Crypto monnaie : quelle fiscalité ? Comment déclarer aux impôts en 2026 ?
La fiscalité des crypto-monnaies reste un sujet complexe pour de nombreux investisseurs, d’autant que les règles évoluent régulièrement au fil des lois de finances. En 2026, les détenteurs de crypto-actifs doivent déclarer leurs gains réalisés grâce à leurs investissements en crypto monnaies en 2025, qu’il s’agisse de ventes occasionnelles, de staking, de minage, de lending ou encore de la détention de comptes crypto à l’étranger.
Entre flat tax, barème progressif de l’impôt sur le revenu, abattement de 305 €, déclaration des plus-values via le formulaire 2086 et obligations déclaratives liées aux plateformes étrangères, la procédure peut sembler difficile à appréhender.
Ce guide détaille de manière structurée la fiscalité applicable aux crypto-actifs en 2026 et les étapes pour déclarer correctement vos gains, dans le respect des obligations fiscales françaises.
Sommaire
- Résumé en 10 points : ce qu’il faut retenir sur la fiscalité crypto en 2026
- Crypto imposable ou non : quelles opérations déclenchent l’impôt en 2026 ?
- Fiscalité crypto 2026 pour les investisseurs particuliers : PFU ou barème IR ?
- Investisseur professionnel en crypto monnaies ou investisseurs privé en crypto monnaies : quel régime s’applique ?
- Quelle imposition pour l’activité de minage de crypto monnaie ?
- Quelle imposition pour le Staking de crypto monnaies ?
- Quelle imposition pour le lending de crypto monnaies ?
- Quelle imposition pour les NFT ?
- Réglementation MiCA : un éclaircissement de la fiscalité des crypto monnaies ?
- Comment calculer ses gains en monnaie virtuelle pour les transmettre aux impôts ?
- Déclaration crypto 2026 : quelles cases remplir et comment compléter le formulaire 2086 ?
- Déclarer un compte crypto à l’étranger en 2026 : règles, obligations et formulaire 3916-Bis
- Quand payer ses impôts cryptos en 2026 ?
- Comment payer ses impôts sur son trading de crypto monnaies via des produits dérivés ?
- Comment ne pas payer d’impôt sur les crypto monnaies ?
Résumé en 10 points : ce qu’il faut retenir sur la fiscalité crypto en 2026
- Les crypto sont imposables uniquement lors d’une conversion en monnaie fiat ou d’un paiement en bien/service.
- Les échanges crypto à crypto ne sont pas imposables.
- Depuis la loi de finances, le PFU passe à 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS).
- Les contribuables peuvent choisir entre PFU et barème de l’IR + prélèvements sociaux.
- Abattement annuel de 305 € pour les cessions des investisseurs non professionnels.
- Les activités de minage et staking relèvent en principe du régime des BNC.
- Le lending est taxé comme revenu de créance (PFU 31,4 %) puis comme plus-value d’actifs numériques lors de la cession.
- Les NFT peuvent relever de trois régimes fiscaux selon leur nature, mais l’actif numérique est l’hypothèse la plus fréquente.
- La déclaration des plus-values passe par le formulaire 2086 et, pour les comptes étrangers, par le formulaire 3916-Bis.
- Les moins-values crypto ne sont pas reportables d’une année sur l’autre.
Crypto imposable ou non : quelles opérations déclenchent l’impôt en 2026 ?
La fiscalité des monnaies virtuelles évolue régulièrement, en même temps que l’investissement en crypto actifs se démocratise.
Mais les gains réalisés en crypto sont imposables depuis 2014 et continuent de l’être. Il est obligatoire de déclarer annuellement au fisc ses opérations imposables en crypto monnaies et de dresser la liste des plus-values et moins-values. Notez toutefois que seules les transactions crypto-monnaies / monnaies fiat sont imposables. Les transactions crypto-monnaies / crypto-monnaies ne sont pas imposées. Vous serez également imposé en cas d’achat d’un bien ou d’un service en crypto-monnaies.
La taxation des gains réalisés en cryptos dépend du statut de l’investisseur. L’imposition n’est pas la même selon que l’on est un investisseur non professionnel ou un investisseur professionnel.
Question fréquente : Est-ce que les crypto sont imposables en 2026 ?
Oui. En 2026, les gains issus des cessions d’actifs numériques contre une monnaie fiat (euro, dollar, etc.) sont imposables. Les échanges crypto-à-crypto restent non taxés. Les achats de biens ou services en crypto constituent également des opérations imposables.
Fiscalité crypto 2026 pour les investisseurs particuliers : PFU ou barème IR ?
Avant le 1er janvier 2019, les monnaies virtuelles étaient soumises à la même imposition que les biens meubles, ce qui impliquait de déclarer chaque cession, dont la plus-value était imposée à hauteur de 36,2 %. Depuis cette date, les crypto monnaies sont imposables au titre des « actifs numériques », une nouvelle catégorie née de la volonté de l’État de donner un cadre réglementaire aux crypto actifs.
Depuis la loi de finances 2019, le traitement fiscal des cessions de crypto actifs réalisées est encadré. Les Français ont l’obligation depuis cette année-là de calculer et déclarer leurs gains imposables en crypto devises en même temps que leur déclaration de revenus. De fait, le contribuable est imposé sur les plus-values générées par son activité d’achat et de revente d’actifs numériques à titre occasionnel.
Le nouveau régime prévu par l’article 150 VH bis CGI soumet la plus-value globale sur actifs numériques au prélèvement forfaitaire unique ou flat tax. La fiscalité de ce nouveau type d’actifs est donc similaire aux gains du capital.
Attention, depuis la loi de finance 2026, les gains sur les crypto monnaies sont davantage taxés. La flat tax s’élève à 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux) contre 30 % auparavant. Il reste possible pour les investisseurs de choisir entre le PFU (prélèvement forfaitaire unique) à 31,4 % ou l’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR) sur les plus-values engendrées par leurs activités en crypto-monnaies + 18,6 % de prélèvements sociaux. Ainsi, les investisseurs ne payant pas d’impôt seront taxés à 18,6 % seulement (montant des prélèvements sociaux) et ceux se situant dans la tranche d’imposition à 11 % seront taxés à 29,6 % seulement (11 % d’impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux). Notez également que la CSG payée (10,6 %) sera déductible des revenus imposables à hauteur de 6,8 %, alors que celle incluse dans le PFU ne l’est pas.
Tableau comparatif : PFU vs Barème IR pour la fiscalité crypto (2026)
| Critère | PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) | Barème progressif de l’IR + Prélèvements sociaux |
| Taux global | 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux) | Taux variable selon tranche d’imposition + 18,6 % prélèvements sociaux |
| Profils pour lesquels c’est avantageux | Contribuables ayant une tranche d’IR ≥ 30 % | Contribuables dans les tranches 0 % et 11 % |
| Cas où la fiscalité est la plus basse | Jamais 0 % (minimum 31,4 %) | 0 % d’IR + 18,6 % de PS = 18,6 % |
| Déductibilité de la CSG | Non déductible | CSG déductible à hauteur de 6,8 % |
| Complexité | Simple et automatique | Plus complexe (calcul + déclaration détaillée) |
| Moment d’imposition | Au moment des cessions imposables | Idem PFU : lors des cessions imposables |
| Abattement 305 € | Oui | Oui |
| Moins-values compensables ? | Non reportables | Non reportables |
| Idéal si… | Vous voulez une fiscalité simple, sans calcul complexe | Vous êtes faiblement imposé ou non imposable |
| Exemple pratique | Une plus-value de 10 000 € = 3 140 € d’impôt | Non imposable = 1 860 € de PS uniquement |
À noter : en cas de moins-value globale, cette dernière n’est ni déductible d’autres revenus, ni reportable sur l’année suivante.
Bon à savoir : il existe un abattement de cession de 305 euros par an pour les investisseurs non-professionnels. Ainsi, si le montant total des ventes n’a pas excédé 305 euros, il n’est même pas nécessaire d’indiquer le montant de la plus-value.
Question fréquente : Quel est le taux d’imposition des plus-values crypto en 2026 ?
Les plus-values sont soumises soit au PFU (31,4 %), soit au barème progressif de l’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux, selon l’option choisie. L’abattement de 305 € reste applicable pour les cessions annuelles de faible montant.
Investisseur professionnel en crypto monnaies ou investisseurs privé en crypto monnaies : quel régime s’applique ?
Il était auparavant particulièrement difficile de savoir si l’administration fiscale vous considérait comme un investisseur professionnel ou non.
La situation est bien plus claire depuis le 1er janvier 2023, date à laquelle les règles du jeu ont évolué et se clarifient. Sont donc désormais considérés comme vendeurs non professionnels, les investisseurs vendant des crypto monnaies dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé, peu importe s’ils réalisent des ventes de manière occasionnelle ou habituelle ou qu’ils gèrent un gros volume de transaction.
Si vous vous posez la question, il y a fort à parier que vous soyez considéré comme investisseur particulier et non comme investisseur professionnel. En effet, selon l’administration, la qualification de professionnel doit rester l’exception et l’utilisation fréquente de l’outil informatique pour réaliser des échanges, tout comme le fait que les revenus de l’activité de trading soient supérieurs aux revenus professionnels ne sont pas des critères suffisants à eux seuls pour requalifier un contribuable de professionnel.
Quelle imposition pour l’activité de minage de crypto monnaie ?
Si vous pratiquez une activité de minage de crypto-monnaie, les gains liés à cette activité sont également imposables. Le minage relève du régime des bénéfices non commerciaux (BNC). Lors de la cession des crypto-monnaies, c’est bien sûr l’imposition sur les plus-values sur actifs numériques qui s’appliquera.
Quelle imposition pour le Staking de crypto monnaies ?
Rappelons que le staking correspond à l’immobilisation de crypto monnaies dans le cadre du bon fonctionnement d’une blockchain proof of Stake. Le verrouillage des jetons donne bien évidemment lieu à une rémunération.
Comme pour le minage, les revenus du staking devraient donc relever des bénéfices non commerciaux au titre de l’année de perception et des plus-values sur actifs numériques au titre de l’année de cession. Certains estiment toutefois que les récompenses sont acquises à titre gratuit et sont simplement ajoutées aux portefeuilles, ce qui signifie qu’elles sont seulement imposées à 31,4 % lors d’une cession à titre onéreux. Mais ce point fait débat et le législateur serait bien inspiré de clarifier l’imposition des gains liés au staking.
En 2026, la question de la fiscalité s’appliquant au staking reste entière.
Quelle imposition pour le lending de crypto monnaies ?
Le lending qui, comme son nom l’indique désigne un prêt, correspond à un prêt d’actifs numériques à une plateforme ou un protocole, afin de lui fournir des liquidités contre intérêts.
En toute logique, ces gains relèvent donc de la fiscalité des revenus de créance au titre de l’année de perception (PFU à 31,4 %) et du régime des plus-values sur actifs numériques au titre de l’année de cession. Toutefois, certains estiment qu’ils devraient être considérés comme acquis à titre gratuit pour l’application du régime des plus-values sur actifs numériques lors de leur cession. Là encore, la question reste en suspens.
Quelle imposition pour les NFT ?
En ce qui concerne les NFT, la fiscalité n’est pas très claire. On pourra en effet les considérer :
- comme un actif numérique (PFU à 31,4 % ou barème de l’IR + PS si vous êtes un investisseur non professionnel) ;
- comme une œuvre d’art (6,5 % du montant de la cession ou 36,2 % du montant de la plus-value) ;
- ou comme un bien meuble (plus-value taxée à 36,2 % avec un abattement de 5 % par année de détention après 2 ans et cessions inférieures ou égales à 5 000€ exonérées).
Dans le doute, la qualification en actif numérique est sans doute celle à retenir. Cependant, en cas de gains importants, mieux vaut se rapprocher d’un avocat fiscaliste qui pourra réaliser une analyse personnalisée de votre situation.
Réglementation MiCA : un éclaircissement de la fiscalité des crypto monnaies ?
On le voit, la question de la fiscalité des crypto monnaies est complexe. Il est parfois très difficile de savoir quelle taxation s’applique à ses gains, dès lors que l’on sort de l’imposition classique sur les plus-values.
Si la réglementation MiCA applicable à partir du 30 décembre 2024 apporte un cadre réglementaire qui permet de protéger les utilisateurs et impose des exigences de transparence ou de sécurité aux plateformes d’exchange crypto, elle n’aborde absolument pas la question de la fiscalité. On aurait pourtant pu attendre du législateur qu’il harmonise la fiscalité des crypto monnaies au niveau européen, mais il n’en est rien.
Comment calculer ses gains en monnaie virtuelle pour les transmettre aux impôts ?
L’ensemble des portefeuilles numériques est concerné par la fiscalité et entre en compte dans un portefeuille global. Il conviendra donc de prendre en compte, pour calculer la valeur globale du portefeuille, toutes les crypto monnaies possédées et échangées au cours de l’année (Bitcoin, Ripple, Ether, Solana, Dogecoin, etc.) sur les différents comptes détenus sur toutes les plateformes utilisées (Coinbase, Bitpanda, Binance, Litebit, Kraken, etc.). Pour chaque opération imposable, il est recommandé d’évaluer la valeur de la plus-value (ou moins-value) en s’aidant de sites internet proposant des historiques de cotation journalière pour les différentes crypto monnaies.
Vous devrez ensuite faire le calcul de vos gains (ou pertes) en faisant la somme de toutes les plus values et moins-values réalisées sur l’année de toutes les « opérations imposables », ce que des spécialistes du sujet comme Waltio et ORWL Avocats décrivent comme « une cession d’un actif numérique avec une contrepartie autre qu’un actif numérique », précisant que « les échanges entre actifs numériques ne constituent pas des opérations imposables ».
Les transactions ne sont donc imposables que lors de leur passage en monnaie « fiat » comme par exemple l’euro, le dollar, le franc suisse ou toute autre monnaie nationale, y compris si l’argent reste sur la plateforme d’exchange sans bouger. Mais les arbitrages entre crypto-monnaies ne sont pas concernés. Si vous vendez des Litecoin pour acheter des jetons Cardano, vous ne serez pas imposés.
L’imposition intervient sur l’éventuelle plus-value (ou moins-value) dégagée lors d’une conversion contre une devise ayant un cours légal, d’un échange contre un bien (autre qu’un actif numérique) ou un service (donc un paiement) ou bien d’un échange avec soulte contre un autre actif numérique. Pour chaque opération imposable, la plus ou moins-value correspond au prix de cession des actifs numériques diminué d’une fraction des cash in (montant investi) égale à la fraction du cash out. Prenons un exemple : vous cédez 20 % de votre portefeuille. Vous devrez donc déduire du montant de la cession 20 % de ses cash in (c’est-à-dire le montant en fait dépensé pour l’achat d’actifs numériques) pour déterminer la plus ou moins-value.
Attention, si les plus et moins-values réalisées la même année se compensent entre elles, notez qu’en cas de moins-value globale, cette dernière n’est ni déductible d’autres revenus, ni reportable sur l’année suivante.
Soyez vigilant, ces calculs nécessitent de votre part de suivre minutieusement l’ensemble de vos cash in, mais aussi de pouvoir valoriser en euros l’ensemble de votre portefeuille lors de chaque opération imposable (pour déterminer la fraction que représente l’opération imposable sur le portefeuille).
Déclaration crypto 2026 : quelles cases remplir et comment compléter le formulaire 2086 ?
Le montant annuel de la plus-value imposable doit être indiquée dans la case dédiée (« Plus ou moins-values sur actifs numériques ») de la déclaration de revenus.
En outre, il vous sera demandé de remplir une annexe jointe à la déclaration de revenus, fournissant le détail de toutes les opérations imposables de l’année. Il s’agit du formulaire Cerfa 2086 intitulé « Déclaration des plus ou moins-values de cessions d’actifs numériques » qui reprendra notamment :
- le prix de cession des actifs numériques ;
- le prix total d’acquisition du portefeuille ;
- la valeur globale du portefeuille d’actifs numériques au moment de la cession ;
- le montant de la plus ou moins-value réalisée sur l’opération imposable.
Pour faciliter le calcul des plus-values et la préparation du formulaire 2086, les investisseurs crypto peuvent utiliser des outils spécialisés comme Waltio, qui centralise les opérations issues de différentes plateformes et valorise automatiquement les plus-values imposables selon les règles fiscales françaises. Waltio permet ainsi de regrouper les historiques de transactions, de convertir les valeurs en euros au bon moment et de générer des rapports conformes aux attentes de l’administration fiscale. En pratique, cet outil peut réduire significativement le temps nécessaire pour produire un détail fiable de toutes les opérations imposables. Il ne remplace pas une analyse personnalisée, mais il aide à structurer les données avant de les reporter sur le formulaire Cerfa 2086. Comme toujours, il est recommandé de vérifier les résultats produits par ces outils avant transmission à l’administration.
Déclarer un compte crypto à l’étranger en 2026 : règles, obligations et formulaire 3916-Bis
Le contribuable doit également déclarer les comptes détenus sur des sites et plateformes domiciliés à l’étranger comme CoinBase, Bitpanda, Kraken, Binance, etc. Si le site sur lequel vous détenez des jetons de monnaie virtuelle est français (comme Coinhouse, Paymium, etc.), il est inutile de le mentionner.
La déclaration doit se faire à partir du formulaire 3916 Bis intitulé « Déclaration par un résident d’un compte d’actifs numériques ouvert, détenu, utilisé ou clos à l’étranger ». Là encore, ce formulaire est accessible depuis votre espace personnel de déclaration des impôts en vous rendant à l’étape 3 « Déclarations annexes ».
Attention, mêmes vides, les comptes détenus à l’étranger doivent être déclarés. Vous devrez également déclarer les comptes sur lesquels vous possédez des crypto devises pour lesquelles la conversion en devises traditionnelles émises par des États ne sont pas possibles. En revanche, les actifs numériques détenus sur un Ledger ou wallet cryptos physique ne sont pas concernés par cette obligation déclarative. Vous pouvez en effet détenir sur un portefeuille physique des jetons sans avoir à les déclarer. Toutefois les opérations de votre Ledger doivent évidemment être prises en compte dans le cadre du calcul de plus-value.
Attention : ne pas déclarer ses comptes crypto monnaies détenus à l’étranger est passible d’une amende de 750€ par compte.
Quand payer ses impôts cryptos en 2026 ?
Vous devrez tous les ans joindre à votre déclaration de l’impôt sur le revenu votre formulaire Cerfa 2086 pour payer les impôts liés à vos gains en crypto.
À noter : l’ouverture de la déclaration des impôts sur le revenu débute le 9 avril 2026. La date limite de déclaration varie selon le département de résidence :
- jeudi 21 mai au plus tard pour les départements n°01 à 19 et les non-résidents ;
- jeudi 28 mai au plus tard (23h59) pour les départements n°20 à 54 ;
- jeudi 4 juin au plus tard (23h59) pour les départements n°55 à 974 et 976.
La déclaration papier doit être déposée au plus tard le mardi 19 mai 2026 à minuit, y compris pour les résidents français à l’étranger.
Comment payer ses impôts sur son trading de crypto monnaies via des produits dérivés ?
Peut-être avez-vous fait le choix de vous positionner sur le marché des cryptodevises sans en détenir, au travers de produits dérivés ? Trader les crypto monnaies via des produits dérivés auprès de courtiers spécialisés comme eToro, XTB ou encore IG est en effet possible.
Dans ce cas, c’est la fiscalité des valeurs mobilières qui s’applique.
Cela signifie que vos gains sont taxés à la Flat Tax (31,4 %) mais que, exactement comme dans le cas de l’investissement en direct de crypto monnaie, vous avez également la possibilité d’opter pour l’imposition au barème progressif de l’Impôt sur le Revenu (IR) auquel vous devrez ajouter 18,6 % de prélèvements sociaux si cela est plus avantageux pour vous, ce qui est généralement financièrement plus intéressant pour les particuliers dont la tranche marginale d’imposition est à 0 et à 11 %. Enfin, et c’est là un gros avantage par rapport à la fiscalité de l’investissement en direct dans les crypto-monnaies, avec l’investissement en monnaie virtuelle via des produits dérivés, les moins-values peuvent être déduites des plus-values de même nature et sont reportables pendant 10 ans.
Comment ne pas payer d’impôt sur les crypto monnaies ?
Comme indiqué précédemment, il existe pour les investisseurs non professionnels un abattement de cession annuel d’un montant de 305 euros.
Mais il existe également un autre moyen de retarder et réduire l’imposition en jouant sur le fait que les arbitrages entre monnaies virtuelles ne sont pas fiscalisés. Il peut donc être judicieux de convertir la crypto monnaie que l’on veut vendre en un stable coin indexé sur une devise fiat (euros, dollars, etc.) pour ne pas payer d’impôt, surtout si l’on envisage ensuite de réinvestir cette plus-value latente sur une autre crypto monnaie.
Question fréquente : Comment éviter ou réduire la fiscalité crypto en 2026 ?
Vous pouvez garder les arbitrages 100 % crypto (pas de passage en fiat) ; profiter de l’abattement annuel de 305 € ; optimiser le choix entre PFU et barème IR selon votre tranche d’imposition
Fiscalité des cryptos : ce que vous devez retenir
En 2026, la fiscalité des crypto-actifs repose principalement sur la distinction entre opérations imposables (conversion en monnaie fiat, paiement, cession avec soulte) et opérations non imposables (échanges crypto-crypto).
L’investisseur particulier peut choisir entre le PFU à 31,4 % ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec un abattement de 305 € pour les petites cessions.
Les activités de minage, staking et lending relèvent d’un traitement fiscal spécifique.
Les plus-values doivent être déclarées via le formulaire 2086, et les comptes crypto étrangers via le formulaire 3916-Bis.
FAQ 2026 : fiscalité crypto et déclaration des gains - Tout comprendre
Oui. Tout compte crypto ouvert sur une plateforme domiciliée à l’étranger doit être déclaré via le formulaire 3916-bis, même s’il est inactif ou vide. Les hardware wallets (Ledger, Trezor) ne sont pas à déclarer.
Il faut additionner toutes les opérations imposables (passage en fiat, paiement, soulte) et calculer la plus-value via le ratio :
prix de cession – fraction des cash-in proportionnelle à la part du portefeuille cédée.
Les échanges crypto-à-crypto ne sont pas taxables.
Vous devez remplir :
- la ligne « Plus ou moins-values sur actifs numériques » dans la déclaration,
- le formulaire Cerfa 2086, reprenant toutes les opérations imposables.
- Minage : revenus imposés en BNC + taxation des plus-values lors de la cession
- Staking : BNC ou plus-values (débat fiscal en cours)
- Lending : intérêts imposés au PFU (31,4 %), puis taxation des plus-values lors de la cession
La fiscalité dépend de la nature du NFT : actif numérique, œuvre d’art ou bien meuble. En pratique, la plupart des contribuables retiennent l’imposition en actif numérique (31,4 % ou IR + PS).
Non. La conversion d’un actif numérique vers un stablecoin reste un échange crypto-à-crypto, donc non imposable. La fiscalité s’applique seulement lors du passage en fiat ou d’un paiement.
Entre avril et juin 2026, selon le département de résidence. Les dates d’ouverture et de fermeture s’alignent sur la déclaration d’impôt sur le revenu classique.
Source des images : Freepik
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