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Finance : la data au coeur des enjeux

Le 03 mai 2018

finance data coeur des enjeux

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Les données sont le moteur de la révolution numérique et la finance ne fait pas exception à la règle. Notre focus sur la data appliquée au secteur de la bancassurance : découvrez le formidable essor de la donnée, sa production exponentielle, son encadrement qui favorise son essor, le développement des nouveaux usages et services qu’elle permet.

Le boom de la Data

France Fintech qui oragnise chaque année sa grand-messe sur le secteur depuis 2016 a choisi d’intituler l’édition 2018 de Fintech Revolution « Data Liberation ». L’évènement qui se déroulait le 10 avril 2018 à la Station F donnait le ton. Ce dont on parle, ce qui est au cœur des enjeux et des conversations, c’est…la data ! Alain Clot, président de France Fintech a ouvert l’évènement avec ces mots : « Comme chacun sait la donnée est la matière première de l’économie numérique, son carburant. Elle circule désormais, ce qui permet la création de nouveaux services au bénéfice du consommateur. » The Economist titrait le 26 avril 2018 « The world’s most valuable resource is no longer oil, but data », soit en français : « La ressource la plus précieuse au monde n’est plus le pétrole, mais les données ». On comprend bien l’importance de la chose !

Mais ces données, d’où viennent-elles ? Pourquoi sont-elles de plus en plus nombreuses, au point de parler de « masse de données » ou encore de big data. L’accroissement de la production et la fluidité avec laquelle circule la donnée, Alain Clot l’estime possible grâce aux « avancées formidables des technologies de la donnée et notamment l’intelligence artificielle, blockchain et l’internet des objets ». Le président de France Fintech souligne également que « ces trois outil extraordinaires permettent l’extraction, le transfert et le stockage d’informations et leur exploitation pour créer toutes sortes de nouveaux services et d’usages », soulignant que «  Nous ne sommes qu’au début de cette révolution ».

IoT (internet of things) : l’exploitation des données issues des objets connectés

L’explosion quantitative des données numériques est issue de notre utilisation d’outils et services technologiques. Elles proviennent donc d’applis, de logiciels, mais aussi de ce que l’on appelle les objets connectés.

Luc Julia, VP Immovation de Samsung et co-créateur de Siri expliquait lors de la journée Fintech Revolution 2018 que, de l’IoT Internet of Things, on passait à l’IoT Interoperbaility of Things en connectant entre elles toutes les datas produites par ces objets pour qu’ils communiquent et collaborent. Cette connexion des données entre elles se fait à partir de formules mathématiques. À partir de ces datas, il est possible de créer des applications complexes. On parle alors d’IoT Intelligence of Things, plus connue sous le nom d’intelligence artificielle  et qui n’est jamais que de l’analyse de data au prisme d’algorithmes réalisés par une intelligence elle bien humaine.

Le choix entre blockchain et base de données facilite l’exploitation de la data

Toutes les données sont le plus souvent stockées dans des bases de données. La technologie blockchain a changé la donne, représentant une alternative qui a eu un véritable impact sur les données en facilitant les échanges et la sécurisation des données.

Ainsi, la blockchain représente une alternative intéressante aux bases de données qui cependant « ne se substitue pas aux bases de données » selon Arthur Breitman, co-fondateur de Tezos qui expliquait lors de la table ronde « Blockchain : les datas déchaînés » de l’évènement Fintech Revolution 2018 que la Blockchain « a un intérêt quand on ne veut pas avoir recours à un administrateur de base de données pour des problème de confiance par exemple ». On peut en effet dans une base de données rajouter ou supprimer des choses. Il faut noter cependant qu’un stockage de données sur une blockchain est à la fois plus long et plus cher. N’empêche, l’existence d’une alternative et la possibilité de choisir entre base de données et blockchain a encore simplifié le stockage et l’exploitation des données, facilitant l’essor de la data.

Une réglementation des données qui accompagne leur essor

La réglementation des données, bien loin de freiner l’expansion du phénomène, favorise son essor. La régulation est une contrainte certes mais c’est aussi et surtout un atout qui permet de protéger non seulement le client mais aussi la société qui utilise ses données. Selon Alain Clot, président de France Fintech, la réglementation est même un « atout de compétitivité si le réglage est bien fait ».

Il ne manque pas d’ailleurs de souligner que : « Les textes qui régissent les services financiers sont désormais favorables à l’innovation, à la création de nouveaux services performants, et, d’une manière générale, à la concurrence. » On pense bien sûr aux deux directives européennes notamment que sont la deuxième Directive Européenne sur les paiements (DSP2) et le Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD). « Parmi d’autres dispositions, ces textes instituent la portabilité des données et la capacité pour le titulaire d’un compte bancaire de donner mandat à un prestataire régulé de réaliser pour son compte des opérations de paiement. Le client se voit enfin reconnu la pleine propriété de ses propres données et conférer les outils pour les monétiser. » déclare Alain Clot.

Le gendarme des marchés semble sur la même longueur. Robert Ophèle, Président de l’AMF, membre du conseil d’administration de l’ESMA jugeait lors de sa tribune à Fintech Revolution 2018 que « le secteur financier a besoin des innovations et la réglementation est un élément essentiel pour assurer le crédibilité et le développement effectif des Fintechs ».

Caroline Lamaud, co-fondatrice d’Anaxago, membre du bureau de France Fintech est plus mesuré et pense que la RGPD est « une réglementation éminemment complexe […] qui redistribue totalement la donne », ajoutant que l’ « on ne sait pas encore quel impact cela aura sur les données ».

Tous les acteurs semblent cependant mesurer les enjeux, à l’image d’Alain Clot qui estime que « des garde-fous techniques, juridiques, réglementaires et éthiques doivent être institués, comme l’illustre la récente affaire Facebook-Cambridge Analytica ». Mais il est possible et souhaitable selon lui de faire de l’ « exigence de protection des données une marque de fabrique, un avantage compétitif ».

Ce qui est important au fond, plus que la façon dont on va recueillir les données et les exploiter, c’est l’objectif derrière, les raisons qui poussent à les collecter et les utiliser. Le patron de France Fintech a une position claire et fédératrice : « La circulation des données est une chose sensible. Elle doit être rigoureusement encadrée et effectuée uniquement dans le but d’offrir aux citoyens de nouveaux services ou avantages, avec un haut niveau de sécurité ».

Les nouveaux usages et services accentuent la collecte des données

La collecte et l’utilisation des données semblent de plus en plus légitimes dans les sens où, de plus en plus, le consommateur perçoit son intérêt. Le développement de nouveaux usages et nouveaux services basés sur l’exploitation des données fait prendre conscience aux particuliers de l’intérêt de la data, un intérêt qui n’est pas limité à celui qui les collecte mais concerne aussi celui qui bénéficie d’un service sur mesure grâce à cela.

Les grandes championnes de l’exploitation des données, ce sont les fintechs, ces start-ups qui envahissent le monde de la finance. Il faut dire que la gestion de la data remet en cause le modèle des banques traditionnelles qui elles-mêmes en ont pris conscience. Ainsi,  John Egan, CEO de l’Atelier BNP Paribas revenait lors de Fintech Revolution 2018 sur cette question cruciale de la data, dans l’assurance notamment en soulignant que « data becomes more than an asset ». « La data est davantage qu’un atout (ou actif) ». Elles sont au cœur même des innovations du secteur de la bancassurance aujourd’hui. La seconde vague de fintechs qui se déploie actuellement surfe sur l’extraction, l’analyse et l’exploitation des données pour proposer de plus en plus des « plateformes de services alternatifs à la finance traditionnelle » comme le souligne Alain Clot.

Aurelia Jean, PhD, Scientifique numéricienne et entrepreneure estimait lors de la table ronde « L’IA s’est-elle déjà distillée au sein des modèles fintechs ? » qui s’est tenue à Fintech Revolution 2018 : « Le secteur appartient aux données et aux modèles mathématique. En 4-5 ans, la volumétrie des données a très fortement augmenté. »

La collecte de ces données et leur exploitation a d’ailleurs donné lieu à une étrange association. Les banques traditionnelles, riches de données considérables, et les fintechs, expertes en exploitation de données, opèrent depuis quelques temps un rapprochement dont la data est l’objet principal.

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