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Carrefour redéploie ses ressources

Carrefour redéploie ses ressources




Dans le cadre de la restructuration des opérations de Carrefour, le groupe procède à la vente de magasins sur les marchés où il n’est pas numéro un. Un pari risqué …

Fort de sa nouvelle stratégie, Lars Olofsson, administrateur directeur général de Carrefour, a vendu ses magasins en Thaïlande. C’est Big C, filiale locale du groupe français Casino, qui les a rachetés. Cette acquisition va doubler le nombre de ses magasins et le propulser co-leader du marché local, au coude à coude avec Tesco, le géant anglais de la grande distribution.

Les analystes financiers s’accordent à dire que Carrefour a vendu ses 42 magasins thaïlandais à un bon prix (868 M€). Une transaction qui sera financée avec des fonds propres et par l’emprunt. Casino devra donc travailler dur pour obtenir un retour satisfaisant sur son investissement.

Une vente stratégique

Lars Olofsson, récent artisan de la restructuration des opérations du groupe en Belgique, a décidé que le groupe devait se retirer complètement du marché russe et se recentrer sur le marché français. Carrefour souhaite également concentrer ses efforts sur la Chine et l’Amérique latine, deux régions émergentes en très forte croissance dans lesquelles il est déjà solidement installé.

Carrefour conserve des positions en Asie

Carrefour avait décidé de céder ses magasins en Malaisie et à Singapour, mais suite un audit stratégique, la direction du groupe s’est ravisé, estimant que l’entreprise avait plus à gagner à les conserver qu’à les céder.

Les 19 magasins Carrefour en Malaisie ont généré 328 millions d’euros de chiffre d’affaire l’année dernière, et 85 millions d’euros pour les deux magasins de Singapour. Par comparaison, les 39 hypermarchés Carrefour en Thaïlande ont enregistré un chiffre d’affaires de 598 millions d’euros…

Une stratégie hasardeuse ?

Malgré la bonne affaire qu’a conclue Carrefour, la décision de se retirer totalement de certains pays ne fait pas l’unanimité chez les analystes financiers. Ces retraits purs et simples ont des implications stratégiques.

Il peut en effet paraître hasardeux de vouloir se renforcer dans des pays occidentaux en crise, là où le groupe est déjà bien présent, et se retirer du marché de l’Asie du sud-est, en forte croissance …

Laurent Curau

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