
Dans le contexte de ralentissement économique mondial, le titre LVMH (MC) a chuté de 16% depuis le début de l’année. La bourse a sanctionné LVMH en annulant deux ans de gain boursier !
Pourtant, le groupe de Bernard Arnault vient d’annoncer une croissance organique à deux chiffres de ses ventes (+13 % avec 16.48 milliards d’euro de CA) et de son résultat opérationnel (+12%), ainsi qu’une croissance de ses résultats de 8%.
Ces très bons résultats sont dus aux investissements du groupe dans les pays émergents, qui représentent désormais 27% des facturations. Cette stratégie ciblée sur les pays émergents devrait etre payante puisque de nombreux économistes estiment que les pays émergents sont entrés dans une phase de croissance durable, grà¢ce au développement d’une demande intérieure autonome.
Mais LVMH reste toujours très dépendant des marchés japonais et américain qui représentent 36% des ventes du groupe. Ainsi, les mauvaises nouvelles venant des Etats-Unis pèsent sur le cours de bourse du groupe de luxe. Les investisseurs s’attendent à un impact très négatif du ralentissement de l’économie américaine sur LVMH. Bernard Arnault, l’emblèmatique PDG, en est aussi conscient et assure que son groupe peut résister à une récession “moyenne” de l‘économie américaine.
Le groupe peut-il vraiment échapper aux conséquences d’une récession aux Etats-Unis ?
LVMH offre de belles perspectives :
- Pour Bernard Arnault, les analystes financiers assimilent à tort LVMH à une valeur cyclique, ce qui expliquerait sa contre-performance en bourse. Les valeurs cycliques sont très attaquées dans le contexte actuel de récession mondiale. Or LVMH possède parmi son portefeuille exceptionnel de plus de 60 marques prestigieuses des activités comme les vins et spiritueux et sa branche luxe avec la marque Louis Vuitton en particulier qui permettent au groupe d’etre décorrélé des fluctuations conjoncturelles du secteur des biens de consommation.
- Le PER de LVMH est relativement attrayant, à 12,7 fois le résultat net attendu en 2009 contre 13,1 pour son concurrent Richemont
- Sur un plan graphique, un important support se trouve à 65 euro (support 2005)

Néanmoins, LVMH doit faire face à d’importants défis :
- Les taux de change sont un réel problème pour LVMH avec “la flambée” de l’euro par rapport aux dollar US et au yen. Le groupe produit en euro et vend en dollar et yen.
- LVMH n’est pas simplement une valeur du secteur du “luxe”, secteur qui historiquement résiste bien durant les périodes de ralentissement économique. Le groupe est assimilé a une valeur de biens de consommation en raison de sa grande diversification avec la marque Séphora par exemple.
- Certains analystes viennent de baisser leurs prévisions de cours, UBS de 90€ à 75€, Crédit Suisse de 97 à 94€. Les investisseurs sont plus fébriles sur la valeur.
Le groupe est très diversifié, tant sur le plan de l’activité que de la géographie. Cette stratégie de diversification est payante sur le plan géographique : le groupe a énormément augmenté ses investissements en Chine, Russie et Indes. Or les BRIC devraient être les moteurs de la croissance mondiale en 2008. A la clôture de jeudi dernier, LVMH s’est négociée à 68.95€, au-dessus de son support 2005 à 65€. De plus, le groupe envisage “une augmentation sensible de ses résultats en 2008” et a décidé une hausse du dividende de 16%. Il me parait donc intéressant de se positionner sur la valeur.



1 commentaire
Dim 28 Sep 2008
Je suis du même avis: achat sur LVMH. Un article récent sur le sujet :
http://gigi75.over-blog.com/article-23107256.html
Mon objectif de cours correspond aux plus hauts de 2007, ce qui serait mérité, dans des conditions normales de marché (ce qui n’est pas le cas actuellement, avec la nervosité des intervenants).
http://gigi75.over-blog.com/