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Les Français et la Bourse : je t’aime moi non plus

Les Français et la Bourse : je t’aime moi non plus




On semble assister au grand retour des particuliers sur les marchés. Plusieurs facteurs viennent corroborer cette affirmation : la bonne tenue de la Bourse malgré la volatilité, la participation significative des particuliers aux IPO, la baisse des rendements des produits d’épargne et la volonté des Français de se constituer une épargne long terme.

Investissement en Bourse : une tendance de fond ou une réaction ponctuelle à des produits d’épargne qui rapportent peu ?

La réaction des Français face à la baisse de rendement de nombreux produits d’épargne

Depuis le 1er août 2015 et la baisse du Livret A avec un taux désormais fixé à 0,75% qui a aussi engendré la baisse des autres produits d’épargne dont la rémunération est indexée sur celle du petit livret rouge, les épargnants revoient leurs stratégies, bien conscient que les taux ne sont plus ce qu’ils étaient. Selon l’enquête annuelle Natixis sur le comportement d’épargne des ménages français, les Français, en 2015, revoient à la baisse leurs attentes en matière de rendement par rapport à ce qu’on appelle un placement « performant » et se contentent d’une fourchette comprise entre 3 et 5%.

Dans un même temps, pour maintenir un certain rendement, ils ont accepté d’injecter un peu de risques dans leurs stratégies en matière d’allocation d’épargne en ayant recours à des placements investis sur les marchés financiers tels que les OPCVM, les unités de compte des contrats d’assurance-vie, les actions ou encore les SCPI et OPCI.

La constitution d’une épargne de long terme : une préoccupation qui inscrira le mouvement dans la durée ?

La préoccupation d’une épargne de long terme n’a jamais été aussi prégnante selon l’étude annuelle Natixis sur le comportement d’épargne des ménages français. 70% des épargnants français en 2015 veulent se constituer un pécule en vue de se préparer à la retraite. Cette volonté de se constituer une épargne de long terme semble opposée au fait que la présence des Français sur les marchés boursiers n’est que temporaire et il y a fort à parier que le mouvement s’inscrira dans la durée.

Les femmes elles aussi sont particulièrement préoccupées par l’épargne long terme  même si « les Françaises sont de très bonnes épargnantes, mais leur manque de confiance les incite à détenir trop de cash dans leur épargne et ne leur permet pas d’être actives dans la gestion de leurs finances », explique Stéphanie Fawcett, responsable de l’Investor Pulse Survey pour la France et la Belgique. L’étude Investor Pulse de BlackRock sur le comportement financier des femmes françaises  a identifié un groupe d’épargnantes « avisées » qui font de la retraite une priorité. 86 % des femmes éclairées ont commencé à économiser pour leur retraite, contre 54 % des femmes en Europe. 83 % de ces femmes ont investi dans l’optique d’une génération de revenus, grâce à des placements qui soient rémunérateurs.

Comment pérenniser la présence des particuliers en Bourse

Des Français d’ordinaire rétifs à l’actionnariat

Il est vrai cependant que les Français sont d’ordinaire rétifs à l’actionnariat. Come le souligne J-P Pierret dans un article publié dans la revue Analyse financière, « un des grands paradoxes de l’économie française réside dans le contraste entre une des capacités d’épargne parmi les plus élevées au monde (régulièrement plus de 15 % du revenu disponible) et la faiblesse de l’investissement en actions des Français. » Les causes en sont multiples. Parmi elles, l’affection particulière des Français pour la Pierre et le sentiment de sécurité et d’immuabilité qui l’accompagne et, également, un certain pessimisme économique.

Dédiaboliser le comportement des marchés financiers

Pour J-P Pierret, il convient pour rapprocher les Français de l’actionnariat de « dédiaboliser le comportement des marchés ». Pour lui, « la création d’une empathie pour la détention d’actions ne peut se fonder sur le seul avantage fiscal, mais sur une formation des citoyens à la compréhension de l’entreprise et au raisonnement de la prise de risque ». Il s’agit de changer la vision négative de l’entreprise que nombre de Français ont, entretiennent et répandent.

Les atouts de la Bourse : performance et choix

Le meilleur moyen de pérenniser la présence de particuliers français sur les marchés est sans aucun doute la performance économique des actions. Personne ni parmi les pouvoirs publics comme parmi les professionnels ne soulignent assez les performances de long terme des actions. J-P Pierret insiste « Qui sait que depuis sa création, le CAC 40 a progressé en moyenne de 6,2 % l’an en capital plus 2,5 % de rendement en dividendes ; ceci après avoir traversé deux guerres du Golfe et deux éclatements de bulles (2000 et 2008) particulièrement violents ? ».

En outre, la France dispose du plus grand nombre de leaders mondiaux en Europe et offre de ce fait un choix très large en matière de grandes capitalisations. N’oublions pas non plus comme le rappelle J-P Pierret que les performances des géants du CAC 40 « surfent le plus souvent très au-dessus de la moyenne ».

Mais les PME françaises peuvent aussi tirer leur épingle du jeu. À l’heure où le crowdfunding s’impose sur la toile et où le gouvernement revoit la définition des sociétés éligibles dans le cadre du Projet de loi de Finances rectificatif 2015 et ouvre le PEA-PME aux obligations convertibles ou remboursables en actions, l’investissement dans les PME semble plus dynamique que jamais. Rappelons également que si l’investissement dans les PME représente un atout en terme de placement, il est aussi un outil de défiscalisation.

Les informations de Cafedelabourse.com et de ses publications sont données à titre pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas des recommandations d’investissement. Le lecteur se doit d’étudier les risques avant d’effectuer toute transaction. Il est seul responsable de ses décisions d’investissement.