Complément de revenu : comment se constituer un complément de salaire

Le 10 mars 2019

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Pour augmenter son pouvoir d’achat, disposer de revenus plus confortables, il existe une solution : se constituer des revenus complémentaires ou compléments de salaire. Qu’est-ce que cela signifie ? Quels objectifs, les compléments de revenus, peuvent-ils remplir ? Comment agrémenter son salaire et gérer ses revenus ? Nos réponses à ces questions et toutes nos solutions de placement pour augmenter ses revenus.

Le complément de revenu pour améliorer le quotidien ou financer un projet

Les revenus complémentaires sont des ressources financières qui viennent en complément d’un revenu principal. Il existe de nombreux moyens de se constituer ce type de revenus que nous détaillerons au sein de cet article. Les objectifs de ces compléments de revenus peuvent être relativement différents et évoluer au cours de la vie.

On peut en effet chercher à faire grossir ses revenus pour « mettre du beurre dans les épinards » selon la formule consacrée, c’est-à-dire améliorer le quotidien et se permettre quelques extras (l’achat d’une nouvelle voiture, le financement de vacances, etc.). On peut aussi choisir de se constituer un complément de revenu avec un objectif bien précis, à plus ou moins long terme, comme le financement des études de ses enfants ou l’achat d’une résidence secondaire. Enfin, les revenus complémentaires peuvent aussi avoir pour objectif la préparation de la retraite.

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Les différents objectifs exposés précédemment ne nécessitent pas tous les mêmes revenus et donc la même mise de départ. Mais qu’il s’agisse de mettre du beurre dans les épinards ou de financer un gros achat comme une maison au bord de la mer ou bien encore de se dégager des revenus conséquents pour avoir une retraite confortable, une constante demeure : les revenus ainsi obtenus permettent de faire grossir ceux de votre activité professionnelle ou, plus tard, ceux de votre pension de retraite.

Il existe un cas particulier : la constitution d’un complément de revenu avec pour ambition de devenir rentier et cesser son activité professionnelle pour vivre de ses rentes. On ne parlera plus alors de revenus complémentaires puisqu’il s’agit du mode de financement exclusif de son train de vie. Cependant, peu de rentiers le sont devenus du jour au lendemain. Le plus souvent, les revenus complémentaires, de plus en plus importants, en augmentant avec le temps, sont devenus la source principale de revenus avant de devenir la source exclusive de revenus.

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Complément de revenu : le dépenser au fur et à mesure ou l’augmenter en vue d’un objectif précis

Il existe de très nombreux moyens de se constituer des revenus complémentaires. Tous ont un point commun, ils nécessitent une mise de départ, et sont obtenus grâce à un effort d’épargne plus ou moins important.

Vous pourrez ensuite choisir de profiter de votre complément de revenu tout de suite, au fur et à mesure, ou bien de réinvestir systématiquement les sommes ainsi perçues pour faire grossir votre pécule grâce à la magie des intérêts capitalisés et les percevoir par la suite, quand vous aurez besoin de revenus plus importants. On peut par exemple imaginer que vous réinvestissiez vos revenus complémentaires tout au long de votre vie professionnelle pour, une fois à la retraite, pouvoir bénéficier de revenus complémentaires plus conséquents.

Générer un complément de revenu : les placements possibles

Les revenus locatifs pour se constituer un revenu complémentaire

L’immobilier est l’un des placements préférés des Français, y compris lorsqu’il s’agit de se constituer un complément de revenu. Vous pouvez pour cela miser sur l’investissement locatif et acheter un bien en vue de le louer. Vous pouvez d’ailleurs, grâce à l’effet de levier, faire supporter cet achat par votre locataire et votre banquier. Pour cela, il suffit que le loyer perçu chaque mois couvre les mensualités de votre prêt immobilier. Lorsque le bien sera remboursé, par exemple au moment de votre retraite, vous pourrez jouir du loyer comme bon vous semble.

Sachez qu’il existe deux possibilités au moment de louer un bien immobilier : vide ou meublé. Du fait des avantages fiscaux particulièrement attractifs, il sera souvent plus judicieux d’opter pour la location meublée en choisissant le statut de loueur meublé non professionnel.

Autre solution à envisager pour investir dans l’immobilier et en tirer des revenus : les SCPI ! Les sociétés civiles de placement immobilier sont également un bon moyen de se constituer des revenus complémentaires issus de l’immobilier pour les personnes disposant de faibles revenus, les tickets d’entrée étant relativement faibles. Les SCPI de rendement et notamment les SCPI européennes affichent des performances intéressantes qu’on aurait tort de négliger.

Attention, la totalité de vos revenus immobiliers doit figurer sur votre déclaration de revenus et ces derniers feront l’objet d’une imposition au barème de l’impôt sur le revenu (IR). Notez aussi que certains placements comme le dispositif Malraux ou la Loi Pinel permettent d’investir dans de l’immobilier locatif en bénéficiant de réduction d’impôt.
Enfin, notez que votre patrimoine immobilier, s’il est supérieur à 1,3 million sera taxé au titre de l’IFI ou impôt sur la fortune immobilière. Il peut donc être judicieux de ne pas consacrer tous ses avoirs à l’investissement immobilier et de diversifier son patrimoine en investissant sur les marchés financiers.

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Les revenus mobiliers pour un complément de revenu sur le long terme

Les Français vouent une véritable passion à la pierre mais les valeurs mobilières ne doivent pas être négligées. D’ailleurs, notez que les actions présentent de bonnes performances sur le long terme. Pour preuve, le CAC 40 dividendes réinvestis a progressé de 8,5 % en moyenne par an depuis sa création en 1986.

Pas envie de tout perdre et relativement averse au risque ? Misez sur les valeurs de rendement, ces titres qui distribuent un fort pourcentage de leurs bénéfices auprès de leurs actionnaires à l’image des aristocrates du dividende. De quoi vous assurer des revenus conséquents et réguliers !

On aurait tort de penser que les actions sont la seule composante des marchés financiers sur lesquels miser lorsque l’on souhaite obtenir des compléments de revenus. Pensez aussi aux obligations et à leurs coupons ! Vous récupérerez tous les mois, tous les trimestres ou tous les ans vos intérêts. Investir en direct dans les obligations de grandes entreprises est relativement coûteux mais rien ne vous interdit de miser sur le crowdlending et de prêter vos sous à des PME prometteuses. Attention tout de même, le risque de faillite est plus important, surtout si vous prêtez à des startups en phase d’amorçage.

Les compléments de revenus issus de valeurs mobilières sont taxés depuis la loi de finances 2018 à 30 % grâce à la Flat Tax. Vous pouvez aussi, si cela est plus avantageux pour vous, choisir d’être imposé au barème progressif de l’impôt sur le revenu, auquel vous devrez ajouter 17,2 % de prélèvements sociaux. Sachez aussi qu’il existe des enveloppes fiscalement avantageuses pour loger ce type d’investissement comme le PEA pour investir sur le marché actions.

Les placements alternatifs pour augmenter son pouvoir d’achat

Enfin, il existe une très grande variété de placements alternatifs qui pourraient vous tenter pour vous constituer des revenus complémentaires. Attention cependant, investir dans un groupement forestier, investir dans un groupement foncier viticole ne vous permettra pas de bénéficier de revenus très importants compte tenu de la faiblesse de rendement de ces placements qui trouvent une grande partie de leur intérêt dans les avantages fiscaux qui y sont liés.

L’investissement dans les cryptoactifs, dans les bois exotiques ou encore dans les diamants vous attirent ? Attention, bien souvent, il s’agit au mieux de spéculation, au pire d’arnaques. Ne vous laissez jamais tenter par des rendements mirobolants et des promesses de revenus complémentaires trop alléchantes. Quand c’est trop beau pour être vrai, … ce n’est pas vrai ! Cependant, il existe quelques placements atypiques proposant des rendements relativement attractifs et permettant une bonne diversification de son patrimoine. Il serait donc dommage d’exclure d’emblée tous les placements de ce type. Mais la vigilance s’impose. Avant d’investir, vérifiez toujours que les sites proposant ce type de placement possèdent bien le numéro d’enregistrement de l’AMF, tâchez de récolter un maximum d’informations sur la société ou l’intermédiaire qui propose le produit, attardez-vous sur la structure juridique de l’entreprise et faites l’effort de comprendre comment un tel rendement est possible. Enfin, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine.

Là encore, les revenus issus de ce type de placement sont à déclarer à l’administration fiscale. Certains placements comme les groupements fonciers entrent en partie dans le calcul de l’assiette de l’IFI. Mais ces placements atypiques permettent aussi pour certains de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.

Sources images : Freepik

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