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Hayek (Friedrich)

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Né le 8 mai 1899 à Vienne, Friedrich Hayek (né Friedrich Augustus von Hayek) est un économiste et philosophe, connu pour sa défense du libéralisme classique. Il est, aux côtés de Ludwig Von Mises, un grand contributeur à l’école de la pensée économique autrichienne.

Hayek obtient un doctorat de droit de l’université de Vienne en 1921 puis un autre de sciences politiques deux ans plus tard. Son parcours académique témoigne de son insatiable soif de connaissances.

« Personne ne saurait être un grand économiste en étant seulement économiste ».
– F. A. Hayek, La Route de la servitude

Au début des années 1920, Hayek s’intéresse aux idées libérales. Ludwig Von Mises devient son mentor. En 1927, ils fondent tous deux l’Institut autrichien de recherche économique, qui  qui se consacre essentiellement à l’étude des crises. Sa notoriété grandissante lui vaut d’être invité à une série de conférence à la London School of Economics. Son intervention y est tellement appréciée qu’il se voit offrir un poste de professeur.

En 1931, il déménage à Londres. Il y rédige notamment des articles sur le Traité de la monnaie de l’économiste anglais John Meyard Keynes. C’est le début de la querelle entre les deux économistes les plus influents de cette période qui se poursuivra à travers une correspondance. Un échange de lettres qui conduit Keynes à revoir certaines de ses thèses.

Hayek s’inspire s’inquiète de la montée du socialisme, du planisme et du militarisme. Il publie en collaboration avec Von Mises, Dickinson et Lange L’Economie dirigée en régime collectiviste avant de synthétiser sa réflexion dans La Route de la Servitude en 1944. Il y montre pourquoi ce sont les idées du collectivisme qui ont amené les politiques le totalitarisme et pourquoi une intervention massive de l’Etat entraîne la suppression des libertés individuelles.

Dans cette dynamique d’engagement politique, Hayek fonde en 1947 la Société du Mont-Pèlerin, une association d’intellectuels se réunissant une fois par an pour promouvoir le libéralisme auprès des hommes politiques.

A la fin des années 1940, il quitte la London School of Economics pour l’’université de Chicago, où il se tourne vers l’enseignement des sciences sociales et morales.

Il entame une quatrième carrière en Allemagne, à l’université de Freiburg. Il revient alors à des questions politiques et économiques.

En 1974, il reçoit le prix Nobel d’économie, qu’il partage avec l’économiste suédois Gunnar Myrdal.

Friedrich Hayek meurt en 1977 à Freiburg en ayant consacré les dernières années de sa vie à sa trilogie La présomption fatale : les erreurs du socialisme. Il ne rédigera que le premier tome qui reprendra ses thèses habituelles visant à réfuter « la croyance erronée selon laquelle l’homme s’est fait de lui-même ».

Hayek, figure célèbre de l’école autrichienne

Avec Carl Menger et Von Mises, Friedrich Hayek est une figure emblématique de l’école autrichienne de pensée économique.

L’ordre spontané

Hayek s’oppose toute sa vie au scientisme. Il réfute l’idée que l’on puisse transposer les méthodes des sciences de la nature à l’économie politique puisque l’être humain est fondamentalement libre : il n’a jamais de comportements répétitifs et se forge ses propres idées selon ses expériences. Et c’est, selon Hayek, à partir du produit de l’expérience de vie de chacun et des relations nouées entre les hommes que naît un ordre, une hiérarchie spontanée.

Et si cet ordre peut être constaté dans la société, il peut également l’être dans l’économie. L’économie de marché engendre un ordre spontané qui est toujours plus efficace que n’importe quelle planification :

« La planification fonctionne du point de vue d’un ingénieur, lorsqu’un ingénieur doit par exemple monter une machine dont il connaît toutes les pièces et tous les rouages […] Or le marché n’est pas une machine : il se constitue, non pas par la volonté d’une organisation supérieure, mais par celle de chacun de ses membres qui agissent en poursuivant leur propre intérêt. « 

Hayek développera cette thèse durant toute sa carrière.

L’excès de crédit à l’origine des crises

« C’est l’émission excessive de monnaie par le biais du crédit qui rend possible les crises, quelle que soit par ailleurs l’impulsion initiale qui a déclenché l’expansion du crédit. »

En une phrase, Hayek prend le contre-pied des théories keynésiennes. Selon lui, une augmentation de la masse monétaire modifie la structure des prix en l’éloignant du prix d’équilibre. Cette augmentation engendre un surinvestissement et un manque d’épargne. Seule une crise peut alors rétablir l’équilibre entre les prix et le niveau de production, période qui s’accompagne nécessairement d’un taux de chômage élevé.

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