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Comment investir dans l’action Dassault Aviation en 2026 ?

Comment investir dans l’action Dassault Aviation en 2026 ?

L’actualité militaire au Moyen-Orient place à nouveau les valeurs de défense sous les projecteurs. Dans un contexte géopolitique sous haute tension marqué par l’intervention militaire américaine en Iran, l’entreprise Dassault Aviation, leader français de l’aéronautique civile et de défense, a dévoilé des résultats annuels solides pour 2025. À l’ouverture de la Bourse, l’action Dassault Aviation (AM) augmente légèrement (autour de 1,5 %).

Alors que le titre Dassault Aviation a gagné 20 % depuis le début de l’année 2026, quels facteurs pourraient soutenir ou freiner cette ascension ? Faut-il trader sur le court terme ou investir en Bourse dans l’action Dassault Aviation en 2026 ? Découvrez l’analyse détaillée du courtier ActivTrades pour déterminer si le fleuron tricolore mérite d’intégrer les meilleurs Plan d’Épargne en Actions et les meilleurs Compte-Titres Ordinaires cette année.

Qui est Dassault Aviation ?

Référence majeure de l’industrie aéronautique française, l’entreprise Dassault Aviation se distingue par son expertise dans la conception et la production d’aéronefs militaires et d’affaires. Son catalogue inclut les gammes Falcon, Rafale et Mirage, tout en s’étendant au secteur des systèmes spatiaux. Fort d’un rayonnement international, le groupe Dassault Aviation opère dans plus de 90 pays avec une flotte active dépassant les 3 000 appareils.

Entreprise Dassault Aviation : une solide performance financière et opérationnelle en 2025

L’exercice 2025 a confirmé la résilience du modèle économique de Dassault Aviation dans un contexte exigeant. Les tensions persistantes sur la chaîne d’approvisionnement aéronautique et les incertitudes liées aux droits de douane n’ont pas empêché le groupe de maintenir un rythme de production soutenu et de renforcer ses positions sur les marchés internationaux en 2025.

Les prises de commandes et le chiffre d’affaires ont fortement progressé, portés par la demande à l’exportation et par des livraisons clés sur les deux programmes phares du groupe, le Rafale et le Falcon. Le carnet de commandes et la trésorerie nette ont atteint des niveaux records, témoignant de la robustesse de la structure financière du groupe. En revanche, le résultat net a été pénalisé par une surtaxe d’impôt française, qui a pesé sur la compétitivité de la société et illustre les effets de la pression fiscale nationale sur les acteurs industriels exposés à une concurrence internationale.

Pour 2026, Dassault Aviation prévoit un chiffre d’affaires en hausse à environ 8,5 milliards d’euros, accompagné de la livraison de 28 Rafales et de 40 Falcons. Ces objectifs s’inscrivent dans une feuille de route industrielle et commerciale particulièrement dense.

Sur le plan industriel, le groupe Dassault Aviation entend poursuivre la réduction des cycles et des heures de fabrication afin de respecter ses engagements de livraisons, tout en tenant les délais et les coûts des développements en cours. La montée en compétences des nouveaux embauchés constitue également un chantier prioritaire pour soutenir la montée en cadence de production.

Sur le plan commercial, la négociation du contrat portant sur 114 Rafales avec l’Inde, accompagnée de l’accélération du programme Make in India, représente l’un des enjeux majeurs de cette année. La prospection à l’export du Rafale se poursuivra en parallèle, tandis que le groupe ambitionne de retrouver une position de premier plan dans les classements du support de l’aviation d’affaires, afin de maintenir le niveau de satisfaction de ses clients militaires et civils.

Sur le plan technologique et stratégique, l’entreprise Dassault Aviation prépare activement l’avenir de sa gamme de combats avec le développement du standard F5 du Rafale, les travaux sur un drone de combat et la préparation d’un avion de combat de prochaine génération. Le groupe poursuivra par ailleurs le développement du programme spatial VORTEX, ainsi que le déploiement du numérique et l’intégration de l’intelligence artificielle dans ses processus et ses produits.

Résultats 2025 de l’entreprise Dassault Aviation en bref

  • Prise de commandes totale : 10,914 milliards d’euros en 2025 vs 10,869 milliards d’euros en 2024
  • Prise de commandes Défense : 8,290 milliards d’euros en 2025 vs 8,309 milliards d’euros en 2024
  • Chiffre d’affaires total : 7,425 milliards d’euros en 2025 (part du CA à l’Export est de 77 %) contre 6,239 milliards d’euros en 2024 (part du CA à l’Export est de 68 %)
  • Chiffre d’affaires Défense : 2,775 milliards d’euros en 2025 contre 2,265 milliards d’euros en 2024
  • Résultat opérationnel ajusté : 635 millions d’euros en 2025 contre 529 millions d’euros en 2024
  • Résultat net ajusté : 1,061 milliard d’euros en 2025 contre 1,056 milliard d’euros en 2024
  • Marge nette ajustée : 14,3 % du CA en 2025 contre 17 % du CA en 2024
  • Carnet de commandes : 46,596 milliards d’euros en 2025 (220 Rafales, dont 175 Export et 45 France + 73 Falcons) vs 43,224 milliards d’euros en 2024 (220 Rafales, dont 164 Export et 56 France + 79 Falcons)
  • % de l’Export dans le carnet de commandes : 79 % en 2025 contre 76 % en 2024
  • Trésorerie disponible : 1,061 milliards d’euros en 2025 contre 1,056 milliards d’euros en 2024

Quel est le cours actuel de l’action Dassault Aviation (AM) en Bourse ?

Dassault Aviation et Défense : quelles sont les perspectives du secteur de l’aviation militaire en 2026 ?

Un contexte mondial favorable à la hausse des budgets de défense

Le secteur mondial de la défense bénéficie depuis plusieurs années d’un momentum favorable, porté par une combinaison de facteurs structurels : détérioration des conditions de sécurité à l’échelle internationale, montée des tensions dans certaines régions, renouvellement des doctrines militaires et volonté des États de consolider leur souveraineté en matière de défense.

Ces dynamiques ont conduit à une hausse continue et significative des budgets alloués à la défense dans la plupart des grandes économies mondiales.

Selon l’Institut international d’études stratégiques (IISS), les dépenses mondiales de défense ont atteint 2 630 milliards de dollars en 2025, contre 2 480 milliards en 2024 et 2 240 milliards en 2023. Si la croissance en termes réels — estimée à 2,5 % sur un an — marque un ralentissement par rapport aux hausses de 7 à 8 % enregistrées lors des exercices précédents, elle confirme néanmoins la poursuite d’une tendance haussière débutée il y a plusieurs années.

C’est en Europe que la dynamique est la plus marquée.

La région a consacré près de 563 milliards de dollars à la défense européenne en 2025, soit une hausse de 12,6 % en termes réels par rapport à l’année précédente, comparable à la progression déjà enregistrée en 2024. Cette tendance ne semble pas conjoncturelle : les plans budgétaires actuels laissent présager une croissance soutenue en 2026, traduisant un engagement régional de long terme en faveur du renforcement des capacités militaires européennes.

L’Allemagne constitue le principal moteur de cette croissance. Les dépenses de défense allemandes ont progressé de 18 % en termes réels en 2025, atteignant 95,0 milliards d’euros, soit l’équivalent de 107 milliards de dollars. Cette hausse fait suite à une augmentation déjà exceptionnelle de 23 % en 2024, ce qui signifie que l’Allemagne a concentré à elle seule un quart de la croissance totale des dépenses de défense européennes sur les deux dernières années.

Les pays nordiques participent également à cet effort collectif : le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède ont réuni 53,7 milliards de dollars de dépenses de défense en 2025, soit plus du double de leur niveau combiné de 2020. Même des économies sous contrainte budgétaire, comme le Royaume-Uni et la France, ont enregistré des hausses (bien que de moindres ampleurs).

Budget de la défense des membres de l’OTAN 2025

Budget de la défense des membres de l'OTAN 2025Source : IISS

Un impact direct sur le marché de l’aviation militaire

L’aviation militaire se situe au cœur de cette dynamique de réarmement. L’augmentation des budgets de défense se traduit mécaniquement par une demande accrue en aéronefs militaires, en systèmes d’armes embarqués et en solutions de maintien en condition opérationnelle.

D’après les projections de Mordor Intelligence, l’industrie mondiale de l’aviation militaire, évaluée à 52,17 milliards de dollars en 2024, devrait connaître une expansion significative pour atteindre 74,44 milliards de dollars à l’horizon 2029. Cette trajectoire repose sur un taux de croissance annuel composé (TCAC) soutenu de 7,37 % sur la période.

Une autre projection du cabinet d’études (2026 – 2031) estime le marché à 60,17 milliards de dollars en 2025, puis à 62,93 milliards de dollars en 2026, pour atteindre 78,72 milliards de dollars à l’horizon 2031 avec un TCAC de 4,59 % entre 2026 et 2031.

Plusieurs facteurs structurels soutiennent cette trajectoire comme la poursuite des programmes de modernisation des flottes, les niveaux records des budgets de défense et les cycles de renouvellement technologique accélérés qui garantissent la stabilité des pipelines. Les tensions régionales persistantes et les menaces de Trump stimulent par ailleurs les commandes à court terme.

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Les relais de croissance : autonomie, IA et propulsion durable

Au-delà du simple renouvellement des flottes conventionnelles, le secteur de l’aviation militaire est traversé par des mutations technologiques profondes qui constituent autant de relais de croissance pour les acteurs du secteur.

Le développement de systèmes autonomes représente aujourd’hui une priorité stratégique pour un nombre croissant de pays. Les drones à intelligence artificielle, capables d’opérer en essaims ou en coopération avec des aéronefs habités, redéfinissent les approches de renseignement militaire ou de combat et entraînent d’importants investissements en recherche et développement.

Les entreprises du secteur misent massivement sur les technologies autonomes, les mesures de cybersécurité et les systèmes basés sur l’IA pour développer les avions, les plateformes et les infrastructures de prochaine génération.

La durabilité constitue un autre axe d’évolution majeur. Les objectifs environnementaux assignés aux industries de défense dans plusieurs pays poussent les constructeurs à investir dès à présent dans des solutions qui promettent une empreinte logistique allégée et une réduction des dépendances aux chaînes d’approvisionnement en carburant. Ces investissements, encore en phase amont pour la grande majorité des programmes, dessinent les contours d’un marché de l’aviation militaire profondément remodelé à horizon 2030-2035.

La compétition industrielle reste intense sur l’ensemble de ces segments. Dans ce contexte, la résilience des chaînes d’approvisionnement et les capacités de production souveraine sont désormais des critères déterminants lors des attributions de contrats, au même titre que les performances opérationnelles des systèmes proposés.

Des risques à ne pas sous-estimer

Cette trajectoire favorable ne doit pas occulter les risques et contraintes qui pèsent sur le développement du secteur.

En premier lieu, les éventuels ralentissements économiques mondiaux et révisions à la baisse des budgets d’État. Ces derniers pourraient conduire à une baisse des budgets militaires et à des décalages dans les programmes de modernisation, différant ou réduisant potentiellement les commandes.

Par ailleurs, comme l’ensemble de l’industrie aéronautique et de défense, le secteur demeure exposé aux fragilités structurelles de la chaîne d’approvisionnement mondiale. Les perturbations dans l’approvisionnement en composants électroniques, matériaux spécialisés ou pièces de précision peuvent retarder la production et peser sur les délais de livraison, avec des conséquences directes sur la satisfaction des clients et la rentabilité des programmes.

Enfin, la montée en puissance des systèmes autonomes et des technologies d’intelligence artificielle crée de nouvelles vulnérabilités, notamment en matière de cybersécurité. Les acteurs du secteur doivent impérativement intégrer ces risques dans la conception même de leurs produits et dans leurs offres de services associées, sous peine de voir leurs produits exposés à des menaces importantes.

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Jusqu’où l’action Dassault Aviation (AM) peut-elle monter en 2026 ? Analyse technique du courtier ActivTrades

Cotée sur la Bourse de Paris (Euronext, Compartiment A), l’action Dassault Aviation (AM) enchaîne les performances remarquables depuis six ans. Entre 2021 et 2026, le titre a progressé de plus de 270 %, culminant à 354,80 euros le 20 février 2026.

Sur cette période, deux années se distinguent particulièrement :

  • 2022, au cours de laquelle l’action Dassault Aviation avait bondi de plus de 66 % dans le sillage du réarmement mondial consécutif à l’invasion de l’Ukraine,
  • et 2025, qui s’impose comme la deuxième meilleure année boursière du groupe avec une progression de plus de 38 %.

L’année 2026 s’inscrit dans cette continuité et démarre sur des bases solides, le titre affichant déjà une hausse d’environ 20 % depuis le 1er janvier.

La publication des résultats annuels a été bien reçue par les investisseurs, sans pour autant déclencher un mouvement d’ampleur sur l’action Dassault Aviation. Après avoir cédé plus de 6 % depuis son sommet atteint il y a une semaine, l’action AM progressait d’environ 1,50 % après l’ouverture au moment de la rédaction de cet article, surperformant à la fois le CAC 40 et le SBF 120.

Cette réaction mesurée reflète davantage un effet d’anticipation — les bonnes nouvelles ayant en partie déjà été intégrées dans les cours — que l’absence de conviction des marchés sur la trajectoire du groupe français. Les investisseurs surveilleront les résistances autour des 343 euros et des 353 euros en cas de poursuite de la hausse et les supports autour des 330 euros et des 320 euros en cas de baisse de l’action.

Analyse graphique de l’action en Bourse Dassault Aviation (AM) en 2026

Graphique Cours Bourse Action Dassault Aviation Mars 2026Source : TradingView

Faut-il investir dans l’action Dassault Aviation en 2026 ? Avis ActivTrades

Les fondamentaux de Dassault Aviation plaident en faveur du groupe. Malgré un environnement marqué en 2025 par des difficultés autour de la chaîne d’approvisionnement et des incertitudes sur les conséquences des droits de douane, l’entreprise a su maintenir un rythme de production soutenu, renforcer ses positions à l’international et afficher des résultats financiers solides.

La politique de distribution en est le reflet : le dividende proposé aux actionnaires au titre de 2025 s’établit à 4,78 euros par action, en hausse par rapport aux 4,72 euros versés en 2024 et aux 3,37 euros distribués en 2023, illustrant la confiance de l’entreprise Dassault Aviation dans la trajectoire du groupe et sa volonté de récompenser ses actionnaires fidèles.

Le contexte macroéconomique et géopolitique vient renforcer l’idée d’un investissement dans l’entreprise Dassault Aviation. La montée en puissance des budgets de défense en Europe et dans plusieurs grandes puissances mondiales crée un environnement structurellement porteur pour les acteurs de la défense, dont Dassault Aviation est l’un des bénéficiaires. Conjugués à un carnet de commandes record et à des perspectives 2026 bien orientées, ces éléments constituent des arguments pour envisager une exposition au titre dans le cadre d’une stratégie d’investissement de long terme.

Pour autant, la prudence s’impose. Avec une progression de plus de 270 % depuis 2021 et une hausse déjà proche de 20 % depuis le début de l’année 2026, une large part des bonnes nouvelles est probablement déjà intégrée dans les cours. Dans une action qui a autant progressé, le risque de correction technique ne doit pas être sous-estimé.

Plutôt qu’un positionnement immédiat aux niveaux actuels, peut-être attendre un repli vers des zones de support identifiées ou mettre en place une stratégie d’investissement progressif de type Dollar Cost Averaging (DCA) pour permettre d’optimiser le point d’entrée tout en maîtrisant le risque.

10 raisons d’acheter l’action Dassault Aviation en 2026

  1. Demande militaire mondiale structurellement orientée à la hausse depuis plusieurs années, portée par la remontée des budgets de défense en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, dont l’entreprise Dassault Aviation est l’un des principaux bénéficiaires grâce à la compétitivité du Rafale à l’export.
  2. Rôle stratégique et quasi-irremplaçable dans l’industrie de défense française et européenne, qui confère au groupe Dassault Aviation une protection implicite contre les aléas de marché : la nature souveraine de ses activités rend peu probable toute perturbation majeure de son positionnement concurrentiel à court ou moyen terme.
  3. Leader incontesté du combat aérien en France avec le Rafale, avion de combat polyvalent dont la réputation opérationnelle ne cesse de se renforcer, consolidant la position de l’entreprise Dassault Aviation comme acteur souverain et stratégique au cœur des programmes de défense européens.
  4. Carnet de commandes à des niveaux records, offrant une bonne visibilité pluriannuelle sur le chiffre d’affaires et sécurisant les revenus futurs dans un contexte de forte demande mondiale en équipements militaires.
  5. Résultats financiers solides avec une maîtrise rigoureuse des coûts, une trésorerie nette en amélioration et une politique de dividende en hausse, traduisant la confiance de l’entreprise Dassault Aviation dans sa croissance future.
  6. Modèle dual civil-défense constituant un amortisseur naturel contre les cycles économiques.
  7. Positionnement premium sur le marché de l’aviation d’affaires avec la gamme Falcon, dont les nouvelles générations renforcent l’attractivité commerciale et témoignent de la capacité de l’entreprise Dassault Aviation à innover sur un segment à forte valeur ajoutée et à marges élevées.
  8. Intégration active de nouvelles technologies — intelligence artificielle, systèmes autonomes, connectivité des plateformes, cybersécurité embarquée — qui préparent les futures générations de produits et positionnent l’entreprise Dassault Aviation comme un acteur crédible dans la transformation numérique de la défense.
  9. Structure du capital stable avec un actionnariat familial majoritaire favorisant une vision de long terme, préservant le groupe Dassault Aviation des pressions de court terme des marchés financiers et garantissant la continuité des choix industriels et stratégiques.
  10. Exposition géographique diversifiée à l’export avec des contrats Rafale signés dans plusieurs pays et un pipeline commercial actif dans de nombreux pays, réduisant la dépendance à un seul marché et offrant des relais de croissance complémentaires au marché domestique français.

7 raisons de ne pas acheter l’action Dassault Aviation en 2026

  1. Dépendance aux commandes gouvernementales sur les marchés de défense, dont les budgets restent soumis aux aléas politiques et aux cycles électoraux, ce qui peut entraîner des reports ou annulations de commandes imprévisibles.
  2. Exposition au risque de change : la quasi-totalité des ventes Falcon est libellée en dollars américains, rendant la rentabilité de l’activité civile sensible aux fluctuations euro/dollar, dans un contexte où les concurrents implantés en zone dollar bénéficient structurellement d’un avantage de coût.
  3. Supply chain sous tension persistante avec des fournisseurs d’aérostructures de toutes tailles encore fragilisés depuis la crise Covid, pouvant générer des retards de production et des surcoûts difficiles à anticiper.
  4. Cycles de développement longs et complexes exposant les programmes à des dérapages financiers ou des changements de calendriers, avec des engagements contractuels de long terme qui limitent la capacité à répercuter les hausses de coûts sur les clients.
  5. Marché du Falcon soumis à la conjoncture économique mondiale : les clients de l’aviation d’affaires réduisent leurs dépenses discrétionnaires en cas de ralentissement, ce qui peut provoquer des décalages de commandes ou des annulations.
  6. Risques cyber élevés et récurrents, tant sur les systèmes d’information internes que sur les plateformes et équipements livrés aux clients, dans un contexte de menaces croissantes de pillage industriel ciblant les entreprises de défense et de haute technologie.
  7. Concurrence intense dont certains concurrents américains comme Lockheed Martin bénéficient d’une base de coûts en dollars et d’un accès privilégié au marché nord-américain, l’un des plus importants au monde pour l’aviation d’affaires et militaire.

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Quelques questions sur l’action Dassault Aviation en Bourse ?

Il est impossible de prédire avec certitude l’évolution d’un cours de Bourse. Néanmoins, plusieurs facteurs soutiennent l’hypothèse d’une poursuite de la dynamique haussière. L’entreprise Dassault Aviation bénéficie d’un carnet de commandes à des niveaux historiques, offrant une visibilité pluriannuelle importante. Parallèlement, la hausse structurelle des budgets de défense en Europe et dans de nombreuses grandes économies mondiales constitue un soutien durable, notamment via les commandes liées au Rafale. À cela s’ajoutent des résultats financiers solides, une génération de trésorerie maîtrisée et un dividende en progression, signes d’une situation financière saine. Les perspectives pour 2026 demeurent aussi positives et prometteuses avec un chiffre d’affaires attendu autour de 8,5 milliards d’euros. Dans un environnement géopolitique qui continue de favoriser les industriels de défense, ces éléments peuvent contribuer à soutenir l’action Dassault Aviation (AM) en Bourse.

Oui. L’entreprise Dassault Aviation a annoncé distribuer un dividende de 4,78 euros par action pour l’exercice 2025, soit une hausse de plus de 41 % par rapport au dividende versé pour l’exercice de 2023.

Après une progression de plus de 270 % depuis 2021, le principal risque est que les bonnes nouvelles — carnet de commandes record, demande militaire soutenue et perspectives solides — soient déjà largement intégrées dans le cours de Bourse actuel de l’action Dassault Aviation. Cela laisse donc peu de marge à la hausse à court terme et expose potentiellement l’investisseur à de possibles corrections techniques. À cela s’ajoutent des risques plus structurels liés à la dépendance aux commandes gouvernementales, aux tensions sur la supply chain, à l’exposition au risque de change EUR/USD et aux aléas géopolitiques qui, s’ils constituent aujourd’hui un moteur, pourraient tout aussi bien se retourner en facteur d’incertitude.