Mon vénérable maître jedi Warren Buffett, considère que l’analyse graphique n’a aucune valeur, sinon mystique. Avec ses diagrammes ésotériques, l’analyse graphique ressemble parfois plus à de l’astrologie qu’à de l’analyse financière.
Mais les chartistes rétorquent que, dans un marché volatile, mieux vaut décrypter les intentions des investisseurs plutôt que disséquer des bilans. De nombreux investisseurs respectés utilisent l’analyse graphique pour prendre leur décision.
Quels sont donc les secrets pour réussir avec l’analyse graphique ?
La base de la base : les courbes de prix
Une courbe de prix est une séquence de prix sur un temps donné. Un type de courbe très prisé des investisseurs est celle construite avec des barres verticales (les bar-charts), dont le sommet et la base représentent respectivement le cours le plus haut et le cours le plus bas atteint durant un jour, une semaine ou un mois. Le cours de fermeture y est représenté par une fine ligne verticale.
La hauteur de la barre verticale montre l’amplitude des cours sur cette période, et exprime ainsi la volatilité. Les chandeliers japonais, également très prisés, sont une variante de ce type de graphique.
Les indicateurs techniques, base de l’analyse statistique
Cela va du stochastique au bollinger en passant par le MACD (hum, celui-ci me donne faim …).
Par l’intermédiaire de ces indicateurs, les statisticiens essayent de modéliser l’évolution des prix. En effet, ils sont convaincus que le passé peut les éclairer sur l’avenir, et que les cours du passé peuvent donc être projetés pour prévoir les prix futurs : l’histoire se répète. Ils partent du postulat que toute l’information disponible sur un titre financier est déjà fidèlement intégrée à son cours. Dans cette perspective, il n’y a donc aucune raison d’essayer de repérer des valeurs “aux fondamentaux sous-évalués”, et il vaut mieux travailler à détecter les tendances très tôt pour les acheter ou les vendre avant tout le monde.
Détecter les tendances : les moyennes mobiles
Au cœur de l’analyse graphique se trouve l’observation que les cours évoluent de trois façons. Ils montent, descendent ou stagnent. Le facteur clé de succès est de repérer une de ces trois tendances et de s’y coller jusqu’à repérer un autre signal montrant que la situation a changé. Une méthode pour faire ça est celle des moyennes mobiles.
Une des plus utilisées est celle qui se fonde sur les prix de clôture. Pour calculer la moyenne mobile (MM) à 5 jours (MM5), il suffit d’additionner les 5 derniers cours de clôture et de les diviser par 5.
Exemple :
- Cours jour 1 : 10
- Cours jour 2 : 12
- Cours jour 3 : 10
- Cours jour 4 : 13
- Cours jour 5 : 15
MM5 = (10+12+10+13+15)/5 = 60/5 = 12.
Si le jour suivant, le cours de clôture est à nouveau 15, on obtient MM5 = 65/5 = 13, et ainsi de suite.
Une MM croissante peut indiquer une tendance haussière, de la même façon qu’une MM décroissante peut indiquer une tendance baissière.
Vous pouvez également jauger la tendance en regardant si le dernier cours est situé au-dessus ou au-dessous de la moyenne mobile.
Si une moyenne mobile de 13 sur une courte période dépasse une moyenne mobile prise sur une période plus longue, vous avez un signal d’achat. De même, si elle la coupe “par le haut”, vous avez un signal de vente.
Les moyennes mobiles sont très fiables, surtout lorsqu’elles sont appuyées par des volumes de transactions en hausse, ce qui peut indiquer que les investisseurs institutionnels (les fameux “zinzins”) renforcent la tendance.
Mais les tendances ne durent jamais …
Acheter dans les creux avec l’analyse chartiste
Les cours n’ont pas pour habitude d’évoluer en ligne droite. Ca se saurait ! Non non, au lieu de ça, ils dessinent des pics et des creux, de part et d’autre de la courbe de tendance.
Lors d’une phase haussière, un trader à court terme s’efforcera donc de maximiser ses plus-values en achetant des titres dans les nombreux creux qui jalonnent le chemin de la hausse générale.

La fréquence à laquelle le trader fera ça dépend de son intérêt pour le trading et ses frais de transactions, mais une règle d’or est d’utiliser les graphes à long terme pour déceler les tendances, et des graphes à plus court terme pour identifier les opportunités d’achat ou de vente.
Les points de résistance se forment au sommet de chaque hausse prolongée, à mesure que les traders prennent leurs bénéfices, et au creux de chaque baisse prolongée, à mesure que les stock-pickers rachètent des titres à bons prix.
En gardant un oeil sur les résistances précédentes d’un cours, le chartiste en prolonge la ligne horizontale vers l’avenir, en espérant que cela lui permettra d’identifier les prochaines résistances et, selon le cas, acheter ou vendre.
Le mot de la fin
L’analyse graphique peut, au même titre que l’analyse fondamentale, fournir de bons outils pour réussir en bourse. Mais comme tout outil, il n’est jamais aussi bon que la personne qui s’en sert.
Un chartiste “bullish” (haussier) ou “bearish” (baissier), saura toujours trouver une ligne pour justifier son point de vue. Une tendance haussière ne sert plus à rien lorsqu’une entreprise publie un profit warning. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain: l’analyse graphique est bel et bien utile, mais elle n’est qu’un facteur parmi d’autres dans le succès d’une stratégie d’investissement.
Et toi cher lecteur ? Plutôt chartiste ou “fondamentaliste” ?



18 commentaires
Dim 16 Mar 2008
Plutôt très chartiste…
Mer 19 Mar 2008
Pas plus l’un que l’autre… Ce qui m’intéresse dans l’analyse technique, c’est la compréhension de ce que fait le marché au moment où elle est menée. Je ne pense pas qu’elle ait une grande valeur prédictive au sens strict. Mais en permettant de comprendre le jeu des forces en présence, elle permet de se positionner en fonction de la tendance. Celle-ci est comme un train: il vaut généralement mieux monter à bord que se coucher sur les voies…
Ven 21 Mar 2008
@ Arnaud: Personne n’est parfait
@ Charles: Joliment dit ! Je suis d’accord avec toi, je ne crois pas non plus que l’analyse graphique ait une valeur prédictive. Mais meme si je ne suis pas un grand adepte de la méthode, je m’en sers pour évaluer le meilleur timing pour me positionner sur une valeur. Je me sers principalement des moyennes mobiles, des supports et des resistances.
Lun 19 Mai 2008
Je suis plutot fondamentaliste, cependant les chartistes réalisent souvent de trés jolies coups . Pour moi la meilleur méthode, pour un fondamentaliste, et de s’associer à un chatiste. Qui va lui donner des points d’entrés ou de sorties. avec une étude fondamentale au préalable
Dim 25 Mai 2008
Vous mélangez tout… L’analyse technique n’a rien à voir avec l’analyse chartiste.
L’analyse technique essaie de trouver le ou les indicateurs magiques qui vont lui donner des signaux d’entrée/ sortie.
La quête du Graal… Surtout que tous ces indicateurs sont redondants…
L’analyse graphique quant à elle permet de décoder le plan de route des gros. Les gros font le marché ne l’oublions pas. Les gros gagnent parce que les petits perdent.
Un bon analyste graphique n’a besoin d’aucun autre indicateur technique, “tout est dans le graph et dans les volumes”...
Enfin pour l’analyse fondamentale, elle peur être utilisée pour du MT LT, mais à ce moment là nous ne sommes plus dans un optique de trading mais plutot “d’investissement”.
L’analyse fondamentale est utilisée par les traders pour justifier des mouvements qu’ils vont initier. Une small cap annonce moins bien que prévue ? Allez on la massacre, on la VAD pour qu’elle décroche de 10 %. (hé oui les gros peuvent vader sur des valeurs non éligibles au SRD)
La valeur de l’entreprise a t elle fondamentalement diminué de 10 % ? Non.
Mais peu importe, l’action ira là où les gros ont décidé de l’emmener, c’est tout…
Mar 10 Juin 2008
vous avez rien compris ou quoi! C’est deux systèmes sont purement et strictement identiques, la fondamentale, et la graphique disent les même choses et c’est normale! Avec les graphes le travail de l’analyste fondamentale, se retrouvent toujours…sur le graphe! Sauf qu’avec les graphes le travail de l’analyse fondamentale nous est maché, il ne faut pas croire que vous êtes les seules à pratiquer l’analyse fondamentale, le marché le fait déjà et certains sont mieux avertis que d’autres sur les news! Alors avec un graphe et de bon indicateur vous verrez transparaître leur travail. Exemple: Avec l’analyse graphique la crise des sub primes pouvait se prevoir, car sur les graphes on pouvait voir un certain bruit de fond du marché començant a s’inqieter, et bien sans copains dans le milieu de l’info vous n’aurez rien vu! Que dire de la crise de Janvier et de l’affaire Kerviel, un magnifique épaule tête épaule se dessinait depuis decmbre 2006, à la fermeture de la figure et bien on a tout coupé et on a bien fait!
En conclusion ne rien rejeter, l’analyse graphique et la technique sont purement identique c’est l’outil qui est différent!
Lun 07 Jui 2008
tout à fait d’accord avec Pecot .Rien à ajouter
Mar 08 Jui 2008
D’accord avec Vincent et Pecot…
Dim 13 Jui 2008
heu oui c’est ce que je dis… : “Un bon analyste graphique n’a besoin d’aucun autre indicateur technique, “tout est dans le graph et dans les volumes”…”
Ces deux approches n’ont rien à voir sur la forme, mais sont exactement les mêmes sur le fond, on est d’accord, puisqu’elles utilisent toutes les deux uniquement les données du graph et rien d’autre.
En revanche si vous pensez que l’analyse fondamentale dit la même chose, bon courage… lol
Combien de fois voit on de pauvres petits porteurs se lamenter “ah mais je comprends pas, c’est pas normal, l’entreprise machin a fait un super trimestre, son PER est de 10 !!! C’est n’importe quoi, ca va remonter…”
Bah oui mais non.
Son PER on s’en fout.
Du moins en Bourse…
Enfin bref, chacun sa méthode et ses convictions, tant qu’il y aura des joueurs en Bourse, il y aura des gagnants, des perdants… et c’est tout ce qui compte non ?
Mer 03 Sep 2008
Tout à fait d’accord avec le dernier commentaire. Un vrai analyste graphique n’as pas besoins du technique. Le technique n’est que secondaire. Quand au fondamentale , je n’en parle même pas , c’est complètement sortis de ma tête.
Pour en revenir aux performances , des sites comme bourseclub.net avec le best of 120 ou swingbourse.com avec le portefeuille Trader Expert s’en sortent très bien sachant que leurs analyses sont 100% graphiques.
C’est parce qu’il existe des perdants que nous avons quelques chose à gagner…
Sam 27 Sep 2008
Le sujet fait toujours débat, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Il suffit de voir les violentes attaques que l’on subit lorsque l’on “critique” l’AT…
Et oui ! Le rêve de prévoir est présent dans bien des cas, et l’on assiste plus à une croyance qu’autre chose. Ce qu’il y a de positif avec les gens qui font de l’AT, c’est que ce sont de gros consommateurs:
1 /de bouquins (“comment gagner 1000% en 1 jour”)... Je n’ose même pas parler de livre. 8-)
2/ de logiciels (faites le back test de votre méthode; bla bla bla)
3/ de courtage (en général, ils passent d’innombrables ordres de bourse, faisant très plaisir à leur courtier)
Le rêve, c’est bien. réaliser que l’AT est un marchant de rêve est mieux.
http://gigi75.over-blog.com/
Lun 03 Nov 2008
La question est intéressante et le débat toujours passionné. Je m’y intéresse d’ailleurs régulièrement sur mon blog. je préfère le terme d’analyse technique à celui d’analyse graphique.
Je suis pour ma part plutôt chartiste/technique mais je fais très attention à ne pas m’enfermer dans une seule logique.
Tout d’abord si l’analyse graphique fait autant l’objet de discussions, c’est que sa définition n’est pas très claire. Qui peut me donner une définition indiscutée de l’Analyse Graphique?
Ensuite, l’analyse graphique est mal utilisée. En effet, faute d’un cadre défini, elle sert à tout mais surtout à n’importe quoi. Pour le communs des petits boursicoteurs, elle semble facile d’accès et cela finit par d’obscurs gribouillages sur un graph. Plus le graph est chargé, plus il est mauvais (mon avis). C’est une des raisons pour lesquelles l’analyse graphique est parfois comparée - à tort - à l’astrologie.
L’analyse graphique ne permet EN AUCUN CAS de prédire l’avenir. Une telle erreur entraine forcément un amalgame avec la boule de cristal, le jeu de tarot, les entrailles de poulet ou encore les pelures d’oignon. Qui peut prétendre prédire l’avenir? Et pourtant cet aspect “prédiction” figure dans la plupart des définitions de l’analyse graphique. Je ne partage évidemment pas ces définitions. L’analyse graphique permet simplement de mettre en place des scénarios avec des points de validation et d’invalidation. Ce n’est pas jouer sur les mots, la nuance est pour moi essentielle.
En effet, il ne s’agit pas de prédire l’avenir mais de SUIVRE LA TENDANCE. Enorme nuance.
A l’inverse, il y a ceux qui sont persuadés que l’analyse graphique est LA méthode pour gagner en Bourse: indicateurs, Weinstein, Gann, Elliott etc… La tête dans le guidon ils ne regardent plus le paysage. De toutes les façons, ils sont en général équipés d’oeillères bien épaisses. Ceux là portent autant de préjudice à l’analyse graphique que les novices adeptes du gribouillage.
Enfin, il y a les charlatans qui se servent de l’analyse graphique pour se faire de l’argent en vendant des pseudo-méthode pour “gagner” en Bourse sur le dos des gens naifs et crédules. Il n’y a aucune méthode fiable sinon ça se saurait depuis longtemps.
L’analyse graphique est un élément de la prise de décision. Les différentes méthodes ont leur intêret, dans un cas précis, mais ont aussi leurs LIMITES.
Je pense que l’analyse graphique souffre d’un manque de cadre et de limites. Entre les novices et les puristes, il n’est pas étonnant que l’analyse graphique soit mal utilisée et donc forcément contestée.
L’analyse graphique seule ne vaut rien ou pas grand chose. Elle a une utilité au même titre que l’analyse fondamentale, la psychologie des marchés. Elle a ses limites notamment en période de chaos, de krach où les comportements deviennent irrationnels.
Steven Nison mentionne pourtant les limites de l’analyse graphique dans ses ouvrages sur les chandeliers japonais. Mais il est fastidieux de lire - et surtout de comprendre - ses bouquins. Il est nettement plus facile de lire 3 lignes sur les seuils, resistances, macd, rsi etc… et de commencer à tirer des traits sur un graph.
Xavier dit ““tout est dans le graph et dans les volumes”. C’est sans doute inspiré de Weinstein qui à mon sens a le mérite de garder les choses au plus simple. Plus c’est simple, mieux c’est.
Cordialement,
Toonsai
http://toonsai.wordpress.com/
Mar 11 Nov 2008
Personnellement, je combine l’analyse fondamentale et l’analyse technique lorsque je souhaite me positionner à moyen terme ou à long terme et j’utilise uniquement l’analyse technique lorsque je souhaite me positionner à (très) court terme. Je commence aussi à utiliser un troisième type d’analyse beaucoup moins populaire, que j’appelle l’analyse de signaux (c’est tout simplement une analyse qui est faite avec les mêmes outils que ceux qui sont utilisés pour faire du traitement de signaux).
Bien à vous,
Alexis.
http://www.delit-d-initie.com
Mar 11 Nov 2008
Je dois avouer pour ma part que mon avis a pas mal évolué à propos de l’analyse technique.
Autant, je pouvais penser que c’était totalement ésotérique.
Maintenant, je trouve que c’est effectivement utile pour timer ses entrées. Et rien que parce que beaucoup d’opérateurs de marché appliquent l’analyse technique fait qu’il y a un effet auto-réalisateur ... donc dans une certaine mesure, ca marche plutot bien.
Jeu 13 Nov 2008
Disons qu’actuellement, quand tous les repères sont “morts”, et que les variations quotidiennes n’ont aucun sens, on peut effectivement se racrocher à l’AT, pour le sens de variation intraday. Comme la Bourse est du “n’importe quoi” en ce moment (que signifie une variation du marché de +5% ... suvi de -5% , puis +12%, sans aucun changement fondamental sur 3 jours ??), on peut effectivement jouer les droites de tendance, comme on joue au loto d’ailleurs.
Mais en dehors de ces circonsances exceptionnelles, sans aucun sens, je ne crois pas que ce soit d’un grand secours pour l’avenir ! Cela ne retire en rien son intérêt pour essayer de comprendre le passé.
Dim 06 Sep 2009
il suffit de backtester pour se rendre compte
Mar 08 Sep 2009
On parle de plusieurs angles de vision d’un même phénomène, sans pour autant l’expliquer et donc pourvoir le prédire, d’ou les controverses ci-dessus…-)
Ma représentation des marchés est la suivante:
Les cours sont une altitude en un point d’une sphère, chaque point d’une sphère représentant une valeur de la cote ou une activité économique agrégée, les activités similaires étant dans un proche secteur géométrique, les volumes de transaction de ces valeurs, et donc de ces points, représentent la courbure locale de la sphère (qui est donc à la fois hérissée de pics et de creux et bosselée…) et le volume total de la sphère représente le volume total des transaction soit la masse monétaire en circulation.
A partir de là, les institutionnels orientés investissement et gestion essaient “d’organiser” la tendance pour obtenir une rentabilité positive au travers de 3 moyens:
1 Par les annonces et les indicateurs (quand les indicateurs chiffrés ne suffisent plus, on crée des indicateurs d’opinion…)
2 Par le positionnement influant en volume sur des valeurs au petit flottant.
3 Par annonce à posteriori, sur les transactions sur le marché gris.
L’analyse de la tendance passée est bien dans les cours et donc dans l’analyse graphique et technique.
Mais une moyenne mobile sur un marché en déclin surestime en poids la tendance et inversement d’autant plus que sa période est large, et ne peut donc pas convenablement servir à prédire quoi que ce soit…(d’autant plus qu’elle ne pondère pas la cotation du poids de l’affirmation des volumes…pour lesquels d’autres indicateurs ont été créés).
Maintenant la naïveté et l’approximation de certains acteurs du marché sont si répandues que l’analyse graphique et technique sont en réalité de bonnes approches de la psychologie des marchés…A ce titre on peut se demander ce que donnerait l’analyse technique de certains convertie dans une autre base que la base 10 (le coté psychologique et magique des chiffres…)
Bref, rien de prédictif, rien de rationnel, que du hasard.
L’analyse graphique et technique fonctionne pourtant…mais quand?
Elle fonctionne dans la plage de cotation que les investisseurs institutionnels lui permettent de fonctionner. C’est pas formalisé clairement, mais ça s’apparente au spread sur une période donnée…
Comme les marchés sont cahotiques par essence, on ne peut pas prévoir quand ni pourquoi, ce qui reviendrait à dire par qui, mais les corrections correspondent aux prises de bénéfices ultimes ou aux perte finales acceptées (les corrections dans les deux sens).
L’analyse fondamentale permet juste d’appréhender la précession des mouvements de la cote, dans l’ordre des cycles économiques courts ou longs et des secteurs d’activité (jeu de domino); ainsi que le “niveau d’armement” dont disposent les entreprises en réaction à l’ensemble de ces contraintes (qui incluent leurs concurrents).
Reste les aléas climatiques, sanitaires, politiques, les croyances et l’incertitude de la science économique pour faire en sorte qu’une entreprise solide qui annonce de bons résultats dans un marasme boursier ne sortira pas de la nasse…-)
Ven 11 Sep 2009
On peut rajouter une chose, malheureusement parce que j’aime pas être négatif et que les autres méthodes ne font pas mieux (analyse fondamentale) :
L’analyse graphique, contrairement aux apparences, est statique :
Je m’explique: elle ne tient pas compte de l’évolution des autres valeurs, y compris les devises de cotation, qui sont autant d’ opportunités…
Mais comment faire mieux face à ce mur de variables enchevêtrées ?...
Cordialement.