L’objet publicitaire est partout, mais on le remarque peu. Stylo, tote bag, mug ou textile personnalisé : ces objets font partie des outils de communication les plus utilisés par les entreprises.
En France, ce marché représente environ 1,5 à 2,1 milliards d’euros, selon les périmètres retenus par les acteurs du secteur. C’est peu comparé aux grands médias, mais suffisamment important pour rester un levier stratégique dans les budgets marketing.
Surtout, l’objet publicitaire a une particularité : il ne cherche pas seulement à être vu, mais à être utilisé dans le temps. La dernière étude de la 2FPCO et de TSM Research permet de mieux comprendre comment les consommateurs s’en emparent réellement.
Un marché discret mais bien installé dans les stratégies marketing
Le marché de l’objet média n’est pas le plus visible, mais il est bien ancré dans les pratiques des entreprises.
Il représente une part importante en France, selon la manière dont on inclut les différentes familles de produits (cadeaux d’affaires, objets promotionnels, textile, etc.).
Dans un marché publicitaire global de plusieurs dizaines de milliards d’euros, l’objet média reste un segment de niche en volume, mais il occupe une place stable dans les stratégies de communication.
Les objets publicitaires font partie du quotidien des Français
D’après l’étude 2024 de la 2FPCO, les Français reçoivent en moyenne 1,6 objet média par mois sur les quatre premiers mois de l’année.
Cela montre que ces objets ne sont pas marginaux : ils circulent régulièrement entre marques et consommateurs, notamment lors d’événements, de campagnes de fidélisation ou d’opérations commerciales.
Les objets les plus courants restent les plus utiles :
- bagagerie et tote bags,
- objets de bureau,
- électronique,
- textile promotionnel.
Un point fort du secteur : la durée de vie des objets
Contrairement à une publicité classique, un objet média ne disparaît pas après quelques secondes ou quelques jours.
L’étude montre que 81,2 % des objets reçus sont conservés et utilisés par les consommateurs. Et surtout, près de 65 % sont conservés plus de six mois. Concrètement, cela signifie qu’un objet publicitaire continue d’exposer une marque bien après sa distribution. C’est ce qui explique son intérêt pour les entreprises : il s’inscrit dans la durée.
Une bonne capacité à faire retenir les marques
L’objet publicitaire ne sert pas uniquement à être utile. Il joue aussi un rôle dans la mémorisation des marques. Selon l’étude, 71,3 % des personnes se souviennent de la marque associée à l’objet reçu.
C’est un niveau élevé, qui s’explique assez simplement :
- l’objet est concret,
- il est utilisé régulièrement,
- il reste visible dans l’environnement du quotidien.
À l’inverse, une petite partie des consommateurs ne retient pas clairement la marque, ce qui montre que tous les objets n’ont pas le même impact.
Les consommateurs attendent plus de qualité
Les résultats de l’étude montrent aussi une évolution des attentes.
Une large majorité des répondants souhaite des objets :
- plus qualitatifs (83 %)
- plus utiles (52 %)
Autrement dit, les consommateurs acceptent les objets publicitaires, mais ils deviennent plus exigeants. Les objets trop bas de gamme ou peu utiles sont de moins en moins bien perçus. À l’inverse, les objets durables ou réellement pratiques renforcent l’image de la marque.
Un média encore bien positionné dans les préférences
L’objet publicitaire reste bien classé dans les médias préférés des Français.
L’étude le positionne en 3ème média préféré, derrière certains canaux digitaux et traditionnels.
Ce classement est intéressant car il intervient dans un contexte où les réseaux sociaux et le digital ont fortement progressé ces dernières années. Malgré cela, l’objet publicitaire résiste bien, notamment parce qu’il est perçu comme moins intrusif et plus utile que d’autres formes de publicité.
Un marché qui évolue surtout sur la qualité
Le marché ne change pas tant en taille qu’en nature.
Les grandes tendances identifiées sont simples :
- plus d’objets utiles,
- plus de qualité,
- plus de durabilité,
- plus de cohérence avec les engagements RSE des entreprises.
On est donc moins dans une logique de volume que dans une logique de montée en gamme.
Conclusion
Le marché de l’objet publicitaire reste un segment relativement discret en volume, mais important dans les stratégies marketing. Avec un poids estimé entre 1,5 et 2,1 milliards d’euros en France, il conserve une place stable dans l’écosystème publicitaire.
Surtout, les données 2024 montrent un point clé : les objets publicitaires fonctionnent parce qu’ils sont conservés, utilisés et mémorisés. Dans un environnement saturé de messages publicitaires, leur force reste la même : être utiles, visibles dans le temps, et ancrer les marques dans le quotidien.
Source des images : Magnific
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