 ETF actifs choisie avant tout sur la base de leurs performances récentes et de leurs stratégies différenciantes.
Cette sélection comprend trois ETF actions, exposés à des thématiques ou des régions variées, mais aussi un ETF obligataire actif, pour montrer que la gestion active ne se limite pas aux actions : elle peut aussi être pertinente sur les marchés de taux, les obligations, et même (plus rarement) l’immobilier et les matières premières.
Retrouvez ci-dessous les caractéristiques essentielles de chacun de ces ETF actifs.
1. ETF JPMorgan Japan Research Enhanced Index Equity (ESG) UCITS ETF – EUR Hedged
ISIN : IE000QGWZZO0
- ETF actions japonaises géré activement
- Objectif : surperformer le MSCI Japan (Net Total Return) sur le long terme
- Sélection fondamentale bottom-up avec surpondération des titres à fort potentiel
- Approche indicielle améliorée, dans un cadre de risque contrôlé
- Intégration de critères ESG (fonds classé Article 8 SFDR)
- Couverture du risque de change euro / yen
- Frais courants : 0,25 %
- Capitalisation des revenus
Intérêt : une exposition au marché japonais combinant discipline indicielle et gestion active, avec un biais qualitatif et ESG assumé.
Performance 12 mois de l’ETF JPMorgan Japan Research Enhanced Index Equity

Source : JustETF
2. ETF ARK Artificial Intelligence & Robotics UCITS ETF – USD
ISIN : IE0003A512E4
- ETF actions thématique géré activement
- Exposition aux sociétés liées à l’intelligence artificielle, la robotique et l’automatisation
- Gestion de conviction avec sélection concentrée de valeurs de croissance
- Forte orientation innovation et technologies de rupture
- Pas de référence indicielle stricte
- Frais courants : 0,75 %
- Capitalisation des revenus
Intérêt : un ETF actif offensif, pensé pour capter le potentiel de long terme des grandes ruptures technologiques.
Performance 12 mois de l’ETF ARK Artificial Intelligence & Robotics

Source : JustETF
3. ETF iShares Europe Equity Enhanced Active UCITS ETF
ISIN : IE00000EF730
- ETF actions européennes géré activement
- Objectif : améliorer la performance du MSCI Europe
- Sélection des titres via des modèles quantitatifs systématiques
- Analyse fondée sur trois piliers : fondamentaux, sentiment de marché et facteurs macroéconomiques
- Gestion basée sur des algorithmes uniquement (pas d’intervention humaine)
- Fonds classé Article 8 SFDR (ISR/ESG)
- Frais courants : 0,25 %
- Capitalisation des revenus
Intérêt : une approche active mais disciplinée sur les actions européennes, à mi-chemin entre ETF passif et gestion active traditionnelle.
Performance 12 mois de l’ETF iShares Europe Equity Enhanced Active

Source : JustETF
4. ETF Fidelity ESG USD EM Bond UCITS ETF – INC (Euro Hedged)
ISIN : IE0007L3IJF6
- ETF obligataire géré activement
- Exposition aux obligations souveraines et quasi-souveraines des marchés émergents
- Titres libellés en dollar américain, avec couverture du risque de change en euro
- Intégration systématique de critères ESG (Article 8 SFDR)
- Objectif de génération de revenus et de croissance du capital
- Portefeuille diversifié (plus de 200 obligations)
- Frais courants : 0,50 %
- Distribution des revenus
Intérêt : montrer que la gestion active via ETF peut aussi être pertinente sur les obligations, notamment pour optimiser le couple rendement / risque.
Performance 12 mois de l’ETF Fidelity ESG USD EM Bond

Source : JustETF
Comment investir dans les ETF actifs en pratique ?
En pratique, investir dans un ETF actif ne diffère pas fondamentalement de l’achat de n’importe quel ETF classique. Ils sont accessibles via un compte titres auprès d’un courtier en Bourse.
Toutefois, les ETF actifs étant plus récents et plus innovants que les traditionnels ETF CAC 40, MSCI World ou S&P 500, il est indispensable de vérifier en amont leur disponibilité chez son courtier bourse.
Que vous soyez client de XTB, Trade Republic, IG, eToro ou d’un autre courtier en ligne, un passage par le moteur de recherche ETF s’impose. Des plateformes de trading comme Freedom24 ou Interactive Brokers les proposent généralement sans difficulté.
Notez que le prix de part pour ces ETF reste très accessible, souvent compris entre quelques euros et quelques dizaines d’euros. Il n’est donc pas nécessaire de recourir à des fractions d’ETF pour investir, contrairement à certains actifs plus onéreux.
Les ETF actifs sont-ils éligibles au PEA ?
Les ETF actifs peuvent être éligibles au PEA, mais ils restent extrêmement rares. Nous en avons recensé 17 seulement, dont 5 ETF actions et 12 ETF obligataires.
La quasi-totalité des ETF actifs est très récente, la plupart ayant été lancés en 2025, dont 5 en décembre 2025, avec donc très peu d’historique.
Une exception notable existe toutefois : l’ETF Osiam Europe ESG Machine Learning, créé en 2012, qui affiche +37,56 % sur 3 ans et +46,74 % sur 5 ans.
Sources des images : Freepik
Les performances passées ne présument pas des performances futures. L’investissement en action présente un risque de perte en capital.
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