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Sommet européen : les points-clés à retenir

Le 03 juillet 2012

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Sommet européen : les points-clés à retenir image

Au cours d’un n-ième sommet européen marathon, nos dirigeants ont réussi à prendre quelques décisions concrètes, dont celle d’autoriser le MES à recapitaliser directement les banques de la zone euro, sans passer par les Etats.

Les principales décisions prises lors du sommet

  • Recapitalisation directe des banques de la zone euro via le MES
  • Un régulateur unique pour contrôler les banques de la zone euro
  • Pas de séniorité de l’aide financière à l’Espagne
  • Révision des conditions du plan d’aide financière à l’Irlande

Un régulateur unique pour contrôler les banques de la zone euro

Après 13 heures de discussions, les dirigeants européens sont tombés d’accord pour créer un régulateur unique pour superviser les banques de la zone euro. Il en existait déjà un, avec la European Banking Authority, mais nos dirigeants semblent estimer qu’il est complètement inutile.

Recapitalisation directe des banques de la zone euro via le MES

Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) est un fonds monétaire européen qui ne dit pas (encore) son nom. Comme une banque, il pourra lever de l’argent sur les marchés pour recapitaliser directement les banques en difficulté.

Ce MES « 2.0 » permet de rompre le lien étroit qui existait entre les Etats nationaux et leurs banques. Les risques de faillites bancaires se trouvent ainsi mutualisés. Si une banque plonge, c’est le MES qui la recapitalise directement, et non plus les Etats.

L’Espagne et l’Italie ont mis la pression sur l’Allemagne pour que le MES soit autorisé à acheter des obligations d’Etat sur le marché secondaire.

Le MES pourra être créé seulement lorsque le régulateur bancaire européen aura été établi.

Pas de séniorité de l’aide financière à l’Espagne

En attendant que le MES soit mis en place le mois prochain, c’est le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) qui fournit l’aide financière à l’Espagne. Mais voici la nouveauté : les prêts d’urgence du FESF au gouvernement espagnol ne seront pas séniors par rapport aux prêts du secteur privé. En clair, cela signifie que si le gouvernement espagnol fait défaut sur sa dette, le FESF ne bénéficiera pas de traitement de faveur.

Principal effet bénéfique : cela rend la dette espagnole beaucoup plus attractive pour les investisseurs privés.

Révision des conditions du plan d’aide financière à l’Irlande

La souplesse accordée à l’Espagne et à l’Italie va conduire l’Irlande à recevoir un traitement similaire. Les conditions de l’aide financière à l’Irlande vont donc surement être assouplies.

Quelques bémols

L’Allemagne et la France devront payer plus cher pour s’endetter

Les pays du sud sont les grands gagnants de ce sommet. La nouvelle mouture  du MES leur permettra d’emprunter à des taux beaucoup plus bas que leurs 6%-7% actuels.

En revanche, l’Allemagne et la France, eux, verront leur taux d’emprunts grimper dans les mêmes proportions. Rien n’est gratuit.

C’est pas gagné

Tout cela est bien et bon, mais certains pays, dont la Finlande et la Hollande, refusent que le MES puisse racheter des obligations d’Etat sur le marché secondaire. Et en Allemagne, la Haute Cour Constitutionnelle doit encore statuer sur la constitutionalité du MES.

Qui plus est, et sur insistance de Mme Merkel, le nouveau MES ne pourra voir le jour que si, et seulement si, le régulateur européen est opérationnel. Et cela pourrait prendre du temps, beaucoup de temps.

C’est là qu’est le coup de maître d’Angela Merkel : donner l’impression à Monti et Rajoy qu’ils avaient tiré une concession à l’Allemagne. Il est donc très fortement probable que le MES ne débourse pas un eurocent avant l’année prochaine.

Creuser un trou pour en boucher un autre

Et même si le MES parvient à voir le jour, il y a de quoi rester sceptique. Récapitulons : les pays de l’UE, déjà surendettés, vont verser des milliards d’euros au MES, lequel pourra lever de l’argent sur les marchés, afin de racheter de la dette étatique.

Il n’y a que moi qui trouve qu’on marche sur la tête ?

Laurent Curau

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