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Quelles sont les sociétés cotées qui résistent à l’inflation ?

Quelles sont les sociétés cotées qui résistent à l’inflation ?

L’inflation a atteint des niveaux records récemment, dépassant le niveau de 5,2 % en mai 2022 en France, et 8,5 % aux États-Unis. Cette inflation affecte plus ou moins les entreprises selon leur secteur et leur modèle économique. On s’intéresse dans cet article aux sociétés cotées en Bourse qui résistent le mieux à l’inflation.

Les sociétés du Luxe (Kering, LVMH, Hermès)

Les valeurs du secteur du luxe sont les championnes du “pricing power” : elles sont capables de répercuter la hausse des coûts sur les prix sans que cela affecte la demande. La force du modèle économique est que le prix est l’argument majeur du luxe pour rendre ses produits encore plus désirables. Plus la pièce est chère, plus son pouvoir d’attractivité est élevé. Les sociétés de ce secteur, notamment en France, ont bâti leur réputation sur ce postulat. LVMH, Hermès ou Kering disposent historiquement d’un fort « pricing power ».

Le seul bémol pour ces sociétés du luxe est l’exposition à la Chine qui a fonctionné au ralenti pendant de longues semaines en raison des restrictions sanitaires. D’ailleurs, les performances boursières de l’action LVMH (-20 %), l’action Kering (-29 %) et l’action Hermès (-31 %) depuis le début de l’année, témoignent de l’importance de l’économie chinoise pour ces entreprises.

Les grands noms de la tech américaine (Apple, Amazon, Microsoft)

Les grandes entreprises de la tech comme Apple ou Microsoft disposent également d’un bon pricing power grâce à une demande qui reste constante et importante. C’est d’ailleurs aussi une partie de l’identité d’Apple qui a l’image d’une marque de luxe, disposant de consommateurs “premium” prêt à mettre la main au portefeuille pour s’offrir ses produits. Pourtant, l’action Apple a quand même chuté en bourse en perdant près de 700 milliards de dollars de capitalisation depuis son plus haut du 3 janvier dernier : Apple n’échappe pas au resserrement des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine.

En parallèle, même dans un environnement inflationniste, Amazon peut bénéficier de sa gamme de produit étendue, adaptée à tous les budgets : à la fois pour les clients à revenus élevés, moins affectés par la hausse des prix, et pour les plus petits revenus en proposant des articles à bas prix qui peuvent l’aider à concurrencer des enseignes de “hard discount”. En outre, Amazon a été le pionnier du secteur du Cloud avec sa division AWS, qui connaît une croissance rapide, peu affectée par l’inflation. D’ailleurs, comme cette technologie tend à réduire les coûts pour les entreprises, la hausse des prix pourrait accélérer cette adoption.

Certains noms de l’industrie (Rexel, Arkema, Verallia)

À l’image du luxe et de la tech, certaines valeurs industrielles utilisent le même levier du “pricing power” pour préserver leurs marges.

Par exemple, le spécialiste et numéro trois mondial des emballages en verre Verallia a été capable d’augmenter ses prix de 10 % tout en conservant sa clientèle et a publié d’excellents résultats au premier trimestre. Excellente surprise pour la bourse qui anticipait de fortes turbulences avec l’augmentation du prix des matières premières (gaz, électricité, sable de verre, etc.) dont le groupe est très consommateur. Verallia avait perdu près de 40 % de sa valeur depuis son plus haut historique le 26 octobre 2021 pour chuter à 19,30 euros. Mais le titre Verallia reprend 12 % le jour de la publication des résultats : le verrier confirme une progression de son chiffre d’affaires supérieur à 10 % en 2022, grâce à « la forte hausse des volumes dans un marché porteur et la progression importante des prix de vente”.

On peut également citer Rexel qui, dans un marché de pénurie, parvient à augmenter ses prix et même ses ventes ! Le spécialiste de la distribution de matériel électrique dans le bâtiment reporte une vive croissance au premier trimestre et grimpe en Bourse, jusqu’à envisager une entrée au CAC 40. En effet, les ventes augmentent de 16 % sur le premier trimestre, et la publication des résultats a été récompensée par un gain de 6 % de l’action Rexel sur la séance en bourse. Rexel a bénéficié d’une solide demande sous-jacente liée à la volonté d’électrification : elle est apparue comme une opportunité pour gérer les pénuries de produit et pour aider à reporter les augmentations des prix des fournisseurs, qui devraient s’accélérer dans l’environnement actuel.

Enfin, certains acteurs de la chimie comme Solvay ou Arkema ont pu répercuter la hausse des coûts dans leur prix de vente. Par exemple : à l’occasion de son point trimestriel début mai, Arkema a annoncé un résultat net courant multiplié par 2,4 à 376 millions d’euros et un EBITDA en hausse de 72,9 % à 619 millions. Le chiffre d’affaires du groupe de chimie s’est établi à 2,9 milliards d’euros, en croissance de 30 % à périmètre et change constants, grâce notamment à une forte évolution de prix de ventes (+31,5 %) qui répercutent totalement la hausse des coûts des matières premières, de l’énergie et du transport.

Source des images : Freepik

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