Analyse du Nasdaq et de ses principales sociétés

Le 23 août 2018

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Découvrez notre analyse du NASDAQ Composite, l’indice boursier américain à dominante technologique le plus suivi du moment, dont la croissance est constante depuis bientôt 10 ans.

En premier lieu, nous vous présenterons l’indice NASDAQ Composite, puis l’évolution de son cours de bourse depuis 1996 ainsi que ses phases clés. Nous vous proposerons ensuite un focus sur les sociétés représentant les plus importantes pondérations de cet indice : les fameuses GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

En conclusion, nous nous demanderons si les leaders du Nasdaq Composite peuvent prétendre à une croissance infinie.

Nasdaq Composite : indice boursier des sociétés inscrites au Nasdaq

Le NASDAQ Composite est un indice boursier américain à dominante technologique. Il est l’indice le plus diffusé de sa catégorie et se compose actuellement de 3 020 sociétés*. Sa capitalisation boursière est de 13 860 milliards de $ au 17 août 2018*.

Sa méthode de calcul est basée sur la pondération de la capitalisation boursière de toutes les sociétés qui composent l’indice.

Son code ISIN est XC0009694271 et son code mnémotechnique est IXIC, le NASDAQ Composite cote 7 816 points à la clôture des marchés américains du 17 août 2018.

Graphique du NASDAQ COMPOSITE depuis 1996

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(source : Tradingview)

Nasdaq : de la bulle techno à la crise des subprimes

Le NASDAQ Composite a connu une phase haussière entre octobre 1998 et fin février 2000 durant laquelle il est passé de 1 490 points à plus de 4 900 points.

Cette période correspond à la bulle des dot-coms, cette multitude de sociétés nées de l’essor d’internet dans les foyers et créatrices d’un engouement de masse pour le secteur des nouvelles technologies.

L’explosion des cours de bourse de ces sociétés dites dot-coms, cotées au NASDAQ ainsi qu’au sein d’autres indices technologiques mondiaux, était devenue « irréaliste » au regard des fondamentaux de ces start-ups.

Bien que certains investisseurs particuliers et/ou professionnels pouvaient gagner des milliers de dollars en un seul jour, la prise de conscience des niveaux extrêmes de valorisations semblait avoir quitté de nombreux esprits. L’appel du gain rapide en était probablement la raison.

Fin février 2000, le début de l’éclatement de la bulle fait plonger l’indice NASDAQ Composite qui passe de plus de 4 900 points fin février 2000 à 1 140 points en octobre 2002, soit une perte de 77 % en 2 ans et demi.

Ayant entraîné des catastrophes sur les patrimoines des investisseurs, notamment ceux des derniers arrivés lors de la fin de phase haussière de la bulle des dot-coms, la tendance baissière a pris fin en octobre 2002.

Durant les 5 années suivantes, d’octobre 2002 à octobre 2007, l’indice NASDAQ Composite a évolué dans un canal haussier compris entre 1 200 points et 2 800 points.

La période d’octobre 2007 à février 2009 correspondant à la crise financière des subprimes a affecté l’indice. Le NASDAQ Composite est en effet passé de 2 800 points à un plus bas de 1 200 points, effaçant 50 % de sa valeur en 1 an et demi.

Nasdaq : une croissance infaillible depuis février 2009

C’est en février 2009, que le NASDAQ Composite débute la plus forte ascension de son histoire. L’indice fêtera « peut-être » d’ailleurs ses 10 années de tendance haussière en février 2019. L’indice est passé d’environ 1 200 points en février 2009 à plus de 7 800 points à ce jour, sans connaître de phases baissières significatives.

Cette croissance est en partie due à l’essor des géants de l’internet, du e-commerce et de l’informatique américains.

Composition du Nasdaq

Principales sociétés du NASDAQ Composite

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Apple, Amazon, Alphabet (Google), Microsoft et Facebook présentent des capitalisations boursières respectives de 1 069 milliards de $, 917 milliards de $, 846 milliards de $, 826 milliards de $ et 502 milliards de $*.

Ces 5 sociétés cumulent actuellement 4 160 milliards de $ de capitalisation boursière, soit 30 % du poids de l’indice NASDAQ Composite.

Arrivent ensuite Intel Corporation, Cisco systems, Comcast Corporation, Pepsico, Nvidia et Netflix pour des capitalisations comprises entre 138 et 219 milliards de $*.

Ces 6 sociétés cumulent actuellement 1 047 milliards de $ de capitalisation boursière, soit 7,56 % du poids de l’indice NASDAQ Composite.

Comparatif des GAFAM : géants du web

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Le total de ces cinq sociétés représente 30 % du NASDAQ Composite. On note qu’Apple présente la plus forte rentabilité bénéficiaire (4,26 %) à son cours de bourse actuel. Cette dernière se calcule en divisant le bénéfice par action 2017 de 9,27 $ par le cours de bourse du 18 août 2018 de 217,58 $.

Amazon présente le plus faible ratio bénéficiaire établi à 0,33 % à son cours de bourse de 1 882,22 $.

Le secteur du numérique : produits, services et logiciels est dominant. Parmi ces cinq sociétés, seul Amazon opère dans le secteur du e-commerce.

L’évolution des cours de bourse de ces GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) sont toutes à trois chiffres sur les cinq dernières années. Les investisseurs dans la croissance apprécient particulièrement ces sociétés, au risque de les propulser sur des niveaux de valorisations « extrêmes », notamment au regard des capitaux propres souvent à des multiples très inférieurs aux cours de bourse actuels.

Nasdaq : vers une croissance infinie ?

C’est du moins ce que laisse présager l’évolution des cours de bourse de ces cinq sociétés en tête du NASDAQ Composite. Cependant, si cette croissance venait à plafonner, les risques de krach sur les cours des actions de ces sociétés semblent importants.

On pense notamment à la récente chute de 18,96 % de Facebook le 26 juillet 2018 qui a fait disparaître 120 milliards de $ de capitalisation boursière en quelques heures. Cette baisse historique en un seul jour du cours de bourse de Facebook est due à la baisse du nombre d’utilisateurs actifs (de l’ordre de 3 millions) entre le premier et le second trimestre de cette année.

Selon nous, Facebook n’est pas un cas isolé de valorisation élevée. Les cinq leaders du NASDAQ Composite sont dans une situation similaire : leurs situations bilancielles indiquent des niveaux de capitaux propres très en dessous de leurs capitalisations boursières actuelles.

Côté rentabilité bénéficiaire, seule Apple présente un ratio supérieur à 4 %. Alphabet, Microsoft et Facebook présentent des ratios bénéficiaires compris entre 1,52 % et 3,16 % par rapport à leurs cours de Bourse du 17 août 2018. Et Amazon est à seulement 0,33 %.

Ces éléments de valorisation semblent indiquer une « zone rouge » notamment concernant les valorisations bilancielles.

Cependant, le constat global reste très positif pour les investisseurs placés sur ces cinq poids lourds du NASDAQ Composite, qui en fonction des dates d’acquisition de leurs actions, ont pour la plupart significativement multiplié leurs capitaux investis.

De plus, les publications de ces GAFAM sont pour leur majorité en forte croissance de trimestres en trimestres.

* Chiffres au 17/08/2018, source : https://www.nasdaq.com/screening/companies-by-industry.aspx?sortname=marketcap&sorttype=1&exchange=NASDAQ

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