6 start-ups françaises qui pourraient conquérir le monde

6 start-ups françaises qui pourraient conquérir le monde




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Des milliers de start-ups voient le jour chaque mois en France. Beaucoup ne percent jamais, mais certaines connaissent le succès. Meetic et Dailymotion viennent à l’esprit Voici quelques start ups françaises des nouvelles technologies sur le point de décoller.

Criteo : la publicité intelligente

Le reciblage de la publicité, c’est la spécialité de cette entreprise française crée en 2005. Elle propose aux sites d’e-commerce de retenir les produits qu’un utilisateur consulte pour cibler la publicité durant la navigation internet de celui-ci avec des bannières publicitaires spécifiques. Un outil extraordinaire pour les marques qui peuvent cibler leurs clients et les faire revenir sur leur site.

La start-up se situe sur un marché en fort développement. Criteo affiche une croissance exceptionnelle avec un chiffre d’affaires qui est passé de 9 millions de dollars en 2009 à 200 millions de dollars en 2011. La société qui embauche 250 personnes prévoit de doubler son chiffre d’affaires en 2012 après son lancement fin 2011 au Brésil et en Australie. Des performances qui permettent à son fondateur Jean-Baptiste Rudelle, de rêver que son entreprise devienne le Google français.

Fotolia : des millions de photos libres de droits

Devenir numéro 1 mondial de la photo libre de droits, c’est l’objectif que s’est fixé la société française Fotolia. Et la start-up française en a peut-être les moyens. Crée en 2005, l’entreprise possède une base de 17 millions d’images disponibles dans 15 pays différents que la société met à disposition sous forme d’abonnement. Malgré une concurrence importante avec Shutterstock ou Getty Images, Fotolia se revendique comme la première banque d’images européenne.

Le chiffre d’affaires de la société est passé de 45 millions euros en 2010 à 70 millions d’euros en 2011. Dernièrement, la société française a levé 150 millions de dollars en échange de 50% de son capital auprès du fonds américain Kohlberg Kravis Roberts. Une transaction qui permet à Fotolia d’avoir une valorisation estimée à plus de 450 millions de dollars.

Talend : la base de données open source

Si la société a été fondée en 2006, c’est en 2008 qu’elle a commencé son activité de gestion et d’intégration de données open source.

En d’autres termes, Talend propose aux entreprises un logiciel gratuit permettant de traiter et stocker des données pour qu’elles soient utilisables par n’importe quelle autre personne ayant accès à cette base de données. Le tout avec une qualité optimale et un temps de chargement très rapide. Talend facture le service qui accompagne ce système de gestion gratuit : SAV, conseils ou développement personnalisé du système.

Après plusieurs levées de fonds dont une de 34 millions de dollars auprès du fonds américain Silver Lake, la start-up française affiche une croissance remarquable. Chaque année, Talend double presque son chiffre d’affaires pour atteindre les 40 millions de dollars en 2010. La société emploie désormais 600 personnes.

Monshowroom.com : prêt-à-porter en ligne

Le site marchand de prêt-à-porter est devenu une référence pour les acheteuses en ligne. En devenant le premier site à s’être lancé dans la vente des collections en cours des grandes marques de mode, monshowroom.com a su attirer les enseignes tendances mais aussi dénicher celles qui le deviendront.

On y retrouve donc les plus grandes marques comme Maje, American Vintage ou encore Sessun au milieu des 150 enseignes présentes sur le site. Une ligne pour homme a aussi été lancée en 2011.

Fondé en 2006 par deux passionnées de mode, Séverine Grégoire et Chloé Ramade, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros l’année dernière, soit une progression de 70% par rapport à 2010.

Début 2012, le groupe Casino est entré dans le capital de la start-up à hauteur de 49%. Après plusieurs levées de fonds, le site est aujourd’hui valorisé à 42 millions d’euros. Il prévoit une croissance toujours aussi importante pour l’année 2012 avec une ambition de devenir le leader européen de la vente en ligne d’articles de mode pour les femmes actives.

Wysips : la recharge pour portable solaire

Tout le monde a déjà vécu le problème de la batterie de portable à plat alors qu’on attend un coup de téléphone important. Mais ce problème est désormais résolu. La société Wysips a mis au point une technologie photovoltaïque incorporée aux écrans de téléphone. Une heure d’exposition au soleil remplacera 15 minutes de chargement sur secteur, et 6 heures d’exposition permet une recharge complète.

A terme, ce sont la plupart des téléphones qui seront équipés de cette technologie, mais également les mini ordinateurs  portables qui pourraient produire assez d’énergie pour se dispenser de rechargement sur secteur. Fondée en 2008, la société aixoise affiche un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2011, un objectif 2012 à 10 millions d’euros et un autre en 2014 à… 100 millions d’euros. Des perspectives plutôt engageantes.

Kobojo : le Zynga français

Crée en 2008, la société Kobojo édite des jeux à destination du grand public sur les réseaux sociaux. Si le marché est dominé par l’entreprise américaine Zynga, la start-up lilloise Kojobo affiche une santé étonnante. Avec des jeux comme PyramidVille, la société française s’est faite un nom dans le social gaming.

Le chiffre d’affaires est passé de 1,5 millions d’euros en 2010 à 4,5 millions d’euros en 2011. Dans le même temps, Kobojo a multiplié par 4 ses effectifs passant de 15 à 60 salariés. Sur ce secteur du social gaming en plein boom, la société française pourrait bien continuer son ascension. En novembre 2011, la société a ouvert une filiale en Allemagne afin de conquérir le marché nord européen, son principal objectif de développement en 2012.

Aucune start-up française n’a pour l’instant conquis le monde comme ont pu le faire les jeunes pousses de la Silicon Valley. Mais au regard de leur potentiel, il est probable que cela change dans les années à venir.

Jérémy Lemière

Erratum (31/05/2012) : Le jeu « Paf le Chien » n’est pas édité par la société Kobojo mais par Adictiz.