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Le krach de 1929 fête ses 79 ans


En fait, sa date de naissance (ou déclenchement…) est le 24 octobre, mais on peut considérer la période du 24 au 29 octobre. Il a pas mal maigri à ses début, jusque presque ses 3 ans (8 juillet), et ne reprendra son poids initial qu’à ses 25 ans !

Mais pourquoi noir ?

Eh bien, noir le jeudi 24, avec -22,6% en séance, bien que la séance se termine à -2,1% … noir le lundi 28 (-13%), noir le mardi 29 octobre (-12%).

Vous avez deviné de qui il s’agit ?

Il s’agit de Monsieur Krach de 1929 bien sûr…

Remémorons-nous le mécanisme de l’époque, qui a mené à la crise et comparons à l’état actuel.

Les causes

1. Achats à découvert d’action généralisé. Un levier de 10 était permis à l’époque… Une chute de 10% signifiait un sacré appel de marge, et bien des intervenant n’ont pas résisté, en premiers ceux qui investissaient à leur limite. Notez que des produits sophistiqués ont permis des leviers très importants. Ce ne sont pas les particuliers qui ont pu jouer là, mais les professionnels de la finance. De très nombreux hedge funds seraient en grande difficultés.

2. Une confiance aveugle. Un économiste, Irving Fisher, déclare même: “Stock prices have reached what looks like a permanently high plateau” (“Les cours ont atteint ce qui semble être un plateau perpétuellement élevé”). Le PER était de 80 juste avant le krach ! Il a été ramené à 8 en 1932 au plus bas. Notez que le PER était de 14 en 2007. Il est ramené à 7 actuellement.

Les conséquences

image bank run

1. La peur panique a fait s’effondrer la bourse, entre les intervenants qui ont retiré leurs billes, ceux qui ont du vendre de façon forcée (marge insuffisante), entrainant de nouvelles ventes panique, et d’autre liquidations de force. Notez que c’est ce qui se passe en ce moment, avec les liquidations en masse des Hedge-funds, obligés de lacher prise.

2. Restriction du crédit des banques. Les pertes essuyées sur les marchés ont servi de leçon aux banques: on ne prête plus, pour ne pas se retrouver avec des clients qui ne peuvent rembourser leur dette comme cela a été le cas. Les pertes sèches encaissées par les banque ont fermé le robinet du crédit à tous. Notez que les autorités tentent de tout faire pour éviter le “crédit crunch, en alouant des fonds aux entreprises directement, en prenant en garantie des titres illiquides …

3. L’absence de crédit a étouffé les investissements et la consommation, d’autant plus que l’ “effet de richesse” a été négatif, dû au dégonflement des actifs. Notez que l’on vit une décroissance de tous les actifs: mobiliers, immobiliers, matières premières. Il est important de savoir quel est le moral des ménages et à quel point cela les affectent. En septembre, la consommation a été forte en France, donc l’impact comportemental ici semble limité.

Qu’en sera-t-il aux USA ou la répartition du patrimoine est différente ?

4. Moins de consommation = entreprises en difficulté, par manque de débouchés. Les plus faibles font faillite, les banque ne souhaitant toujours pas les soutenir (toujors pas de crédit…). Notez la récente médiatisation des difficultés dans l’automobile. Quand on a peur, on reporte les achats.

5. Panique des épargnants, qui retirent en masse leur liquidité, mettant à leur tour les banques en difficulté. La crise bancaire se déclenche: Encore moins de crédits. Encore moins d’investissements. Encore moins de consommation. Notez que les mesures en faveur des banques européennes, garantissant tous les dépots, vise à éviter ce type de panique.

6. Le chômage explose suite aux faillites d’entreprises. Durant la période, il est multiplié par 10, passant de 1.5 million, à 15 millions. La crise devient économique. Notez que la crise bancaire de 2007 semble en phase de se terminer, laissant la crise économique prendre le relai, d’où les chutes du pétrole, de l’or, des matières premières.

7. Le protectionnisme aggrave la crise et la propage aux autres pays occidentaux. On pourrait retrouver cela envers les pays émergents. Le “découplage” a vécu, mais pour l’instant nous ne parlons pas encore de barrières douanière, sauf pour protéger le capital “d’entreprises stratégiques”.

8. L’économie se redresse à parti de 1933 avec le “New deal” (interventionnisme de l’état), mais rechute juste avant la seconde guerre mondiale… pour reprendre dès l’entrée en guerre des Etats-Unis en 41. Notez qu’on parle de “refondation du capitalisme”, et les garanties apportées par l’Etat aux banques n’est pas sans rapeler ce qu’a fait Roosevelt en 1933.

Un petit souvenir aussi pour ceux qui pronnent l’achat d’or actuellement: c’est à la suite de la crise de 1929 que l’étalor-or a disparu aux Etats Unis, au profit d’une monnaie flottante. Ceux qui détenaient alors de l’or devait le rapporter et recevaient des dollars à un taux fixé. Passé le délai d’échange, ils pouvaient être carrément expropriés sans contrepartie !


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1 commentaire

c1133 crofin
Mar 28 Oct 2008
crofin photo

effectivement Roosvelt Franklin a frappé fort
http://crofin.canalblog.com/archives/2008/10/08/10871845.html

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