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Investissements de sortie de crise : les pays à éviter


Certains pays émergents ont plus été touchés par la crise que d’autres. Endettement, faiblesse de la monnaie, instabilité politique ou sociale… les raisons sont nombreuses. Voici la liste des pays à éviter pour tout investissement… du moins sur le court terme.

Amérique latine

Le sous-continent américain est l’une des principales victimes de la chute des matières premières et de la baisse du commerce international. Il reste vulnérable à l’inflation et à l’instabilité politique. Les gouvernements, fortement endettés et dépendants de financements étrangers, n’ont que peu de possibilités de préparer des plans de relance. Les économies d’Amérique latine sont de plus largement corrélées à celle des Etats-Unis. Fuyez en particulier l’Argentine, l’Equateur et le Venezuela.

Asie

Les pays asiatiques dépendent largement de la Chine. Ils fournissent ce géant en produits de base, ensuite utilisés dans les usines chinoises pour fabriquer les produits made in China exportés vers les Etats-Unis et l’Europe. La Thaïlande est à fuir pour cause d’instabilité politique. En raison de son faible endettement et de sa relative indépendance vis-à-vis des exportations de matières premières, l’Asie reste cependant en relative bonne position pour se sortir de la crise.

Europe de l’Est

Les dégradations des agences pleuvent sur la région, dont l’économie était basée sur l’afflux de capitaux étrangers. La plupart des états sont largement endettés, ce qui ne laisse aucune place à des plans de relance et des risques de crise de change pèsent sur plusieurs pays, comme la Roumanie, la Bulgarie ou les Etats baltes. Ce qui pourrait en plus entraîner une crise profonde du système bancaire. Autant de problèmes qui ébranlent la stabilité politique de la région. Heureusement, certains pays, comme la Hongrie, peuvent compter sur les programmes d’aide internationaux.

Si la région est à fuir à moyen terme, David Atkinson, spécialiste du risque pays chez Euler Hermes, reste cependant confiant sur le long terme.

La Russie est également un pays à éviter pour l’instant. Trop dépendante des matières premières et des investissements étrangers, elle n’a enregistré que 5,6% de croissance en 2008, son niveau le plus faible depuis 2002. Le pays souffre aussi d’instabilité politique, entre le conflit en Géorgie et le début d’une grogne sociale. Certes, la Russie possède une forte réserve de devises étrangères, mais pourrait, en 2009, connaître son premier déficit budgétaire en dix ans.

Ingrid Labuzan

Article original

© Les Publications Agora France, 2002-2008



Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice.


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