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Les dessous du métier de Président d’une société de gestion

Les dessous du métier de Président d’une société de gestion

Découvrez le parcours, l’expérience et le métier de Président d’UBP Asset Management (France). Café de la Bourse vous invite à plonger dans l’univers de la finance de marché en interrogeant les hommes et les femmes qui y travaillent au quotidien.

Ce mois-ci, Dominique Leprévost, Président d’UBP Asset Management (France), revient pour nous sur son activité, ce qui l’a poussé à faire ce métier, le fait le plus marquant de sa carrière et son sentiment de marché actuel.

Dominique Leprévost, quelle fonction occupez-vous ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Je suis président de UBP Asset Management (France), SGP du Groupe Union Bancaire Privée (UBP) en France, depuis sa création à mon initiative en 1998. UBP AM (France) étant une SAS, ce rôle correspond à celui de CEO dans une SA classique. UBP AM (France) est d’une part le centre de compétence du Groupe pour les obligations convertibles et l’immobilier, et d’autre part nous commercialisons l’ensemble des compétences du Groupe auprès des Institutionnels français : compagnies d’assurance, mutuelles, caisses de retraite, banques, grandes entreprises, etc.

J’ai commencé ma carrière par un stage chez Indosuez sur le MATIF, avant très vite d’évoluer dans la gestion pour le compte de tiers (asset management). C’est un secteur que j’ai tout de suite trouvé passionnant, car en perpétuelle évolution, que ce soit pour répondre aux besoins de clients, intégrer les innovations financières ou se soumettre aux exigences réglementaires. Par ailleurs, l’asset management est par excellence un domaine dans lequel la réussite ne peut s’envisager qu’en équipe. Gérants, commerciaux et opérationnels doivent travailler ensemble pour espérer se démarquer face à une concurrence exigeante.

Quel est l’événement que vous considérez comme le plus marquant de votre carrière ?

La grande crise bancaire, illustrée par la faillite de Lehman Brothers au cours de laquelle nous sommes passés très proche de la catastrophe. Mon épouse m’en parle encore, me voyant un lundi matin sauter du lit à l’annonce de la nouvelle à la radio.

Cet événement a démontré que les autorités étaient prêtes à intervenir pour sauver le système financier et conduit à un changement dans la gestion des risques. Ceci a eu évidemment des conséquences sur l’environnement dans lequel évolue le métier de la gestion : taux négatif, transparence, évolution de la réglementation avec par exemple l’obligation de compensation de nombreux produits dérivés.

Quel est votre indicateur préféré et pourquoi ?

Un indicateur seul ne peut pas communiquer une information satisfaisante. Comme le travail en équipe est indispensable pour le succès, plusieurs indicateurs sont nécessaires pour juger de celui-ci.

Pour illustrer cette complexité, on peut par exemple citer le couple risque / rendement, souvent utilisé comme indicateur de l’efficacité d’une gestion. Cet indicateur semble simple et logique. Mais comment doit-on calculer chacun de ces paramètres ?

  • Le risque peut-il être évalué de la même façon pour un investisseur de 30 ans et un investisseur de 70 ans ?
  • Le même calcul est-il légitime pour calculer le rendement d’un fonds de Private Equity et d’un fonds investissant sur les actions cotées ?

La réponse dans les deux cas est évidement non. Il est nécessaire d’adapter ces notions au type d’investisseur et à la classe d’actifs, si on veut avoir une approche ayant un sens.

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Quel est votre sentiment de marché actuel ?



L’Asset Management est un métier dans lequel savoir gérer les risques est une condition sine qua non. Cela tombe bien : les risques semblent aussi nombreux et variés que les opportunités. Dans le cadre de la diversification qui est un moyen structurel de gérer le risque on peut s’intéresser aux opportunités suivantes :

  • Sur les marchés obligataires, les émetteurs BB ou équivalent offrent une prime de rendement qui semble bien compenser l’éventuel risque de défaut.
  • Les marchés émergents – tant actions qu’obligations – pourraient paradoxalement profiter de la déglobalisation grâce à la régionalisation des échanges, « neashoring ».
  • Le marché des actions chinoises qui a été fortement pénalisé, en partie en raison de ce courant de déglobalisation, peut offrir des opportunités, surtout si on y investit via des obligations convertibles.

Il faut toutefois rester prudent car on ne peut pas exclure le risque de performance négative ou de pertes en capital sur les marchés financiers.

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