Portrait de grands investisseurs : Philip Fisher

Le 29 août 2013

Philip Fisher est l’un des investisseurs les plus influents de tous les temps. Sa philosophie d’investissement, que l’on retrouve dans son grand classique Actions ordinaires et profits extraordinaires (1958) est toujours d’actualité et est largement étudiée et appliquée par les professionnels de l’investissement. Ce fut le premier ouvrage sur l’investissement à devenir un bestseller.

Profil

La carrière de Philip Fisher débute en 1928 lorsqu’il abandonne ses études à la nouvellement créée Stanford Business School pour aller travailler comme analyste pour la Anglo-London Bank à San Francisco.

Puis il travaille quelques temps pour une société de Bourse avant de créer en 1931 son propre cabinet de gestion de portefeuille, la Fisher & Company. Il dirige l’entreprise jusqu’à sa retraite en 1999, alors âgé de 91 ans. Fisher a réussi à générer des plus-values extraordinaires pour ses clients.

Bien que sa société se crée quelque 50 ans avant que la “Silicon Valley” ne soit surnommée ainsi, Fisher s’est spécialisé dans des entreprises novatrices centrées sur la recherche et le développement. Il est partisan de l’investissement long terme et s’attache à acheter de belles entreprises à des prix raisonnables.

Fisher est très secret, donne peu d’interviews et trie ses clients sur le volet. Il ne devient célèbre qu’à la publication de son premier livre, en 1958.

Le style d’investissement de Phil Fisher

Fisher a suivi un parcours parfait durant ses 70 années de gestion d’actifs, investissant sur le long terme dans de belles entreprises bien gérées. C’est le cas de Motorola, dont Fisher acheta des actions en 1955 et qu’il ne vendit jamais.

Ses célèbres 15 questions à se poser avant d’acheter d’une action se divisent en deux catégories : la qualité de la direction et les caractéristiques de l’entreprise. Selon lui, l’entreprise devait être intègre, avoir une comptabilité conservatrice, être l’accessibilité, offrir une bonne visibilité à long terme, contrôler efficacement ses finances, être ouverte au changement et pratiquer une bonne politique de recrutement.

Sur le plan financier et opérationnel, l’entreprise doit privilégier la croissance, générer d’importantes marges bénéficiaires, fournir une bonne rentabilité des capitaux investis, investir lourdement en R&D, une force de vente organisée et efficace, être leader dans son secteur grâce à des franchises (produits brevetés, par exemple).

Philip Fisher menait des recherches très approfondies sur les entreprises. Sa technique de choix se fondait sur un outil d’apparence simple, qu’il aimait appeler les “rumeurs de la machine à café”.

Fisher savait brillamment entretenir son réseau de contacts, qu’il exploitait avec flair pour dénicher de précieuses informations sur une entreprise. Méthode qu’il considérait comme essentielle !

Morceaux choisis

“Je ne veux pas pleins de bons investissements ; j’en veux quelques-uns, mais excellents.”

“La Bourse est pleine de gens qui connaissent le prix de tout, mais la valeur de rien.”

“J’ai possédé une action depuis 1969, deux depuis 1988 et une que j’ai commencé à acheter en 1986. Voilà mon portefeuille. Six actions. Il m’est arrivé d’en avoir 17, mais c’était beaucoup trop. »

Laurent Curau

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