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Actions : attention au risque de change

Le 22 avril 2016

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Qu’est ce que le risque de change ? Comment les investisseurs particuliers sont-ils exposés ? Et comment peuvent-ils s’en prémunir ? Explications.

Qu’est-ce-que le risque de change ?

Le risque de change désigne tout simplement, pour un investisseur, le fait d’avoir des placements exposés à la variation d’une parité monétaire. Par exemple, si je suis Européen et que j’achète une action américaine, je m’expose à deux choses : d’une part à la variation du prix de l’action cotée en dollars, et d’autre part à la parité euro-dollar. C’est à la fois une opportunité et un risque pour l’investisseur.

Plus généralement, le terme de « risque de change » s’applique dans le domaine de la comptabilité, lorsqu’une entreprise a des relations commerciales à l’étranger. Comme dans l’exemple précédent, une entreprise européenne ayant des fournisseurs américains sera soumise à l’évolution de la parité euro-dollar entre le moment où son achat lui sera facturé en dollars, et le moment où elle le paiera en euros. Si le dollar s’est renforcé entre-temps, l’entreprise devra payer plus cher en euros.

Comment les investisseurs particuliers sont-ils exposés au risque de change ?

Pour les particuliers, le risque de change concerne surtout l’achat d’actions étrangères comme nous l’évoquions dans le premier exemple. Mais il n’y a pas que les actions bien sûr ! Cela fonctionne de la même manière avec les obligations américaines, notamment la dette d’Etat américain, plus rémunératrice que la dette d’Etats européens à l’heure actuelle.

Même chose avec les ETF reproduisant les variations d’un indice boursier étranger : si j’achète un tracker sur le Dow Jones américain ou sur le Nikkei japonais, émis par une société de gestion française, sa performance reflétera à la fois l’évolution du Dow Jones et l’évolution de la parité euro-dollar ou euro-yen. Tant mieux pour moi si le dollar ou le yen se renforce face à l’euro entre le moment où j’aurai acheté puis vendu mon ETF ! Dans le cas contraire, ma performance sera amoindrie.

À ce sujet, il faut souligner que les différences de performances entre les différents indices boursiers mondiaux dépendent énormément des variations de change. En 2015 par exemple, les indices boursiers européens ont gagné environ 10% alors que les indices américains comme le Dow Jones ou le S&P500 ont enregistré une performance globalement nulle. En parallèle, le dollar s’est renforcé de 10% par rapport à l’euro en 2015. Conclusion : la contre-performance des indices américains par rapport aux indices européens s’explique presque entièrement par des variations de change.

Quels sont les risques encourus par les investisseurs à cause de ces effets de change ?

Le risque encouru par les investisseurs est naturellement un risque de pertes si l’évolution de la parité leur est défavorable pendant la période de leur investissement.

Il ne faut cependant pas exagérer cet aspect : les grandes devises internationales varient rarement de plus de 10 ou 15% l’une par rapport à l’autre au cours d’une année, et même sur des périodes de 10 ans ou plus, on peut avoir de faibles variations entre deux devises. Il y a 13 ans, la parité euro-dollar était de 1,15 USD pour 1 EUR, et de nos jours elle est exactement au même niveau. D’où l’idée que le risque de change, à long terme, n’est pas excessivement élevé du moment que l’on reste dans des zones monétaires de référence internationale. Il est par exemple plus risqué de s’aventurer sur le marché indien qui cote en roupies que sur le marché britannique qui cote en pence.

Comment les investisseurs particuliers peuvent-ils se prémunir du risque de change ?

Pour se prémunir du risque de change, il existe des produits dérivés spécialisés qui peuvent prendre différentes formes et permettent de se couvrir contre les effets de change. Mieux vaut s’y connaître un minimum en finance avant de se plonger dans l’achat de ce type de produits !

Très classiquement, on peut acheter sur le marché des changes (Forex) des « options » sur la parité euro-dollar en faisant attention à bien réussir son coup. Par exemple, si j’achète une action américaine, je peux en même temps acheter une option qui gagnera en valeur si le dollar baisse face à l’euro. Me voilà donc « couvert » des risques de change : si le dollar baisse, ma perte sur l’action américaine sera compensée par le gain sur l’option. Inversement, si le dollar s’apprécie, ce que j’aurai gagné sur la valeur de mon action sera annulé par ma perte sur l’option. En somme, tous les effets de change sont annulés. Mais attention : acheter une option ou un warrant a aussi un coût (commission auprès du courtier).

De manière plus simple, d’autres solutions peuvent mieux convenir à certains particuliers ayant une vie partagée entre deux pays, et donc pour qui l’évolution de la parité entre deux monnaies est vraiment très importante au quotidien. Par exemple, mettons que je sois Suisse et que je travaille en France, avec des dépenses réparties équitablement entre la Suisse et la France. Par sécurité, j’aimerais être sûr de ne pas subir des effets de change qui pourraient me pénaliser au quotidien. Le plus simple dans ce cas est d’investir son patrimoine financier à 50% dans des actifs en euros, et à 50% dans des actifs en francs suisses : ainsi, toute évolution de la parité EUR-CHF est neutre pour moi, les pertes d’un côté

Xavier Bargue

Les informations de Cafedelabourse.com et de ses publications sont données à titre pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas des recommandations d’investissement. Le lecteur se doit d’étudier les risques avant d’effectuer toute transaction. Il est seul responsable de ses décisions d’investissement.

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Xavier Bargue

Journaliste Finance - - Site internet

Diplômé du master Finance & Stratégie de Sciences Po Paris, Xavier Bargue est actuellement journaliste Finance et Marchés chez Boursorama.

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