La France, cet enfer fiscal

La France, cet enfer fiscal




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Avec sa campagne « GREAT Britain », le Royaume-Uni drague ouvertement les entrepreneurs.

David Cameron a délcaré au G20 que le Royaume-Uni est prêt à « dérouler le tapis rouge » aux entreprises françaises qui voudraient traverser la Manche. « Shocking », dit le PS, mais vu l’enfer fiscal et reglementaire que la France est en train de devenir, les entrepreneurs français pourraient être tentés de s’offrir un billet d’Eurostar.

L’enfer fiscal français

A 34%, la France affiche le deuxième taux d’imposition sur les sociétés le plus important d’Europe, derrière Malte. La France a du mal à attirer les entreprises étrangères même si l’assiette fiscale reste relativement petite. En comparaison, l’impôt sur les sociétés est de 30% en Allemagne, 27% au Royaume-Uni et 13% en Irlande.

Les prochaines mesures annoncées par François Hollande ne devraient pas encourager les entreprises à venir s’installer dans l’hexagone. Le taux d’imposition de 75% pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu pourrait convaincre les patrons de sociétés à succès de ne pas venir s’implanter en France.

Autre coup dur pour les sociétés en France, la taxe sur les dividendes. Cet impôt qui devrait rentrer en vigueur cet été taxera à hauteur de 3% les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires. Si cette mesure devrait permettre à l’Etat de faire rentrer 800 millions d’euros dans les caisses, les grandes sociétés pourraient renoncer à verser un dividende annuel à leurs actionnaires. Cette taxe coûtera environ 170 millions d’euros à Total, 123 millions d’euros à Sanofi ou encore 53 millions d’euros à Axa.

De la difficulté d’installer son entreprise en France

Selon Doing Business, classe les pays selon leur attractivité pour les entreprises, la France pointe à la 29ème place, loin derrière Singapour (1ère), la Nouvelle-Zélande (3ème), les Etats-Unis (4ème), la Norvège (6ème) ou le Royaume-Uni (7ème). Déjà mal classée, la France a réussi à perdre encore trois places en un an.

Le classement est révélateur des difficultés d’entreprendre en France. En tête, celles liées à l’enregistrement de leurs titres de propriétés (149ème place), à la protection des investisseurs (79ème position) et évidemment le paiement d’impôts élevés, qui vaut à la France une 58ème place pour la fiscalité des entreprises.

Le Code du travail mériterait également une simplification. Alors que les gouvernements successifs promettent de le simplifier, il grossit d’année en année. D’après la CGPME, il s’est épaissi de 600 pages entre 2005 et 2010. Une page tous les trois jours ! Avec 3200 pages, l’entrepreneur a vite fait de faire une erreur, souvent passible d’amendes. D’où la nécessité pour lui de s’offrir les services d’un comptable chevronné. Encore un coût dont l’entrepreneur se serait bien passé.

Le départ pour Londres, c’est maintenant.

Jérémy Lemière.