
Lindt fabrique et commercialise du chocolat. Son positionnement est plutôt haut de gamme. Le groupe s’organise autour de trois familles de produits: les tablettes de chocolat, la confiserie et les produits saisonniers (Pâques, Noël…).
Le bilan de la société est excellent avec une dette à long terme inférieure aux profits nets annuels et en diminution pour le troisième exercice d’affilée.
La croissance des ventes est régulière, elles ont quasi doublé depuis 2000.
Évolution du bénéfice et du dividende par action :
- 2000 350 CHF – 80 CHF
- 2001 421 CHF – 90 CHF
- 2002 468 CHF – 110 CHF
- 2003 562 CHF – 140 CHF
- 2004 693 CHF – 180 CHF
- 2005 788 CHF – 225 CHF
- 2006 947 CHF – 275 CHF
- 2007 1123 CHF – 330 CHF
- 2008 1158 CHF – 360 CHF
Les ventes sont restées stables au premier semestre en raison de déstockages dus à la crise. Lindt affirme avoir gagné des parts de marché.
Le résultat est en chute en raison de charges exceptionnelles.
Il faut attendre la fin de l’exercice pour juger la performance de Lindt car 60% des ventes sont réalisées au second semestre alors que les charges sont réparties sur les deux semestres de l’année.
La rentabilité est très bonne avec un RoE autour des 20%. Les marges sont en progression constante depuis des années.
Les perspectives restent excellentes pour Lindt. Sa capacité d’innover et de positionner ses produits sont un atout majeur pour affronter la concurrence. Le fait d’être un “pure player” offre également un avantage face aux concurrents qui sont des divisions de grands groupes agro-alimentaires.
On parle régulièrement d’une possible offre de rachat de Lindt par Nestlé. Il faut également suivre le dossier Cadbury qui pourrait engendrer du mouvement dans le secteur chocolat.
Bref, ce dossier possède un caractère spéculatif.
Positif :
- Bon positionnement de la marque
- Gestion de qualité
Négatif :
- Pas de barrière contre la concurrence
Lindt est une action de base d’un portefeuille actions.
La marge selon Benjamin Graham ressort à 24% pour le certificat (10 certificats = 1 action nominative) en tenant compte d’une croissance de 8%.
Thierry Collart
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