Devrais-je acheter des actions ou des fonds ?

Devrais-je acheter des actions ou des fonds ?




Après une recherche approfondie d’un secteur potentiellement rentable, vous avez peut-être trouvé des actions et des fonds communs de placement (FCP) qui vous intéressent. Et là, vous vous demandez à juste titre : devrais-je acheter des actions ou des FCP ? Vous voilà en plein cœur d’un des dilemmes quotidiens des investisseurs.

Nombre d’investisseurs pensent qu’en achetant un FCP ils en sont réduits à la performance moyenne du secteur. Ce n’est pas forcément le cas ; tout dépend des caractéristiques du secteur.

Choisir entre une action ou un FCP est une décision financière comme une autre ; l’investisseur cherche un retour sur investissement maximal pour une prise de risque contrôlée.

Réduire l’incertitude d’un investissement permet généralement de limiter les risques. La plupart des investisseurs raisonnables préfèrent s’assurer un rendement satisfaisant plutôt que de prendre trop de risque et de s’exposer à perdre beaucoup d’argent. Un bon moyen de limiter le risque et la volatilité due à une valeur particulière est de multiplier les investissements dans le secteur d‘activité concerné. C’est là que les FCP sont vos alliés.

Dans quels cas le stock picking est-il le meilleur choix ?

Les secteurs dans lesquels il y a une grande disparité dans les performances des entreprises, le stock-picking peut permettre de faire mieux qu’un fonds. Si vous savez mener une bonne analyse fondamentale, vous vous créez un avantage dont vous pouvez vous servir pour réduire vos risques et obtenir un meilleur retour sur vos investissement.

L’industrie de la distribution est un exemple de secteur dans lequel le stock picking peut donner de meilleurs résultats qu’un fonds sectoriel qui couvrirait le secteur dans sa globalité. En effet, les entreprises de ce secteur affichent des niveaux de rentabilité très inégaux. Un peu d’analyse fondamentale peut donc facilement permettre de faire le tri entre les champions et les bras cassés !

Prenons un exemple. Vous avez remarqué depuis quelques temps que votre fille et ses amis ont une préférence pour un détaillant particulier. Après avoir fait quelques recherches, vous apprenez que l’entreprise a modernisé ses produits et a embauché une nouvelle équipe de managers performants. Ce sont eux qui sont à l’origine d’une nouvelle gamme de produits, qui a beaucoup plu à votre fille et probablement à toute la classe d’âge à laquelle elle appartient. A l’instar de Peter Lynch, qui trouvait souvent ses idées d’investissement en observant son quotidien, ce type de réflexion peut vous aider à choisir entre une action et un fonds.

Quand un FCP peut être la solution la plus rentable

Dans un secteur où les entreprises sont homogènes, la performance globale du secteur est assez comparable à la performance d’un titre individuel. La sélection de titres individuels ne permet alors pas de dégager des rendements supérieurs à ceux d’un fonds sectoriel. Ou alors, si c’est le cas, ce rendement supplémentaire est tellement faible que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Dans ce cas précis, les investisseurs devront déterminer quel part de leur portefeuille allouer à ce secteur particulier. Un bon exemple de secteur très homogène est celui des services aux collectivités (producteurs d’électricité, eau, gaz, etc.) et, dans une certaine mesure, la grande distribution.

Mais quid des dividendes ?

Eh bien, les FCP donnent droit aux dividendes, au même titre que les actions individuelles. Le détenteur du fonds perçoit alors les dividendes des actions qui composent le fonds.

Les performances irrégulières

Souvent, les actions d’un secteur donné sont susceptibles d’avoir des performances chaotiques. Il est difficile dans ce contexte de trouver les titres qui continueront durablement à surperformer leurs pairs. Ainsi, la sélection de titres individuels ne permet pas de réduire la volatilité et le risque.

Si les perspectives futures d’un secteur sont radieuses, mais que la visibilité est faible pour les entreprises prises individuellement, choisir un FCP peut alors être une bonne solution.

Un bon exemple ici est celui du secteur des biotechnologies. Le succès de beaucoup de ces entreprises dépend de leur capacité à développer, faire valider et vendre un nouveau médicament avec succès. Si le développement du nouveau médicament n’est pas à la hauteur, ou si les autorités compétentes, comme l’Agence Européenne des Médicaments en Europe ou la Food and Drugs Administration aux Etats-Unis, ne donnent pas leur aval pour la mise en vente de ce médicament, l’entreprise peut être mise en grande difficulté financière, voire faire faillite. Au contraire, si les autorités l’approuvent, les investisseurs peuvent potentiellement gagner gros.

Quels secteurs propices aux fonds ?

Les secteurs des semi-conducteurs, des matières premières et des technologies semblent être des candidats idéaux. Les produits, comme les entreprises, se différencie très peu entre elles. Il ne vaut alors pas du tout le coup de prendre le risque de parier sur un titre en particulier. Il est beaucoup plus prudent d’investir dans un fonds pour ne pas s’exposer au risque de défaut des entreprises ou (particulièrement pour les commodities) au risque pays.

Récapitulons

1. Avant de décider de sélectionner des titres individuels ou de choisir un FCP, analysez les risques et le retour potentiel que vous pouvez obtenir de chaque alternative. Le stock picking présente un avantage par rapport aux FCP quand un secteur est très hétérogène.

2. Mettez à profit vos connaissances particulières, d’un secteur ou d’une action, pour accroître la rentabilité de vos investissements.

3. Préférez les FCP aux actions dans trois cas :

  • Les performances des entreprises du secteur en question sont homogènes
  • Votre connaissance en analyse fondamentale est insuffisante et ne vous permet pas d’en tirer un avantage.
  • Les perspectives d’un secteur sont prometteuses, mais le risque de défaut des entreprises est élevé.

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