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Les agriculteurs rouleront demain en Lamborghini, pas les banquiers


Cela fait un moment que Jim Rogers fait tout son possible pour promouvoir les métiers de l’agriculture, mais il devient de plus en plus précis sur les joies qui attendent les agriculteurs dans les années à venir. Son argumentation, publiée dans The Economic Times et selon laquelle les agriculteurs sont en passe de s’enrichir, est la suivante :

Le monde a consommé davantage qu’il n’a produit. Les stocks alimentaires sont faibles depuis plusieurs décennies et nous n’avons pas eu de mauvais temps, si ce n’est quelques cas isolés de sécheresse et autres calamités. Mais si ces cas isolés se multipliaient, alors le prix des denrées alimentaires exploserait.

S’il y a des changements climatiques, la meilleure façon de les accompagner se ferait à travers l’agriculture ou les produits agricoles. Et ce ne sont pas les opportunités qui manquent, puisqu’à l’heure actuelle, il y a pénurie de tout en agriculture : semences, engrais, tracteurs, pneus de tracteur. Et surtout pénurie d’agriculteurs car l’agriculture n’a pas vraiment été une activité florissante au cours de ces 30 dernières années… À présent, des dizaines de milliers de talentueux gestionnaires de fonds sont en dehors du marché. Si je ne m’abuse, la communauté financière ne sera plus vraiment « the place to be » d’ici les 30 prochaines années. Nous avons connu de nombreuses périodes dans l’Histoire où, tantôt les financiers, tantôt les producteurs de biens réels (mineurs, agriculteurs, etc.) sont tombés en disgrâce. Le monde, à mon avis, est en train de changer et se déplace d’un modèle financier vers un modèle de production de biens réels, et cela va durer plusieurs décennies comme cela s’est toujours passé, même si cela peut sembler étrange. Ainsi, dans les dix prochaines années, ce pourrait être les agriculteurs qui piloteront des Lamborghini et les courtiers en actions qui conduiront des tracteurs ou, dans le meilleur des cas, des taxis.

Par ailleurs, sur son propre site, Roger émet l’avertissement suivant : « Tous vos lecteurs qui ont passé un MBA ont commis une grave erreur : ils feraient mieux d’être plus terre à terre en suivant des formations en agriculture ou en exploitation minière. »

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2 commentaires

c3371 VIRGIGIL
Jeu 18 Juin 2009
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chouette j’adore le jardinage BIO, au moin je pourrais me reciclé en maraiché, elle sont belle les salade, tomate, poivron, aubergine, chou tous frais ceuillit se matin, acheté moi sa

c3373 Pascal
Jeu 18 Juin 2009
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Pour essayer de faire bref et de résumer, je crois que les financiers oublient là que celui qui détient le pouvoir n’est pas l’agriculteur qui produit, mais le distributeur qui a le contact avec le consommateur final. Wallmart inquiète le gouvernement américain par certains aspects par exemple…
Oui l’agriculture est la vraie richesse par rapport à un besoin primaire. Mais la production agricole est trop atomisée pour représenter un pouvoir. Les industriels ont donc créé l’agroalimentaire, une façon d’identifier les produits en masse critique…sous forme de marques aux images fortes concentrant de la valeur ajoutée. Les grandes surfaces ont lutté contre cette mainmise en créant les marques distributeurs sous couvert fallacieux de liberté et de bas prix. Bénéficiant de la proximité des clients par leurs parkings en banlieue et d’un espace de chalandise important (galleries marchandes), elles tiennent ainsi le marché de l’alimentaire. Ainsi au plus fort de la crise de la vache folle, quand les consommateurs étaient prêts à payer la viande 30€ le kg, les grandes surfaces faisaient de la promotion pour du porc à 7€ le kg…Les agriculteurs ne seront jamais riches pour une seconde raison: ils sont dans une partie de l’économie administrée. Pour avoir des prix compatibles avec le reste du monde, les pays riches ont une agriculture subventionnée qui impose de façon stricte les conditions de production, les techniques, les normes, et dont la bureaucratie impie change celles-ci au gré des modes, créant une insuffisance crhonique de rentabilité des investissements des exploitations. Une des buts recherchés étant de faire du remembrement rural et d’augmenter la taille des exploitations. La mécanisation permet cela en partie. Mais plus les surfaces sont grandes, plus il faut du personnel malgré tout pour effectuer les traitements garants du rendement, dans les délais. Or la main d’oeuvre agricole a quasiment disparue…Il ne reste que l’aspect patrimonial, la possession des terres…ce n’est pas toujours très relutif seule certitude sur le long terme la pression des villes renforce leur attrait progressivement…mais ce n’est plus de l’agriculture…

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