Premier groupe parapétrolier français et quatrième au niveau mondial, on peut dire que Technip est une véritable “pépite”. Pépite toutefois fortement corrélée au cours du pétrole… A l’image du brut qui a perdu en un temps record les deux tiers de sa valeur, le cours de Technip a violemment plongé à l’automne dernier, passant de 70 à 17 euros. Pour mémoire, la société d’ingénierie et de services mène à bien des projets pétroliers et gaziers fortement technologiques.
Technip côté chiffres
Technip a réalisé au premier trimestre 2009 un résultat net consolidé de 99,1 millions d’euros, à comparer à 89,9 millions d’euros au premier trimestre 2008. Le résultat opérationnel s’est élevé à 159,1 millions d’euros, à comparer à 136,9 millions d’euros un an plus tôt. Le taux de marge opérationnelle courante combiné des segments d’activité offshore et onshore s’est établi à 4,5% à comparer à 3,4% un an plus tôt. Le résultat opérationnel courant est ressorti à 153,9 millions d’euros, en hausse de 12,4%. Le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 1,569 milliard d’euros, soit une diminution de 13,6% d’une année sur l’autre.
L’avenir reste incertain
A la fin du premier trimestre 2009, le carnet de commandes du groupe s’élevait à 6,928 milliards d’euros, à comparer aux 8,625 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2008 et aux 7,208 milliards d’euros à la fin de l’année 2008. D’après les estimations du groupe, environ 62% du carnet de commandes doit s’écouler en chiffre d’affaires au cours des neuf prochains mois de 2009.
Au-delà de cette année, l’évolution du marché reste incertaine, a indiqué la société de services pétroliers, qui se dit en mesure de maintenir ses objectifs financiers pour l’exercice.
Technip, côté fondamental et technique
Technip est très présent dans la région clé du Moyen-Orient, ce qui lui offre de nombreuses opportunités de contrat, en particulier dans les projets gaziers. Ses positions en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient lui permettent de profiter de l’activité de ces régions. Par ailleurs, le groupe renforce ses capacités d’exécution opérationnelle de ses contrats.
D’un point de vue technique maintenant, l’intensité du rebond démarré en novembre 2008 pourrait avoir mis un terme à la chute initiée courant octobre 2007. En effet, les indicateurs hebdomadaires tendent à se retourner à la hausse et restent bien orientés, tandis que la moyenne mobile à 21 périodes est en plein test.

Le rebond devrait se poursuivre
Aussi, sans écarter un repli initial vers les 26,30 euros (retracement classique de Fibonacci de 38,2% du rebond), histoire de “digérer” un peu ledit rebond, et tant que le support clé des 22,65 euros (fort ratio de 61,8%) n’est pas nettement enfoncé, une poursuite de la reprise est attendue vers le seuil de résistance des 41 euros. Ce niveau correspondant à la fois au retracement de 50% de la dernière vague de baisse et à la fois au dernier overlap.
Par la suite, on pourrait viser jusqu’aux 46,75 euros, soit le plus-haut de mai 2001.
Alternativement cependant, le passage sous les 22,65 euros impliquerait une reprise de la tendance baissière immédiate…
Marc Dagher
Article original
© Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.



0 commentaire