Le marché du capital-investissement, ou « private equity » en anglais, attire un nombre croissant d’investisseurs particuliers à la recherche d’un potentiel de rendement plus élevé.
Mais avant d’investir dans le private equity, il est essentiel d’en comprendre les spécificités. Contrairement aux actions cotées en Bourse, les participations dans des entreprises non cotées ne peuvent généralement pas être revendues rapidement.
Alors, quel rendement peut-on réellement espérer avec le private equity ? Quels sont les principaux risques à connaître ? Et pendant combien de temps faut-il immobiliser son capital ? On fait le point sur les caractéristiques de ce placement, afin de vous aider à déterminer s’il peut trouver sa place dans votre stratégie d’investissement.
Quel rendement peut-on espérer avec le private equity ?
S’il attire autant d’investisseurs, c’est avant tout parce que le private equity a historiquement affiché un potentiel de performance supérieur à celui de nombreuses classes d’actifs traditionnelles. En contrepartie, il faut accepter un risque plus élevé et immobiliser son capital pendant plus longtemps.
Pour les investisseurs souhaitant investir en private equity avec Fundora, une sélection de fonds permet d’investir dans des entreprises non cotées et de diversifier son portefeuille.
Le rendement du private equity provient principalement de la création de valeur des entreprises non cotées financées par les fonds de capital-investissement, puis de leur revente avec une plus-value.
Le rendement du non coté dépend de nombreux paramètres :
- la qualité des entreprises financées
- le savoir-faire de la société de gestion
- le contexte économique
- le moment de la revente des participations
Il est donc impossible d’annoncer une performance avec certitude, et encore moins de la garantir.
Tableau des rendements du private equity
| Estimation de rendement | Court terme (2 à 5 ans) | Moyen terme (5 à 10 ans) | Long terme (10 à 15 ans) |
| Estimation prudente | 4 à 6 % par an | 6 à 8 % par an | 7 à 9 % par an |
| Estimation moyenne | 6 à 8 % par an | 8 à 12 % par an | 10 à 13 % par an |
| Estimation optimiste | 8 à 10 % par an | 12 à 15 % par an | 14 à 18 % par an |
À noter : ces fourchettes sont fournies à titre indicatif. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Plutôt que de rechercher la performance à tout prix, il est préférable de considérer le private equity comme une poche de diversification au sein d’un portefeuille global. Bien sélectionné et conservé sur une durée suffisante, il peut contribuer à améliorer le potentiel de rendement d’une stratégie d’investissement à long terme.
Quels sont les principaux risques du private equity ?
Comme tout investissement, le private equity présente des risques qu’il est indispensable de connaître avant d’investir. Si son potentiel de rendement peut être attractif, il s’accompagne d’un niveau d’incertitude plus élevé que celui de nombreux placements traditionnels.
Les principaux risques du non coté sont les suivants :
- Un risque de perte en capital : comme pour un investissement en Bourse sur le marché actions, il est possible de perdre une partie, voire la totalité, des sommes investies si les entreprises financées rencontrent des difficultés.
- Un manque de liquidité : les parts d’un fonds de private equity ne peuvent généralement pas être revendues librement avant son échéance. L’investisseur doit donc être prêt à immobiliser son capital pendant plusieurs années.
- Des performances très variables : tous les fonds de private equity n’offrent pas les mêmes résultats. Les performances dépendent notamment de la qualité des entreprises sélectionnées et de l’expertise de la société de gestion.
- Un risque économique : un ralentissement de l’économie, une hausse des taux d’intérêt ou une crise sectorielle peuvent affecter la croissance des entreprises en portefeuille et réduire les perspectives de rendement.
- Des frais parfois élevés : certains fonds de private equity appliquent des frais d’entrée, des frais de gestion ainsi qu’une commission de performance, ce qui peut peser sur le rendement final de l’investissement.
Avant d’investir, il est donc recommandé de bien étudier la stratégie du fonds, les frais appliqués, l’expérience de la société de gestion et de veiller à conserver une bonne diversification de son portefeuille.
Combien de temps faut-il immobiliser son investissement non coté ?
Les fonds de private equity ont généralement une durée de vie comprise entre 8 et 10 ans, et comme le montre le tableau présenté précédemment, le rendement du private equity est étroitement lié à la durée de détention.
Plus l’horizon d’investissement est long, plus les entreprises financées disposent de temps pour se développer et créer de la valeur. C’est pourquoi le private equity doit avant tout être envisagé comme un investissement à long terme.
Selon votre horizon de placement :
- Court terme (2 à 5 ans) : peu adapté. Les fonds de private equity ont rarement le temps de céder leurs participations dans un délai aussi court. Un investissement sur cette durée risque donc de ne pas exprimer tout son potentiel.
- Moyen terme (5 à 10 ans) : l’horizon idéal. C’est généralement la durée retenue par la majorité des fonds de private equity. Elle permet aux sociétés de gestion d’accompagner le développement des entreprises avant leur revente dans de bonnes conditions.
- Long terme (10 à 15 ans) : une stratégie pertinente. Les investisseurs qui n’ont pas besoin de leur capital pendant une longue période peuvent conserver une exposition au private equity dans une logique de diversification patrimoniale, notamment via des investissements dans plusieurs fonds.
Avant d’investir, il est donc essentiel de s’assurer que les sommes placées ne seront pas nécessaires avant l’échéance prévue. Le private equity convient avant tout aux investisseurs capables d’immobiliser une partie de leur épargne sur plusieurs années.
Nos conseils avant d’investir dans le private equity
D’après nous, le principal conseil avant d’investir dans le private equity est de ne jamais y consacrer l’intégralité de son capital. Même si cette classe d’actifs peut offrir un potentiel de rendement attractif, elle doit avant tout être considérée comme un complément à un portefeuille déjà diversifié, composé par exemple d’actions cotées, d’ETF, d’obligations ou encore de placements plus sécurisés comme les livrets épargne.
La diversification est également essentielle au sein même de votre poche de private equity. Toutes les entreprises non cotées ne rencontrent pas le succès escompté et certaines peuvent échouer. Répartir son investissement entre plusieurs fonds, secteurs d’activité ou millésimes permet ainsi de limiter le risque et d’améliorer la résilience globale de votre portefeuille.
En matière de private equity, ce n’est pas le fonds qui promet le rendement le plus élevé qui constitue forcément le meilleur choix, mais celui qui s’intègre le plus intelligemment dans votre stratégie globale de diversification.
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Source des images : Magnific
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