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Comment tirer partie des marchés actuels

Comment tirer partie des marchés actuels




Ce début d’année 2016 est marqué par de fortes turbulences et un net regain de volatilité. En effet, depuis le début de l’année, les principaux indices boursiers ont connu quatre phases : deux baisses et deux hausses. Comme Laurent Gaetani, Directeur Général de Degroof Petercam Gestion, on peut se demander si les turbulences vont continuer. C’est dans ce contexte de « montagnes russes » que nous vous proposons de faire un point sur les grandes tendances du moment. Café de la Bourse vous présentes une analyse des marchés et vous livre une synthèse des recommandations de 7 experts.

L’évolution des marchés financiers, l’attentisme domine

Un attentisme… avant des turbulences ?

Selon Nicolas Chéron, stratégiste pour CMC Markets, l’attentisme actuel qui prévaut sur les marchés actions s’explique par « une conjonction de facteurs qui n’offre pas la visibilité espérée par les investisseurs » et par « par d’importantes échéances à venir », parmi lesquelles « les comités monétaires de la banque du Japon, de la Banque Centrale Européenne et de la Fed, le referendum sur le « Brexit », les élections législatives espagnoles et la poursuite des négociations en vue d’un accord sur la dette grecque » qui selon lui « peuvent constituer un cocktail détonant ».

Une conjoncture mondiale ni catastrophique ni réjouissante

Même si la conjoncture mondiale ne montre pas de signes d’affaiblissement majeur, la tendance est au ralentissement. Les statistiques publiées en début de période ont montré un léger redressement de l’activité aux Etats‐Unis et en Europe. « Dans les pays émergents, le redressement des cours des matières premières laisse entrevoir une atténuation de la récession qui touche de grands pays comme le Brésil ou la Russie. En Inde et en Chine, les perspectives économiques semblent se stabiliser » selon Cholet-Dupont. Même son de cloche pour la Française Asset Management pour qui « en Chine, l’accalmie sur le front de la devise et l’arrêt de l’hémorragie sur des réserves de change contribuent à la détente du stress, les derniers chiffres économiques rassurent également les investisseurs… »

Cependant, la croissance globale reste faible, voire insuffisante puisque cela fragilise la poursuite de la reprise. Et de fait, « dans son dernier rapport prévisionnel, le Fonds Monétaire International a revu à la baisse une fois de plus son estimation de croissance de l’économie mondiale pour 2016 de 3,4 % à 3,2 % » précise  Laurent Gaetani, Directeur Général de Degroof Petercam Gestion. La française Asset Management résume ainsi la situation : « Si le soutien de la croissance par l’expansion du crédit et les investissements semble donner des résultats, les déséquilibres financiers qui en découlent restent préoccupants ».

Les risques géopolitiques qui pèsent sur l’économie globale

En premier lieu et alors que le référendum est prévu pour le 23 juin, on pense au Brexit comme facteur de volatilité dans la zone euro. En effet, dans un contexte de fragmentation politique grandissante en Europe, le référendum sur un éventuel retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait provoquer une crise. « Et on repartirait sur un mouvement de montagnes russes sur les marchés boursiers », souligne  Laurent Gaetani, Directeur Général de Degroof Petercam Gestion.

Cependant, comme le précise Thomas Page-Lecuyer, « Bien que ce très médiatique événement attire toute la lumière, d’autres problèmes risquent de faire parler d’eux dans la zone euro. » Et il énumère « la dette insoutenable en Grèce, le statu quo politique espagnol, ou les menaces sur le système financier italien ». Si pour Myria AM le Brexit et le Grexit constituent en effet des facteurs de volatilité, il ne faut pas non plus oublier la résurgence du terrorisme. Quant à Chole-Dupont, ils pointent quant à eux les élections présidentielles américaines qui « apporteront leur lot d’inquiétudes ».  La Française Asset Management, dans son bulletin Orientations et stratégies de mai, rappelle également que le FMI  « pointe du doigt « l’escalade des menaces » venant de Chine et des grands pays émergents ».

L’or, valeur refuge, repart à la hausse

Dans ce contexte mouvementé, l’or valeur refuge semble avoir retrouvé la faveur des investisseurs puisque son cours a progressé de 16 % sur le premier trimestre, enregistrant sa hausse trimestrielle la plus importante en près de 30 ans. «  Les opérateurs ont par ailleurs revu à la baisse leurs anticipations sur le resserrement monétaire aux Etats-Unis, ce qui a pesé sur le dollar et aidé l’or. Les politiques des banques centrales diminuent la confiance dans l’argent-papier et plaident en faveur de l’or », explique Laurent Gaetani, Directeur Général de Degroof Petercam Gestion.

Les banques centrales, un élément clé dans l’évolution des marchés

La fin du mois d’avril a été marquée par les réunions de politique monétaire des trois grandes banques centrales que sont la Fed, la BCE et la BoJ. Pour Fidelity, « encore traumatisés par l’épisode de stress du début d’année, les grands argentiers ne baissent pas la garde, maintenant un discours clairement accommodant ».

La FED a tiré son épingle du jeu

« La FED a agi avant tout le monde de manière très efficace » explique Cyrille Collet, Directeur de la Gestion Actions chez CPR Asset Management. En effet, le discours nuancé de la Fed a permis de rassurer les investisseurs. « Elle a véritablement réussi à ancrer les anticipations des marchés et à rendre crédible un soutien sans faille à l’économie » précise-t-on chez 
Myria AM.

Chez CPR AM, on souligne que « La banque centrale américaine a laissé sa politique monétaire inchangée tout en exprimant sa confiance dans l’évolution des perspectives économiques aux Etats-Unis, laissant la porte entrouverte à une future hausse ». Pour Cholet-Dupont, « les marchés restent obnubilés par la date du prochain mouvement : juin, septembre ? À leurs yeux, une seule hausse des taux suffirait pour 2016, si l’inflation des salaires américains ne s’accentue pas ».

La BCE annonce ses dernières mesures d’assouplissement

« M.Draghi a indiqué que le taux d’inflation pourrait rester négatif dans les prochains mois avant de se redresser dans la seconde moitié de 2016, pour à nouveau augmenter en 2017 » explique-t-on chez CPR AM, qui ajoute : « Il précise que les taux d’intérêts resteront à leurs niveaux actuels, ou plus bas, pendant une période prolongée et bien au-delà de l’horizon des achats d’actifs. »

La BCE qui met en œuvre ses dernières mesures d’assouplissement « reste empêtrée dans une communication peu lisible et l’annonce d’une pause sur la baisse des taux a poussé l’euro à la hausse » précise-t-on chez 
Myria AM.

La BoJ se laisse le temps d’apprécier l’impact des taux négatifs sur l’économie et la devise

La banque centrale japonaise, face à une déflation tenace et une économie en berne  a décidé de maintenir en l’état sa politique monétaire. Le statut quo de Tokyo n’a pas manqué de renforcer le yen et d’effrayer la Bourse, précipitant les marchés dans le rouge. L’inaction de la BOJ a propulsé le Yen à un plus haut niveau depuis 18 mois face au dollar souligne-t-on chez 
Myria AM.

Les prévisions et recommandations de 7 analystes

« Nous n’avons pas modifié nos prévisions pour les indices actions. À court terme, nous restons assez prudents et nous sommes plus confiants à moyen terme » confie Cholet-Dupont.

Chez CPR AM aussi le « scénario central ne change pas.  « Il anticipe toujours une stabilisation de la croissance autour de 3% permettant aux différents marchés action de reprendre de la couleur ».

Fidelity fait preuve de plus d’optimisme encore en considérant que « le rebond entamé à la mi-février ne semble pas s’essouffler et n’a jamais été aussi favorable aux actifs risqués, actions ou matières premières ». La Française Asset Management va dans ce sens également en soulignant « une ambiance porteuse sur les actifs risqués ».

Le marché américain, le moins risqué

Les actions américaines restent les moins risquées mais elles offrent un potentiel de hausse très réduit. En effet, aux Etats-Unis, les enquêtes d’activité attestent bien d’un ralentissement, mais la confiance des ménages s’est maintenu à un niveau relativement élevé et l’activité demeure vigoureuse » précise Malik Haddouk, responsable de la gestion diversifiée chez CPR Asset Management.

Le marché européen, le plus attractif

Chez Cholet-Dupont, on est catégorique : « Nous conservons notre recommandation Neutre à court terme sur les actions. Nous les surpondérons encore à moyen terme au travers des actions européennes que nous avons néanmoins abaissées à Neutre à court terme .»

Les marchés européens devraient en effet être performants sur le moyen terme. Ils ont déjà été tirés par le rebond des secteurs les plus à la peine depuis un an : celui des banques et celui des compagnies pétrolières et gazières.

Deux facteurs ont soutenu ces secteurs selon Myria AM : « La stabilisation du baril du pétrole

et la constitution d’un fonds de résolution des prêts non performants en Italie »
qui témoigne de la volonté du gouvernement italiens de prendre à bras le corps le sujet.

Les marchés émergents, un rebond durable ?

Les marchés émergents affichent une meilleure performance en 2016 qu’en 2015 année de sous-performance et de décollecte pour cette classe d’actifs qui retrouve aujourd’hui des couleurs.  Chez CPR AM, on précise que « sur les actions, hormis la Chine (-6%), l’ensemble des pays émergents, Amérique Latine (+14%), Europe de l’Est( +9%)- Afrique (+9%) ont sur-classé de façon très honorable les actions des pays développés (-5%) sur le trimestre écoulé. »

Reste à savoir si l’embellie va s’inscrire dans la durée. Pas sûr pour Cholet-Dupont qui garde « une position Neutre sur les pays émergents car la baisse du dollar devrait arriver à son terme ce qui devrait les handicaper ».

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