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Le fret maritime confirme son redémarrage


Le BDI ou indice du fret maritime, qui peut être suivi sur le site Bloomberg, a quitté son soutien long terme et repart en direction de sa résistance long terme située actuellement à 5000. Il lui faudra tout d’abord franchir un palier intermédiaire important situé à 3500 !

Cette remontée atteste d’une reprises des échanges commerciaux intercontinentaux.

Cet indice mesure le coût du fret par voie maritime de matières sèches tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales…sur 20 routes maritimes notamment en direction de l’Asie (8/20). Historiquement, cet indice était très corrélé avec les indices boursiers matières premières ou construction/matériaux de construction.

Entre 2000 et 2008, le taux corrélation entre ces indices boursiers sectoriels (au niveau mondial sur notre graphique) et le BDI était de plus de 80%.

Toutefois, depuis juillet 2009, les évolutions du BDI se sont écartées de celles de ces indices boursiers. Signe d’un excès d’optimisme sur la reprise économique de la part des investisseurs actions ou rupture de relation entre les deux indices ?

En fait, la (très relative) faiblesse du BDI pourrait s’expliquer par des facteurs d’offre plus que de demande. Entre 2006/2008, le taux d’utilisation des flottes était élevé. Une demande excédentaire se traduisait par d’importantes tensions sur les prix. Les armateurs ont donc décidé d’augmenter leurs capacités et de nouveaux entrants sont arrivés sur ce marché.

Cependant, les délais de livraison des vraquiers sont longs et une grande partie des navires commandés durant l’envolée des prix du fret jusqu’à la mi-2008 ont été ou seront livrés cette année. Ainsi, près de 1 400 bateaux doivent être livrés en 2010 dans le monde contre en moyenne 283 sur les cinq dernières années. Mais, comme l’année dernière, seule une petite partie de ces nouveaux bateaux sera mise en service ; en net, sur la fin 2009, seulement 240 nouveaux bateaux étaient en exploitation.

L’offre excédentaire de navire est donc très incertaine au gré de la rapidité des livraisons et de la mise en service des nouveaux navires. Les fluctuations du BDI pourraient plus traduire, dans les prochains mois, des incertitudes sur la disponibilité des bateaux que sur la demande.

La déconnexion entre les indices boursiers et le BDI n’est donc pas aberrante, elle traduit seulement le fait que les fluctuations de l’indice de coût du fret reflètent des problématiques d’offre plus que de demande…

Lefeuvr3
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1 commentaire

c7160 jymesnil
Dim 14 Mar 2010
jymesnil photo

analyse très pertinente. En effet les armateurs ont commandé des quantités de bateaux invraisemblables…tel CMA-CGM qui est en quasi-faillite à cause de ses commandes aux chantiers coréens. Ils font ralentir les bateaux sur les mers afin d’économiser le carburant, mais aussi pour réduire cette offre…tout en redoutant de prendre livraison de tous les bateaux commandés. C’est vrai que l’indice est très parlant, mais en fait il faudrait regarder le traffic en fonction des continents car ce qui est vrai pour l’Asie, ne l’est pas obligatoirement pour l’Europe….à suivre

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