Le plus célèbre élève de Benjamin Graham, Warren Buffett, est devenu l’investisseur le plus performant du monde en reprenant à sa sauce les leçons de son maître à penser. Buffett et son associé Charlie Munger ont repris l’idée de “marge de sécurité” et de détachement par rapport au marché de Graham et ont fondé leur propre approche en y mêlant leur innovation : l’évaluation du potentiel de croissance à venir d’une entreprise.
Warren Buffett est avide des titres des entreprises qui ont une marque forte, un modèle économique simple à comprendre, une robuste santé financière et de quasi-monopoles sur leur marché, comme Gillette, Coca-Cola ou encore The Washington Post Company.
Buffett aime racheter des titres à bon compte lorsque de mauvaises nouvelles, comme un scandale ou une grosse perte, passent au-dessus de l’entreprise comme un orage (plutôt qu’un ouragan …). Il a agit ainsi par exemple lors de la tentative ratée de Coca-Cola de mettre sur le marché son “New Coke” ou encore pendant le krach de 1987.
Il juge également la compétence du management. Warren Buffett apprécie les managers qui disent ce qu’ils font, et font ce qu’ils disent, qui privilégie la croissance organique aux acquisitions, allouent efficacement les capitaux des actionnaires et ne se versent pas des bonus de centaines de millions de dollars. Le maître-mot : une croissance constante et durable, afin que l’entreprise vale plus à l’avenir qu’aujourd’hui.
Dans ses comptes rendus annuels, consultables sur le site de Berkshire Hattaway, Buffett partage avec le public son mode de pensée. Peu d’investisseurs partagent comme il le fait sa philosophie d’investissement, qui plus est de façon aussi intéressante et claire.
Terminons sur une citation classique du sage :
“Lorsqu’un management avec une réputation d’efficacité s’attèle à redresser une entreprise qui à la réputation d’être inefficace, c’est la réputation de l’entreprise qui reste intacte.”
Je profite au passage pour conseiller chaudement à ceux de mes lecteurs qui lisent l’anglais de se ruer sur la première biographie autorisée de Warren Buffett, dispo chez Amazon. Je suis en train de le lire et il se lit vraiment comme un roman !



3 commentaires
Mer 11 Fev 2009
oui, mais quand on est au sommet de son art, quand tous le monde vous adore, quand vous êtes a l’apogé, commance alors le déclin rare sont ceux qui y échape et le vieux sage est en difficulté, se qui a marché pendant 30 ans, ne marchera peut être plus a l’avenir
Mer 11 Fev 2009
C’est vrai. Cela dit, il n’a pas toujours été adoré. On s’est même bien moqué de lui dans le passé, dès qu’il ose n’en faire qu’à sa tête.
Il n’a pas investi pendant la bulle internet, ni dans l’immobilier américain dans la dernière bulle, ce qui montre qu’il reste plein de sagacité.
En 2002, Newsweek titrait déjà “Has Warren Buffett lost his touch ?” (http://www.businessweek.com/bwdaily/dnflash/mar2002/nf20020315_0043.htm)
Sa philosophie d’investissement lui a réussi toute sa vie, et les gens qui applique la même approche s’en tire plutot bien (cf. Tweedy Browne, par exemple).
Je pense qu’il sait très bien ce qu’il fait.
Ven 07 Aou 2009
“The Four Filters Invention of Warren Buffett et Charlie Munger” examine chacune des étapes de base qu’ils accomplissent dans l’élaboration et de faire “une décision d’investissement. Ce livre est un regard porté sur cette étonnante invention “Behavioral Finance”. Le génie de Buffett et Munger parcimonieuse quatre filtres processus a été de “capter tous les acteurs importants” dans une “multi-variable” équation ou formule.