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Grèce : sortie de la zone euro ou non ? Les dates-clés à venir

Grèce : sortie de la zone euro ou non ? Les dates-clés à venir




Grèce : sortie de la zone euro ou non ? Les dates-clés à venir image

La Grèce a un emploi du temps chargé dans les prochaines semaines. Se profilent à l’horizon quelques dates-clés qui pourraient sceller son destin. Voici les rendez-vous à ne pas manquer.

16 janvier : visite de la troika à Athènes

La Troika (UE / FMIBCE) pourrait faire un voyage à Athènes mi-janvier pour commencer les négociations d’un nouveau plan de financement et pour faire le point sur la situation économique et fiscale du pays. Elle pourrait réitérer sa demande que la Grèce accélère ses efforts de mise en oeuvre de son programme d’austérité, afin de mettre la pression sur le gouvernement grec.

Cela dit, si les discussions quant à une participation du secteur privé se poursuivent, il est peu probable que la Troika mette son veto à une poursuite de l’aide à la Grèce.

D’ici fin janvier : accord sur la participation du secteur privé

D’abord, la Grèce et le FMI ont dit qu’ils devront trouver un accord sur la participation du secteur privé (PSP) d’ici la fin du mois. Le FMI est resté optimiste, declarant que des progrès ont été faits.

Cependant, aucun accord n’a encore été conclu. Un accord devra se fonder sur les clauses de l’accord conclu lors du sommet européen du 26-27 octobre dernier, soit une prise de perte de 50% (le fameux « haircut »), sur la base du volontariat. Cela est censé réduire la dette grecque de 100 milliards d’euros.

Le gouvernement grec aimerait que ce chiffre soit plus grand, alors que le pays s’enfonce dans la récession et que les perspectives pour l’économie restent très sombres. Il reste tout de même peu probable que le « haircut » dépasse les 50%.

D’ici fin mars : grosses échéances de dettes

Un accord sur la PSP est une condition sine qua non pour recevoir l’aide de 110 milliards d’euros promis en juillet puis confirmé en octobre. La Grèce aura besoin de cette tranche d’aide si elle veut honorer sa première grosse échéance de remboursement de 2012, qui tombera fin mars.

Avril : élections en Grèce

Pour terminer, les Grecs seront appelés aux urnes en avril. Ce sera un test décisif pour le gouvernement, sur fond de désordre social et de récession de l’économie.

Le premier ministre grec George Papademos devra convaincre ses concitoyens que le programme d’austérité actuel, et à venir, est nécessaire à moyen terme pour que l’horizon s’éclaircisse.

La Grèce devra passer toutes ces dates-clés en 2012 si elle veut rester dans la zone euro. Le premier ministre grec a explicitement envisagé une sortie de l’euro. Espérons seulement que ce ne soit qu’un moyen de maintenir la pression et de contraindre les décideurs politiques à prendre des mesures concrètes et à les appliquer.

Pour le moment, les marchés restent attentistes. Les rendements sur les obligations de l’Etat grec à 2 ans et 10 ans sont à 134% et 35% respectivement, un peu en-dessous de leurs récents sommets de 156% et 36%.

Un haircut de 50% est déjà largement pris en compte dans les cours, mais la Grèce n’est toujours pas à l’abri d’un scenario encore plus sombre.

Laurent Curau