Tesla en Bourse : analyse du leader mondial de la voiture électrique

Le 13 février 2019

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Café de la Bourse vous présente l’analyse du leader mondial du véhicule électrique : le groupe californien Tesla.

Découvrez notre chapitre sur l’histoire et le profil de Tesla ainsi que la présentation de sa gamme de véhicules électriques et de solutions de stockage d’électricité. Ensuite, nous aborderons l’étude des rapports financiers de Tesla, ses principaux ratios et son parcours boursier depuis 2003. Sans oublier d’aborder le parcours d’Elon Musk, génie de l’entrepreneuriat.

En conclusion, nous nous demanderons s’il peut être judicieux ou non d’investir en Bourse dans Tesla.

Infographie : dates et chiffres-clé de Tesla

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2003 : création de Tesla.

Multiplication par 42 : croissance du chiffre d’affaires depuis 2012.

245 240 : nombre de véhicules vendus en 2018.

865 km : autonomie de la Tesla model 3 en conditions optimales.

Tesla : ses origines et sa gamme de voitures électriques haut de gamme

Histoire de Tesla

Tesla Motors (son nom d’origine) est une société californienne fondée en 2003 par les entrepreneurs Martin Eberhard et Marc Tarpenning. Elon Musk est ensuite entré au capital de Tesla en 2004 et en a pris le contrôle en 2008.

Le concept de base de Tesla est toujours d’actualité : proposer des véhicules 100 % électriques haut de gamme de types berlines de luxe et voitures de sport. Cependant, Tesla se dirige actuellement vers des tarifs plus grand public, notamment avec la Tesla model 3 qui sera vendue approximativement 35 000 $ en entrée de gamme, 400 000 unités ont déjà été pré-commandées.

En 2008, 1 000 unités du modèle Tesla Roadster première génération sont pré-commandées par la clientèle américaine et la production en série de véhicules débute concrètement.

Coup de théâtre en 2014 quand Elon Musk rend les brevets de Tesla accessibles au grand public !

Durant l’année 2015, Tesla commence à intensifier son activité dans le domaine du stockage de l’électricité. Le groupe conceptualise des batteries pour les maisons et les entreprises nommées Powerwall et Powerpack.

En juin 2016, Tesla acquiert la société SolarCity, spécialisée dans la fabrication de panneaux photovoltaïques, pour 2,6 milliards de dollars.

Depuis 2008, les ventes de voitures électriques Tesla se sont fortement développées pour atteindre plus de 245 000 unités commercialisées en 2018, faisant de Tesla le leader mondial du véhicule électrique.

Tesla est également une société très innovante. Elle conceptualisera et fabriquera très certainement les batteries de demain, notamment dans le domaine du stockage de l’électricité qui est resté longtemps complexe à mettre en œuvre sans l’arrivée de nouvelles technologies.

Tesla pourrait détenir ces technologies dans un futur proche.

Voitures 100 % électriques vendus par Tesla

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Source : Tesla

Tesla propose actuellement quatre modèles de voitures : la  Model S, la Model X, la Model 3 et la Roadster.

Par exemple, pour la Model S, l’autonomie est variable selon les conditions de circulation. Elle peut atteindre 865 km en conditions optimales en roulant à une vitesse de 70 km/h, par une température extérieure de 30°. Par contre, lorsque la vitesse passe à 120 km/h, qu’il fait – 10 ° à l’extérieur et que le chauffage est activé, l’autonomie passe alors à 390 km.

Le véhicule ultime de Tesla en termes de performances est le modèle « Roadster » qui sera livré à partir de 2020. Il s’agit du véhicule le plus puissant du monde avec une accélération de 0 à 100 km/h effectuée en 2,1 secondes, une vitesse maximale de plus de 400 km/h et une autonomie donnée pour 1 000 km.

Le plus étonnant est son tarif : à partir de 200 000 $ ce qui peut paraître élevé à première vue mais raisonnable au regard de ses caractéristiques. En tout cas, ce modèle est bien en-dessous des tarifs des voitures de sport thermiques les plus puissantes et qui n’égalent pourtant pas la Tesla Roadster.

Une Tesla Model 3 d’entrée de gamme se vend approximativement 35 000 $ aux États-Unis. C’est un véhicule grand public qui rencontre un fort succès car pré-commandé à hauteur de 400 000 unités.

Écologie : les limites de la voiture électrique

Le choix d’opter pour un véhicule électrique n’est pas 100 % vert, loin de là ! Son impact écologique est estimé à 9 tonnes de CO2 pour 150 000 km contre 22 tonnes pour un véhicule Diesel. À titre comparatif, l’impact carbone du véhicule électrique est principalement dû à sa fabrication nécessitant l’extraction minière de métaux pour la fabrication des batteries.

Cela reste toujours avantageux car l’empreinte carbone est divisée par plus de 2,4 mais attention, si le véhicule électrique se développe à grande échelle, il faudra ouvrir de nouvelles centrales nucléaires produisant des déchets très polluants. En effet, les solutions en énergies renouvelables risquent très probablement de ne pas suffire si les parcs de véhicules électriques se démocratisent rapidement car leurs puissances sont à priori trop restreintes.

La voiture électrique a un avantage financier intéressant

Si les coûts liés aux batteries sont raisonnables, la solution d’opter pour un véhicule électrique peut s’avérer très économique car « un plein d’électricité » est moins onéreux qu’un plein de carburant.

Systèmes de stockage d’électricité Tesla

Lorsque l’on entend le nom de Tesla, nous pensons généralement aux véhicules électriques haut de gamme. Notons que la société figure également parmi les pionniers des technologies de pointe en termes de stockage de l’électricité notamment avec ses « Powerwall » et « Powerpack ».

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Source : Tesla

Le « Powerwall » est destiné aux particuliers au tarif de 7 000 € en Europe.

Une unité permet d’alimenter un foyer de 100 m² sans climatisation. Le dispositif est idéalement combiné à des panneaux solaires qui peuvent également être commercialisés par Tesla « Solar Roof ».

Les entreprises et les industries opteront pour les systèmes « Powerpack » d’une capacité de stockage de 210 kwh par unité alimentés en triphasé (de 380 V à 480 V).

L’avantage du « Powerpack » est double : il peut rendre l’entreprise autonome si elle possède suffisamment de panneaux solaires ou s’en servir pour stocker de l’énergie, si elle dispose, par exemple, de période d’heures creuses lorsque l’électricité est moins chère.

Tesla s’est récemment associé avec le fournisseur d’électricité californien PG & E pour la conception d’un grand parc de stockage d’électricité composé de 3 000 Powerpacks, d’une capacité de 1,1 Gwh/W soit l’équivalent de la consommation de 100 foyers durant 1 an.

Ces systèmes de stockage peuvent révolutionner le secteur s’ils se démocratisent, résolvant l’un des principaux problèmes des centrales dont la production d’électricité doit être consommée immédiatement, sans quoi elle est perdue.

Utiliser le stockage électrique permet donc d’optimiser concrètement l’équilibre entre consommation et production et ainsi de remédier aux pertes.

Elon Musk : entrepreneur aux multiples succès

Difficile de parler de Tesla sans citer son dirigeant Elon Musk, un entrepreneur à succès, haut en couleur, âgé de 47 ans, à la tête d’une fortune personnelle de 20,8 milliards de $ (Forbes, janvier 2019).

Il a d’abord participé, en 1995 lorsqu’il était étudiant, à la création de Zip2, un logiciel pour les entreprises qu’il revendra en 1999 pour plus de 340 millions de $. Il crée la même année X.com, qui n’est autre que « l’ancêtre » du célèbre site d’e-paiement Paypal.

Puis, en 2002, Elon Musk s’intéresse ensuite  au spatial avec la création de Space-X qui propose des lanceurs récupérables pour les fusées. Nommés Falcon 8, Falcon 9 ou encore Falcon Heavy pour les charges lourdes, ces types de lanceurs permettent par exemple l’envoi à moindre coûts de satellites ou de cargaisons à destination des stations spatiales.

D’ailleurs, l’entrepreneur souhaite voir les hommes coloniser la planète Mars d’ici 2024 : il a baptisé ce projet Mars One. Il s’agit pour le moment d’un voyage sans retour pour cause de lourdes contraintes techniques liées au décollage à partir du sol martien. De nombreux volontaires souhaitent participer au projet de vie sur Mars.

Elon Musk se plonge ensuite dans le monde du véhicule électrique et des batteries de stockage par l’intermédiaire de son entrée au capital de Tesla en 2004. Il en prend la direction en 2008.

L’entrepreneur ne s’arrête pas là dans sa quête d’un nouveau monde et conceptualise en 2012 le projet Hyperloop, un système de transport subsonique atteignant mach 1,2.

Puis, entre 2015 et 2016 Elon Musk crée deux nouvelles startups – OpenAI et Neuralink – basées sur l’intelligence artificielle au bénéfice de l’humanité et sur la fusion entre l’intelligence humaine et artificielle.

Faut-il se demander si cet entrepreneur n’est pas un extra-terrestre ? Il a su réussir dans tous les projets qu’il a entrepris. Typiquement, les grandes réussites d’entrepreneurs ayant abouti à des empires se font au sein d’un domaine spécifique. Mais Elon Musk a su créer des sociétés leaders dans les domaines du e-paiement, du spatial, du véhicule électrique à haute performance, du stockage énergétique et il réussira sans doute dans ses futurs projets, même les plus surprenants.

Bien que certains défis d’Elon Musk tels que Mars One ou Neuralink puissent actuellement être considérés comme de la science-fiction, tout semble possible pour un entrepreneur qui sait toujours être à la hauteur de ses grandes ambitions.

C’est grâce à des entrepreneurs comme Elon Musk que le monde avance à très grands pas en termes d’innovations technologiques. On peut même les qualifier de technologies de rupture1.

Les controverses autour d’Elon Musk

Le 7 août 2018, le dirigeant de Tesla, Elon Musk, a annoncé le retrait de la cote de sa société au cours de 420 $ ce qui a engendré une hausse immédiate du cours de Bourse lors de l’annonce, car le cours de Tesla était de 350 $. Une enquête de la SEC (Security Exchange Commission, gendarme boursier américain) a démontré que cette opération de rachat à 420 $ par action n’était en réalité pas sincère car non finançable. Le cours de Tesla a ensuite chuté et cette volatilité a été considérée comme une manipulation de la part de certains investisseurs qui ont porté plainte.

Elon Musk a dû faire volte-face et a annoncé dans la foulée le maintien en Bourse de Tesla. Le vendredi 7 septembre 2018, le patron de Tesla a aggravé la situation en fumant un « joint » et en consommant de l’alcool lors d’une interview.

Ces écarts de comportement ont coûté cher à Elon Musk qui s’est vu condamné par la SEC à une amende de 20 millions de dollars et une interdiction d’occuper la fonction de président directeur général de Tesla durant trois ans. Il reste cependant président du conseil d’administration.

En conclusion, on peut dire qu’Elon Musk est un entrepreneur atypique car à la tête des plus grandes innovations mais aussi capable se mettre en difficulté en l’espace de quelques instants.

Analyse des rapports financiers et valorisation en Bourse de Tesla

Chiffre d’affaires et résultats de Tesla

Chiffre d’affaires de Tesla entre 2012 et 2018 (en millions de $)

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Le chiffre d’affaires de Tesla est en forte croissance entre 2012 et 2018 passant de 413 millions de $ à 17,63 milliards de $. Soit une multiplication par plus de 42 en 6 ans.

Pertes de Tesla entre 2012 et 2018 (en millions de $)

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Globalement, Tesla a toujours été en situation de pertes, seuls quelques résultats trimestriels ont été bénéficiaires depuis sa création. En haut de compte de résultat, si l’on s’arrête au chiffre d’affaires principalement issu des ventes de véhicules électriques soustrait des coûts de production (coût sortie d’usine), alors Tesla est profitable.

Cependant, une fois les dépenses en R&D (Recherche & Développement), les dépenses commerciales, administratives, et les charges d’intérêt déduites, alors Tesla passe en pertes.

Bonne nouvelle pour Tesla lors du deuxième semestre 2018 qui réalise un bénéfice de 451 millions de $. C’est seulement la troisième fois de son histoire que Tesla présente des bénéfices trimestriels. Peut-être « enfin » le retournement durable de Tesla aux bénéfices à partir de 2019.

Remarque : Tesla réalise une perte au titre de l’année 2018 de 976 millions de $ mais la société est bénéficiaire au titre du deuxième semestre 2018 à hauteur de 451 millions de $.

Bilan du groupe Tesla

Au sein de son dernier bilan trimestriel clos le 31 décembre 2018, Tesla dispose d’actifs totaux à hauteur de 29,74 milliards de $ et de capitaux propres à hauteur de 4,92 milliards de $, soit 28,60 $ par action.

À l’actif de son bilan, Tesla dispose de 3,68 milliards de $ de trésorerie et équivalents de trésorerie et de 3,11 milliards de $ de stocks. Le groupe indique également 351 millions de $ d’actifs intangibles.

La société dispose de 949 millions de $ de créances clients. Les immobilisations corporelles (biens physiques destinés à être conservés sur le long terme) de Tesla s’élèvent à 11,33 milliards d’€.

Les passifs de Tesla sont de 24,82 milliards de $ et comprennent principalement des dettes financières à hauteur de 11,97 milliards de $ ainsi que des dettes fournisseurs à hauteur de 3,40 milliards de $.

Ratios financiers de Tesla

À son cours de Bourse de clôture du 29 janvier 2019 établi à 297,46 $, il n’est pas possible de calculer la rentabilité bénéficiaire annuelle car la société est en situation de pertes. Cependant, au titre du second semestre 2018, Tesla a réalisé 2,63 $ de bénéfice par action, soit 0,88 % de son cours de Bourse actuel. Mais Tesla reste déficitaire au titre de l’année 2018.

Côté valorisation bilancielle, les capitaux propres de Tesla sont de 28,60 $ par action au 31 décembre 2018, très en dessous du cours de Bourse actuel de 297,46 $.

Le groupe Tesla présente un ratio d’endettement sur capitaux propres de 143 %, ce qui est relativement élevé.

Ces ratios sont strictement issus des rapports financiers de Tesla, ils indiquent une forte survalorisation du groupe en termes de capitalisation boursière comparée à la valeur de son actif net (capitaux propres) ou en d’autres termes : ce que possède le groupe Tesla soustrait de ce qu’il doit.

Bourse : évolution du cours Tesla et dividendes

Graphique du cours Tesla depuis 2011 (en $)

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Source : Tradingview

Le cours de l’action Tesla a débuté une forte croissance long terme à partir de mars 2013 où il se situait aux alentours des 38 $. Son record historique a été atteint le 19 juin 2017 à plus de 383 $ par action, pour ensuite connaître une certaine volatilité oscillante entre 258 $ et 383 $. Son cours de Bourse est actuellement de 297,46 $.

Dividendes de Tesla

Tesla ne verse pas de dividendes à ses actionnaires car le groupe privilégie sa croissance.

Tesla : faut-il investir en Bourse dans le leader mondial de la voiture électrique ?

À l’instant T, nous optons plutôt pour le non, d’un point de vue fondamental. Nous indiquons toutefois que la situation de Tesla est probablement en cours de retournement favorable lié à ses bénéfices. La société réalise également d’importantes innovations technologiques.

La valorisation boursière du groupe Tesla à 297,46 $ par action représente une capitalisation boursière de 51,08 milliards d’€ tandis que son actif net (qui correspond également à l’ensemble des actifs de la société soustraits de ses passifs) est établi à 4,92 milliards d’€ à son bilan du 31 décembre 2018.

Cela signifie que la valeur patrimoniale de Tesla (soustraite de ses engagements en passifs) indiquée au sein de dernier bilan est inférieure à 10 % de sa capitalisation boursière actuelle.

Ce constat reste cependant trop restreint pour évaluer une société telle que Tesla du fait des éléments suivants :

  • Tesla est bénéficiaire au titre du second semestre 2018. L’investisseur intéressé par Tesla doit donc suivre les prochaines publications de résultats pour confirmer ou non la poursuite de ce retour aux bénéfices. Tesla a confirmé que sa situation serait bénéficiaire courant 2019, notamment grâce aux ventes des modèles 3.
  • Le groupe connaît une très forte croissance de son chiffre d’affaires au fil des trimestres (multiplié par 42 entre 2012 et 2018) ainsi qu’une forte hausse de ses volumes de ventes (plus de 245 000 véhicules vendus courant 2018 en hausse de + 142 % par rapport à 2017).
  • Tesla est une société à l’origine de grandes innovations technologiques dans les secteurs du véhicule électrique et du stockage de l’électricité.
  • Un fort enthousiasme des clients lors de l’annonce des nouveaux modèles Tesla (400 000 précommandes pour la Tesla model 3). Ainsi, la Tesla model 3 se classe à la 5ème place des voitures les plus vendues aux États-Unis.

Tesla est une société capable de réaliser des technologies de rupture1. Un véhicule Tesla model S présente une autonomie de 865 km en conditions optimales et les tarifs de certaines voitures Tesla sont relativement abordables. À titre d’exemple, la model 3 se vend 35 000 $. Ces tarifs se démocratisent car ils s’approchent des tarifs des véhicules thermiques.

Concernant le stockage électrique, un système de « Powerwall » vendu 7 000 € couplé à des panneaux solaires peut rendre un foyer de 100 m² autonome en électricité. On peut donc considérer subjectivement que Tesla a été en phase de développement depuis sa création. D’ailleurs, ses dépenses en R&D ont été importantes durant cette période.

Il est probable qu’après ce cycle de développement technologique, Tesla entame une phase davantage axée sur la commercialisation de ses produits qui devrait être source de futurs bénéfices tout en combinant des bienfaits écologiques pour la planète.

D’ailleurs, les pré-commandes de 400 000 unités de Tesla model 3 confirment le début de la phase d’industrialisation à grande échelle de Tesla.

(1) Technologie de rupture : innovation technologique qui porte sur un produit ou un service et qui finit par remplacer une technologie dominante sur un marché.

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