Investir dans la réduction des inégalités avec le fonds thématique de CPR AM

Le 15 janvier 2021

Découvrez le thème d’investissement réduction des inégalités, présentée par Yasmine de Bray, gérante de fonds chez CPR Asset Management. 

Réduction des inégalités sociales : une thématique d’investissement engagée répondant aux grands enjeux actuels de société

Le creusement des inégalités, notamment dans les pays développés, est un phénomène qui caractérise les trois dernières décennies. Les 1 % les plus riches détiennent la moitié du patrimoine mondial, et leurs revenus ont augmenté deux fois plus que ceux des 50 % les plus pauvres entre 1980 et 2018 selon le rapport sur les inégalités mondiales 2018.

La thématique des inégalités recouvre de nombreuses dimensions qui souvent se cumulent et se renforcent. Au-delà des revenus ou du patrimoine, on trouve ainsi les problématiques de discrimination, d’accès à l’éducation, aux soins et aux produits de base, ou encore l’exercice des droits fondamentaux.

On le voit avec le mouvement des Gilets Jaunes en France, ou encore le mouvement Black Lives Matter aux États-Unis, cette thématique mobilise les opinions publiques et alimentent des mouvements sociaux de grande ampleur ainsi que des programmes politiques radicaux.

Les primaires démocrates aux États-Unis, si elles ont fini par désigner un candidat centriste, ont été marquées par l’affirmation et la montée en popularité de l’aile gauche du parti, à laquelle le président nouvellement élu Joe Biden a dû faire des concessions.

L’actualité de cette thématique n’est pas seulement dans les rues ou dans les urnes. Certaines entreprises comprennent aussi qu’une économie socialement déstabilisée n’est pas durablement prospère et qu’elles ont un rôle à jouer dans la réduction des inégalités. Elles anticipent ce qui pourrait négativement les impacter : pression réglementaire et fiscale, insatisfaction des employés, ternissement de l’image de marque, retrait des consommateurs… et des capitaux. Si cet enjeu éminemment politique reste d’abord l’affaire des gouvernements et des citoyens, le secteur privé et les grandes sociétés cotées peuvent, du fait de leurs activités et de leurs pratiques, contribuer à l’accroissement ou à la réduction des inégalités sociales là où elles opèrent. Or nous pouvons, en tant que gestionnaire d’actifs, encourager les entreprises les plus vertueuses en redirigeant vers elles nos financements.

Réduction des inégalités : comment agir ?

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L’objectif de notre fonds CPR Invest – Social Impact est de sélectionner les entreprises qui contribuent à la réduction des inégalités dans leur pays d’établissement. Pour ce faire, nous avons mis en place une méthodologie de notation inédite des pays et des entreprises du MSCI All Countries World Index, afin de définir un univers d’investissement qui rassemble les entreprises les plus vertueuses selon leur participation à l’effort de réduction des inégalités dans leur pays d’origine.

Nous sommes partis de deux postulats. D’abord, comme nous l’avons dit, les inégalités sociales se produisent et reproduisent au croisement de plusieurs facteurs, et doivent être appréhendées de manière globale. C’est pourquoi nous avons retenu une définition de la thématique autour de cinq piliers : Revenus et Marché du travail, Fiscalité, Santé & Éducation, Diversité, et Droits humains & Besoins de base.

Ensuite, les inégalités doivent également s’apprécier de manière locale, car leur gravité, leurs causes et leurs conséquences varient d’un pays à l’autre. Chacun des cinq piliers regroupent donc des critères d’évaluation propres aux États (par exemple : progressivité du système fiscal, salaire minimum, part des dépenses d’éducation et de santé dans le PIB, etc.) et d’autres propres aux entreprises (par exemple : écarts de rémunérations, conditions de travail, politique de diversité, formation des salariés, etc.). La méthodologie permet ainsi d’apprécier leur effort relatif : une entreprise faisant des efforts dans un pays relativement plus inégalitaire sera donc privilégiée.

Quels sont les leviers de croissance de la thématique d’investissement réduction des inégalités ?

Les entreprises qui se montrent engagées dans la réduction des inégalités et font preuve de comportements socialement vertueux sont davantage susceptibles d’attirer les talents, les consommateurs et, avec la montée en puissance de la dimension sociale de la finance responsable, les capitaux.

Davantage de cohésion sociale au sein d’une entreprise favorise la stabilité des effectifs, la satisfaction et donc la productivité des employés. Les pratiques sociales d’une marque peuvent également être reconnues par les consommateurs, de plus en plus engagés et soucieux de mettre leurs achats en adéquation avec leurs valeurs et aspirations.

Nous remarquons par ailleurs qu’une forte culture sociale va souvent de pair avec de meilleures capacités d’adaptabilité et d’innovation. La diversité des profils, l’engagement au travail des salariés, sont propices à l’émergence d’idées novatrices, permettent aux entreprises de mieux identifier et anticiper les tendances et enjeux dans leur secteur, etc.

Quels sont les risques des entreprises présentant de fortes inégalités ?

Les entreprises faisant peu de cas des inégalités sont exposées à plusieurs risques : réputationnel d’abord, puisque comme nous l’avons dit les consommateurs sont de plus en plus prompts à se détourner d’une marque qui agirait d’une façon jugée inadéquate ; réglementaire et fiscal ensuite, le pouvoir politique étant susceptible de prendre des mesures correctrices en matière de droit du travail, de salaire minimum, d’impôt sur les sociétés, etc.

Prenons l’exemple du ratio d’équité, qui correspond à l’écart de rémunération entre les dirigeants et la moyenne des salariés. Aux États-Unis, le salaire moyen des PDG au sein du S&P 500 était de 42 fois supérieur à la médiane des salariés en 1980. Ce ratio s’élève à 361 aujourd’hui. Plusieurs études ont montré que les consommateurs évitent d’acheter les produits des sociétés affichant des ratios d’équité élevés et que cela pouvait affecter la perception des employés. En outre, l’obligation légale de publier cet indicateur depuis 2018 met en lumière les dérives dont se font l’écho les médias et les réseaux sociaux, et fournit aux autorités politiques un outil permettant de s’attaquer aux entreprises avec des écarts de rémunération élevés. Par exemple, la ville de Portland aux États-Unis (650 000 habitants) a adopté en 2016 et mis en place en 2018 une majoration de l’impôt sur les sociétés local pour les entreprises cotées affichant des ratios d’équité élevés, présentée comme la première « taxe sur les inégalités ».

L’accroissement des inégalités sociales depuis la crise du Covid-19

La crise sanitaire et économique a exacerbé les inégalités. Aux États-Unis comme en Europe, les écarts pré-existants entre non-diplômés et diplômés, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, précaires et bien établis, se sont nettement creusés à l’occasion de la crise.

Sur le plan sanitaire, les populations les plus défavorisées présentent des taux de mortalité plus élevés, du fait de la présence de comorbidités ou d’un moindre accès à la médecine. Sur le plan social, les mesures de confinement ont mis en évidence l’extrême variété des situations d’hébergement et de confort domestique, et la fermeture des écoles a aggravé la fracture numérique et les inégalités dans l’accès à l’éducation et la qualité de l’enseignement dispensé. Quant à la mise à l’arrêt de l’économie, elle a révélé que les professions dites essentielles, qui ont poursuivi leur activité et ont donc été exposées à un plus grand risque de contamination, correspondent souvent à des bas salaires qu’il faudrait revaloriser à l’aune de leur utilité.

La pandémie de Covid-19 donne donc plus de poids encore à l’urgente importance de réduire les inégalités, et devrait renforcer la dimension sociale de la finance responsable.

Le fonds CPR Invest – Social Impact, un fonds thématique en faveur de la réduction des inégalités

CPR_AM_LOGO

Le fonds CPR Invest – Social Impact est un fonds thématique d’actions internationales, le premier sur le marché mondial de la gestion d’actifs à placer la réduction des inégalités au cœur de son processus d’investissement.

Lancé fin 2019, il présente un encours de près de 75 millions d’euros. J’en suis la gérante, avec Eric Labbé, qui fait comme moi partie de l’équipe Actions Thématiques chez CPR AM.

Le portefeuille est constitué de 80 titres environ, reflétant nos convictions d’investissement pour offrir le meilleur équilibre entre l’impact social positif généré par les entreprises et leurs perspectives d’appréciation financière.

Avec ce fonds, nous avons souhaité proposer à nos clients une solution leur offrant :

  • une performance potentielle plus élevée que celle des marchés d’actions internationaux,
  • une prise en compte des risques extra-financiers (notamment réputationnels, réglementaires et fiscaux) liés aux inégalités,
  • et l’opportunité d’avoir, par ses investissements, un impact social positif.

Nous entendons ainsi remplir notre rôle en tant que gérant d’actifs en assurant à nos clients une performance financière conforme à leurs attentes et appétence aux risques, alignée avec une participation positive des entreprises aux grands enjeux actuels de société.

 Source des images : Freepik

Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

Yasmine de Bray

Yasmine de Bray

Gérante de fonds - CPR AM - Site internet - Twitter

Yasmine de Bray a rejoint CPR AM en 2018. Elle commence sa carrière en 2001 en tant qu’analyste chez Goldman Sachs Asset Management. Elle continue ensuite chez Moody’s Investors Service, puis Fortis Investment Management, et Amundi en tant qu’analyste actions Banque et Assurance.

Elle est diplômée de HEC Business School et est CFA Charterholder.

 

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