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Les mystères de la banque du Vatican

Le 31 juillet 2012

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L’Institut pour les œuvres de religion (IOR), ou plus simplement la banque du Vatican, est l’un des établissements bancaires les plus secrets au monde. Entre rumeurs, scandales et pots de vin, la banque est régulièrement victime de scandales retentissants. Plongée au cœur du mystère de l’argent saint.

Une banque très privée

L’institut pour les œuvres de religion a été fondé en 1942 par Pie XII. Son but est de s’occuper des biens mobiliers et immobiliers que lui confient ses clients, et destinés à des œuvres de religion et de charité.

Mais la Banque du Vatican n’est pas accessible à tous. En théorie, seuls les prélats, prêtres, religieux ou laïcs salariés du Vatican peuvent en être client. Les clients viennent du monde entier et l’IOR gère près de 33 000 comptes pour un total de 6 milliards d’euros, gardés dans une tour aux murs de neuf mètres d’épaisseur.

D’après le directeur de la banque, Paolo Cipriani, seuls 5% des fonds gérés sont investis dans des produits financiers. Aucune information sur les comptes ne sont dévoilés, ce que déplore les autorités de la transparence bancaire. Un mystère qui fait naître de nombreuses rumeurs autour de l’établissement : compte courant générant un rendement annuel de 12%, possession de fonds de pension aux Iles Caïmans ou encore, une clientèle proche de la mafia. Seul certitude, les clients de l’IOR n’ont pas de chéquier et leurs dépôts doivent être fait par virement, en liquide ou en lingots d’or.   

Le scandale du père Marcinkus                                                     

Depuis plusieurs années, l’IOR s’est retrouvé au centre de plusieurs scandales. L’établissement était le principal actionnaire de Banco Ambrosino. Une banque qui a été accusée dans les années 1980 de blanchiment d’argent de la drogue pour la mafia sicilienne. Suite à l’effondrement de la Banco Ambrosino, la perte a été estimée à 3,5 milliards de dollars et le père Paul Marcinkus, directeur à l’époque de la banque du Vatican a été arrêté comme complice. C’est après ce scandale que Jean-Paul II a lancé un plan de réformes pour contrôler l’activité de l’institution et pour la rendre plus transparente.

L’éviction suspecte de Gotti Tedeschi

En mai 2012, l’IOR refait parler d’elle avec le limogeage de son président Ettore Gotti Tedeschi. Une éviction pour « manquement à ses fonctions » et qui, officiellement, suit la volonté de l’établissement pontifical d’obtenir le label anti-blanchiment d’argent sale. Une éviction intervenue sous fond de scandale connu sous le nom de Vatileaks. Des centaines de documents confidentiels ont fuité du Vatican pour se retrouver dans un livre « Sua Santita » (Sa Sainteté). L’affaire évoquait notamment le conflit d’intérêt entre Ettore Gotti Tedeschi et le numéro 2 de l’Etat pontifical, le cardinal Tarcisio Bertone. L’ancien président de l’IOR aurait même « craint pour sa vie » et avoue détenir des documents prouvant les relations douteuses du Vatican avec certaines banques italiennes.

 

D’autres scandales, moins retentissant ont ponctués les quelques décennies d’existence de la banque du Vatican. Si l’établissement tente de progresser en matière de transparence, beaucoup de zones d’ombres subsistent et perpétuent la légende du Saint-Siège.

Jérémy Lemière

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