
Introduite en bourse en octobre 2007 à un prix de souscription de 20€ par action, Nyrstar (BE0003876936- NYR.I) est née de la fusion du département zinc du belge Umicore et de Zinifex, une société australienne.
L’activité principale de Nyrstar est le “smelting“, c’est-à-dire la fusion de plomb et de zinc. Il en est d’ailleurs le premier producteur mondial et est présent en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Australie, aux USA et en Chine. Le groupe fabrique également du cuivre, de l’or et de l’argent raffiné. Les matériaux se retrouvent donc dans pas mal d’objets courants de la vie quotidienne : pièces de voitures, bâtiments, appareils électriques, etc.
Concernant la détention du capital, ses actionnaires principaux sont Glencore Holdings avec 7,79%, Umicore lui-même avec 5,25% et Blackrock Group avec 4,98%.
Descente aux enfers
Après son IPO il y a un an et demi, le smelter a connu une véritable descente aux enfers, victime de la baisse de la demande mondiale de zinc, à cause de la crise économique. Le cours du zinc est ainsi descendu de 4000 dollars la tonne en 2006 à environ 1300 dollars à l’heure actuelle et le cours de l’action a suivi, avec une chute de 20 euros à 4 euros à l’heure où nous écrivons ces lignes (avec un plus bas à peine croyable à 1,57 euro au plus fort de la crise).
Pas étonnant, avec les stocks énormes de zinc invendu, que Nyrstar ait ralentit drastiquement sa production et annoncé une perte de 595 millions d’euros, contre un bénéfice de 120 millions un an plus tôt. Last but not least, le dividende 2008, payable en 2009, a été purement et simplement supprimé.
Redressement en vue
Malgré tout cela, nous pensons que l’action reste intéressante. Avec un Price Earning Ratio de 1,34, une trésorerie nette de 176 millions d’euros au 31 mars 2009 (par rapport à 147 millions fin 2008) et aucune dette, la société reste solide. Elle pourrait se reprendre très fortement dans les douze prochains mois avec la résorption de la crise et la relance de la demande en matériaux de construction et des ventes d’automobiles.
Par ailleurs, Nyrstar a annoncé récemment qu’il allait inaugurer un plan de restructuration qui lui permettrait d’économiser 50 millions d’euros par an à partir de 2010.
A un prix de 4 euros, nous estimons que le titre est “bankable” sur le long-terme, avec un objectif de cours situé entre 8 et 10€. Entrez toutefois prudemment tant que la relance économique n’est pas franchement validée, avec un horizon de placement de 24 à 36 mois.
Dividende.be
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