Action Tesla : analyse Bourse du leader mondial de la voiture électrique

Le 07 février 2020

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La récente « explosion haussière » du cours de Bourse de l’action Tesla, vient de propulser le groupe américain, leader du véhicule électrique, à la 2ème place mondiale des constructeurs automobiles en termes de capitalisation boursière.

Dans cet article, découvrez la récente flambée du cours de Bourse de l’action Tesla ainsi que son positionnement en qualité de 2ème constructeur automobile mondial en termes de valorisation en Bourse.

Nous évoquerons également l’histoire et le profil de Tesla, présenterons sa gamme de véhicules électriques et ses solutions de stockage d’électricité.

Puis, nous analyserons l’étude des rapports financiers de Tesla et ses principaux ratios financiers, sans oublier d’aborder le parcours d’Elon Musk, génie de l’entrepreneuriat.

En conclusion, nous nous demanderons s’il peut être judicieux ou non d’investir en Bourse dans Tesla.

Infographie : dates et chiffres-clé de Tesla

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2003 : création de Tesla.

Multiplication par 48 : croissance du chiffre d’affaires depuis 2012.

367 000 : nombre de véhicules vendus en 2019.

865 km : autonomie de la Tesla model 3 en conditions optimales.

Action Tesla : flambée du cours de Bourse de la 2ème capitalisation automobile mondiale

Graphique du cours de Bourse de l’action Tesla

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Source : Tradingview (hors tracés)

L’action Tesla a presque multiplié son cours de Bourse par 10 entre fin décembre 2012 et début décembre 2018, avant d’engager un repli de la moitié de sa valeur entre décembre 2018 et fin mai 2019. Entre fin mai 2019 et début février 2020, l’action Tesla a bénéficié d’une croissance de + 379 %.

Son cours est passé de 510 $ le 17 janvier 2020 à 887 $ le 4 février 2020, soit + 74 % en seulement deux semaines !

Cette explosion du cours de Bourse de l’action Tesla est catalysée par les investisseurs du fait de résultats financiers meilleurs que prévus au cours du 4ème trimestre.

En effet, le spécialiste du véhicule électrique a annoncé qu’il est en passe de devenir durablement bénéficiaire (Tesla était habitué aux résultats négatifs ces dernières années).

De plus, les volumes de véhicules vendus ont augmenté de + 50 % entre 2018 et 2019. Elon Musk, PDG de Tesla, a déclaré que le groupe a le potentiel d’atteindre le million de véhicules commercialisés d’ici mi-2020.

Voici le positionnement des trois plus grands constructeurs automobiles mondiaux selon leurs capitalisations boursières au 4 février 2020 :

  • Toyota Motor : 200 milliards de $ ;
  • Tesla : 160 milliards de $ ;
  • Volkswagen : 84 milliards de $.

Compte tenu de la hausse récente de sa capitalisation boursière, Tesla s’approche rapidement du leader mondial Toyota. La capitalisation de Tesla s’élève à presque 2 fois celle du troisième leader mondial, Volkswagen !

Tesla : origine de la marque et voitures électriques haut de gamme

Histoire de Tesla : fondateurs, parcours et évolution du constructeur automobile

Tesla Motors (son nom d’origine) est une société californienne fondée en 2003 par les entrepreneurs Martin Eberhard et Marc Tarpenning. Elon Musk est ensuite entré au capital de Tesla en 2004 et en a pris le contrôle en 2008.

En 2008, 1 000 unités du modèle Tesla Roadster première génération sont précommandées par la clientèle américaine et la production en série de véhicules débute concrètement.

Coup de théâtre en 2014 quand Elon Musk rend les brevets de Tesla accessibles au grand public !

Durant l’année 2015, Tesla commence à intensifier son activité dans le domaine du stockage de l’électricité. Le groupe conceptualise des batteries pour les maisons et les entreprises nommées Powerwall et Powerpack.

En juin 2016, Tesla acquiert la société SolarCity, spécialisée dans la fabrication de panneaux photovoltaïques, pour 2,6 milliards de dollars.

Depuis 2008, les ventes de voitures électriques Tesla se sont fortement développées pour atteindre plus de 245 000 unités commercialisées en 2018, faisant de Tesla le leader mondial du véhicule électrique.

Tesla est également une société très innovante. Elle conceptualisera et fabriquera très certainement les batteries de demain, notamment dans le domaine du stockage de l’électricité qui est resté longtemps complexe à mettre en œuvre sans l’arrivée de nouvelles technologies.

Tesla pourrait détenir ces technologies dans un futur proche.

Le concept de base de Tesla est toujours d’actualité : proposer des véhicules 100 % électriques haut de gamme de types berlines de luxe et voitures de sport. Tesla se dirige actuellement vers des tarifs plus grand public, notamment avec la Tesla model 3 vendue 35 000 $  en entrée de gamme, dont plus de 92 000 ont été commercialisées courant 2019 (Tesla a vendu plus de 367 000 véhicules électriques toutes catégories confondues en 2019).

Voitures 100 % électriques vendues par Tesla

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Source : Tesla

Tesla propose actuellement quatre modèles de voitures : la  Model S, la Model X, la Model 3, la Roadster et plus récemment, la Model Y.

Par exemple, pour la Model S, l’autonomie est variable selon les conditions de circulation. Elle peut atteindre 865 km en conditions optimales en roulant à une vitesse de 70 km/h, par une température extérieure de 30°. Par contre, lorsque la vitesse passe à 120 km/h, qu’il fait – 10 ° à l’extérieur et que le chauffage est activé, l’autonomie passe alors à 390 km.

Le véhicule ultime de Tesla en termes de performances est le modèle « Roadster » qui sera livré à partir de 2021. Il s’agit du véhicule le plus puissant du monde avec une accélération de 0 à 100 km/h effectuée en 2,1 secondes, une vitesse maximale de plus de 400 km/h et une autonomie donnée pour 1 000 km.

Le plus étonnant est son tarif : à partir de 200 000 $ ce qui peut paraître élevé à première vue, mais raisonnable au regard de ses caractéristiques. En tout cas, ce modèle est bien en-dessous des tarifs des voitures de sport thermiques les plus puissantes, et qui n’égalent pourtant pas la Tesla Roadster.

Tesla ne conçoit pas uniquement des voitures : les motos (Model M), poids lourds (Tesla Semi) et même le dernier né Pick up Cybertruck (précommandé à plus de 200 000 unités), font aussi partie de son catalogue.

À l’échelle mondiale, la part du véhicule électrique reste actuellement marginale. Néanmoins, elle pourrait atteindre 26 % des ventes mondiales d’ici 2030.

Tesla et la voiture électrique : un mariage si écologique ?

Écologie : les limites de la voiture électrique

La question du véhicule électrique écologiquement propre, est toujours d’actualité. Même s’il présente l’avantage de ne pas polluer « en sortie de pot d’échappement », est-il pour autant aussi écologique que ce que le grand public peut penser ?

Des études scientifiques indiquent que le seuil kilométrique, pour rendre l’utilisation d’un véhicule électrique écologiquement avantageux en termes de CO2 rejeté, est établi à presque 700 000 km parcourus.

En effet, la voiture électrique est à l’origine d’une pollution indirecte issue de l’industrie minière d’extraction de métaux tels que le lithium, le zinc, le cobalt, etc., sans compter la pollution générée par les centrales électriques indispensables aux rechargements.

Acheter électrique est donc avantageux pour réduire la pollution des villes mais très peu de personnes conservent leur véhicule plus de 700 000 km !

Le recyclage des batteries au lithium et des déchets radioactifs émis par les centrales nucléaires qui seront sûrement nécessaires à alimenter un parc de véhicules électriques à grande échelle, les énergies propres étant a priori insuffisantes, doivent également entrer en ligne de compte.

La question du véhicule électrique propre demeure donc toujours présente.

La voiture électrique a un avantage financier intéressant

Si les coûts liés aux batteries sont raisonnables, la solution d’opter pour un véhicule électrique peut s’avérer très économique car « un plein d’électricité » est moins onéreux qu’un plein de carburant. La différence est assez sensible à égale distance parcourue en considération des prix actuels de l’électricité.

Systèmes de stockage d’électricité Tesla

Lorsque l’on entend le nom de Tesla, nous pensons généralement aux véhicules électriques haut de gamme. Notons que la société figure également parmi les pionniers des technologies de pointe en termes de stockage de l’électricité notamment avec ses « Powerwall » et « Powerpack ».

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Source : Tesla

Le « Powerwall » est destiné aux particuliers, au tarif de 7 000 € en Europe.

Une unité permet d’alimenter un foyer de 100 m² sans climatisation. Le dispositif est idéalement combiné à des panneaux solaires qui peuvent également être commercialisés par Tesla « Solar Roof ».

Les entreprises et les industries opteront pour les systèmes « Powerpack » d’une capacité de stockage de 210 kwh par unité alimentés en triphasé (de 380 V à 480 V).

L’avantage du « Powerpack » est double : il peut rendre l’entreprise autonome si elle possède suffisamment de panneaux solaires ou peut permettre à l’entreprise de stocker de l’énergie si elle dispose, par exemple, de période d’heures creuses lorsque l’électricité est moins chère.

Tesla s’est récemment associé avec le fournisseur d’électricité californien PG & E pour la conception d’un grand parc de stockage d’électricité composé de 3 000 Powerpacks, d’une capacité de 1,1 Gwh/W, soit l’équivalent de la consommation de 100 foyers durant 1 an.

Ces systèmes de stockage peuvent révolutionner le secteur s’ils se démocratisent, résolvant l’un des principaux problèmes des centrales dont la production d’électricité doit être consommée immédiatement, sans quoi elle est perdue.

Utiliser le stockage électrique permet donc d’optimiser concrètement l’équilibre entre consommation et production et ainsi de remédier aux pertes.

Elon Musk à la tête de Tesla : entrepreneur aux multiples casquettes et succès

Difficile de parler de Tesla sans citer son dirigeant Elon Musk, un entrepreneur à succès, haut en couleur, âgé de 48 ans, à la tête d’une fortune personnelle de 43,1 milliards de $ (Forbes, février 2020).

Il a d’abord participé en 1995, lorsqu’il était étudiant, à la création de Zip2, un logiciel pour les entreprises qu’il revendra en 1999 pour plus de 340 millions de $. Il crée la même année X.com qui n’est autre que « l’ancêtre » du célèbre site d’e-paiement Paypal.

Puis, en 2002, Elon Musk s’intéresse ensuite au spatial avec la création de Space-X qui propose des lanceurs récupérables pour les fusées. Nommés Falcon 8, Falcon 9 ou encore Falcon Heavy pour les charges lourdes, ces types de lanceurs permettent par exemple l’envoi à moindre coûts de satellites ou de cargaisons à destination des stations spatiales.

D’ailleurs, l’entrepreneur souhaite voir les hommes coloniser la planète Mars d’ici 2024 : il a baptisé ce projet Mars One. Il s’agit pour le moment d’un voyage sans retour, pour cause de lourdes contraintes techniques liées au décollage à partir du sol martien. De nombreux volontaires souhaitent participer au projet de vie sur Mars.

Elon Musk se plonge ensuite dans le monde du véhicule électrique et des batteries de stockage par l’intermédiaire de son entrée au capital de Tesla en 2004. Il en prend la direction en 2008.

L’entrepreneur ne s’arrête pas là dans sa quête d’un nouveau monde et conceptualise en 2012 le projet Hyperloop, un système de transport subsonique atteignant mach 1,2.

Puis, entre 2015 et 2016, Elon Musk crée deux nouvelles startups – OpenAI et Neuralink – basées sur l’intelligence artificielle au bénéfice de l’humanité et sur la fusion entre l’intelligence humaine et artificielle.

Faut-il se demander si cet entrepreneur n’est pas un extra-terrestre ? Il a su réussir dans tous les projets qu’il a entrepris. Typiquement, les grandes réussites d’entrepreneurs ayant abouti à des empires se font au sein d’un domaine spécifique. Mais Elon Musk a su créer des sociétés leaders dans les domaines du e-paiement, du spatial, du véhicule électrique à haute performance, du stockage énergétique et il réussira sans doute dans ses futurs projets, même les plus surprenants.

Bien que certains défis d’Elon Musk tels que Mars One (premiers habitants sur Mars) ou Neuralink (implants neuronaux contrôlés par la pensée afin que l’humain puisse rivaliser face à l’essor de l’Intelligence Artificielle) puissent actuellement être considérés comme de la science-fiction, tout semble possible pour un entrepreneur qui sait toujours être à la hauteur de ses grandes ambitions.

Ce ne serait pas la première fois qu’Elon Musk développe des technologies de rupture !

Les controverses autour d’Elon Musk

Le 7 août 2018, le dirigeant de Tesla, Elon Musk, a annoncé le retrait de la cote de sa société au cours de 420 $ ce qui a engendré une hausse immédiate du cours de Bourse lors de l’annonce, car le cours de Tesla était de 350 $. Une enquête de la SEC (Security Exchange Commission, gendarme boursier américain) a démontré que cette opération de rachat à 420 $ par action n’était en réalité pas sincère car non finançable. Le cours de Tesla a ensuite chuté et cette volatilité a été considérée comme une manipulation de la part de certains investisseurs qui ont porté plainte.

Elon Musk a dû faire volte-face et a annoncé dans la foulée le maintien en Bourse de Tesla. Le vendredi 7 septembre 2018, le patron de Tesla a aggravé la situation en fumant un « joint » et en consommant de l’alcool lors d’une interview.

Ces écarts de comportement ont coûté cher à Elon Musk qui s’est vu condamné par la SEC à une amende de 20 millions de dollars et une interdiction d’occuper la fonction de président directeur général de Tesla durant trois ans. Il reste cependant président du conseil d’administration.

En conclusion, on peut dire qu’Elon Musk est un entrepreneur atypique car à la tête des plus grandes innovations mais il est aussi capable se mettre en difficulté en l’espace de quelques instants.

Tesla : analyse des résultats financiers et valorisation en Bourse de Tesla

Chiffre d’affaires de Tesla

Chiffre d’affaires de Tesla entre 2012 et 2019 (en millions de $)

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Le chiffre d’affaires de Tesla est en forte croissance entre 2012 et 2019, passant de 413 millions de $ à 19,95 milliards de $, soit une multiplication par plus de 48 en 8 ans.

Résultats financiers négatifs de Tesla

Pertes de Tesla entre 2012 et 2019 (en millions de $)

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Globalement, Tesla a toujours été en situation de pertes annuelles sur le long terme. Néanmoins, la tendance s’inverse progressivement depuis 2017. Tesla a été bénéficiaire au titre des 3ème et 4ème trimestres 2018 et 2019.

En haut de compte de résultat, si l’on s’arrête au chiffre d’affaires principalement issu des ventes de véhicules électriques soustrait des coûts de production (coût sortie d’usine), alors Tesla est profitable.

Cependant, une fois les dépenses en R&D (Recherche & Développement), les dépenses commerciales, administratives, et les charges d’intérêt déduites, alors Tesla passe en pertes.

Bilan du groupe Tesla

Au sein de son dernier bilan trimestriel annuel clos le 31 décembre 2019, Tesla dispose d’actifs totaux à hauteur de 34,31 milliards de $ et de capitaux propres à hauteur de 6,62 milliards de $, soit 37,40 $ par action.

À l’actif de son bilan, Tesla dispose de 6,27 milliards de $ de trésorerie et équivalents de trésorerie et de 3,55 milliards de $ de stocks. Le groupe indique également 537 millions de $ d’actifs intangibles.

La société dispose de 1 324 millions de $ de créances clients. Les immobilisations corporelles (biens physiques destinés à être conservés sur le long terme) de Tesla s’élèvent à 10,39 milliards de $.

Les passifs de Tesla sont de 26,20 milliards de $ et comprennent principalement des dettes financières à hauteur de 11,63 milliards de $ ainsi que des dettes fournisseurs à hauteur de 2,91 milliards de $.

Ratios financiers de Tesla

À son cours de Bourse de clôture du 4 février 2020 établi à 887 $, il n’est pas possible de calculer la rentabilité bénéficiaire annuelle car la société est en situation de pertes. Cependant, au titre du second semestre 2019, Tesla a réalisé 21,38 $ de bénéfice par action, soit 0,16 % de son cours de Bourse actuel. Mais Tesla reste déficitaire au titre de l’année 2019.

Côté valorisation bilancielle, les capitaux propres de Tesla sont de 37,40 $ par action au 31 décembre 2019, très en dessous du cours de Bourse actuel de 887 $.

Le groupe Tesla présente un ratio d’endettement sur capitaux propres de 156 %, ce qui est relativement élevé.

Ces ratios financiers sont strictement issus des rapports financiers de Tesla. Ils indiquent une forte survalorisation du groupe en termes de capitalisation boursière, comparée à la valeur de son actif net (capitaux propres) ou en d’autres termes : ce que possède le groupe Tesla soustrait de ce qu’il doit.

Dividendes de Tesla

Tesla ne verse pas de dividendes à ses actionnaires car le groupe privilégie sa croissance.

Tesla : faut-il investir en Bourse dans le leader mondial de la voiture électrique ?

À l’instant T et malgré la forte hausse récente du cours de Bourse de l’action, nous optons plutôt pour le non, d’un point de vue fondamental. Nous indiquons toutefois que la situation de Tesla est probablement en cours de retournement favorable, lié à ses bénéfices, tout comme l’indique son dirigeant Elon Musk. La société réalise également d’importantes innovations technologiques.

La valorisation boursière du groupe Tesla à 887 $ par action représente une capitalisation boursière de 160 milliards de $, tandis que son actif net (qui correspond également à l’ensemble des actifs de la société soustraits de ses passifs) est établi à 6,62 milliards d’€ à son bilan du 31 décembre 2019.

Cela signifie que la valeur de Tesla (soustraite de ses engagements en passifs) indiquée au sein de dernier bilan, est inférieure à 5 % de sa capitalisation boursière actuelle.

Ce constat reste cependant trop restreint pour évaluer une société telle que Tesla du fait des éléments suivants :

  • Tesla est bénéficiaire au titre du second semestre 2019. L’investisseur intéressé par Tesla doit donc suivre les prochaines publications de résultats pour confirmer ou non la poursuite de ce retour aux bénéfices.
  • Le groupe connaît une forte croissance de son chiffre d’affaires au fil des trimestres (multiplié par 48 depuis 2012) ainsi qu’une forte hausse de ses volumes de ventes (plus de 367 000 véhicules vendus courant 2019 en hausse de + 50 % par rapport à 2018).
  • Tesla est une société à l’origine de grandes innovations technologiques dans les secteurs du véhicule électrique et du stockage de l’électricité.
  • Un fort enthousiasme des clients lors de l’annonce des nouveaux modèles Tesla (400 000 précommandes pour la Tesla model 3 lors de sa sortie).

Tesla est une société capable de réaliser des technologies de rupture. Un véhicule Tesla model S présente une autonomie de 865 km en conditions optimales et les tarifs de certaines voitures Tesla sont relativement abordables. À titre d’exemple, la model 3 se vend 35 000 $. Ce tarif se démocratise car il s’approche des tarifs des grandes berlines essence ou diesel. Et n’oublions pas l’argument clé du coût pour 1 km parcouru avec un véhicule électrique, actuellement plus faible que celui d’un véhicule thermique.

Concernant le stockage électrique, un système de « Powerwall » vendu 7 000 € couplé à des panneaux solaires peut rendre un foyer de 100 m² autonome en électricité. On peut donc considérer subjectivement que Tesla a été en phase de développement depuis sa création. D’ailleurs, ses dépenses en R&D ont été importantes durant cette période.

Il est probable qu’après ce cycle de développement technologique, Tesla entame une phase davantage axée sur la commercialisation de ses produits qui devrait être source de futurs bénéfices.

Pour conclure, les ratios financiers de Tesla restent actuellement faibles (pertes au compte de résultat, valorisation boursière élevée au regard de sa valeur nette comptable, ratio d’endettement élevé). Néanmoins, de futures annonces de retours aux bénéfices durables de Tesla pourrait propulser son cours de Bourse à des niveaux plus élevés car bien accueillis par les investisseurs, notamment ceux ayant un profil growth (à la recherche de sociétés en croissance).

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