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Présidentielles 2017 : et si les candidats étaient des entreprises ?

Présidentielles 2017 : et si les candidats étaient des entreprises ?




Et si les candidats étaient des entreprises, ils seraient ? Les 5 favoris ont des similitudes avec cinq grands types d’entreprises que nous connaissons tous. Et si l’entreprise dans laquelle vous croyez vous révélait pour quel candidat vous alliez voter ? Café de la Bourse vous propose de poser un regard original sur les têtes d’affiche de la présidentielle 2017.

Emmanuel Macron, la start-up

L’ancien ministre des finances passé par la banque d’affaires Rothschild et que personne ne connaissait il y a encore quelques années, ose tout, bouscule les codes, et cristallise les passions. En véritable nouvel acteur disruptif du système, il mémèrise la droite et la gauche aussi vite que les Uber ont relégué les taxis au rang d’antiquité et se paie le luxe d’être désormais un acteur incontournable du secteur. Macron est une révolution, autoproclamée certes (cf. le titre de son livre), mais une révolution tout de même. Son mouvement En Marche grossit vite, très vite, aussi vite qu’une start-up prometteuse qui enchaîne les tours de table. Les urnes nous diront en mai prochain s’il s’agit d’une licorne.

François Fillon, la société du CAC 40

François Fillon, on l’imagine bien en grosse capitalisation présente dans le paysage depuis longtemps, indéboulonnable, qui ne lâche rien et poursuit son parcours avec l’assurance d’une entreprise qui a fait ses preuves. En bonne société du CAC 40, il a bien quelques sombres histoires de conflits d’intérêts qui lui collent au basque, mais comme la feuille de route est claire, chiffrée, avec une réelle stratégie et des milliards d’économie à la clé, on pardonnera bien ses petites incartades avec la justice et/ou la morale, n’est-ce-pas ?

Marine Le Pen, l’entreprise familiale

La dirigeante du FN a repris une affaire familiale, à ses risques et périls. D’ailleurs la cession-transmission ne s’est pas très bien passé. Après des années de passation tumultueuses, l’entreprise reprend du poil de la bête et s’apprêt désormais à concurrencer les grands du secteur auquel elle fait de plus en plus d’ombre. Même s’il est parfois difficile de gérer les cadres de la famille comme en témoignent la relation en dents de scie de la patronne avec sa nièce avec Marion Maréchal-Le Pen, l’entreprise prolifère et est sur le point de dépasser des objectifs qu’elle n’avait jamais osé se fixer.

Benoît Hamon, l’entreprise publique

En adepte du dirigisme économique et de la protection des salariés, on imagine bien Benoit Hamon en entreprise publique ou para-publique comme la SNCF ou EDF, ces sociétés rigides au Comités d’Entreprises bien fournis et aux avantages qui font rêver. Ces sociétés où l’orientation politique compte plus que l’orientation économique, peu importe la rentabilité de la chose (les TER continueront à rouler et tant pis si cela accroît encore un peu plus le déficit) correspondent tout à fait au programme du vainqueur de la primaire de la gauche. Si en 2011 déjà François Fillon déclarait « je suis à la tête d’un état en situation de faillite », que dire alors de la France en 2022 après un quinquennat Hamon ?

Jean-Luc Mélenchon, la Scop

Enfin, pour le candidat de la France insoumise, comment ne pas penser à la Scop (société coopérative et participative), cette entreprise de l’économie sociale et solidaire ? Comme toute entreprise, les Scop sont soumises à l’impératif de profitabilité (on ne déclare pas plus d’un million de patrimoine sans accorder une certaine importance à la profitabilité) mais elles bénéficient d’une gouvernance démocratique (version 6ème république bientôt ?) et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Voilà qui doit convenir au candidat de la gauche de la gauche qui vient de dépasser Benoît Hamon dans les sondages.

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