Livret Distingo sans risque à 4% + 80€ offerts*
L’Irlande revient de loin mais n’est pas tiré d’affaire

L’Irlande revient de loin mais n’est pas tiré d’affaire




L’Irlande avait beaucoup fait parlé d’elle avant même que l’on s’intéresse au cas de la Grèce. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Une reprise irlandaise ?

L’Irlande a fortement souffert de la crise financière, qui a dégénéré en crise budgétaire. Le PIB du pays avait reculé de 3.5% en 2008 et 7,6% en 2009. Avec un recul du PIB de “seulement” 1% en 2010, l’Irlande est parvenue à renverser la vapeur. Elle semble bien avoir tiré profit du plan d’aide de 85 milliards d’euros qui lui avait été accordé il y a un an.

Au deuxième trimestre 2011, le pays a affiché une croissance de 1.6% par rapport au premier trimestre, alors même que le reste de la zone euro revoit ses prévisions de croissance à la baisse.

Bien que les perspectives de croissance pour 2012 aient été réduites, l’économie irlandaise envoie des signaux positifs de reprise. Le 5 octobre, le gouvernement irlandais a annoncé que les objectifs de réduction de déficit seraient atteints, tandis que la Grèce annonçait la semaine passée ne pas tenir les siens. Le déficit irlandais se maintiendra sous les 8.6% du PIB, conformément aux conditions du plan de soutien.

Ces nouvelles ont rassuré les marchés. Alors qu’au début de la crise de la dette l’Irlande était comparée à la Grèce ou au Portugal, cette comparaison s’avère aujourd’hui abusive. Les swaps de défaut de crédit (sorte de contrats d’assurance en cas de défaut) portugais s’échangent autour des 1300 points de base, soit le double du niveau irlandais, tandis que les CDS grecs, eux, naviguent encore plus haut, à 3000 points de base.

Analyse du risque de défaut irlandais

Les CDS irlandais à 5 ans sont en hausse. Alors qu’ils évoluaient autour des 430 points de base il y a tout juste un an, puis 630 points en début d’année, ils ont atteint 745 points hier jeudi. Cela est un rappel cinglant que les inquiétudes sur l’Irlande n’ont pas pour autant disparu.

Sur le graphique ci-dessous, on constate que les rendements obligataires irlandais se rapprochent bien plus de ceux du Portugal que de la Grèce :

 

L’Irlande revient de loin mais n’est pas tiré d’affaire

 

L’Italie, en bien mauvaise compagnie, a du souci à se faire :

 

L’Irlande revient de loin mais n’est pas tiré d’affaire

 

Les taux allemands et français, eux, restent sages, pour l’instant du moins :

 

L’Irlande revient de loin mais n’est pas tiré d’affaire

 

 

(Source : Bloomberg, Markit)

 

On constate une détente sur les obligations à 10 ans irlandaises, qui s’échangeaient autour des 8.5% à la fin du mois, contre 13% en juillet au cœur de la tempête.

Pour rappel, voici les principales notations de l’Irlande, on note que le pays n’est pas classé dans la catégorie spéculative, dite “non investment grade”, qui démarre à BBB-.

 

 

Agence de notation Note Date
Standard & Poor’s BBB+ 5 août 2011
Moody’s Ba1 13 juillet 2011
Fitch BBB+ 14 avril 2011

Thomas Jeulin