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Finance Islamique : qu’est-ce que c’est ? Comment investir ?

Finance Islamique : qu’est-ce que c’est ? Comment investir ?

La finance islamique s’aligne sur les principes éthiques de l’Islam, et elle est devenue un domaine de plus en plus influent dans l’économie mondiale. Dans un monde où les crises financières ont souvent été attribuées à des pratiques spéculatives et à une régulation insuffisante, la finance islamique offre une alternative qui promeut la transparence et le partage des risques.

Cet article vise à démystifier la finance islamique, en explorant ses fondements, ses produits financiers et services, et son rôle croissant sur la scène financière internationale. Découvrez aussi comment vous pouvez investir dans la finance islamique avec des produits financiers dédiés et retrouvez notamment notre sélection des 5 meilleurs ETF finance Islamique de 2024.

Qu’est-ce que la Finance Islamique ?

La finance islamique se base sur les principes des lois islamiques de la charia. C’est une application de la finance qui cherche à transmettre une vision de justice, d’équité et de transparence. Contrairement à la finance conventionnelle, la finance islamique met en avant l’idée d’éthique et de morale islamique. Ses sources proviennent de la révélation divine, de la sunna (tradition prophétique) et des pratiques économiques et financières à l’époque du prophète Mahomet. Elle se distingue par l’interdiction de l’intérêt et la responsabilité sociale de l’investissement. En d’autres termes, elle lie plus étroitement la rentabilité financière d’un investissement avec les résultats concrets du projet associé. La finance islamique est également basée sur l’interdiction des transactions faisant appel à l’intérêt (ribâ) ou à la spéculation (maysir). Elle représente un marché mondial d’environ 3 000 milliards de dollars en 2024. En bref, elle vise à établir un ordre économique conforme à l’islam, tout en respectant des principes éthiques et religieux.

Cadre réglementaire et autorité de supervision de la finance islamique

Le cadre réglementaire de la finance islamique est constitué de divers textes et normes qui visent à assurer que les activités financières respectent les principes de la charia. Par exemple, dans l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), le cadre juridique spécifique comprend une loi portant sur la réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) qui fait l’objet des règles de la finance islamique. En Tunisie, des efforts sont en cours pour finaliser le cadre réglementaire et opérationnel de la finance islamique, avec des circulaires relatives aux modalités du respect des lois islamiques par les banques conventionnelles.

Quant à l’autorité de supervision, elle varie selon les régions. Dans la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), le Comité ministériel a adopté un réglement relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de finance islamique, applicable aux établissements de crédit et de microfinance. À l’échelle internationale, des organismes tels que l’Organisation des comptables et vérificateurs des institutions financières islamiques (AAOIFI) et le Conseil des institutions financières islamiques (IFSB) jouent un rôle clé dans la définition des normes financières conformes à la Sharia et leur harmonisation entre les différents pays. Ces entités émettent des normes, des principes directeurs et des notes techniques pour renforcer la solidité et la stabilité du secteur financier islamique.

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Certification de la conformité des produits financiers Islamiques

Les certifications de conformité pour les produits financiers islamiques sont des attestations délivrées par des autorités compétentes qui vérifient que les produits financiers respectent les principes de la charia. Ces certifications sont essentielles car elles garantissent aux investisseurs et aux consommateurs que les produits financiers islamiques, tels que les sukuk (obligations islamiques) ou les comptes épargne, sont conformes aux interdictions de l’intérêt (ribâ), de la spéculation (maysir) et de l’incertitude (gharar).

En France, par exemple, la conformité à la norme halal des produits financiers islamiques est validée par des comités indépendants comme le Comité indépendant de la finance islamique en Europe (CIFIE), qui s’engage à réaliser des audits charia semestriels. Ces certifications sont comparables aux labels ISR (Investissement Socialement Responsable) dans la finance conventionnelle, offrant une assurance supplémentaire sur l’éthique et la responsabilité sociale des investissements financiers.

Quels sont les fondements de la Finance Islamique ?

Interdiction de l’intérêt (Riba)

Le principe d’interdiction de l’intérêt (ribâ) en islam est un fondement éthique et spirituel majeur. Le ribâ est vu comme un excès ou une augmentation injuste, et il est strictement interdit car il est considéré comme une forme d’exploitation et d’injustice. Il va à l’encontre des valeurs d’équité et de solidarité promues par l’islam, car il favorise l’enrichissement sans effort ni risque et peut conduire à des déséquilibres économiques et sociaux.

La prohibition du ribâ vise à empêcher l’accumulation de richesse par des moyens immoraux et à promouvoir une distribution plus équitable des ressources. En islam, l’argent doit être gagné par des moyens légitimes et avec un effort réel, et non par des gains automatiques et disproportionnés comme les intérêts sur les prêts. Cette règle est importante car elle reflète la vision islamique d’une société où les transactions financières sont basées sur la justice et l’entraide, plutôt que sur la spéculation et l’exploitation.

Partage des profits et des pertes

Le principe de partage des profits et des pertes est un pilier central de la finance islamique. Il repose sur l’équité et la justice, impliquant que les investisseurs et les entrepreneurs partagent les bénéfices et les pertes d’une entreprise proportionnellement à leur contribution en capital. Ce concept est incarné par des contrats tels que la Musharakah, où tous les partenaires investissent ensemble et décident de la répartition des profits selon un ratio prédéterminé, tandis que les pertes sont partagées en fonction de l’apport en capital de chacun.

Cela encourage une responsabilité mutuelle et décourage les comportements spéculatifs, car tous les participants sont directement affectés par le succès ou l’échec de l’entreprise. Ce système vise à promouvoir une économie basée sur la solidarité et l’entraide, plutôt que sur l’accumulation de richesse par des moyens douteux ou injustes.

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Interdiction de l’incertitude excessive (Gharar) et de la spéculation (Maysir)

Le Gharar fait référence à toute transaction comportant une incertitude, un risque excessif ou un manque de transparence. Il est interdit car il va à l’encontre des principes de transparence et d’équité de la finance islamique. Le Gharar peut se manifester sous diverses formes, comme la vente d’un bien dont les détails ne sont pas clairement définis ou connus au moment de la transaction. Par exemple, vendre un véhicule sans préciser son kilométrage, son état ou ses défauts est considéré comme du Gharar. L’objectif est d’éliminer toute ambiguïté et de rendre les transactions traçables et transparentes, évitant ainsi les conflits et les tensions. Les produits financiers islamiques doivent donc être parfaitement bien décrit et transparent.

Le Maysir, quant à lui, est assimilé à la spéculation ou au jeu de hasard. Il est prohibé car il implique un enrichissement injustifié d’une partie au détriment d’une autre, souvent basé sur l’aléatoire. Les investissements contenant un élément d’incertitude qui les assimile à un jeu de hasard, comme les paris financiers (spread betting) ou du trading avec un fort effet de levier, sont considérées comme du Maysir et sont donc interdits. Cette interdiction vise à prévenir la spéculation excessive et à promouvoir des investissements éthiques et liés à l’économie réelle.

Ces principes sont importants car ils contribuent à la stabilité et à l’intégrité de la finance islamique, en assurant que toutes les transactions sont basées sur des informations claires et précises, et non sur l’incertitude ou la spéculation.

Nécessité d’un actif tangible (Asset-Backed)

Nous avons souvent expliqué sur le site Café de la Bourse la différence entre les ETF avec réplication physique et réplication synthétique. Dans la finance islamique, le principe d’investissements adossés à des actifs tangibles est crucial. Cela signifie que toute transaction financière doit être basée sur des biens physiques ou des actifs réels.

Ce principe est en place pour garantir que les investissements sont liés à l’économie réelle et non à de simples échanges spéculatifs. Par exemple, les Sukuk, souvent comparés aux obligations dans la finance conventionnelle, sont des instruments financiers qui confèrent un droit de propriété sur les actifs de l’émetteur et sont adossés à des actifs tangibles. Cela permet aux investisseurs de participer directement aux profits générés par ces actifs, tout en respectant les interdictions de la spéculation (Maysir) et de l’incertitude excessive (Gharar). Ce principe reflète la nécessité pour la finance islamique de réaliser des investissements éthiques et responsables, où les gains financiers sont étroitement liés à des activités productives concrètes.

Quels sont les avantages et les inconvénients de la finance islamique ?

S’il est évident que l’un des aspects les plus intéressants de la finance islamique est la mise en avant d’une finance éthique et juste pour tous, voyons ensemble maintenant les avantages et les inconvénients de l’application de la charia dans la finance et l’investissement.

Avantages de la finance islamique

Les avantages de la finance islamique sont nombreux, et ils reflètent une volonté de s’appuyer sur des principes éthiques et responsables (proches de la finance ISR). Premièrement, la finance islamique est basée sur la transparence, la responsabilité et l’équité, contribuant ainsi à la stabilité financière et à la résilience économique. En interdisant les transactions spéculatives et les pratiques risquées, la finance islamique favorise une croissance économique durable et équilibrée. De plus, elle offre des opportunités de financement sans intérêts, permettant d’éviter l’endettement excessif. La finance islamique est également reconnue pour sa connexion étroite avec l’économie réelle et son modèle de partage des risques, ce qui peut améliorer la stabilité du secteur financier. Enfin, elle est souvent considérée comme une alternative viable à la finance conventionnelle, surtout en période de crise, car elle est perçue comme moins risquée et plus moralement acceptable.

Inconvénients de la finance islamique

Bien que la finance islamique offre de nombreux avantages, elle présente également certains inconvénients. L’un des principaux défis est la standardisation : il existe une diversité d’interprétations des principes de la charia, ce qui peut entraîner des différences dans la mise en œuvre des produits financiers islamiques. De plus, la complexité des contrats peut être un obstacle, car ils doivent être conçus pour éviter les intérêts et la spéculation tout en restant compétitifs. Un autre inconvénient est le manque de sensibilisation et d’éducation du public, qui peut limiter l’adoption de la finance islamique par un plus large public. Sans oublier que le cadre réglementaire peut être incertain dans de nombreux pays, ce qui peut freiner le développement de produits financiers islamiques adaptés. Enfin, l’absence de système de refinancement Sharia compatible peut limiter les capacités d’offre des institutions financières islamiques. Ces défis nécessitent une attention continue pour assurer le développement et l’intégration de la finance islamique dans le système financier mondial.

Comment investir dans la finance Islamique ?



S’il est rare que les banques traditionnelles proposent des produits financiers qui sont éligibles avec les règles de la finance islamique, il existe pourtant des banques spécialisées qui seront en mesure d’offrir des produits d’épargne et d’investissement adéquats, c’est notamment le cas de la BPI Islamique (filiale de la Banque Populaire), la Chaabi Bank (banque d’origine marocaine présente en France), ou encore la neobanque Mizen.

Les banques traditionnelles comme Crédit Agricole, BNP Paribas et La Banque Postale ont développé une activité de finance islamique en France.

Comptes d’épargne islamiques

Les comptes d’épargne islamiques fonctionnent selon les principes de la finance islamique qui interdit l’intérêt (ribâ). Ces comptes ne sont pas rémunérés par des taux d’intérêt comme dans les banques conventionnelles. À la place, les banques islamiques peuvent utiliser des contrats de partage de profits, tels que Mudarabah, où la banque investit l’argent de l’épargnant dans des activités commerciales halal et les profits sont ensuite partagés selon un ratio convenu. Si les investissements génèrent des pertes, elles sont partagées proportionnellement à l’investissement initial. Ainsi, les comptes d’épargne islamiques se fondent sur des investissements éthiques et un partage équitable des résultats financiers.

Il n’existe donc pas à proprement parler de livrets épargne tels que nous pourrions le voir dans les banques conventionnelles, mais il s’agit plutôt de comptes de placement ou d’investissement. Les décisions d’investissement appartenant ici à la banque, l’investisseur sera totalement passif et il n’aura rien à faire.

Sukuk (équivalent islamique des obligations)

Les Sukuk sont des instruments financiers de la finance islamique, souvent comparés aux obligations traditionnelles, mais avec des caractéristiques distinctes conformes à la charia. Contrairement aux obligations qui sont essentiellement des dettes générant des intérêts, les Sukuk représentent une part de propriété dans un actif sous-jacent et génèrent un revenu basé sur la performance de cet actif. Les détenteurs de Sukuk reçoivent donc une part des profits plutôt que des paiements d’intérêts fixes. On peut donc dire que les Sukuks sont des produits financiers à mi-chemin entre l’action et l’obligation. Notons que la part de propriété n’est pas nécessairement une part du capital d’une entreprise, il peut s’agir d’une part d’un bien immobilier et le revenu peut être issu des loyers.

Les Sukuk doivent être adossés à des actifs tangibles, ce qui les lie directement à l’économie réelle et évite la spéculation. Ils sont émis par une entité spéciale qui détient les actifs, et les investisseurs achètent des Sukuk, leur donnant ainsi des droits sur une partie des actifs et des revenus générés. Il existe plusieurs structures de Sukuk, telles que Ijara (leasing), Musharaka (partenariat), et Mudaraba (gestion des fonds), chacune avec ses propres modalités et avantages.

En résumé, les Sukuk diffèrent des obligations traditionnelles par leur conformité à la charia, leur structure basée sur des actifs tangibles, et leur modèle de revenu lié à la performance des actifs plutôt qu’à des paiements d’intérêts fixes. Cela reflète la vision islamique d’une finance éthique et responsable, où les transactions financières doivent être transparentes, justes et contribuer à l’économie productive.

Mudaraba (financement participatif)

Le Mudaraba est un concept clé de la finance islamique qui repose sur un partenariat financier entre deux parties : le Rab al-Mal, qui fournit le capital, et le Mudarib, qui gère l’entreprise ou le projet. Les profits sont partagés selon un ratio convenu, tandis que les pertes sont supportées uniquement par le Rab al-Mal, à moins que le Mudarib n’ait commis une faute. Ce modèle encourage l’entrepreneuriat et la prise de risque calculée, en alignant les intérêts des deux parties vers le succès du projet.

Comparé au financement participatif, le Mudaraba présente des similitudes telles que le partage des profits et des pertes, et l’absence de garantie de rendement fixe. Cependant, le Mudaraba est strictement régi par les principes de la charia, interdisant les investissements dans des secteurs considérés comme haram (interdits), et il nécessite une transparence et une confiance accrues entre les parties. Le financement participatif, quant à lui, peut être plus flexible en termes de secteurs d’investissement et ne suit pas nécessairement des principes religieux. Les deux formes de financement valorisent l’innovation et l’implication directe des investisseurs dans le succès des projets qu’ils financent.

Top 5 meilleurs ETF Finance islamique 2024



Après une analyse minutieuse et approfondie, nous avons sélectionné 5 ETF (ou trackers) qui se distinguent non seulement par leur performance et leur potentiel, mais aussi par leur conformité totale avec les principes de la Charia.

Ces ETF ont été rigoureusement évalués pour s’assurer qu’ils répondent aux critères stricts de la finance islamique, offrant ainsi à nos lecteurs des options d’investissement éthiques et conformes aux valeurs de l’Islam.

HSBC MSCI Europe Islamic ESG UCITS

ISIN : IE000AGFZM58

Cet ETF intègre des frais de 0,30 % par an et il est composé de 112 actions. Il est disponible en EUR sur Euronext Paris sous le code HIPS. Il a été créé le 5 décembre 2022. C’est un ETF qui offre une exposition sur les entreprises européenne. Cet ETF offre une réplication physique et les dividendes sont réinvestis dans le fonds (capitalisation).

Plus de 12 millions d’euros sont investis dans cet ETF au 13 mai 2024.

Performance 1 an de l’ETF HSBC MSCI Europe Islamic ESG UCITS

Performance 1 an ETF HSBC MSCI Europe Islamic ESG UCITS

Source : JustETF

iShares MSCI USA Islamic UCITS

ISIN : IE00B296QM64

Cet ETF intègre des frais de 0,30 % par an et il est composé de 125 actions. Il est disponible en EUR sur Gettex et sur le London Stock Exchange en USD/GBP sous le code IUSF. Il a été créé le 7 décembre 2007. C’est un ETF qui offre une exposition sur les entreprises des États-Unis. Cet ETF offre une réplication physique partielle et les dividendes sont distribués.

Plus de 202 millions d’euros sont investis dans cet ETF au 13 mai 2024.

Performance 5 ans de l’ETF iShares MSCI USA Islamic UCITS

Performance 5 ans ETF iShares MSCI USA Islamic UCITS

Source : JustETF

Invesco Dow Jones Islamic Global Developed Markets

ISIN : IE000UOXRAM8

Cet ETF intègre des frais de 0,40 % par an et il est composé de 1 748 actions. Il est disponible en USD sur le London Stock Exchange et le SIX Swiss Exchange sous le code IGDA. Il a été créé le 7 janvier 2022. C’est un ETF qui offre une exposition sur les entreprises présentes dans les pays développés du monde entier. Cet ETF offre une réplication physique et les dividendes sont réinvestis dans le fonds (capitalisation).

Performance 1 an de l’ETF Dow Jones Islamic Global Developed Markets

Performance 1 an ETF Dow Jones Islamic Global Developed Markets

Source : JustETF

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iShares MSCI World Islamic UCITS

ISIN : IE00B27YCN58

Cet ETF intègre des frais de 0,30 % par an et il est composé de 373 actions. Il est disponible en EUR sur Gettex et Xetra sous le code IUSD. Il a été créé le 7 décembre 2007. C’est un ETF qui offre une exposition sur les entreprises du monde entier. Cet ETF offre une réplication physique et les dividendes sont distribués.

Plus de 547 millions d’euros sont investis dans cet ETF au 13 mai 2024.

Performance 5 ans de l’ETF iShares MSCI World Islamic UCITS

Performance 5 ans ETF iShares MSCI World Islamic UCITS

Source : JustETF

HANetf Saturna Al-Kawthar Global Focused Equity

ISIN : IE00BMYMHS24

Cet ETF intègre des frais de 0,75 % par an et il est composé de 41 actions. Il est disponible en EUR sur Gettex, Xetra et Borsa Italiana sous le code ASWE. Il a été créé le 28 septembre 2020. Il s’agit d’un ETF géré activement. Cet ETF offre une réplication physique partielle et les dividendes sont réinvestis dans le fonds (capitalisation).

Plus de 13 millions d’euros sont investis dans cet ETF au 13 mai 2024.

Performance 1 an de l’ETF HANetf Saturna Al-Kawthar Global Focused Equity

Performance 1 an ETF HANetf Saturna Al-Kawthar Global Focused Equity

Source : JustETF

Source des images : Freepik

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