Fintech : les levées de fonds ont progressé en France malgré la crise

Fintech : les levées de fonds ont progressé en France malgré la crise




La crise sanitaire n’a pas impacté les Fintech françaises qui ont levé plus de 828 millions d’euros en 2020, soit une hausse de 18,5 % par rapport à l’année précédente.

L’association professionnelle des Fintech, France Fintech, a publié en début d’année son Baromètre annuel des levées de fonds. Malgré une année 2020 atypique, le bilan est très positif.

Un nouveau record de levées de fonds

Les entreprises du secteur ont globalement bien résisté dans un environnement économique lourdement impacté par la crise du Covid-19. Selon le Baromètre annuel publié par France Fintech, les startups françaises ont levé 828,2 millions d’euros en 63 opérations, en légère hausse par rapport à 2019. Quant au ticket moyen, il a augmenté de 20,6 %, à 13,1 millions d’euros.

L’année 2020 a vigoureusement démarré avec plusieurs gros tours de table. Mais à partir du deuxième trimestre, le mouvement a fortement ralenti avec la mise en place du confinement et le climat d’incertitude qu’il a généré. Le déconfinement progressif a contribué à rétablir une certaine dynamique avec 123,2 millions d’euros levés au mois de juin. Finalement, l’année s’est terminée, comme elle avait commencé, sur une note positive, les montants investis en décembre ayant atteint 143,9 millions d’euros.

Une multiplication des gros tours de table

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Les jeunes sociétés technologiques de la finance et de l’assurance ont représenté 15 % des levées de fonds du secteur numérique (13 % en 2019), précise France Fintech. Les acteurs n’ont pas eu peur de parier fort sur les startups. Alors qu’en 2017, il n’y avait eu que 7 opérations supérieures à 50 millions d’euros en France, 21 ont été enregistrées l’année dernière, pour un montant total de 2,4 milliards d’euros. Cette année marque également un nombre record de tours de table supérieurs à plus de 100 millions d’euros. En effet, celui-ci est passé de 4 à 9 en seulement un an, représentant 1,68 milliard d’euros.

Les plus grosses levées de fonds ont été réalisées par Voodoo (400 millions), Mirakl (256 millions), Ynsect (224 millions), EcoVadis (182 millions) et Contentsquare (173 millions). Qonto, le concurrent de Mooncard, qui propose une offre de compte professionnel en ligne pour entreprises et indépendants, n’est pas loin derrière, avec 104 millions d’euros collectés. C’est aussi le cas de Lydia, une Fintech française spécialisée dans le paiement mobile, qui a levé 112 millions d’euros en deux temps auprès du géant chinois Tencent. Enfin, toujours dans le secteur des Fintechs, Alma, le spécialiste du paiement en 3 fois, a bouclé un tour de table à 12,5 millions d’euros.

Certains secteurs tirent leur épingle du jeu




Dans son rapport annuel, l’association France Fintech constate une accélération de certains secteurs déjà bien installés. Il s’agit notamment des Insurtech qui ont connu une forte croissance, représentant 21 % des levées de fonds (5 points de plus qu’en 2019). En 2020, l’activité des néo-assureurs et des fournisseurs d’assurance à la demande s’est particulièrement développée. Les services de paiement et les neobanques ne sont pas en reste, représentant respectivement 15,3 et 31 % des levées de fonds. Cela s’explique par une progression des usages numériques et la mise en œuvre de la DSP2. Pour rappel, cette directive, entrée en vigueur en janvier 2018 régule les nouveaux acteurs du paiement. Elle vise à mieux protéger les clients dans un contexte où les fraudes et les usurpations d’identité se multiplient. Plus globalement, elle porte sur trois sujets majeurs : la communication sécurisée entre les banques et les prestataires tiers, l’authentification forte pour la consultation des comptes et les opérations engageantes, le renforcement des droits des consommateurs.

Si certains secteurs se sont renforcés malgré la crise, des usages innovants ont également fait leur apparition dont les services dits « opérationnels » qui représentent près d’un quart des levées de fonds, et les modèles à impact qui regroupent les neobanques vertes, les investissements responsables, la mesure de l’empreinte carbone et l’éducation financière.

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