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Top 3 meilleures actions pour investir dans le pétrole en Bourse en temps de crise au Moyen-Orient

Top 3 meilleures actions pour investir dans le pétrole en Bourse en temps de crise au Moyen-Orient

En 2026, la flambée des cours du pétrole liée au blocage du détroit d’Ormuz redonne un rôle central aux grandes majors pétrolières, qui voient leurs cash-flows et leurs dividendes dopés par la hausse du Brent.

Dans cet article, Café de la Bourse a sélectionné et analysé 3 actions de grands groupes européens du secteur pétrolier qui combinent taille critique, forte génération de trésorerie et politique de retour aux actionnaires, pour se positionner sur le pétrole en Bourse dans un contexte géopolitique chahuté.

Pourquoi investir sur le pétrole en 2026 ?

Depuis l’embrasement du conflit Iran Vs États-Unis–Israël début 2026, le détroit d’Ormuz (par lequel transitent près de 20 % du pétrole mondial et un tiers du brut transporté par voie maritime) fonctionne au ralenti, plusieurs tankers ayant été endommagés et les assureurs ayant menacé de suspendre leurs couvertures. Cette situation fait planer le risque d’un choc d’offre durable et a fait bondir le baril de Brent au-delà de 100 USD, avec des scénarios d’analystes envisageant un maintien durablement élevé des cours en cas de conflit prolongé

Dans ce contexte, les valeurs pétrolières européennes apparaissent comme les grandes gagnantes de la crise : l’indice sectoriel Stoxx 600 Energy a explosé depuis le déclenchement de la guerre, alors que d’autres segments comme les compagnies aériennes ou les valeurs de croissance souffrent. Les majors positionnées sur le raffinage, le gaz naturel liquéfié (GNL) et le commerce international de brut captent directement l’effet prix, tout en offrant un rendement en dividende souvent supérieur à 4–5 %, ce qui en fait des candidats naturels pour un portefeuille en quête de revenus dans un environnement incertain

Investir sur le pétrole pendant une crise géopolitique reste toutefois risqué, car les mouvements de prix peuvent être violents à la hausse comme à la baisse et impacter fortement la volatilité des actions du secteur. D’où l’intérêt de privilégier des groupes de taille mondiale, intégrés (amont, aval, GNL, électricité) et disposant d’un bilan solide, capables d’absorber les chocs de prix et d’ajuster leur politique d’investissement si la situation se normalise.

Comment Café de la Bourse a sélectionné les 3 meilleures actions pétrolières de 2026 ?

Pour identifier les trois majors pétrolières les plus adaptées à un contexte de crise au Moyen-Orient, Café de la Bourse a appliqué une grille d’analyse exigeante combinant fondamentaux financiers, profil géopolitique et sensibilité aux prix du pétrole.

Analyse fondamentale (ROE >10 %, FCF >10 Md$, dette nette/EBITDA <2x, rendement du dividende >4 %) : ces seuils assurent une rentabilité réelle, un cash abondant capable de traverser les creux de cycle et une protection du capital malgré la forte volatilité des prix des matières premières. Un dividende supérieur à 4 % offre par ailleurs un coussin de revenu pendant les phases de correction.

Résilience géopolitique (plus de 50 % de la production hors Moyen-Orient, diversification des points d’exportation, couvertures de prix) : l’objectif est de limiter l’exposition au risque opérationnel direct dans la zone en conflit, tout en profitant mécaniquement de la hausse globale des cours du pétrole induite par les tensions.

Perspectives de croissance (croissance de la production pétrole/gaz >3 %/an, transition LNG/renouvelables) : seules les majors capables de croître organiquement et d’amorcer leur transition énergétique conservent une valorisation solide au-delà du cycle haussier actuel.

Position concurrentielle (moat via réserves prouvées, coût de production <30 $/baril) : un coût de production bas garantit la profitabilité même si les prix se normalisent, et des réserves prouvées importantes offrent une visibilité sur plusieurs décennies de production.

Critères spécifiques à la crise (exposition positive à un Brent >80 $, bilan solide pour rachats d’actions) : en contexte de prix élevés, les majors dotées de bilans sains peuvent maximiser les retours aux actionnaires via dividendes et rachats, amplifiant le rendement total de l’investissement.

Consulter également notre guide Comment investir 10 000 euros en 2026 ?

3 actions européennes pour investir dans le pétrole en temps de crise

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Action TotalEnergies : le mastodonte français au cœur du Moyen‑Orient

Quels sont les chiffres clés de TotalEnergies en 2026 ?

TotalEnergies est l’une des sept « supermajors » pétrolières mondiales, avec des activités intégrées allant de l’exploration et la production de pétrole et de gaz au raffinage, à la pétrochimie, au GNL et à la production d’électricité, y compris renouvelable. En 2025, le groupe a produit environ 2,50 millions de barils équivalent pétrole par jour, dont 1,43 million de barils de pétrole et 1,08 million de barils équivalent pétrolier de gaz et de GNL.

L’entreprise TotalEnergies affiche un chiffre d’affaires 2025 d’environ 201 milliards de dollars, dans la moyenne haute de la décennie, avec une activité particulièrement dynamique dans le GNL et l’électricité malgré un recul des prix de l’énergie par rapport au pic de 2022. TotalEnergies est également très présente au Moyen‑Orient (Qatar, Émirats arabes unis, Irak), mais diversifie ses sources avec de grands projets en Afrique, au Brésil, en Guyane et en mer du Nord.

Quels sont les ratios financiers TotalEnergies à surveiller ?

En 2025, TotalEnergies a dégagé un résultat net ajusté de 15,6 milliards de dollars et un cash‑flow d’environ 27,8 milliards de dollars, confirmant une rentabilité élevée malgré un environnement de prix plus normalisé. Le bénéfice net comptable ressort à environ 13,1 milliards de dollars, contre 15,8 milliards un an plus tôt, soit un recul lié à la normalisation post‑choc énergétique de 2022 mais toujours largement supérieur à la moyenne des années 2010.

Le dividende ordinaire TotalEnergies a atteint 3,40 euros par action au titre de 2025, en hausse sur dix ans de près de 39 %, ce qui représente un rendement d’environ 5,4 % au cours de 62,51 euros observé début février 2026. La capitalisation boursière avoisine les 160 milliards d’euros, pour des capitaux propres d’environ 117,5 milliards de dollars, ce qui implique une surcote boursière modérée au regard de la valeur nette comptable.

Jusqu’où peut aller l’action TotalEnergies en Bourse ? Analyse technique 2026

analyse technique cours action TotalEnergies mars 2026

Source : Café de la Bourse, graphique construit sur TradingView, données à titre indicatif

Le graphique journalier de l’action TotalEnergies illustre une tendance haussière puissante amorcée à l’automne 2025 et accélérée en février-mars 2026, portant le cours à 76,93 euros, très au-dessus de l’ensemble des moyennes mobiles qui jouent désormais le rôle de supports dynamiques. La MA20 à 70,66 euros constitue le premier support de l’action TotalEnergies à court terme, suivie de la MA50 à 64,92 euros et de la MA200 à 56,48 euros, toutes trois orientées nettement à la hausse, signalant un alignement haussier solide sur les trois échelles de temps.

On distingue plusieurs niveaux techniques clés sur le titre TotalEnergies : un support de long terme à 48,44 euros (plancher annuel), une zone de break-out validée vers 60,89 euros (ancien sommet redevenu support), et la résistance immédiate vers 78,48 euros correspondant au plus haut atteint en mars 2026. Un franchissement durable au-dessus de 78-79 euros, accompagné de volumes significatifs, ouvrirait théoriquement la voie vers de nouveaux sommets, tandis qu’un repli vers la zone 70-72 euros constituerait un potentiel point d’entrée attractif pour les investisseurs prudents.

Avec une ligne MACD à 3,4295, au-dessus de sa ligne de signal à 2,8325, et un histogramme positif à 0,5970 en expansion, l’indicateur confirme une dynamique achetrice soutenue et toujours en accélération sur base journalière. Ce signal haussier net, initié début 2026, n’a pas encore donné de signe d’essoufflement, ce qui conforte la tendance de fond de l’action TotalEnergies.

Compte tenu de l’amplitude et de la rapidité de la hausse récente (+25 % environ en moins de trois mois), le RSI se situe probablement en zone de surachat modéré (autour de 65-75), ce qui ne remet pas en cause la tendance de fond mais invite à la prudence sur un positionnement à très court terme et suggère d’attendre un repli vers les supports pour un potentiel achat technique optimal du titre TotalEnergies.

Comment investir dans l’action TotalEnergies ? Avis Café de la Bourse

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L’action TotalEnergies cumule plusieurs atouts dans le contexte actuel : une exposition significative au Moyen‑Orient, qui la rend directement sensible à la hausse des prix du Brent, mais aussi un portefeuille de projets diversifiés qui lui permet de compenser partiellement les arrêts de production locaux. La société anticipe pour 2026 un cash‑flow annuel supérieur à 26 milliards de dollars avec un prix du baril à 60 dollars, ce qui laisse entrevoir un effet de levier très important si les cours restent durablement proches de 90–100 dollars.

Le titre TotalEnergies offre par ailleurs un couple rendement/valorisation attractif : un PER modéré, un dividende généreux au‑delà de 5 % et une politique de distribution de 40 % des bénéfices combinant dividendes et rachats d’actions. Pour un investisseur particulier français, TotalEnergies peut constituer une valeur cœur de portefeuille pour se positionner sur la thématique pétrole/gaz tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse via le PEA.

Les principaux risques de investissement dans l’action TotalEnergies tiennent à la dépendance du groupe à l’égard des prix de l’énergie, à son exposition accrue au Golfe (où environ 15 % de sa production a dû être arrêtée temporairement selon Bloomberg Intelligence) et aux enjeux climatiques qui pourraient entraîner, à terme, des contraintes réglementaires plus fortes ou une dévalorisation partielle de certains actifs. L’action reste donc réservée à des investisseurs acceptant une part de cyclicité et sensibilisés aux débats ESG, mais le rapport rendement/risque nous paraît intéressant dans la conjoncture actuelle.

Action Shell : la supermajor anglo‑néerlandaise championne du free cash‑flow

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Quels sont les chiffres clé de Shell en 2026 ?

Shell est l’une des plus grandes compagnies pétrolières intégrées au monde, avec des positions fortes dans l’exploration‑production, le GNL, le raffinage, la pétrochimie et la distribution de produits pétroliers. Le groupe dispose d’une empreinte mondiale particulièrement large, avec une forte présence en mer du Nord, au Golfe du Mexique, en Afrique de l’Ouest et en Asie, ce qui dilue son exposition directe au Moyen‑Orient par rapport à certains concurrents.

Shell est également l’un des leaders mondiaux du GNL, segment clef pour l’approvisionnement de l’Europe depuis la réduction des livraisons de gaz russe ; cette position est de nouveau stratégique alors que les flux gaziers passant par le détroit d’Ormuz sont menacés. Le groupe développe parallèlement des activités dans les biocarburants, les bornes de recharge électrique et les projets d’énergies renouvelables, même si le pétrole et le gaz restent majoritaires dans ses résultats.

Quels sont les ratios financiers Shell à surveiller ?

Pour l’exercice 2025, Shell a publié un résultat net ajusté d’environ 18,5 milliards de dollars, en baisse par rapport aux 23,7 milliards de 2024, principalement en raison du repli des prix du pétrole et du gaz et d’éléments fiscaux défavorables en fin d’année. Malgré ce recul, la génération de trésorerie reste impressionnante : le groupe indique avoir produit près de 43 milliards de dollars de cash‑flow opérationnel et environ 26 milliards de free cash‑flow sur l’année.​

Shell poursuit un programme de réduction de coûts qui a déjà permis de réaliser 5 milliards de dollars d’économies annuelles depuis 2022, contribuant à soutenir la rentabilité dans un environnement de prix plus faible. Parallèlement, la société a fortement accru les retours aux actionnaires : près de 60 milliards de dollars d’actions ont été rachetées en quatre ans, dont 14 milliards en 2025, et le dividende a encore été relevé de 4 % début 2026.

Jusqu’où peut aller l’action Shell en Bourse ? Analyse technique 2026

analyse technique cours action SHELL mars 2026

Source : Café de la Bourse, graphique construit sur TradingView, données à titre indicatif

Le graphique journalier de Shell (LSE) montre un titre en tendance haussière régulière depuis l’été 2025, avec une accélération marquée depuis janvier 2026, portant le cours de Bourse Shell à 3 404,5 pences (environ 34 livres), au-dessus de l’ensemble des moyennes mobiles, toutes ascendantes. La MA20 à 3 230,3p constitue le premier support dynamique de court terme, la MA50 à 2 972,5p le support de moyen terme, et la MA200 à 2 769,7p la référence structurelle de long terme, toutes trois très espacées du cours actuel de l’action Shell en Bourse (signe d’une tendance très tendue).

Les niveaux techniques clés de l’action Shell sont les suivants : le support majeur de long terme se situe vers 2 275,9p (plancher annuel 2025), une zone de consolidation intermédiaire à 2 918p (ancienne résistance devenue support), et la résistance immédiate vers 3 480p correspondant aux plus hauts récents de mars 2026. Un repli vers la zone 3 200-3 230p (MA20) constituerait un potentiel point d’entrée technique plus prudent pour les investisseurs souhaitant se positionner sans courir après la hausse du titre Shell en Bourse.

La ligne MACD à 143,57 est nettement au-dessus de sa ligne de signal à 132,25, avec un histogramme positif à 11,32 en expansion. Ce signal fortement haussier confirme une dynamique momentum parmi les plus puissantes observées depuis plusieurs années sur ce titre, en phase avec l’accélération visible sur les chandeliers depuis début 2026 (un signe que les acheteurs institutionnels renforcent leurs positions).

La violence de la hausse récente (+30 % environ depuis janvier 2026) place vraisemblablement le RSI journalier en zone de surachat significatif (au-delà de 70), ce qui peut signaler un risque de consolidation ou de correction technique à court terme sans pour autant remettre en cause la tendance haussière de fond de l’action Shell. Un retour vers le RSI à 50-55, coïncidant avec un repli vers la MA20, représenterait a priori un signal technique idéal d’entrée sur l’action Shell.

Comment investir dans l’action Shell ? Avis Café de la Bourse

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L’action Shell se distingue par sa capacité à générer un free cash‑flow massif, même avec un Brent autour de 70–75 dollars, ce qui lui donne une marge de manœuvre significative pour maintenir un dividende attractif, racheter ses propres actions et financer sa transition énergétique. La diversification géographique de son portefeuille et son leadership dans le GNL en font un acteur clé pour la sécurité énergétique européenne, en particulier dans un scénario de perturbation durable des flux transitant par le détroit d’Ormuz.​

Pour un investisseur particulier, l’action Shell offre un profil intéressant de « cash machine cyclique » : forte sensibilité aux prix du pétrole, donc volatilité non négligeable, mais soutenue par des rachats d’actions massifs et une discipline financière renforcée depuis la crise de 2020.

Le principal risque à court terme de l’action Shell tient à l’éventualité d’un repli rapide du Brent si une issue diplomatique crédible se dessine au Moyen‑Orient, ce qui pourrait entraîner une consolidation du titre après sa forte hausse récente, ainsi qu’aux débats ESG et aux contentieux climatiques qui pèsent sur le secteur.

Action BP : le major britannique qui renforce son bilan

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Quels sont les chiffres clé de BP en 2026 ?

BP est une autre grande major intégrée, active dans l’exploration‑production de pétrole et de gaz, le raffinage, le GNL et la distribution, avec une présence historique en mer du Nord, au Golfe du Mexique, en Afrique et au Moyen‑Orient. Le groupe s’est engagé depuis plusieurs années dans une stratégie de transition visant à réduire progressivement la part du pétrole dans son mix, tout en développant les biocarburants, l’éolien en mer et les services de recharge pour véhicules électriques.

BP reste cependant très exposée à la conjoncture pétrolière et aux marges de raffinage, ce qui en fait une valeur de choix pour capter le rebond des prix de l’or noir en phase de crise, mais avec une volatilité plus marquée que certains pairs. La société est membre du FTSE 100 et bénéficie d’une forte liquidité sur la Bourse de Londres, ce qui facilite l’accès pour les investisseurs via un compte‑titres ou certains courtiers internationaux.

Quels sont les ratios financiers BP à surveiller ?

Pour 2025, BP a publié un “underlying replacement cost profit”, indicateur de résultat net ajusté, de l’ordre de 7,5 milliards de dollars, en baisse par rapport aux années précédentes mais toujours solide dans un environnement de prix plus modéré. Le cash‑flow opérationnel atteint environ 24,5 milliards de dollars, malgré une hausse du besoin en fonds de roulement, ce qui témoigne d’une bonne conversion du résultat en trésorerie.

Les investissements (capex) se sont élevés à environ 14,5 milliards de dollars, en baisse d’environ 10 % sur un an, traduisant une discipline accrue dans l’allocation du capital. Fait notable, le conseil d’administration a décidé début 2026 de suspendre temporairement le programme de rachat d’actions pour affecter l’intégralité du cash excédentaire au renforcement du bilan, signe d’une approche prudente face à la volatilité des marchés de l’énergie. Le dividende reste néanmoins maintenu, avec un rendement compétitif autour de 4 % selon les cours récents.

Jusqu’où peut aller l’action BP en Bourse ? Analyse technique 2026

analyse technique cours action BP mars 2026

Source : Café de la Bourse, graphique construit sur TradingView, données à titre indicatif

Le graphique journalier de BP (LSE) illustre un parcours remarquable depuis le creux vers 320-328,3p atteint début 2025 : après une longue phase de reconstruction, le titre BP a opéré un break-out puissant au-delà de 474-480p au tournant de 2026, confirmant un changement de tendance majeur, et évolue désormais autour de 565,4p à proximité d’une résistance clé à 583,1p. Les moyennes mobiles de 20, 50 et 200 jours, respectivement à 514,6p, 480,37p et 436,45p, sont toutes ascendantes et bien en dessous du cours actuel, signalant un alignement haussier sur toutes les temporalités.

Le franchissement de la zone des 474-480p (ancienne résistance majeure désormais transformée en support clé de moyen terme) représente un signal graphique très positif. Un retour vers cette zone constituerait un point d’entrée technique potentiellement attractif sur l’action BP ; en cas de cassure à la hausse des 583,1p avec volumes, l’objectif suivant se projette vers 600-620p. À la baisse, le support intermédiaire se situe à 480p (MA50) puis à 436p (MA200).

La ligne MACD à 26,078 est au-dessus de sa ligne de signal à 20,680, avec un histogramme positif à 5,398. L’indicateur est en zone positive depuis début 2026 et continue de progresser régulièrement, confirmant un momentum acheteur structurel bien établi, sans signe d’essoufflement à ce stade sur base journalière.

Après la hausse accélérée de +70 % depuis les creux de 2025, le RSI devrait se situer en zone de surachat modéré (autour de 65-72), ce qui traduit une dynamique positive mais invite à la patience pour les investisseurs à la recherche d’un point d’entrée optimal. Contrairement à l’action Shell, dont la hausse récente est plus verticale et potentiellement plus vulnérable, l’action BP présente un profil de reprise plus progressive qui dilue légèrement le risque de retournement brutal à court terme.

Comment investir dans l’action BP ? Avis Café de la Bourse

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L’action BP apparaît comme une façon offensive mais raisonnablement encadrée de jouer la remontée des prix du pétrole : la société reste très corrélée au Brent, mais elle profite de la hausse actuelle pour renforcer son bilan plutôt que de maximiser immédiatement les retours aux actionnaires, ce qui peut rassurer les investisseurs de long terme. Son exposition au Moyen‑Orient est significative mais moins concentrée que certains acteurs locaux, et sa diversification géographique lui offre une certaine résilience en cas de perturbations prolongées dans la région.

Le titre BP a fortement rebondi ces derniers mois, ce qui augmente le risque de correction technique en cas d’apaisement rapide du conflit ou de repli du Brent sous 80 dollars. Néanmoins, la combinaison d’un dividende attractif, d’un effort de désendettement et d’une valorisation encore inférieure aux sommets du précédent super‑cycle pétrolier fait de l’action BP une candidate potentiellement intéressante pour un portefeuille diversifié d’actions du secteur énergie, en complément de l’action TotalEnergies et l’action Shell.

Comment investir dans les actions pétrolières en Bourse en pratique ?

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Les investisseurs particuliers français privilégieront généralement l’un des meilleurs PEA comme par exemple celui de XTB ou de Trade Republic pour investir en Bourse dans l’action TotalEnergies, ce qui permet de bénéficier d’une fiscalité allégée sur les dividendes et plus‑values après cinq ans de détention. Pour l’action Shell et l’action BP, non éligibles au PEA, le passage par l’un des meilleurs compte‑titres ordinaires comme celui d’IG ou de Freedom24 sera nécessaire, idéalement auprès d’un courtier en ligne proposant l’accès à la Bourse de Londres à des frais compétitifs.

Il est également possible de se positionner de façon plus diversifiée via des ETF sectoriels énergie ou pétrole, ou encore des certificats et produits dérivés proposés par des brokers comme Bitpanda, eToro ou encore Saxo Banque pour les investisseurs avertis qui souhaitent amplifier leurs expositions, en gardant à l’esprit que ces instruments comportent un risque de perte en capital plus élevé. Quelle que soit la solution retenue, nous recommandons de limiter le poids global du secteur pétrole/gaz dans le portefeuille, compte tenu de la cyclicité des matières premières et des incertitudes de long terme liées à la transition énergétique.

En résumé, l’action TotalEnergies, l’action Shell et l’action BP constituent trois piliers européens pour s’exposer au pétrole en Bourse dans le contexte de crise au Moyen‑Orient, en combinant rendement élevé, génération de cash robuste et taille critique. Ces 3 meilleures actions du secteur pétrolier doivent néanmoins s’intégrer dans une stratégie globale diversifiée, en gardant à l’esprit que les chocs géopolitiques qui soutiennent aujourd’hui leurs cours de Bourse peuvent aussi, demain, se dénouer et provoquer un retournement rapide du marché du pétrole.

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