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Comment sélectionner un bon fonds de private equity ?

Comment sélectionner un bon fonds de private equity ?

Le private equity, ou capital-investissement, séduit un nombre croissant d’investisseurs particuliers en quête de diversification et de performance sur le long terme. Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels et aux grandes fortunes, le non coté s’ouvre aujourd’hui à un public plus large grâce à de nouvelles plateformes. Mais cette démocratisation s’accompagne d’un enjeu de taille : contrairement aux marchés cotés, le private equity se caractérise par un écart de performance considérable entre les meilleurs fonds et les moins bons. Bien choisir son fonds n’est donc pas un détail, c’est le facteur déterminant de la réussite de son investissement.

Des solutions comme Fundora permettent désormais aux particuliers d’accéder à une sélection de fonds de private equity auparavant inaccessibles. Pour ceux qui souhaitent investir en private equity avec Fundora, comme pour tout investisseur s’engageant sur cette classe d’actifs, encore faut-il comprendre les critères qui distinguent un bon fonds d’un fonds médiocre. Voici les points essentiels à examiner avant de vous engager.

Pourquoi la sélection du fonds est déterminante

En private equity, la dispersion des performances est bien plus marquée que sur les marchés cotés. Selon l’étude de performance nette de France Invest et EY (fin 2024), le capital-investissement a généré en moyenne 12,4 % par an sur dix ans, contre 8,9 % par an pour le CAC 40 dividendes réinvestis. Sur le papier, l’écart de rendement plaide en faveur du non coté.

Mais cette moyenne masque des réalités très contrastées. Toujours selon France Invest et EY, les fonds du premier quartile affichent un TRI net de 25,4 % par an, quand le dernier quartile recule de 6,2 % par an. La dispersion atteint ainsi plus de 31 points entre les meilleurs et les moins bons fonds.

Autrement dit, deux investisseurs entrés sur la même classe d’actifs, à la même période, peuvent obtenir des résultats radicalement opposés selon le fonds qu’ils ont choisi. Sur les marchés cotés, un investisseur indiciel capte peu ou prou la performance moyenne du marché. En private equity, ce raisonnement ne tient pas : la performance dépend directement de la qualité de l’équipe de gestion et de sa capacité à dénicher, accompagner et revendre les bonnes entreprises. C’est pourquoi la sélection en amont prime sur tout le reste.

1. Analyser le track record de l’équipe de gestion

La performance passée ne préjuge jamais des résultats futurs, mais elle reste l’indicateur le plus parlant de la capacité d’une équipe à créer de la valeur dans la durée. Plusieurs éléments méritent une attention particulière :

  • La régularité des performances sur plusieurs fonds successifs, et non un coup d’éclat isolé. Une équipe qui délivre des résultats homogènes sur plusieurs millésimes inspire davantage confiance qu’une équipe au parcours irrégulier ou dépendante d’une seule belle opération.
  • Les multiples réellement réalisés sur les fonds déjà clôturés, à travers des indicateurs comme le multiple de capital investi (TVPI) ou le taux de rendement interne (TRI) net de frais.
  • L’origine de la performance : il est essentiel de distinguer la valeur créée par l’amélioration opérationnelle des entreprises (croissance du chiffre d’affaires, gains de marge, expansion internationale) de celle générée par le seul effet de levier financier ou par un contexte de marché favorable.

Un bon gérant ne se contente pas d’acheter et de revendre au bon moment : il accompagne activement les sociétés de son portefeuille pour les faire grandir. Cette capacité de transformation est ce qui sépare durablement les meilleures équipes des autres.

2. Comprendre la stratégie d’investissement

Le private equity ne désigne pas une approche unique, mais une famille de stratégies aux profils de risque, aux horizons et aux moteurs de performance très différents. Comprendre ces nuances est indispensable pour choisir un fonds en phase avec vos objectifs :

  • Le venture capital finance des startups en phase de création ou de forte croissance. Le potentiel de gain est élevé, mais le risque l’est tout autant et l’horizon de placement s’étend souvent sur sept à douze ans.
  • Le growth equity accompagne des entreprises déjà établies, rentables ou proches de l’être, en phase d’accélération. Le profil de risque y est intermédiaire.
  • Le LBO (rachat avec effet de levier) cible des sociétés matures et génératrices de trésorerie, acquises en partie par endettement. C’est l’un des segments historiques et les plus importants du private equity.
  • Le secondaire consiste à racheter des parts de fonds déjà investis. Cette approche offre souvent une meilleure visibilité sur les actifs sous-jacents, une diversification immédiate et un horizon de sortie généralement plus court que le primaire.

Un bon fonds affiche une stratégie claire, lisible et cohérente, qu’il s’agisse de se concentrer sur un segment précis ou de combiner plusieurs approches de façon assumée. Méfiez-vous des fonds dont la stratégie reste floue ou qui semblent changer de cap au gré des opportunités : la discipline d’investissement est souvent corrélée à la performance dans la durée.

3. Vérifier le cadre réglementaire

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Investir dans le non coté ne doit jamais se faire en dehors d’un cadre encadré. C’est un point d’autant plus important que cette classe d’actifs est moins liquide et moins transparente que les marchés cotés. Privilégiez systématiquement les fonds gérés par une société de gestion agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Cet agrément n’est pas une simple formalité administrative. Il impose des obligations strictes en matière de gestion des risques, de séparation des actifs, de transparence vis-à-vis des investisseurs et de protection de leurs intérêts. Une société de gestion agréée est soumise à un contrôle régulier et doit respecter un ensemble de règles prudentielles.

Chez Fundora, par exemple, la gestion est assurée par Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée par l’AMF, dans le cadre d’un mandat. Ce type de structure garantit un encadrement réglementaire exigeant, là où certaines offres opportunistes opèrent en marge des règles. Avant tout investissement, vérifiez l’identité de la société de gestion, son numéro d’agrément et la nature exacte du véhicule d’investissement proposé.

4. Examiner la structure et le niveau des frais

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Les frais pèsent directement sur la performance nette perçue par l’investisseur, et le private equity n’échappe pas à cette règle. Un fonds comporte généralement plusieurs couches de frais qu’il convient d’identifier clairement :

  • Les frais de gestion annuels, souvent compris entre 1,5 % et 2,5 % des sommes investies, qui rémunèrent le travail de l’équipe.
  • Le carried interest, soit une part de la plus-value (environ 20 % en moyenne) reversée à l’équipe de gestion au-delà d’un seuil de rendement minimal. Ce mécanisme aligne en principe les intérêts du gérant et ceux des investisseurs, puisque le gérant n’en bénéficie qu’à partir d’un certain niveau de performance.
  • Les éventuels frais d’entrée ou de sortie, ainsi que les frais administratifs liés à la structuration.

L’enjeu n’est pas de rechercher à tout prix les frais les plus bas. Une gestion de qualité a un coût, et un fonds peu cher mais mal géré coûtera bien plus cher au final qu’un fonds performant aux frais légèrement supérieurs. L’important est que le niveau de frais soit transparent, clairement communiqué et justifié par la valeur ajoutée de l’équipe.

5. Évaluer la transparence et le reporting

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La transparence est un marqueur essentiel du sérieux d’un fonds. Le private equity étant par nature moins liquide et moins suivi que les marchés cotés, la qualité de l’information communiquée fait toute la différence. Un fonds sérieux donne une visibilité régulière sur les sociétés en portefeuille, leurs valorisations, l’avancement de la stratégie et les éventuelles cessions réalisées.

Avant d’investir, renseignez-vous sur la fréquence des reportings, leur niveau de détail et la clarté des informations transmises. Pouvez-vous savoir précisément dans quoi vous êtes investi ? Les valorisations sont-elles actualisées et expliquées ? Les frais sont-ils détaillés ligne par ligne ? Un manque de transparence, des informations vagues ou des reportings rares doivent vous alerter et vous inciter à la prudence.

6. Tenir compte de la liquidité et de l’horizon

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Le private equity est, par construction, un placement illiquide. Les capitaux investis sont immobilisés plusieurs années, généralement de trois à dix ans selon la stratégie retenue. Contrairement à un placement boursier, vous ne pourrez pas récupérer vos fonds du jour au lendemain.

Cette caractéristique n’est pas un défaut en soi : c’est précisément cette immobilisation longue qui permet aux gérants de transformer en profondeur les entreprises et d’en tirer de la valeur. C’est ce que l’on appelle la prime d’illiquidité, c’est-à-dire le surcroît de rendement attendu en contrepartie de l’immobilisation du capital.

En pratique, n’investissez en private equity que des sommes dont vous n’aurez pas besoin à court ou moyen terme, et veillez à ce que l’horizon du fonds soit compatible avec vos projets personnels. Les stratégies secondaires peuvent offrir des horizons plus courts et une meilleure visibilité, ce qui en fait une porte d’entrée intéressante pour les investisseurs souhaitant limiter la durée d’immobilisation.

7. Diversifier pour réduire le risque

Compte tenu de la forte dispersion des performances évoquée plus haut, la diversification est un principe de bon sens en private equity. Concentrer l’intégralité de son investissement sur un seul fonds ou une seule entreprise expose à un risque élevé. À l’inverse, répartir son capital sur plusieurs fonds, plusieurs stratégies (venture, LBO, secondaire) et plusieurs millésimes permet de lisser les performances et de réduire l’impact d’un éventuel échec isolé.

Les plateformes spécialisées facilitent cette diversification en donnant accès à plusieurs stratégies au sein d’une même interface, ce qui était autrefois difficile pour un investisseur particulier agissant seul. Cette approche ne supprime pas le risque de perte en capital, mais elle contribue à le maîtriser.

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En résumé

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Sélectionner un bon fonds de private equity repose sur un faisceau de critères complémentaires : la solidité et la régularité de l’équipe de gestion, la clarté de la stratégie d’investissement, la rigueur du cadre réglementaire, la transparence du reporting, le niveau des frais, l’adéquation avec votre horizon de placement et la diversification de votre portefeuille. La forte dispersion des performances dans le non coté rend cette analyse non seulement utile, mais indispensable.

Les plateformes comme Fundora simplifient cette démarche en donnant accès à une sélection de fonds gérée par une société agréée par l’AMF, avec une visibilité sur les actifs en portefeuille. Elles ne dispensent toutefois jamais l’investisseur de mener sa propre réflexion : à chacun d’arbitrer en fonction de son profil de risque, de ses objectifs patrimoniaux et de son horizon. Bien choisi, le private equity peut devenir un véritable moteur de diversification et de performance dans une allocation de long terme.

Investir en private equity comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les objectifs de rendement ne sont pas garantis.

Source des images : Magnific

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