Vous l’avez sans doute lu dans tous nos quotidiens, économiques ou généralistes : une crise alimentaire menace la planète. On se croirait dans un scénario de science-fiction: la race humaine menacée par elle-même, par son propre développement frénésique, son incapacité à s’auto-réguler.
Plusieurs éléments à garder à l’esprit:
- 1/ le développement de l‘être humain sur Terre est limité aux capacités qu’offre son environnement, c’est-à-dire à l’espace disponible pour lui permettre de subvenir à ses besoins (alimentaires, énergie, déplacement, etc.).
- 2/ Pour survivre, l’Homme a besoin, comme les plantes et les animaux, de 3 facteurs (4 si on y ajoute l’espace): la lumière (à priori le soleil est encore actif pour quelques centaines de millions d’années), l’eau (ressource en voie de raréfaction dans de nombreuses zones terrestres) et de la nourriture (dont le volume n’est pas extensible à l’infini car dépendant de l’espace alloué à sa production).
- 3/ 45% de la production céréalière mondiale va à l’alimentation animale.
- 4/ Les pays émergent/émergés comme la Chine, l’Inde et le Brésil (presque 2.5 milliards d’individus sur Terre rien qu‘à eux trois) se mettent à consommer de la viande.
- 5/ Le développement des culture destinées aux biocarburants se fait au détriment des cultures destinées à l’alimentation : ce phénomène s’explique principalement par l’explosion du prix des énergies fossiles que sont le pétrole et le gaz.
Conjuguez ces postulats et vous obtenez l‘équation délicate à laquelle doit faire face les Etats et les organisations internationales : ONU, Banque Mondiale, FAO et scientifiques de tous horizons tirent la sonnette d’alarme.
Au rythme où se développe l’Humanité, il faudrait l‘équivalent de 3 planètes comme la Terre pour subvenir aux futurs besoins de nos congénères ! Rajoutez une pincée d‘écologie et de développement durable et la machine s’enraye.
Le capitalisme effrené accentue les phénomènes de deséquilibre entre les pays les plus riches et ceux les plus pauvres. L’Afrique se retrouve de nouveau en première ligne, suspendue au risque d’une famine internationale.
Et Sarkozy qui veut attirer les investisseurs sur cette problématique à l’occasion de la réunion de la FAO à Rome aujourd’hui avec la promesse de gains substantiels si ceux-ci investissent dans l’alimentaire. Je me pose la question : a-t-on le droit de faire de la survie de l’Homme un business à part entière ?
A priori oui.



0 Commentaires pour Pénurie alimentaire mondiale