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Café de la Bourse sur BFM Business : investir dans les startups via son PEA

Café de la Bourse sur BFM Business : investir dans les startups via son PEA




Louis Yang, co-fondateur de Café de la Bourse a participé le 28 mars 2017 à l’émission Intégrale Placements, présentée par Cédric Decoeur.

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Café de la Bourse propose aux investisseurs particuliers de l’information claire, pratique et pédagogique sous forme d’articles, de dossiers, d’ebooks, de vidéos et de newsletters pour les accompagner dans leurs placements à court, moyen et long termes en fonction de leur goût du risque.

Pourquoi investir dans les startups via un PEA ?

Quand on pense au PEA, on pense souvent aux valeurs du Cac 40, mais via un PEA on peut aussi investir dans des startups, c’est-à-dire investir dans de petites entreprises qui permettent souvent de participer à l’économie réelle et de prendre part à une aventure entrepreneuriale.

L’objectif  de ce placement est de dénicher des pépites afin de pouvoir prendre part au développement d’une prochaine licorne française (une entreprise valorisée à plus d’un 1 milliard), comme Blablacar, OVH ou Criteo.

L’investissement PME donne droit à des avantages fiscaux dont le plus connu provient de la loi Tepa PME qui permet à un investisseur particuliers de réduire son IR à hauteur de 18% de son investissement ou son ISF à hauteur de 50% de son investissement.

Dans le cadre d’un investissement startup via un PEA, il n’y a pas cet avantage à l’entrée mais, sauf cas très particulier, tous les bénéfices générés (dividendes et plus-values) au sein du PEA sont entièrement défiscalisés et, avec le temps, et donc en fonction de la date d’ouverture du PEA, la fiscalité à la sortie est de plus en plus attractive  : pour un PEA de plus de 8 ans, seuls les prélèvements sociaux sont à payer (ils sont de 15,5% actuellement).

Investir via un PEA permet aussi de regrouper la quasi totalité de ses placements (puisqu’un PEA permet d’investir dans des actions de grandes capitalisations, OPCVM, ETF, etc.) dans une même enveloppe défiscalisée, donc un seul compte, ce qui facilite grandement la gestion de ces placements tout en diversifiant.

Comment investir dans les startups via un PEA ?

Traditionnellement, pour identifier des startups dans lesquels investir on s’appuyait sur ses réseaux personnels et professionnels. Les réseaux de Business Angels par exemples qui sont souvent organisés par affinités (ex : les femmes avec femmes business angels), par régions (ex : Paris Business Angels) ou par thèmes (ex : les Biotech avec France Biotech).

Mais tout le monde n’a pas accès à ce type de réseaux pour une question de ticket d’entrée notamment. Et depuis quelques années se sont développées des plateformes de crowdfunding qui permettent d’investir dans des actions de startups à partir d’une centaine d’euros. Ces plateformes font la pré-sélection des startups dans lesquelles investir, permettent de donner une sorte de « validation sociale » d’une entreprise puisqu’on peut voir le nombre d’investisseurs qui ont déjà participé à une levée de fonds et le montant déjà collecté. Elles organisent aussi des rencontres avec les dirigeants pour créer une plus grande proximité.

Pour investir dans une startup via un PEA, il faut bien vérifier l’éligibilité de l’entreprise au PEA. Pour cela, la société doit notamment être basée dans l’UE et soumise à l’IS. Attention également à ne pas détenir plus de 25% du capital de la société.

De plus, il y a un process formel à respecter entre vous, votre banque ou courtier chez qui vous avez votre PEA et l’entreprise ou son représentant qui doit vous fournir les justificatifs d’éligibilité.

À quoi faire attention lors d’un investissement startups via un PEA ?

Pour réussir un investissement dans des startups, il faut comme pour un investissement en Bourse bien sélectionner les sociétés et diversifier ses titres par secteur, par métier, par marché, par phase de développement de l’entreprise (amorçage, développement, etc.).

Il faut bien avoir conscience que sur 10 jeunes entreprises en moyenne :

  • 4 feront faillites
  • 3 resteront scotchées, ces entreprises vont vivoter
  • 2 permettront à l’investisseur de récupérer son capital initial ou de le voir multiplié par deux ou trois
  • 1 sera une pépite : son succès fulgurant permettra de multiplier l’investissement initial par dix, quinze ou plus

Il faut donc bien avoir en tête que l’investissement startup s’il peut offrir des gains potentiellement importants s’accompagne aussi de risques potentiellement élevés.

La fiscalité à la sortie du PEA, dépend de la date d’ouverture de votre PEA et non du moment où vous achetez les actions de la startup. Il est donc conseillé de prendre date dès que possible en ouvrant un PEA, même avec un montant faible ; surtout que contrairement à l’assurance-vie, le PEA est transférable. Le PEA offre donc des avantages fiscaux même si on achète des actions sur le marché secondaire alors que loi Tepa PME ne fonctionne que lors d’émission de titres. En revanche, pour éviter des abus, la part des dividendes défiscalisés est au maximum de 10% du montant d’acquisition des titres pour les sociétés non cotées.

Vous pouvez regarder le replay de la chronique de Louis Yang dans l’émission Intégrale Bourse de BFM Business ici :

Les informations de Cafedelabourse.com et de ses publications sont données à titre pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas des recommandations d’investissement. Le lecteur se doit d’étudier les risques avant d’effectuer toute transaction. Il est seul responsable de ses décisions d’investissement.